jeudi 29 septembre 2016

Est-ce la fin de la Gauche et de la Droite ?

Jusqu’en 1989, le monde se divisait en deux : bloc de l’est – communiste, et bloc de l’ouest – capitaliste. Pour les Français ce système confirmait la bipolarisation de la vie politique nationale issue du XIXème siècle. Cette bipolarisation convenait parfaitement à une République née de son combat contre un ennemi unique : les royalistes. En France, on est de gauche ou de droite, royaliste ou révolutionnaire, girondin ou jacobin… Fille aînée d’une Eglise où le combat entre le bien et le mal est le fondement de la doctrine, la politique française a hérité de ce clivage gauche/droite.

Pourtant, la « Réalpolitik » du président Mitterrand à partir de 1983, l’émergence du Front National en 1984 et l’effondrement du Mur de Berlin en 1989 remettent en cause la révolution prolétarienne et les idéologies de gauche. Les crises économiques et financières qui perdurent et se suivent depuis quarante ans, les scandales financiers et les comportements irresponsables de certains dirigeants d’entreprises (golden parachutes) amènent les tenants du libéralisme économique à s’interroger sur l’autorégulation des marchés, base du capitalisme.

Les échecs de tous les gouvernements, qu’ils soient de gauche (1981-1986 ; 1988-1993 ; 1997-2002 ; 2012 à nos jours) ou de droite (1986-1988 ; 1993-1997 ; 2002-2012) dans leurs luttes contre le chômage et la délinquance, vont finir de faire douter les Français sur la capacité de leurs dirigeants. Le Front National en proposant des solutions de droite en matière de sécurité et de gauche en matière de politique économique scinde en trois grandes parties le paysage politique et achève la bipolarisation.

Ce brouillage des orientations politiques de nos dirigeants est accentué par plusieurs facteurs. D’abord par une formation stéréotypée de nos élites (tous formés sur le même modèle, ils n’ont quasiment aucune notion d’économie d’entreprise et n’ont qu’une réponse générale : la dépense publique). Ensuite, la professionnalisation de la vie politique amène nos dirigeants à raisonner en termes d’échéances électorales tout en ayant absorber les nécessités de l’alternance (sorte de périodes de mise en jachère de leurs idées). Enfin, et elle découle de la précédente, l’impossibilité de mettre en œuvre les programmes pour lesquels ils ont été élus, assemblage de promesses électorales irréalistes. Il faut quand bien avouer que le corps électoral n’a que les représentants qu’il mérite.



Alors est-ce la fin de la gauche et de la droite ? Certainement à constater les dernières élections régionales et les alliances de second tour. Certainement aussi, à voir la prolifération des candidats à la primaire de la droite (bien que la variété des solutions proposées n’est pas en adéquation avec leur nombre). Certainement enfin, à observer le déchirement de la majorité au pouvoir. Le tropisme des idées a évolué vers une pluralité d’orientation où l’axe « droite-gauche » conserve sa valeur de simplification du débat politique (ce qui est fondamental dans une démocratie). En effet, l’émergence de personnalités comme Emmanuel Macron ou Manuel Valls à gauche (mais déjà avant eux Jean-Pierre Jouyet) ou comme Nathalie Kociusko-Morizet ou Xavier Bertrand (et avant eux Jean-Louis Borloo) a rebattu les cartes du jeu politique traditionnel.



Aujourd’hui, pour se définir politiquement, il faut rédiger son propre Credo et répondre aux questions suivantes :

Comment abordez-vous les évolutions socio-culturelles concernant le mariage entre homosexuels, la gestation pour autrui, le droit de vote des étrangers… (progressiste ou traditionnaliste) ?

Quelle est votre position concernant l’autorité, la sécurité, le rôle de la prison, de la peine de mort (plutôt sécuritaire ou plutôt libertaire) ?

Quelle est la place ou le rôle de la laïcité dans la République ?


Pour vous l’immigration est une chance permettant la diversité ou un danger pour l’identité française (nationalisme) ?

Pensez-vous que le marché se régule par lui-même (libéralisme) ou qu’il faut le réglementer (interventionnisme) ?

