mercredi 30 novembre 2016

A quand le premier crétin arborant un tee-shirt "Fidel" ? ou les mauvaises fréquentations de la gauche française

ARTICLE PUBLIE DANS 
LE 26 NOVEMBRE 2016




Par Laurent Sailly, directeur de la publication


Fidel Castro est mort. François Hollande, qui n’est plus à une connerie près, « salut une figure du XXème siècle… » Pourquoi pas… Comme Staline ou Adolf Hitler dans ce cas ?

"Mais qu'est-ce qui s'est passé avec Fidel ?", se demande Jean-Luc Mélenchon, semblant regretter la trajectoire prise par le père de la révolutionnaire cubaine. Si le candidat à l'élection présidentielle écrit que "demain était une promesse", c'est pour rappeler que les militants de gauche, de tous pays, attendaient beaucoup de l'action de Fidel Castro. En vain, le bilan de ce dernier parle pour lui-même, rendant davantage hommage aux espoirs suscités par Fidel Castro qu'aux désillusions que son accession au pouvoir a engendrées.

Car comment nier que Cuba n’est pas une dictature ?

Sauf à considérer qu’un régime marxiste-léniniste, appuyé pendant des décennies par l’Union soviétique, disposant d’un parti unique, à la tête duquel un seul individu, surnommé le « leader massimo » détient tous les pouvoirs comme chef de ce parti unique de 1965 à 2011, premier ministre de 1959 à 1976 et chef de l’Etat (cumulant les postes de président et premier ministre) de 1976 à 2008, est un régime démocratique.

Son gouvernement est régulièrement dénoncé dans les médias comme étant une dictature. De nombreux observateurs, think-tank et ONG comme Amnesty International ont critiqué des dérives autoritaires.

Pourtant les castristes jouissent d'une certaine popularité auprès d'hommes politiques, notamment Jean-Luc Mélenchon.
« Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle », déclarait Jean-Luc Mélenchon dans Le Monde Diplomatique de juillet 2010.
Le soutien de Mélenchon aux frères Castro, Fidel et Raúl, ne s’exprime pas que par des déclarations. Ainsi, lorsque, le 15 décembre 2010, le Parlement européen remettait à Strasbourg le prix Sakharov pour les droits de l’homme au dissident cubain Guillermo Fariñas, après une longue grève de la faim de ce courageux militant pour faire libérer les prisonniers politiques, Mélenchon (qui était alors eurodéputé) se leva de son siège avec quelques-uns de ses partisans pour bien montrer son dégoût et mépris.
« Cuba n’est pas une dictature, pour moi, clairement, non », déclarait-il sur France Inter le 5 janvier 2011.

« Depuis des semaines, les autorités cubaines multiplient les arrestations et les mesures de harcèlement pour empêcher les militants des droits humains et les dissidents de manifester pacifiquement. C'est un phénomène systématique qui réduit au silence les militants cubains dans leurs propres rues. Depuis des années, le harcèlement est la règle plutôt que l'exception à l'occasion de la Journée des droits de l'homme, et ce n'est pas acceptable. » dénonce Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d'Amnesty International, en décembre 2015.




Le tropisme des hommes politiques français de gauche me choque.

Ainsi, en 2015, plutôt que de rencontrer à Cuba les dissidents politiques, François Hollande a rendu hommage au leader révolutionnaire Che Guevara. Hollande a oublié que la majorité des Cubains haïssent le Che.

Car il y a deux Che Guevara.

D'un côté, le héros romantique, immortalisé par la sublime photo d'Alberto Korda, Guerillero Heroico, prise le 5 mars 1960 à La Havane, et qui a enflammé les étudiants de Berkeley et la jeunesse de Mai-68.

D'un autre côté, il y un second « Che », au-delà du mythe, et plus proche de la réalité. L'idéologue dogmatique ; le procureur des tribunaux révolutionnaires et l'assassin de centaines de prisonniers politiques ou de pauvres bougres, déserteurs ou indisciplinés ; le défenseur des crimes du FLN en Algérie ; le stalinien devenu maoïste; le tueur de sang-froid et, aujourd'hui, la figure tutélaire des terroristes du Hamas à Gaza, du Hezbollah au Sud Liban et de toutes les guérillas narcotrafiquants d'Amérique latine. Les homosexuels sont emprisonnés. Les libertés de la presse et d’expression confisquées. Che Guevara n’a rien du révolutionnaire romantique et à sa place au frontispice des criminels politiques tel que Staline ou Mao. Les frères Castro n’ayant rien à lui envier !

