lundi 7 décembre 2015

Régionales 2015: l'échec du cynisme

Le cynisme a incontestablement perdu lors du premier tour des élections régionales. Et parmi tous les cyniques le premier d'entre eux: François Hollande.

Le président de la République a fait preuve ces derniers mois d'un cynisme écœurant.

Cynique en ayant adopté la réforme des régions dans le seul but d'anticiper l'échec électoral qui se profilait. La mise en place notamment d'un système proportionnel qui accorde une prime à la liste réalisant plus de 25% s'est retourné contre lui.

Cynique en reprenant des idées phares du Front National à quelques semaines du premier tour, ce qui donne de la légitimité aux thèses frontistes. En poursuivant la politique de diabolisation, François Hollande n'affaiblit pas le F.N. (ce n'est pas son but)  mais la droite traditionnelle en ponctionnant ses électeurs vers le parti frontiste. 

Cynique en ayant refusé de repousser la date des élections régionales suite aux attentats du 13 novembre dernier afin d'une part de profiter du regain de popularité dont bénéficie l'exécutif en place après des évènements dramatiques et, d'autre part de casser la dynamique qui existait dans l'opposition depuis le début de la campagne.

Pourquoi le Front National arrive-t-il en tête dans 6 des 13  régions ? Parce qu'ils ne sont pas coupables de cynisme (en tout cas la preuve n'en est pas faite).

Valérie Pécresse (Ile-de-France), Jean-Yves Le Drian (Bretagne), Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes), Bruno Retailleau (Pays de la Loire), Hervé Morin  (Normandie) et Alain Rousset (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente) sont arrivés en tête dans leur région. Quel est leur point commun ? Ils ont tous mené une campagne de terrain et ne pratiquent pas le cynisme.

N'oublions pas.