Le rôle de l’Etat doit-il se limiter à ses fonctions régaliennes ou doit-il intervenir à tous les niveaux de la société (Etat providence) ?

Vous prônez l’égalité des chances (quotas) ou la méritocratie ?




L’Europe est-elle un facteur de développement économique (libre-échangisme) ou au contraire met en danger l’artisanat et le petit commerce (protectionnisme) ?

La monnaie unique est un atout pour l’économie nationale (libre-échangisme) ou la France doit maîtriser sa politique monétaire (souverainisme) ?

L’Europe doit-elle se doter d’une institution politique (fédéralisme, confédéralisme ou indépendantisme) ?
















mardi 27 septembre 2016

Paris: des voies sur berge au bois sur v...

La majorité municipale de Paris ne sait plus quoi inventer. Faut-il répondre à toutes les sollicitations ? à toutes les minorités ? C'est ce que pense Anne Hidalgo en acceptant le principe d'un camp de nudistes en plein Paris.
La réponse identitaire des écolo-socialo-bobo-barjots parisiens disloque encore un peu plus la communauté nationale, la seule qui devrait avoir droit de citer dans la cité.
Personnellement, je n'ai rien contre le naturisme. Mais tout comme la religion, vivre nu (dans la tenue d'Adam pour pousser la comparaison religieuse) doit être réservé à la sphère privée. Je ne vois pas (surtout quand on connaît le climat parisien et la propreté de la Capitale française) quels intérêts on peut avoir à se retrouver dans le plus simple appareil à Paris.
Les lieux sélectionnés pour l'instant sont le Bois de Vincennes ou le Bois de Boulogne ! Dans ce dernier cas, le XVIème arrondissement, le plus "chicos" des quartiers parisiens, deviendra une sorte de cour des miracles où se croiseront la bigote du dimanche matin, des travestis de retour du bois, des migrants dans leurs préfabriqués et un groupe de nudistes de tout âge !
On imagine déjà les scènes cocasses auxquelles on pourrait assister. Et ne vous réjouissez pas trop vite. Les nudistes à Paris seront la victoire de vieux bobos parisiens (et parisiennes) qui n'offriront pas forcément un spectacle des plus réjouissants (à moins qu'ils ne sortent tous de "Chez Michou" pour les hommes et du "Crazy Horse" pour les femmes).
En fait, Anne Hidalgo est en train de réussir ce que personne n'avait réussi: nous faire regretter le burkini !


jeudi 22 septembre 2016

"Nos ancêtres les Gaulois..."


Comment, avec la disparition progressive de l’Histoire de France à l’école primaire et la suppression du service national, transmettre dans les familles la passion de la France ?

En connaissant le passé, on comprend le présent et on prépare l’avenir. On peut être républicain et ne pas cautionner les massacres de la Terreur révolutionnaire. On peut être catholique et dénoncer l’inquisition et la nuit de la Saint Barthélémy.

Quand on aime quelqu’un on l’aime pour ce qu’il est, avec son passé, avec ses blessures, avec ses croyances, avec ses origines. Pour ça il faut les connaître, il faut les comprendre, les accepter, les fantasmer et tant pis si tout n’est pas exactement vrai (ou tant mieux).

Il faut revenir à un enseignement traditionnel de l’Histoire de France. Les « maîtres d’écoles » du second Empire et des débuts de la IIIème République ont bâti des générations de petits Français sur une certitude (erronée) que « nos ancêtres étaient les Gaulois ».

