Emeutes à Moirans: à qui profite le crime ?


« Je ne serai pas un nouveau Fabrice Del Dongo ! ». Fabrice est le héros romantique de Stendhal dans la Chartreuse de Parme. Je ne veux pas être un nouveau Del Dongo qui assista, sans rien comprendre, à la bataille de Waterloo et à la fin de l’empire français. Je ne suis pas un nouveau Del Dongo dans le sens où je n’assisterai pas à la fin de mon pays, de ma nation, sans réagir.

Les évènements d’hier après-midi en Isère sont, avec tant d’autre,
la preuve du laxisme socialiste et de la disparition de l’autorité. On peut s’étonner en voyant les images de l’absence de réactions des forces de l’ordre. Mais les forces de l’ordre n’utilisent, dans une démocratie, la force que s’ils en ont l’ordre ! L’ordre a-t-il été donné ? Je ne pense pas.


Je veux bien comprendre qu’en démocratie, l’usage de la force doit être mesurée. Mais aujourd’hui il n’y a plus rien à mesurer. On laisse faire ! La France est devenue un gruyère de zones de non droit : la Calaisie avec les réfugiés ; les camps des gens du voyage ; les cités des banlieues ; et je passe le site de construction du nouvel aéroport de Nantes aux mains de terroristes écolo !

Le président de la République prône l’apaisement. Le premier ministre fronce les sourcils. Le ministre de l’intérieur constate. Le garde des sceaux… (je ne sais pas trop ce qu’elle fait).

Tous ces braves gens ne feraient-ils pas de la politique politicienne sur notre dos ?

Je m’explique. A qui profite le crime ? En laissant dégénérer la situation (dans ce cas mais comme dans beaucoup d’autres) le parti socialiste fait le jeu… du Front National ! A 18 mois des élections présidentielle, François Hollande est convaincu de la porosité de la frontière qui sépare la droite républicaine du mouvement de Marine Le Pen. Selon ces calculs, en offrant un boulevard aux électeurs lepénistes, il affaiblit la droite classique. Ainsi, François Hollande joue la carte d’un 21 avril 2002 où il serait au second tour face à Marine Le Pen. A quelques semaines des régionales, la déroute étant annoncée pour le P.S., l’exécutif veux vérifier, grandeur nature, sa stratégie.
Minable et dangereux !

 

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