samedi 31 octobre 2015

Front contre Front: ni Front National, ni Front de Gauche, ni Front Républicain !

Les ténors du parti socialiste, sans idée, sans courage, cherchent à rassembler leurs troupes "contre les réactionnaires" (dans le jargon gauchiste: la droite frontiste et tous ceux tentés par celle-ci) n'arrivant plus à rassembler "pour un projet commun". Il faut dire que rassembler une gauche qui va de Mélenchon à Macron, de Hollande à Duflot, de Valls à Montebourg, n'est pas chose facile.

Aussi, toutes les interventions de ces derniers jours ont pour seul objet de connaître la position de la droite républicaine en cas de triangulaire lors des élections régionales. Pour autant, on ne connaît pas clairement la position du parti socialiste, même si le premier ministre appelle à tout faire pour empêcher la prise d'une région par le F.N.

Le Front Républicain est une pratique qui m'a toujours dérangé. L'alliance contre nature des forces de gauche (que je détaillais plus haut) est encore plus flagrante en y associant les forces de droite. En voulant s'opposer ainsi au Front National et à sa diabolisation, la classe politique s'éloigne un peu plus encore d'une partie des électeurs français. Sans compter, que la démarche est un déni de démocratie.

Car qu'on le veuille ou non, le Front National (même à l'époque de Jean-Marie Le Pen) a toujours été un parti démocratique ayant sa place dans le jeu politique français. Aucun gouvernement de droite ou de gauche n'a jamais cherché à dénoncer son inconstitutionnalité. Aucun fait n'a montré que le parti frontiste était antidémocratique en cherchant à accéder au pouvoir autrement que par les élections.

Depuis, à la faveur des manœuvres politiques multiples des socialistes (qui à partir de1986 se sert du Front National comme variable d'ajustement), le parti frontiste est le premier parti de France (en nombre d'électeurs), Jean-Marie Le Pen a été mis en "retraite", les dérapages linguistiques sont inexistants, les théories négationnistes et racistes ont été abandonnées (en tout cas au niveau de l'état major) au profit de la préférence nationale (qui semble s'étendre au-delà des "français de souche").

Aussi, il ne faut pas céder aux manipulations de diabolisation du "bloc réactionnaire". Tout d'abord dans ce blog nous nous revendiquons "réac" c'est-à-dire ayant une forte capacité à "réagir" face au politiquement correct. Ensuite, parce que plus que tout nous devons respecter la démocratie et ne pas tronquer artificiellement les résultats. Enfin, je ne vois pas comment le droite républicaine pourrait s'allier au parti gouvernemental alors qu'elle critique à longueur de journée les orientations politiques et économiques (que dire si le Front de gauche est présent).


La position de la droite classique, rappelée par Nicolas Sarkozy, me paraît claire: ni Front National, ni Front Républicain, mais pour la démocratie. Au second tour des élections régionales, les socialistes s'opposeront-ils à une fusion de leurs listes avec celles du Front de gauche manifestement anti-européen, anticapitaliste, antiélitiste ?

N'oublions pas.