Apprenons aux enfants que nos ancêtres étaient les Gaulois. Montrons leurs Vercingétorix jetant dédaigneusement ses armes au pied de Jules César. Expliquons comment, la paix revenue, la Nation s’est construite avec les Gallo-romains. Faisons leurs découvrir le périple des peuples francs avant leur installation sur le territoire qui prendra leur nom. Rappelons le baptême de Clovis, les invasions vikings qui deviendront les Normands, la généalogie de nos rois dont la mère n’est généralement pas française, Roland à Roncevaux, la guerre de Cent ans, la poule au pot, Marignan, le traité des Pyrénées. Rappelons les citations devenues historiques des grands personnages même s’ils ne les ont pas prononcées réellement (« Paris vaut bien une messe », « L’Etat c’est moi », « Messieurs les Anglais tirez les premiers ! »…). Décrivons le territoire de la France (de la Neustrie à l’outre-mer, des traités d’union à la colonisation). Parlons de la Révolution (des libertés acquises et des chouans), de Napoléon 1er (de la grandeur de la France et des guerres meurtrières), de Napoléon III (de l’industrialisation et de la modernisation de la France comme du désastre de Sedan), de la 1ère guerre mondiale (du soldat inconnu et des tirailleurs sénégalais comme des exécutions sommaires), de la seconde guerre mondiale (de Jean Moulin à la libération de Paris et des collaborateurs à l’épuration), etc…

Racontons l’Histoire de France comme un conte. Dans les contes de notre enfance il y a des princesses et des ogres, des enfants et des loups.

Apprenons aux enfants que nos ancêtres étaient les Gaulois. Tant pis si la Gaule est une invention des Romains pour désigner le territoire qui s’étendait entre les Pyrénées, les Alpes et le Rhin, où vivaient soixante communautés celtes aux mœurs et chefs distincts. Tant pis si notre aïeul chevelu et moustachu, bagarreur et patriote est une création de Napoléon III.
On nait français mais on est français surtout par l’amour que l’on donne à notre vieux pays en reconnaissant son histoire, sa culture chrétienne (ce qui ne veut pas dire que l’on ne peut pas être d’une autre religion ou libre penseur), ses lois républicaines (ce qui n’empêche pas de penser qu’un autre régime serait préférable). On est français quand on cherche à améliorer la France sans essayer de la changer.

lundi 19 septembre 2016

Demain, tous entrepreneurs !

http://gentilbanquierfr.blogspot.fr/

Plaidoyer pour le contrat unique, le revenu réel et l’impôt à taux unique sur les revenus du travail.
L’égalitarisme est un mythe. Seul le mérite doit prévaloir dans les relations de travail. Un mauvais employé ne trouvera pas de boulot, pas plus que le mauvais boulanger ne vendra de pain. L’assistanat est une gangrène. Il vaut mieux accompagner les projets individuels en favorisant l’initiative. La liberté d’entreprendre doit remplacer le travail salarié. 
Le modèle social français c'est le salariat avec un pacte social qui repose sur l'échange "protection contre subordination" couplé d'une législation protectrice (réglementation stricte des causes de licenciement) et providentiel (protection sociale et indemnités chômages). 
Aujourd'hui, les structures hiérarchiques pyramidales sont remises en cause. L'individu ne trouve plus alors dans la relation salariale de quoi "se réaliser". Il est en perpétuelle recherche d'autre chose. Il veut être autonome. Chacun compte sur son propre réseau pour développer son activité. Cette évolution se constate sur toutes les strates sociales, plus ou moins accentuée en fonction du niveau d'étude et du caractère alimentaire de l'activité.
Or, la multiplication des CDD, le régime actuel de l’auto-entreprenariat et le développement du travail dissimulé précarisent la situation d’un nombre important des salariés de notre pays (pauvreté, difficultés à se loger, accès impossible au crédit).
Ce n'est pas qu'il n'y a plus de travail, c'est que chacun doit réinventer son activité.
Pourquoi un contrat unique ?
Libérons les conditions d'embauches en revenant à la liberté contractuelle (principe du droit français). L'employeur et le salarié-entrepreneur s'entendent sur la mission (métier, fonction), sur le prix (rémunération, avantages en nature, mutuelle, titres restaurant), sur l'organisation du travail (horaires, durée hebdomadaire, congés, heures supplémentaires, lieu de travail) et sur les conditions de rupture du contrat de travail (durée définie dans le temps, préavis, dédommagements). 
Qu’est-ce que le revenu réel ?
L'idée serait de verser aux salariés l'intégralité de leur salaire, prestations sociales comprises, afin qu'ils cotisent ensuite aux assurances de leur choix. Cette proposition peut être assortie ou non d'une obligation de s'assurer. Cela permettrait de faire prendre conscience du vrai coût des assurances fournies tout en donnant enfin une liberté de choix à chacun.
Quel taux unique pour l’impôt sur les revenus du travail ?
L'impôt à taux unique ou impôt proportionnel (Flat tax en anglais) est un système somme toute assez simple : remplacer le barème progressif de l'impôt par un taux unique.
Le taux idéal semble se situer entre 10% et 15%. Un double taux, à savoir 8% en dessous de 20.000 euros de revenu fiscal de référence puis 12% serait également un bon compromis afin de soutenir le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes.
Essayons la liberté, je suis certain que ça va vous plaire !

