jeudi 14 janvier 2016

Les évènements de la Saint Sylvestre : faits divers ou actes de terrorisme ?

A Cologne, Francfort, Stuttgart, Hambourg mais aussi à Malmö, Zurich, ou en Autriche, des femmes rapportent les violences à caractère sexuel dont elles ont fait l'objet la nuit de la Saint Sylvestre. Il semble que dans un premier temps, les autorités allemandes, suédoises ou autrichiennes aient cherché à étouffer l'affaire. Mais devant l'afflux de plaintes et l'agitation des réseaux sociaux, il fallait bien se rendre à l'évidence.

Le deuxième temps est celui de la négation. Pour les élites bien-pensantes, telle la bourgmestre de Cologne, Henriette Reker déclare même "absolument inadmissible les supputations reliant les réfugiés aux coupables". Elle ira jusqu'à reprocher, avant de s'excuser, le comportement provocateur des jeunes allemandes ! Sur twitter, Caroline de Haas écrit : "ceux qui disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l'arrivée des migrants: allez déverser votre merde raciste ailleurs." Les mouvements féministes restent silencieux, tenus par le politiquement correct et refusant de voir dans les "gentils migrants" de "méchants violeurs".

Or la plupart des victimes semble désigner des individus d'origines étrangères et plus spécialement les réfugiés. L'enquête avance et douze jours après, les enquêteurs concluent que "les personnes qui ont commis ces crimes étaient presque exclusivement d'origine immigrée", notamment des demandeurs d'asile arrivés ces derniers mois en Allemagne selon une déclaration du ministre régional de l'Intérieur de Rhénanie du nord-Westphalie, Ralf Jäger. Et de préciser que les suspects "sont originaires d'Afrique du Nord et du monde arabe...". 

Arrive alors le troisième temps, celui des excuses et de la déresponsabilisation. Parmi les excuses, Michèle Cotta déclare, le plus sérieusement du monde que les "migrants n'ont pas l'habitude de boire de l'alcool" alors... Alors quoi ? On peut lire au travers de la presse française de gauche dus justifications de viols ou violences faites aux femmes sous couvert de "misère sexuelle" ou d'un "choc culturel".
Pour déresponsabiliser on cherche un autre coupable. Et on trouve la police présentée comme incapable de maintenir l'ordre. Le chef de la police de Cologne est mis à pied. Les agressions sexuelles seraient autant de bavures policières. La classe politique s'engouffre dans ces accusations pour se dédouaner de leur pitoyable gestion de la crise des migrants de l'année passée.

La concomitance de ces actes sur plusieurs sites appelle à réflexion. Réflexion menée par Heiko Maas, ministre allemand de la justice, qui explique dans Bil am Sonntag qu'il est "probable qu'une date précise ait été recherchée". Il ajoute que pour qu'une "telle horde se retrouve pour commettre des délits" il faut une préparation, une organisation. Par qui ? N'oublions pas qu'au Danemark, un mufti a déclaré publiquement que les femmes qui refusaient de porter le voile s'exposaient au viol. Il est malheureusement connu que le viol est une pratique connue de toutes les armées en guerre. Le viol peut alors être soit l'expression de soldats criminels agissant seuls, soit organisé par les états comme arme d'épuration ethnique. Si nous devions conclurent à cette interprétations dans les évènements du 31 décembre dernier, ce ne sont pas des viols qu'il faudrait juger mais des actes terroristes.

Et en France ?

Les frontières avaient mis en leur temps le territoire national à l'abris du nuage de Tchernobyl. Elles ont mis la France à l'abri des hordes de criminels. En tout cas selon le ministre de l'Intérieur. En effet, selon un communiqué du 1er janvier 2016, "les festivités et rassemblements de la Saint-Sylvestre (...) ont été marqués par une forte baisse des violences urbaines".

Un calme à la française bien relatif qui, en fait de "forte baisse", voit le nombre des interpellés augmenter de 101% par rapport à 2014 et de 46% pour les gardes à vue (chiffres du ministère). Ajoutez à cela 804 véhicules incendiés, 8 membres des forces de l'ordre blessées, des camions de pompiers caillasses, des vols avec violence et vous aurez une idée de la conception sécuritaire de Bernard Cazeneuve. Mais pas un viol, pas une agression à caractère sexuel cette nuit là.

Tant mieux ! J'espère simplement qu'il n' a pas de cadavres dans les armoires.