dimanche 31 juillet 2016

Ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam mais à l'islam de s'adapter à la France !

Dans un entretien donné ce matin dans "LE JDD", Manuel VALLS en remettant en cause la loi de 1905 revient à dire que notre modèle républicain porte une part de responsabilité dans la guerre que subit la France.

La loi de séparation de l'Etat et de l'Eglise au début du 20ème siècle avait pour but de libérer la fille ainée de l'église de la pression religieuse. Mais la laïcité est remise en question par la pratique de la religion musulmane dans notre pays et par la succession d'attentats terroristes de la part d'un groupe qui se réclame de cette religion. Les risques d'implosion de la société française doivent nous pousser à repenser la laïcité à la française.

A la laïcité née de 1905, je préfère celle de Bonaparte («Une société sans religion est un vaisseau sans boussole.»). Cette laïcité respecte trois règles: contrôler la religion, protéger la religion, "franciser" la religion.
 
Contrôler la religion fait appel à une vision principalement sécuritaire. On pense immédiatement à l'islam radical (qui n'a rien à voir avec la religion musulmane). Il est du rôle de l'Etat de combattre dans nos banlieues cet islam totalitaire qui d'une part ne respecte pas les lois de la République mais appelle à la désobéissance et à l'application de la loi islamique et, d'autre part constitue un foyer de recrutement au terrorisme (et aux trafics de tout ordre pour son financement). 

Protéger la religion c'est aussi différencier la laïcité d'une part, la liberté religieuse de l'autre. Le code établi en 2011, par le ministère de l'Intérieur,  s'intitule d'ailleurs "Laïcité et liberté religieuse" (octobre 2011, La Documentation française). Ainsi le terme "laïcité" n'est plus un synonyme de contrôle de la religion. 

Franciser la religion catholique fut le fait de la Constitution civile du clergé de 1790. Sous l'influence de Jaurès, la loi de 1905 rompt avec la logique révolutionnaire. Il faut renouer avec cette "réaction révolutionnaire" en faisant d'une part du catholicisme une ressource identitaire de la France (ses "racines"), et d'autre part, exiger un "islam de France", républicanisé, au lieu de seulement le soumettre au droit commun.

La laïcité ce n'est pas la promotion de l'athéisme et le refus des religions. A elle seule, la laïcité ne peut couper la France de ses racines chrétiennes (discours de Latran, Nicolas Sarkozy).
Ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam mais à l'islam de s'adapter à la France !

N'oublions pas.