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-fin-du-salariat-a-la-papa_1730814.html
LIRE L'ARTICLE : "LA FIN DU SALARIAT A LA PAPA"




vendredi 16 septembre 2016

Calais: l'irresponsabilté imbécile de l'Etat devient dangereuse pour la Nation.


© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®
La priorité du gouvernement est de vider Calais.
Enfin ! Pourrait-on se réjouir si on partageait la méthode.
Pour répondre à cet objectif, un schéma de mobilisation de places d'hébergement sur tout le territoire est lancé, 12000 places doivent être trouvées en centre d'accueil et d'orientation d'ici la fin de l'année.
Déplacer le problème de Calais à l'ensemble du territoire ne constitue pas le début d'une solution et ce, pour un coût exorbitant pour le contribuable. Alors que l'on voit déjà en Île-de-France les problématiques résultantes de cette politique, c'est maintenant de nombreuses villes du territoire national qui elles aussi en seront les victimes, toutes condamnées par l'autoritarisme gouvernementale au "vivre ensemble" obligatoire.
Le gouvernement, en refusant de prendre ses responsabilités sur le dossier Calaisien en lien avec les autorités britanniques, ne fait donc au final que de se dérober de ses responsabilités sous couvert d'humanisme. C'est un aveu considérable d'impuissance publique, de démission du politique et de l'Etat.
En imposant l’intégration forcée sur notre territoire de demandeurs d’asile ou d’immigrés clandestins qui ne souhaitaient pas, initialement, rester en France, l’Etat créer les conditions de la désunion nationale et donc d'une guerre civile.
Il est urgent  :
1/ de revoir les accords du Touquet qui s'ils étaient adapté à l'époque, sont aujourd'hui en complet décalage face à la hauteur des défis migratoires et de créer un centre d'accueil au Royaume-Uni pour traiter les demandes des migrants,
2/ de rétablir les contrôles aux frontières nationales,
3/ d’expulser ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire,
4/ de supprimer des prestations sociales pour les étrangers qui ne justifient pas d'un travail et d'un logement en France pour arrêter l'appel d'air de l'immigration sociale.

mardi 13 septembre 2016

La déradicalisation ou la fumisterie de l’éradication du « gangsterrorisme »


Quatre établissements pénitentiaires (Fresnes, Lille, Fleury-Mérogis, Osny) bénéficient d’unités spécialisées dans la « déradicalisation ». Mais ne vous y trompez pas, on est loin des camps de rééducation staliniens ou maoïstes. La déradicalisation consiste à croire que l’islamisme radical est un  virus, une maladie dont on peut guérir par l’application d’un traitement adapté respectant une posologie. Il va s’en dire que cette médecine est une médecine douce. Pour les tenants de la déradicalisation, le « malade » est une victime ! Victime de l’inégalité sociale, de l’inégalité territoriale (thèse qui a la faveur de Manuel Valls). Dans un pays où tout est psychiatrisé (même la peur de l’école de certains enfants trouve une explication psychiatrique), il n’y avait pas de raison que les terroristes ne bénéficient pas du principe de l’excuse. Dès lors on oublie la notion de punitions au profit exclusif celle de soin.

Et alors que les prisons sont pleines à craquer, que la plupart des détenus ne peuvent prendre une douche que tous les quinze jours, les islamistes radicaux se voient affecté dans des quartiers refaits à neuf, disposent d’une cellule individuelle, d’une salle de prières voire d’une salle de sport. Les agressions, dont sont victimes les personnels de l’administration pénitentiaire de l’un ou l’autre des ces centres, montrent l’échec de cette politique du bon sentiment voulu par Christiane Taubira.

