lundi 18 juillet 2016

"Il n'est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir"


Le 12 juillet 2016, 48 heures avant le terrible attentat de Nice, était rendu public le rapport de la commission  d’enquête relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015.


De ce très long rapport, la presse s’est notamment faite écho de l’audition de Patrick CALVAR, directeur général de la Sécurité Intérieure.


Le 13 juillet, LIBERATION titrait « Terrorisme : l’ultradroite prête à répliquer ? »  avec pour sous-titre « Devant des parlementaires, le patron de la DGSI s’est inquiété des risques de radicalisation violente de l’extrême pouvant provoquer des affrontements intercommunautaires. Une menace réelle que décrypte le chercheur Jean-Yves Camus. »


Edwy PLENEL, le célèbre éditorialiste du site MEDIAPART, n’ayant plus grand monde à dénoncer ces derniers temps, s’empresse, alors que les corps des victimes de l’attentat de Nice ne sont pas tous identifiés, de twitter cet article pour rappeler que la menace vient de l’ultra-droite et certainement pas des mouvances salafistes ou islamistes radicalisés. D’ailleurs ce n’est pas lui qui le dit, c’est le patron du renseignement français.


Mais que dit réellement Patrick CAVAR le boss de nos barbouzes ? Dans son audition auprès de la commission d’enquête citée plus haut, il déclare le mercredi 25 mai :

« Je pense que nous gagnerons contre le terrorisme ; je suis, en revanche, beaucoup plus inquiet de la radicalisation de la société et du mouvement de fond qui l’entraîne. C’est ce qui m’inquiète quand je discute avec tous mes confrères européens : nous devrons, à un moment ou à un autre, dégager des ressources pour nous occuper d’autres groupes extrémistes parce que la confrontation est inéluctable.

L’ultra gauche est dans une autre logique. Vous aurez une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman – pas les islamistes, mais bien le monde musulman. »

Il conclut son intervention sur la même note : « Voilà trente-neuf ans que j’exerce ce métier : je pense que l’Europe est en très grand danger ; on ne perçoit pas la montée de la colère et on ne voit pas venir l’affrontement entre communautés qui risque d’être brutal. »

Point final. En tout un peu moins de 130 mots sur une intervention qui en comprend 9485 ! Alors loin de moi l’idée de minimiser le risque de guerre civile, je me suis fait dans ce blog le relais de l’excellent livre d’Ivan RIOUFOL in « La guerre civile qui vient ».

Je n’ai par contre lu que peu d’échos de l’audition du chef des services de renseignement français lorsque, le 10 mai 2016, il désignait, devant la commission de la défense nationale et des forces armées, les ennemis de la France, je cite :

« Qui nous menace ? D’abord les organisations, au premier rang desquelles Daech. (…). La deuxième organisation qui nous menace est Al-Qaïda. »

La presse française est à nouveau aveuglée par son islamo-gauchisme. Le même qui avait voulu qu’à Cologne, les agressions sexuelles dont avaient été victimes au soir du 31 décembre 2015, de jeunes allemandes par des migrants de confession musulmane, étaient d’abord le fruit de leurs fantasmes avant d’accuser le comportement sexuellement provocateur de celles-ci !

N'oublions pas.