mercredi 27 janvier 2016

Grève des taxis: dans quel pays vivons-nous ?

En plein état d'urgence, les parisiens ont pu assister à de véritables scènes d'émeutes menées par les chauffeurs de taxi. Ceux-ci, certains d'entre eux en tout cas, ont mis volontairement la vie d'automobilistes en danger. Ils veulent que l'on reconnaisse leurs droits, mais ne respectent pas l'ensemble des franciliens pris en otage par leurs exactions.

Quant au gouvernement, il nous donne une nouvelle preuve de son laxisme et de son incapacité à maintenir l'ordre. Le ministre de l'intérieur semblait expliquer, en réponse à une question de Claude Goasguen lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, que ces manifestations n'étaient pas interdites. Mais étaient-elles autorisées ? En tout cas, je ne pense pas que le blocage de la Porte Maillot et d'une partie du périphérique ait été autorisé par la préfecture de police. 

Et comme à chaque fois le premier ministre consulte, discute avec "la rue" et cédera. Monsieur Valls ne sait jouer que du menton et froncer les sourcils. C'est d'autorité dont nous avons besoin pour réformer le pays et relancer l'économie.

Rien ne justifie la violence, le désordre, l'anarchie. Je regrette que Laurent Wauquiez n'ait pas dénoncé ces faits lors de son passage chez Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV/RMC hier matin. Second faux pas du numéro 2 des Républicains (avec celui du cumul des mandats) depuis son élection brillante à la tête de la région Auvergne.

Des condamnations exemplaires doivent être prononcées à l'encontre des personnes interpellées dans la journée ainsi qu'à l'encontre des leaders de ce mouvement qui sont responsables de ne pas tenir leurs troupes.
Le gouvernement doit s'expliquer sur les débordements d'hier. Comment se fait-il, comme cela avait déjà été le cas lors du blocage de l'autoroute A1, que l'on puisse bloquer pendant toute une journée la Capitale ?
A quoi sert le maintien de l'état d'urgence si celui-ci n'est pas respecté ?

L'ubérisation est en marche et rien ne pourra l'arrêter. La France a décidément une guerre économique de retard. Dans quel pays vivons-nous ?