De Cuba au Venezuela, il n'y a qu'un saut de puce, que le révolutionnaire Mélenchon et le parti de gauche n'hésitent pas à franchir.



Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, l’Argentin Juan Mendez, déclare que le gouvernement de Nicolas Maduro n’a pas respecté ses obligations en matière de droit international, et plus particulièrement sur la pratique de la torture.’Pour les autorités de Caracas, ce rapport annuel manque de « rigueur scientifique ». Mais les organismes internationaux dénoncent de plus en plus les violations des droits de l’homme dans ce pays, au même titre que les Vénézuéliens. C’est le cas par exemple de la femme du maire de Caracas, Mitzy Capriles. Son mari, Antonio Ledezma, a été arrêté le 19 février dernier, dans son bureau, par un commando d’assaut des forces de l’ordre vénézuéliennes. Mitzy Capriles, actuellement à Madrid, estime que ces violations des droits de l’homme sont devenues systématiques. Selon elle, le simple fait d’être un opposant politique signifie que l’on risque de finir en prison. Et pour elle, la tenue, cette année, d’élections législatives devrait accentuer cette tendance.

Alors, si la droite française est sans arrêt soupçonnée de chercher l'appui du Front National, quelle est la position de la gauche gouvernementale ? J'attends avec impatience la réponse et avec curiosité le premier crétin arborant un tee-shirt « Fidel ».

Le droit des femmes en photos



mardi 29 novembre 2016

La vague Fillon : le flux… et le reflux ?


Par Laurent SAILLY, directeur de la publication
A peine désigné candidat de la droite à l’élection présidentielle que s’élèvent de gauche comme de droite, les voix des élites parisiennes qui prédisent au mieux qu’il ne pourra pas appliquer son programme, au pire qu’il ne sera pas élu président de la République.

Le constat :
-          La France est en faillite ou quasi-faillite
-          Les Français sont prêts aux réformes et attendent des résultats, notamment en matière économique
-          Le système social doit être sécurisé pour assurer sa pérennité

Les clés de la réussite :

-          Frapper vite et fort
-          Ne pas laisser de place au consensus
-          Expliquer les réformes et définir les éléments de mesures de réussite
-          Faire de l’Europe et de la mondialisation des atouts pour la réussite française

Pour François Fillon, sa victoire sans discussion possible à la primaire, son élection à la présidentielle et le succès du parti présidentiel aux législatives valent acceptation sans faille de son programme. Cependant, celui-ci ne doit pas perdre de vue que son triomphe est dû d’une part à un rejet de la personne de Nicolas Sarkozy (sauf pour la majorité des Républicains) et d’autre part le rejet de la technocratie symbolisée par Alain Juppé.
Enfin, le pire ennemi de Fillon c’est lui-même. Il doit chausser les bottes du chef. Il ne doit plus être le simple serviteur zélé qu’il faut auprès de Philippe Seguin, ou le collaborateur efficace des présidents de la République. Il a six mois pour montrer qu’il a changé de pointure.

lundi 21 novembre 2016

Les sondeurs et les commentateurs se sont-ils "trumpés" ou sont-ils des manipulateurs ?

Par Laurent Sailly, directeur de la publication

A quoi  servent les sondages ? A quoi servent les analyses des commentateurs ?

Les sondages n'on pas vu le "Brexit", l'élection de Trump, les résultats du premier tour de la primaire de la droite et du centre.

Les sondeurs sont-ils victimes de leurs algorithmes ? A ce moment-là, il est temps pour les instituts de sondage de changer la façon de réaliser de telles enquêtes. Car, ces institutions qui règnent sur les soirées électorales n'ont pas seulement vu la victoire au premier tour de la primaire de François Fillon, mais ils ont loupé l'élimination de Nicolas Sarkozy, ils n'ont pas vu la formidable mobilisation des Français, ils sont passé à côtés de tous les scores des candidats à cette élection. 

Je crois plus certainement que les sondeurs et les commentateurs ont, une nouvelle fois, été victimes de leurs fantasmes, de leurs désirs de bobo-parisiens qui ignore le peuple de France.

C'est une leçon (une de plus) qui ne sera pas entendue. Déjà  ce matin à écouter les commentateurs de la vie politique (sauf Brunet et Neuman sur RMC) considèrent que le second tour de dimanche prochain est joué !

