lundi 7 mars 2016

Critiquer certains aspects de la culture musulmane ce n'est pas de l'islamophobie, c'est de la démocratie !

L'écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud vient de subir des attaques très violentes qui sont révélatrices d'un choix français: la volonté profonde et consciente de ne pas regarder l'islam tel qu'il est. Dans deux textes respectivement publiés par La Repubblica et le New York Times, Kamel Daoud fait référence aux événements de Cologne du 31 décembre 2015, durant lesquels des réfugiés ont commis des agressions sexuelles sur des femmes allemandes. Il évoque aussi les rapports complexes entre les hommes et les femmes dans les pays arabo-musulmans.

«Le fait de critiquer les musulmans vaut-il d'être taxé d'islamophobie?», s'est interrogée Fawzia Zouari face au micro de Léa Salamé (France Inter). L'écrivain franco-tunisienne ne comprend pas qu'on puisse accuser son confrère «d'islamophobie» simplement parce qu'il «a osé affirmer que les viols -présumés- perpétrés à Cologne par des immigrés issus du monde arabo-musulman sont la conséquence logique d'une tradition portée sur la répression sexuelle et génératrice de frustration chez les jeunes», se désole-t-elle dans les colonnes de Jeune Afrique le 24 février.

Chaque fois qu'un intellectuel francophone au moins nominalement musulman (Boualem Sansal, Abdelwahab Meddeb, Mohamed Sifaoui, Malek Chebel...) ose mettre le radicalisme en question, les croisés "islamo-gauchistes" se mettent en ordre de bataille. Leur tribunal religieux autoproclamé jette alors l'anathème sur ces intellectuels en le désignant d'"islamophobe".

Tous ces nouveaux "Simon de Montfort"* veulent empêcher l'émergence d'un islam éclairé et inséré paisiblement dans un contexte laïque et républicain. Et comme le seigneur français de sinistre mémoire, ils déclarent : "Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens !" Tant pis pour les femmes, tant pis pour les homosexuels, tant pis pour les libres penseurs...

*chef de la croisade contre les albigeois aux XIIIème siècle.

N'oublions pas.