mercredi 6 avril 2016

Je ne veux pas que ma femme sorte voilée


Le voile, peu importe la religion, a une connotation de soumission à l’homme. Les marques de modes qui lancent une ligne de vêtement islamique sont irresponsables. Il ne faut pas oublier que, si les religions monothéistes ont imposé le port du voile aux femmes, c’est pour permettre aux hommes de réguler les pulsions qu’engendrent la vue d’une chevelure féminine ! Interdisons la mini-jupe et que dire de la mode topless sur la plage alors ! Ma mère n’a pas brûlé son soutien-gorge en 1968 pour que ma fille revienne aux corsets de mon arrière-grand-mère.

Le voile islamique, car c’est de lui plus précisément dont il est question, est la marque de l’enfermement du corps de la femme. Il ne faut pas banaliser ce vêtement en en faisant une mode qui nous rendrait complice d’une dictature.

Comme l’a appelé Elisabeth Badinter, il faut boycotter ces marques. J’irai même plus loin en demandant l’interdiction du voile purement et simplement, même pour des raisons exclusivement religieuses. L’excision et la polygamie peuvent trouver des motivations religieuses. Ces pratiques sont pourtant interdites. Dieu merci !

Il y a vingt-cinq ans, l’absence de courage de la classe politique, et plus spécialement la majorité socialiste de l’époque, n’a pas su réglementer le port du voile à l’école. Au nom de la liberté religieuse, on a lâchement abandonné la laïcité. La conséquence de cette lâcheté trouve son expression dans les revendications communautaristes et le repli identitaire.

L’invention du racisme anti-musulman par une minorité bobo-gaucho-débilo-islamiste et du délit qui va avec, l’islamophobie, ont provoqué le recul de la République dans bien des domaines. Je réclame l’application des lois républicaines par tout, pour tous et surtout pour toutes. Nous assistons au retour de l’obscurantisme religieux. Tant pis si je finis sur le bucher pour délit islamophobe, condamné par un tribunal religieux, parce que j’aurai dit la vérité et défendu la liberté.

N'oublions pas.