Il faut intervenir militairement en Syrie !

Qu'attend François Hollande pour entraîner l'ONU dans une intervention militaire au sol en Syrie ?

En France, Vigipirate coûte cher (environ 1 million € par jour selon Jean-Yves Le Drian dans une déclaration sur Europe 1 en février dernier) et ne sert à rien. L'Europe est en prise avec des flux migratoires incontrôlables. Un jour ou l'autre la communauté internationale devra répondre de sa lâcheté.

Daesh n'a pas d'existence légale. Ce n'est pas un Etat reconnu. Il ne bénéficie pas de la protection du droit international public. En cela, les zones contrôlées par cette organisation terroriste sont des zones de non droit. La communauté internationale a le droit et le devoir d'intervenir militairement.

Depuis des semaines, les bombardements se multiplient. Ils sont efficaces mais insuffisants. Dans toutes les écoles militaires, on apprend qu'un pilonnage doit précéder toute intervention au sol. Et toute victoire militaire est conditionnée par une intervention au sol.

La France ne doit (et ne peut) intervenir seule. Au préalable, il faut l'accord de l'ONU et du Conseil de sécurité. Il faut obliger la Turquie à sortir de son ambigüité. Il faut que les Etats arabes, voisins de la Syrie, adhèrent et participent à la coalition militaire.

Cette intervention au sol aura un coût humain pour la France qui, certainement aura à pleurer ses soldats.

Cette intervention aura un coût financier (1,7 millions d'euros par jour d'après mes calculs réalisés sur la moyenne des coûts des dernières opérations extérieures - Libye, Afghanistan, Mali et Centre-Afrique). Afin d'assurer à nos soldats la meilleure protection et le meilleur matériel, partons sur une base de 2 millions €/jour.

Dans ces conditions, la victoire peut être acquise en quelques mois. Admettons qu'il faille un an, le coût de l'intervention militaire de la France pourrait se monter à 700 millions € et à cette somme doit être additionné le coût de Vigipirate (que l'on peut réduire sans nuire à l'efficacité de moitié soit 500 k€/ jour pendant un peu moins d'un an soit environ 150 millions d'euros).

Pouvons-nous nous permettre de mobiliser un budget de 850 millions d'€ alors que la dette déborde ?

Oui car sans intervention militaire au sol nous sommes condamnés à Vigipirate indéfiniment (350 M€/an) pour une efficacité contestable. Oui également car nous n'allons pouvoir reconduire des migrants dans leur pays d'origine, or ces migrants représentent un coût, plusieurs centaines de millions € par an.

Comment ?

Dans un pays en guerre, l'économie doit être une économie de guerre. On peut imaginer un emprunt d'Etat obligatoire à très long terme (souscrit auprès de chaque Français à un taux très concurrentiel - pour faire "passer" le caractère obligatoire de la mesure). On peut augmenter provisoirement le taux de la TVA sur des produits autres que ceux de première nécessité. On peut réduire les budgets des différents ministères au profit de l'Intérieur, la Justice et bien sûr la Défense. On peut élargir provisoirement l'assiette de l'impôt sur le revenu (en rétablissant la première tranche marginale de l'IRPP). Enfin, chaque Français peut être contraint d'offrir une journée de travail à l'Etat.

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