Une nouvelle étape a été passée dernièrement. Désormais, certains jeunes radicalisés, signalés par leurs proches, pourront être accueilli au château de Pontourny à Beaumont-en-Véron, au centre de… « réinsertion et de citoyenneté ». Comme cela est joliment dit ! Et cette dizaine de jeunes sera prise en charge par 30 salariés. On rêve !

Car la déradicalisation est une politique dont l’angélisme coûte aussi chère qu’elle est inefficace. Les 40 millions que le gouvernement veut consacrer à la déradicalisation ne vont pas manquer d’engraisser une myriade d’experts autoproclamés. Les subventions sont distribuées à des associations dont on peut se demander si elles n’ont pas été créées uniquement pour les recevoir (900.000 euros pour le Centre de Prévention des dérives sectaires liées à l’islam). Quant aux projets financés leur intitulé laisse perplexe. Ainsi, un des programmes du Fonds national d’action sociale promeut pour lutter contre la radicalisation « l’éducation numérique ou des projets promouvant le vivre ensemble » (2 millions d’euros). On trouve aussi une action pour dont le but est de « renforcer l’autorité parentale face aux enfants » (encore 2 millions d’euros). Indécrottables utopistes de la multiculturalité, on dépense encore et toujours l’argent public sans soucis de résultats : matchs de football, balades à vélo, apprentissage du catamaran, sports de combats ou séance de caresses de chats ou de hamsters  (!).

 Les islamistes radicaux n’ont rien d’anges déchus. La déradicalisation ne fera pas revenir le fils (ou la fille) prodigue du bon côté de la force. Tous ces gangsterroristes ont un point commun : ils sont tous des petits délinquants ratés. Ils se rêvaient en caïds des banlieues, enrichis par le trafic de drogue, mais ils sont tombés sur plus fort qu’eux. L’islam radical offre à ces minables une revanche comme le nazisme des années 30 l’avait offert à une multitude de petites frappes en Allemagne.

Alors on va déradicaliser sans haine sans esprit de vengeance… (je suis curieux de voir le premier ministre expliquer ça aux familles des victimes !). Une fois déradicalisés, transformés en bons citoyens, tous ces bourreaux retrouveront la communauté des hommes, au nom du « vivre ensemble » !

Foutaise gauchiste que tout ça ! L’objectif premier (et unique) doit être de protéger la société de ces éléments radicalisés. Contre cette gangrène il faut trancher. Et si je n’arrive pas à me résoudre à leurs trancher le cou, un séjour à vie dans quelqu’une de nos iles perdues du Pacifique serait la meilleure des solutions pour ces individus que nous aurons déchu, au préalable, de la nationalité française.

samedi 10 septembre 2016

Libérer nos écoles, nos collèges et nos lycées

Éducation et culture

N° 171 • 10 septembre 2016 • Manon Meistermann

Tout un chacun a son idée sur l’éducation car c’est une des politiques publiques avec laquelle nous sommes le plus en contact tout au long de notre vie en tant qu’élève, parent, grands-parents… Mais force est de constater que notre système d’éducation tourne en rond. En juillet dernier, une hausse du budget éducation de 2 milliards d’euros a été annoncée pour 2017. Une annonce qui résume bien la politique éducative des derniers gouvernements successifs : le saupoudrage de chèques, c’est la seule solution quand on ne veut pas lancer les réformes nécessaires et qu’on craint des grèves d’enseignants particulièrement médiatisées. 

François Hollande bat "sa" campagne

Encore une fois, lors de son discours de Wagram, le président Hollande n’a pas surpris. Personne ne doute qu’il sera candidat. Il ne l’a pas clairement annoncé, mais plusieurs de ses déclarations laissent transparaître une ambition.

Invité à un colloque sur la « Démocratie face au terrorisme » co-organisé par la Fondation Jean-Jaurès, le think tank Terra Nova et la Fondation européenne d'études progressistes, le président Hollande a très peu parlé du terrorisme et a rendu une copie complètement hors sujet.

