mercredi 11 mai 2016

Le harcèlement sexuel n'est pas qu'une affaire politique !

Quatre mois après les violences et agressions sexuelles contre les femmes à Cologne lors de la Saint Sylvestre, l'affaire Denis Baupin doit amener chacun d'entre nous à nous interroger sur notre société. Car si les frasques sexuelles de D.S.K. étaient celles d'un obsédé sexuel, les dérives de l'ex-vice-président de l'Assemblée Nationale semblent plus "courantes".

Tout le monde se jette comme des hyènes sur la classe politique masculine et, avec raison, dénonce ce comportement inacceptable. Même Caroline De Hass paraît être revenue à la raison en défendant la cause des femmes. Je vous rappelle que, lors des affaires de viols de Cologne, elle avait d'abord nié, puis minimisé et enfin donné l'impression de justifier ces actes. Dans cette dramatique nuit de la Saint Sylvestre la tendance gaucho-islamiste avait pris le pas sur les féministes.

Alors oui, la classe politique masculine est sexiste, machiste et vulgaire. Le pouvoir donne le sentiment d'avoir tous les droits sur tout le monde. Mais il ne s'agit là ni d'une exception sociale, ni d'une exception masculine !

Le monde du travail, parce qu'il est à l'abri des caméras, des micros, des journalistes, est bien plus violent vis-à-vis des femmes, mais aussi des homosexuels mais aussi d'hommes face aux harcèlements de femmes de pouvoirs.

Combien sommes-nous à avoir assisté à des gestes ou des propos déplacés d'un de nos supérieurs à l'égard d'une de nos collègues sans rien dire ? Et il ne s'agit pas d'avoir beaucoup de pouvoirs pour agir ainsi. Le dernier des employés face à une stagiaire qui craint pour sa note de stage, le dernier des sous-chefs de bureau devant une collègue qui craint pour son emploi, sont des cocktails suffisants au harcèlement sexuel.

Le comportement de Denis Baupin est scandaleux et doit être dénoncé. Il ne faudrait pas qu'il soit la branche qui empêche d'entendre pousser la forêt !

N'oublions pas.