mercredi 23 décembre 2015

La République exemplaire... ça continue !

Nous nous étions intéressés dans le précédent article à l'approche toute relative des notions de rationalisation et d'économie dans le cadre des élections départementales de 2015.

Qu'en a t'il été pour les élections régionales de 2015 ?

En effet, la réforme territoriale, voulue par le président François Hollande, a fait passer les régions de 22 à 13 et fait disparaître 9 postes de préfets de région, 9 directeurs généraux d'agence régionales de santé, 9 recteurs d'académie,  63 postes de directeurs régionaux des administrations de l'Etat, ainsi que leurs états-majors.

Concernant nos élus régionaux, ils étaient 1757 avant la réforme... ils seront 1757 après !
 
L' Art. L. 4135-16 du code général des collectivités territoriales fixe la rémunération des conseillers régionaux en fonction du nombre d'habitants dans leur région :
 
Population (nombre d'habitants)Indemnité brute mensuelle 
Moins de 1 million1520,59 €
de 1 à 2 millions1900,73 €
De 2 à 3 millions2280,88 €
3 millions et plus2661,03 €
 
Mécaniquement, la fusion des régions entraine l'augmentation du nombre d'habitants par région nouvelle.

Prenons l'exemple de la rémunération des conseillers de la région Alsace-Lorraine-Champagne Ardenne. Avant la réforme, les conseillers régionaux d'Alsace et de Champagne Ardenne (régions comptant chacune entre 1 et 2 millions d'habitants) percevaient au maximum 1900,73 €/mois, alors que les conseillers de la région Lorraine (entre 2 et 3 millions d'habitants) touchaient un maximum de 2280,88 €. Réunis au sein de la nouvelle région (qui compte plus de 3 millions d'habitants), les conseillers vont voir leur rémunération passer à 2661,03 €.

La plus belle opération est  réalisée par les conseillers régionaux du Limousin (moins de 1 million d'habitants). Assemblés au sein d'une vaste région (plus de 3 millions d'habitants) comprenant l'Aquitaine et le Poitou Charente, leur indemnité maximale va passer de 1520,59 € à 2661,03 €.

N'oublions pas que la quantité de travail n'augmente pas puisque le nombre de conseillers n'a pas diminué !

Ouf ! "Ils" ont eu chaud !"

N'oublions pas.