mardi 8 mars 2016

L’Europe des lâches

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

La crise des migrants épuise un peu plus chaque jour la communauté européenne. Aujourd’hui, l’Europe des 28 (ou plutôt des 27 et la Grande-Bretagne) se divisent en quatre sous-groupes : l’Europe des résistants (Autriche, Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Croatie, Slovénie) et à la marge le Danemark, la Grande-Bretagne qui fait cavalier seul, et l’Europe des lâches menées par l’Allemagne avec la France qui suit comme un toutou à sa mémère Angela (dans ce groupe on trouve la Grèce, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas). Le reste de l’Europe forme un quatrième groupe de « non alignés » plutôt défavorables aux nouveaux flux migratoires.

Pas très unitaire cette Europe !

En France, notre ministre des Affaires européennes M. Frank-Walter Steinmeier (car vous avez compris que cette fonction a été déléguée au ministre allemand des affaires étrangères – sauf si vous savez quelque chose sur la position politique d’Harlem Désir) s’est allié avec la Grèce pour gérer le flux migratoire. Pas rancunière pour deux sous la Grèce quand on pense qu’il y a un an, « deux sous » c’est ce qu’Angela Merkel voulait laisser au gouvernement grec ! Mais la frontière grecque n’est pas fiable (on est surpris tous les jours !).

Alors, Angela Merkel a décidé de se rapprocher du président turc Erdogan. Si un plan d'action entre la Turquie et l'Europe (des lâches) a été signé en novembre dernier, il ne s'est guère concrétisé jusqu'ici sur le terrain. Mais l’Europe face aux exigences du premier ministre de Turquie a décidé… de ne pas décider et de voir plus tard… (c’est vrai qu’il n’y a pas d’urgence non lus !).

En effet, la Turquie fait monter les enchères et réclame trois milliards d’euros pour « essayer » d’endiguer un flux migratoire (qu’elle organise par ailleurs).

Si en son temps, l’Europe avait su d’une part expliquer clairement au peuple turc qu’ils ne feront jamais parti de la Communauté mais que des accords commerciaux étaient possibles et, d’autre part su rester ferme sur les violations des droits de l’Homme, la situation aurait été tout autre.

Décidément la lâcheté ne paye pas.

N'oublions pas.