vendredi 14 octobre 2016

Le retour de la guerre froide


Depuis la fin de la guerre froide, les tentions n'avaient jamais été aussi forte entre Washington et Moscou. La cause principale: les bombardements russe sur Alep. Mais en fait, les tentions existent depuis la crise en Crimée.

Revenant au temps de la Pravda, les médias russes accusent même les américains de préparer un plan d'invasion de la Russie, 75 ans après l'opération Barbarossa.

A qui la faute ?

La diplomatie de Barack Obama aura été désastreuse. Celui-ci avait renoncé, à juste titre, d'être le gendarme du monde. Pourtant, à plusieurs reprises, la président américain a raté l'occasion de faire entendre sa voix dans le concert international:
- ainsi le retour dans le jeu international de l'Iran aurait dû s'accompagner d'un  programme de coopération avec le pouvoir islamiste en place. Résultat, les imams de Téhéran on reçu une oreille complaisante du pouvoir russe.
- les réactions molles lors de la crise de Crimée a permis à Poutine de mesurer le degré d'implication des nations occidentales à défendre les frontières. J'espère qu'on n'aura pas à regretter cette inaction et que l'annexion de la Crimée ne sera pas notre crise des Sudètes.
- la menace d'intervention en Syrie pesait sur le président Bachar El-Assad en cas d'utilisation d'armes chimiques. Là encore, malgré l'utilisation de ceux-ci sur des populations civiles, les Etats-Unis n'iront pas jusqu'au bout des résolutions. Damas c'est naturellement tourné vers Moscou dont les intérêts militaires dans ce pays son importants.
- la crise entre le pouvoir turc et le pouvoir russe cet été c'est soldé, face à l'inaction des américains, à un rapprochement entre les présidents Erdogan et Poutine.