jeudi 19 novembre 2015

(Vidéo) Sécurité & Déficit budgétaire: les mauvais choix du président Hollande


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/attentats-de-paris-pacte-de-securite-et-pacte-de-stabilite-sont-compatibles_1181327.html 


Certes, le comportements des députés du groupe Les Républicains n'a pas été digne à l'Assemblée nationale au début de cette semaine. Je condamne fermement l'attitude de ma famille politique. Mais, l'union nationale ce n'est pas laisser faire n'importe quoi au gouvernement. L'état d'urgence ce n'est pas la mise en sommeil de la démocratie.

Dans son discours au Congrès, le chef de l'Etat a déclaré : « Le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité ». François Hollande a-t-il décidé d'hypothéquer l'avenir ? En renonçant au pacte de stabilité, le président de la République nous condamne au chômage (et à tous les dommage collatéraux qui en découlent). En renonçant au pacte de stabilité, il nous condamne à la dette. Laisser filer le déficit c'est à coup sûr mettre en péril le pacte de sécurité.

Il faut LE pacte de sécurité et LE pacte de stabilité. Le premier dépend du second qui le finance.

Comment ?

Pour l'année 2015, les budgets se répartissaient ainsi:
- Justice environ 8 milliards d'euros,
- Défense environ 32 milliards d'euros,
- Police et Gendarmerie environ 18 milliards d'euros.

Pour soutenir l'effort de guerre, les Français pourraient accepter une augmentation provisoire du taux  de TVA normal de 20 à 22% et du taux de TVA réduit de 10 à 11%, ce qui rapporterait 15,5 milliards d’euros.

En ne compensant les départs à la retraite dans la fonction publique territoriale qu'à hauteur de 90% (7 milliards) et en mettant en place la dégressivité des allocations chômage (3 milliards), l'Etat économise 10 milliards.

Cette recette complémentaire de 25,5 milliards d'euros permettrait d'augmenter de 45% les budgets de la Justice, de la Défense et de la Police-Gendarmerie sans remettre en cause le pacte de stabilité.

François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ne pourront pas utiliser les heures terribles que nous traversons pour dissimuler leurs échecs.