vendredi 14 août 2015

Pôle emploi n’est une administration qu’au service d’elle-même. Privatisons !

« L’accompagnement  et le placement des demandeurs d’emploi est mal assuré malgré une augmentation des moyens en personnel et en budget ». Ce n’est pas moi qui le dit c’est la Cour des Comptes. Depuis la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC force est de constater d’une part que le taux de sortie (reprise de l’emploi) grâce à Pôle emploi ne s’est pas amélioré (il n’est que de 12,6%) et, d’autre part qu’aucune économie d’échelles n’a été réalisée (les dépenses de fonctionnement et de personnels représentent 83% du budget hors versement des indemnités).

Les 53.000 agents de Pôle emploi absorbent 65% du budget (5 milliards d’€) versus 30% en Allemagne. 20% du budget seulement est consacré aux programmes d’aide et de retour à l’emploi versus plus de 33% au Royaume-Uni.

Il faut privatiser Pôle emploi et transformer le statut des agents publics en salariés du privé, véritables agents commerciaux. Leurs rémunérations dépendraient alors de leurs performances, c’est-à-dire de leur capacité à trouver un emploi aux chômeurs dont ils doivent assurer le suvi. Bien sûr, il conviendra de revoir les obligations des chômeurs dans cette démarche de reconduite à l’emploi. Car la privatisation ne suffira pas sans une modification de l’accompagnement des chômeurs. Aujourd’hui, le suivi individualisé tel que le pratique les agents de Pôle emploi est inadapté et inefficace. Il faut passer à la contractualisation de la relation entre Pôle emploi et le chômeur. Cette contractualisation permet de responsabiliser le chômeur et de déterminer des objectifs précis ainsi que d’un dispositif de sanctions : réduction de l’indemnisation temporaire en cas de rendez-vous manqué, suspension temporaire de l’allocation chômage en cas de refus d’un emploi, dispositif complémentaire de sanctions à la disposition du conseiller.

N'oublions pas.