jeudi 11 août 2016

Une action gouvernementale axée sur ses fonctions régaliennes

Par Laurent SAILLY

Troisième vague de propositions de notre série "une proposition par jour pour sortir du chaos avant le K.-O.". Depuis quarante ans, les Français ont trop demandé à l'Etat. Tellement demandé qu'aujourd'hui l'Etat n'a même plus les moyens d'assumer ses fonctions régaliennes. L'objectif  n'est pas nécessairement "moins" d'Etat mais "mieux" d'Etat.

La fonction régalienne principale qui soude le contrat social de la Nation et qui justifie  le paiement de l'impôt est la protection des Citoyens et des étrangers résidant sur et hors le territoire national.

  • La police-gendarmerie doit être équipée d'un armement en adéquation avec les nouveaux risques terroristes. La législation relative à la légitime défense doit être assouplie (notamment pour la police). Les procédures pénales dans le cadre de la lutte contre la terrorisme élargie (notamment durée de la garde à vue portée à 10 jours). Les temps de présence sur le terrain augmentés (recrutements d'agents administratifs, gardes fixes confiées à des sociétés privées de sécurité). Les douanes doivent, à l'identique des forces de polices et de gendarmerie bénéficier d'un équipement moderne et d'une législation (encore plus) assouplie dans le cadre des affaires de stupéfiants.
    • Budget prévisionnel de la police-gendarmerie: 28 Mds € (soit une hausse de 5 Mds € par rapport à 2015) dont le budget de la DGSI et les douanes

  • La justice doit recevoir du matériel informatique neuf et des greffiers doivent être recrutés. Les palais de justice doivent être rénovés et sécurisés. Le pôle antiterrorisme de Paris doit être renforcé en moyens humains et financiers. La détention provisoire doit être la règle dans les affaires de terrorisme ou de stupéfiants. Un vaste programme de constructions de 20.000 places de prison et de recrutement de surveillants pénitentiaires doit être entrepris.
    • Budget prévisionnel: 14 Mds € (soit une hausse de 6 Mds € par rapport à 2015)

  • Les forces armées doivent bénéficier d'un budget de modernisation du matériels et de l'équipement. Il n'est pas tolérable que nos forces armées puissent se retrouver sans munitions, ou que du matériels lourds  (véhicules blindés, avions  de combat) soient immobilisés pour une autre raison que les révisions mécaniques programmées. Les hommes de l'opération Sentinelle doivent être utilisés pour ce qu'ils savent faire (qui n'est certainement pas de patrouiller dans les rues de Paris). Le programme de dissuasion nucléaire doit reprendre
    • Budget prévisionnel: 70 Mds € (soit une hausse de 20 Mds € par rapport à 2015) dont le budget de la DGSE


Ces différents budgets prévisionnels intègrent un programme de revalorisation des personnels doit être décidé et les heures supplémentaires payées.


Ces mesures vont se heurter:

  • aux institutions européennes qui vont craindre un dérapage budgétaire. Car c'est un budget de 31 Mds € de dépenses supplémentaires qu'il faut trouver. Elles n'auront pas tort, nous présenterons un plan d'économie budgétaire de grande envergure qui permettra de compenser en partie ces dépenses et une réforme générale de l'impôt. 

  • aux organisations internationales (notamment l'O.N.U. et l'O.T.A.N.) qui vont condamner notamment notre politique de reprise de dissuasion nucléaire. Elles n'auront pas tort également, nous leurs proposerons un plan de contrôle de notre armement.
Nous rappellerons aussi au concert des Nations que nous sommes attaqués et que le droit international reconnaît le droit à un Etat de répondre par la force en cas de légitime défense. Si cela ne suffit pas, nous ferons valoir aux européens que l'Europe sans la France ce n'est plus l'Europe (menace de "Frexit") et au monde notre siège permanent au conseil de sécurité.

N'oublions pas.