Le discours de Wagram révèle beaucoup de choses sur le président de la République.

D’abord, il est sourd. Sourd à la vox populi qui ne veut plus de lui et qui l’a fait président le plus impopulaire de la Vème République. Aveugle également. Sa cécité est telle qu’il n’a toujours pas pris la mesure du risque d’explosion sociale de notre Nation, guidé par les islamo-gauchistes de son entourage. Ensuite, il reste muet sur son bilan, sur ses actions pendant cinq ans à la tête du pays. Enfin, il est obnubilé par Nicolas Sarkozy, à la limite de l’obsession paranoïaque.

Stéphane Le Foll a déclaré lors du départ d’Emmanuel Macron, qu’il était plus simple de dire ce que l’on n’est pas plutôt que de dire ce que l’on est. Pour François Hollande, il est plus simple de dire ce qu’on voudrait faire, plutôt que ce qu’on a fait. Parce que le futur candidat à la présidence de la République parle comme s’il n’avait jamais été président. Dans une sorte de déni de sa fonction, François Hollande semble gommer les cinq années d’échecs, de déceptions.

Président le plus impopulaire de la Vème République, il aura été aussi le plus humilié par « ses » femmes (Ségolène, Valérie), par ses ministres (Emmanuel, Arnaud, Cécile…), par ses alliés (verts et frondeurs). Il aura été aussi le plus ridicule et le plus moqué (souvent par les siens) : ses cravates, sa diction, son allure…
J’espère que l’honnêteté du Conseil constitutionnel, au jour de la validation des comptes de campagne, n’oubliera pas d’ajouter cette manifestation à la liste des dépenses du candidat Hollande, comme il a su la faire pour le président Sarkozy.

mercredi 7 septembre 2016

Le multiculturalisme a détruit la cohésion nationale

Par Laurent SAILLY

Cela pourrait passer pour un fait divers s’il ne faisait pas suite à une multitude d’autres faits du même genre. A Toulon, deux couples accompagnés d'un ami et d'enfants, font du vélo sur une piste cyclable, avant d'être très violemment pris à partie par une bande d'une dizaine d'individus. La raison: les filles portent des shorts, rapporte Var-Matin.  Après les violences en Corse, après des bousculades sur un camp de nudistes, de dernier évènement de la fin de l’été marque l’incapacité de la classe politique dans son ensemble à traiter des problèmes sociétaux.

En s’arcboutant sur la défense du multiculturalisme, la gauche au pouvoir et les tenants de la droite molle (Alain Juppé en tête) ont détruit la cohésion nationale. Le communautarisme est l’obsession de la communauté comme le nationalisme est celui de la nation. Alors que les expériences britanniques, belges et allemandes ont montré la dangerosité du communautarisme, la bienpensance française s’est engouffrée (pour s’y enterrer) dans cette voie en refusant d’interdire dans les faits le port du voile à l’école et de tout signe religieux sur les lieux publics.

En jetant « un voile pudique » sur la laïcité, la gauche française (et ses sous-fifres de droite) ont mis à bas la plus grande des conquêtes révolutionnaires : la Citoyenneté, et le principe qui en découle l’égalité entre ces citoyens. Ils ont oublié qu’une société unie ne peut se passer de règles, de devoirs. A la place ils ont laissé proliférer l’émergence de groupuscules communautaires qui mettent à mal l’avenir de la Patrie.

En sauvegardant l’esprit citoyen, nous aurions évité les débats stupides et stériles sur le « burkini » dont personne jusqu’à ces derniers mois n’avait entendu parlé. Car le « burkini », qui n’a pas plus de connotation religieuse que le maillot une pièce, n’est devenu un symbole communautaire qu’à partir du moment où il a constitué une provocation de la part du porteur (teuse) et qu’il a été ressenti comme tel par celles et ceux qui le regardaient.

J’ai toujours connu, dès les années 1980, sur les plages de Bretagne, des femmes (musulmanes ou non) qui par pudeur se baignaient habillées ou largement vêtues, et des femmes qui bronzaient topless. Les deux groupes vivaient ensemble sans s’exhiber et l’éducation du jeune adolescent que j’étais ne me poussait pas à dévisager l’une ou l’autre (même si un certain émoi parcourait les veines du jeune pré-pubère à l’approche d’un des deux groupes, je vous laisse imaginer lequel).

