Réflexions sur la liberté dans les relations du travail ?

Je crois ne pas me tromper en affirmant que le problème central de notre société c'est le chômage. On peut aussi être d'accord sur la deuxième affirmation selon laquelle les gouvernements des 40 dernières années sont en échec sur la politique de l'emploi. Ensuite, on peut s'entendre sur le fait que les entrepreneurs considèrent que les charges salariales sont trop importantes et que les conditions d'embauches (et de licenciements) sont trop rigides. Enfin, on peut dire que les salariés s'estiment en fragilité vis-à-vis de leur employeur (menaces sur la délocalisation, licenciement alors que l'entreprise fait des bénéfices...).

Pourtant, la plupart des artisans, des commerçants, des professions libérales auraient besoin d'embaucher. La plupart ne peuvent pas utiliser la menace de délocaliser leur activité.

Dans un précédent article, j'écrivais que le salariat privé était en voie de mutation. Je vais poursuivre ici mon raisonnement.

Si les gouvernements ont échoué, c'est peut-être parce que ce n'est pas à l'Etat de s'occuper des relations du travail. Laissons l'individu créée sa propre activité sans que l'Etat ne s'en mêle (l'activité devant être licite et morale).

Mettons moins d'Etat dans nos vies et nous pourrons alléger les charges salariales.

Libérons les conditions d'embauches en revenant à la liberté contractuelle (principe du droit français). L'employeur et le salarié s'entendent sur la mission (métier, fonction), sur le prix (salaire, avantages en nature, mutuelle, titres restaurant), sur l'organisation du travail (horaires, durée hebdomadaire, congés, heures supplémentaires, lieu de travail) et sur les conditions de rupture du contrat de travail (durée définie dans le temps, préavis, dédommagements).

L'Etat et la Loi s'étant retirés du jeu du marché de l'emploi, la protection des salariés peut se retrouver dans les organisations syndicales qui trouveraient là un nouveau souffle.

On rentre alors dans une relation gagnant-gagnant.

L'employeur peut embaucher en étant libéré des charges et des rigidités du contrat de travail. Le salarié trouve plus facilement un emploi. Les organisations syndicales retrouvent un auditoire et une légitimité (les salariés ayant recours aux O.S. pour non pas défendre leurs droits mais pour accompagner la relation).

L'Etat n'aurait de rôle à jouer que dans les conflits entre les deux parties comme détenteur du pouvoir régalien de rendre la justice.

Essayons la liberté, je suis certain que ça va vous plaire !

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