mercredi 26 octobre 2016

Le duel Juppé/Sarkozy

Avant-hier, le site d’information Atlantico m’a interrogé sur les stratégies respectives de Nicolas Sarkozy et Alain Juppé dans le cadre des primaires de la droite et du centre. Au-delà de mes réponses ci-dessous, je pense qu’il y a une gigantesque naïveté à attendre une solution miracle d’un sauveur présidentiel. La France traverse une crise politique épouvantable, sans précédent. Nous vivons une étrange période dominée par un mélange de démence narcissique et de désintégration accélérée de l’autorité de l’Etat. L’alternance est désormais une condition de survie pour le pays. Elle n’apportera pas de remède magique à son malaise, quel que soit le futur président. Il me semble d’ailleurs que l’institution présidentielle, dans sa conception actuelle de « l’hyper président médiatique », est totalement et définitivement discréditée. Le futur chef de l’Etat, quel qu’il soit, ne fera pas la pluie et le beau temps. Ne pas comprendre et percevoir cela est à mes yeux d’une naïveté et d’une bêtise expresse. L’alternance de 2017 sera pourtant une bouffée d’oxygène pour le pays, en mettant fin à des dérives sans précédent et en portant au pouvoir de nouvelles équipes, de nouveaux visages, l’espérance simple du retour à un minimum d’honnêteté et de bon sens dans la conduite des affaires de l’Etat. C’est peu et beaucoup à la fois. Espérer davantage est n’avoir rien compris à la situation actuelle.
Maxime TANDONNET [LIRE LA SUITE]

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