mardi 25 octobre 2016

A quand une véritable politique migratoire européenne ?


L’évacuation des migrants de Calais met en avant l'échec de la politique franco-britannique d'immigration. L’évacuation est une solution, mais ce n’était pas la bonne. Cet échec est celui de l’ensemble de l’Europe qui n’a pas de politique migratoire commune.

Conclu en 2003 entre Paris et Londres, le "traité du Touquet" visait à renforcer les contrôles au départ de la France afin de juguler l'immigration clandestine en Grande-Bretagne. L'accord, signé à l’époque Par Nicolas Sarkozy (la majorité en place depuis près de cinq ans ne cesse de le répéter) proposait de tourner la page du centre d'accueil de Sangatte, fermé quelques mois auparavant à la demande de la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne, qui n'appartient pas à l'espace Schengen, voulait alors interdire le passage de ses frontières aux non-ressortissants de l'Union européenne ne disposant pas d'un visa. Le traité signé au cours du 25e Sommet franco-britannique prévoyait principalement des contrôles communs dans les ports maritimes des deux pays. Mais en 13 ans, la situation a considérablement évolué : d’une part du fait de l’extraordinaire vague migratoire de ces deux dernières années et, d’autre part, par l’application de mauvaise foi des termes de l’accord par la Grande-Bretagne.

Celle-ci a décidé de quitter l’Europe ? Alors « circuler il n’y a plus rien à négocier ». Tous les accords signés depuis des années à prix d’or avec les Britanniques doivent être déclaré caduques ! Les accords du Touquet compris. La solution ne résidait pas dans la multiplication de mini-jungles sur l’ensemble du territoire français (au passage, j’aimerai en connaitre de coût : réquisitions de logements, location de bus privés – pour faire plaisir à Macron ? – etc…).

La frontière géographique de la France et de la Grande-Bretagne se situant à Douvres (et non pas à Calais comme on tente de le faire croire), il s’agissait d’affréter des bateaux à destination du Royaume Uni et de débarquer les migrants souhaitant s’y installer.

Mais la politique diplomatique du président normal a, encore une fois, consisté à se laisser marcher sur les pieds !  

N'oublions pas.