Retrouvons-nous autour des principes de citoyenneté et de tolérance, reconstruisons la cohésion nationale pour le bien de la France et des français, et ne nous laissons pas avoir par les extrémistes de tous bords !

vendredi 2 septembre 2016

Pour une réforme fiscale en 2017

Par Laurent SAILLY

A partir de 2018, les Français connaîtront le système de prélèvement à la source de leur impôt sur le revenu. Ce système, appliqué depuis des années dans la plupart des pays occidentaux, risque de se heurter au schéma extrêmement complexe de la fiscalité française. Cependant, Nicolas Sarkozy a tort de promettre de revenir sur cette disposition. Certes le prélèvement à la source va d’une part alourdir les tâches administratives des entreprises et, d’autre part peut être considéré comme liberticide, l’employeur ayant une vue complète sur la vie privée de son salarié. Pour autant, il ne faut pas rentrer dans un jeu de détricotage systématique des mesures prises par le ou les gouvernements qui ont précédé. La France mérite mieux que çà. Dans les réformes dont a besoin le pays, le prélèvement à la source n’est qu’une « mesurette » et il serait plus efficace de travailler sur une grande réforme de la fiscalité française.
L'impôt à taux unique ou impôt proportionnel (Flat tax en anglais) est un système somme toute assez simple : remplacer le barème progressif de l'impôt par un taux unique.
L'illustration la plus connue d'un système de Flat Tax est la T.V.A.
Je suis convaincu que nous devrions remplacer le système progressif de l'imposition sur le revenu du travail par ce système de Flat Tax.
Actuellement, la France compte quelques 37 millions de foyers fiscaux. Au sein de ces derniers, seuls 20 millions sont imposables à l'Impôt sur le Revenu (IR) soit environ 52%. Au total, le revenu fiscal de référence de l'ensemble des Français culmine à 937 milliards d'euros tandis que l'impôt sur le revenu collecté dépasse difficilement les 70 milliards d'euros (soit un rendement d'environ 7%). Ajoutez à cela un système fiscal complexe, au sein duquel cohabitent quelques 450 niches fiscales et sociales. Au final, nombre de foyers fiscaux échappent à l'impôt sur le revenu et à sa progressivité. 
Le taux idéal de Flat Tax semble se situer entre 10% et 15%. Un double taux, à savoir 8% en dessous de 20.000 euros de revenu fiscal de référence puis 12% serait également un bon compromis afin de soutenir le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes.

Nous payons déjà la CSG avec une “flat tax” à 7,5 % qui rapporte plus que l'impôt sur le revenu, 90 milliards au lieu de 70. Avec une flat tax unique à 15 %, la recette budgétaire serait d'environ 200 milliards. Ce qui résoudrait bon nombre de nos problèmes.

La grande réforme fiscale que j'appelle de mes vœux reposent sur la mise en place d'un système d'impôt proportionnel (flat tax) sur les revenus du travail mais aussi sur les charges qui pèsent sur les salaires.

Vous n’êtes pas sans savoir que tout versement d’un salaire dans le privé fait l’objet d’un prélèvement de cotisations sociales (patronales et salariales) par des organismes collecteurs. C’est pour cette raison qu’un salaire net de 1 000 € coûte à peu près le double à votre employeur.

 Dès lors on constate que "faire payer les patrons" en augmentant la part des cotisations patronales relève de l'escroquerie politique puisque la part porte sur le même gâteau.
Les cotisations sociales sont des prélèvements assis sur les salaires, et sont associées au financement de prestations sociales. Il s’agit donc d’une part "socialisée" du salaire, c'est-à-dire collectée par des organismes appelés caisses, afin d’être redistribuée. En contrepartie, les cotisants bénéficient d’une couverture totale ou partielle de frais divers, engendrés par l’un des « grands risques » que sont la vieillesse, la famille, la maladie, le chômage, les accidents du travail et les maladies professionnelles.

N'oublions pas.