jeudi 12 novembre 2015

(Vidéos) Jungle de Calais: l'inaction des pouvoirs publics face au désespoir des habitants

 
 
Pour la troisième nuit consécutive, les forces de l'ordre et une partie des migrants de la "jungle" de la ville se sont affrontés aux abords du camp. Au milieu, des riverains de plus en plus inquiets. Au-dessus un gouvernement qui semble incapable de gérer la situation.

C'est une véritable guérilla qui s'installe. La dispersion de migrants vers d'autres camps de rétention ne fait que déplacer le problème sans le résoudre (notamment le centre de Vincennes proche d'afficher complet).

Les policiers, insuffisamment nombreux et mal équipés, payent le prix fort de ces combats de rue (plusieurs dizaines de blessés). L'apport de compagnies de CRS, forcément provisoire, ne résout rien.

Pendant ce temps là, La sénatrice-maire (LR) de Calais, Natacha Bouchart, apprenait que la justice administrative avait donné raison aux associations Médecins du monde et Secours catholique qui attaquaient sa ville et les services de l'État (préfecture du Pas-de-Calais) pour «atteintes graves aux libertés fondamentales» des migrants.

Le gouvernement doit faire appel à l'armée afin de reprendre, mètre par mètre, le contrôle de cette vaste zone de non droit. La police doit être redéployée auprès de la population afin de la rassurer et de la protéger.

Les dossiers de chaque migrant doivent être rapidement étudiés afin de définir s'il s'agit:
- de migrants politiques et alors engager une procédure d'asile;
- de migrants de guerre et les répartir alors entre différents camps de rétention;
- enfin, pour les migrants économiques, une reconduite à la frontière doit être prononcée.













Le reportage de Sébastien Baer dans la "jungle" de Calais, auprès des riverains mercredi 11 novembre 2015 20:29

N'oublions pas.