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samedi 19 novembre 2016

Frontières et Migrations: l'enjeu européen du prochain président de la République


Par Laurent Sailly, directeur de la publication

La crise migratoire, un phénomène structurel amené à se pérenniser et à s’intensifier. L’Europe fait actuellement face à une pression migratoire soutenue à ses frontières. En 2015, l’Union européenne dénombrait plus d’un million de migrants irréguliers tentant de franchir les frontières européennes, principalement au niveau de la Grèce et de l’Italie.

La première des conséquences est une crise humanitaire avec des milliers de migrants mettant leur vie en jeu pour tenter de rejoindre l’Europe.

Ces flux posent également une problématique sécuritaire au regard du risque terroriste qui pèse actuellement sur l’Europe.

Face à une crise d’intensité croissante, l’Union a adopté plusieurs mesures visant à renforcer la protection de ses frontières extérieures et à améliorer la gestion des flux de migrants : des hotspots sont mis en place aux principaux points d’arrivée des migrants en Italie et en Grèce; des opérations ont également été lancées pour surveiller les flux de migrants arrivant par voie maritime (opération TRITON, opération POSEIDON, etc.) mais également pour lutter contre les réseaux de passeurs; la création de bases de données interconnectées (SIS, VIS, Eurodac, Europol, Interpol) ou encore le projet Smart Borders, le plus emblématique concerne la création de la nouvelle agence de garde-côtes et de garde-frontières européenne.

Ces mesures, par leur nature et par leur adoption en urgence, révèlent le manque de préparation de l’Europe alors que le phénomène était pourtant connu et que la multiplication de signaux faibles laissait augurer sans doute possible de son intensification.

L’incapacité de décision à l’échelon européen s’illustre par les différentes politiques mises en place par les Etats membres sans rechercher une coordination et une coopération européenne.

Ces prises de position remettent en cause le modèle de gouvernance européen, basé sur ses deux piliers, la Commission européenne et le Parlement européen.

Tous ces signaux envoyés par l’Europe ou par ses Etats membres vont dans le sens d’une décrédibilisation de l’Union européenne, offrant des arguments aux mouvements eurosceptiques actuellement en plein développement.

Face à la tendance lourde que constituent le phénomène migratoire et la menace terroriste, l’Europe doit définir une politique commune de gestion de ses frontières au risque d’une remise en cause de l’espace Schengen et à terme du projet européen lui-même.

Si le Brexit a quelques vertus, c'est d'avoir mis en lumière l'échec d'une défense européenne, véritable serpent de mer. Il souligne aussi l'urgence face au péril terroriste et remet le débat sur la table.

vendredi 18 novembre 2016

Non, les sinistrés de l'assaut à Saint-Denis ne sont pas des victimes du terrorisme



Par Laurent Sailly, directeur de la publication

On rêve. Des habitants de l'immeuble de Saint-Denis dans lequel s'étaient réfugiés des terroristes du 13 novembre, et qui a été pris d'assaut le 18 novembre 2015, forment désormais un collectif dans le but d'être reconnus victimes du terrorisme. Les membres du Collectif du 18-Novembre Saint-Denis, créé mercredi 16 novembre par des sinistrés de l'assaut du Raid, s'estiment "maltraités par la mairie, ignorés par les banques-assurances et abandonnés par l'Etat".

Quatre-vingt huit personnes ont été évacuées (48 ménages) de cet immeuble qui, au passage est plus proche du squat occupé illégalement que de logements d'habitation. En effet, la grande majorité des occupants n'était pas (et pour beaucoup toujours pas) suffisamment solvable pour faire ne serait-ce que la demande d'un logement social. 

Dans cet immeuble, on trouve 21 clandestins qui n'avait rien à faire sur le territoire français. La France a bien naturellement pris en charge ces personnes, comme les autres occupants,  et prodigués les soins nécessaires. Mais bonne mère, la République a, en plus, régularisé la situation de ces clandestins qui auraient du être expulsé, une fois rétablie !

Utiliser cette action de police pour obtenir des droits et avantages qu'ils n'étaient pas en droit d'obtenir est clairement constitutif d'un abus. En rien, ces personnes sont des victimes du terrorisme, même collatérales, même indirectes. Il faut arrêter de victimiser l'ensemble de la population. Par exemple, le midi du jour de la fusillade des terrasses je déjeunais au "Petit Cambodge", n'ai-je pas subi un préjudice collatéral ?

Pour revenir dans notre cas d'espèce, les 88 personnes concernées sont victimes non pas du terrorisme mais d'une action de police. En cela elles seront indemnisées par la République à hauteur du préjudice.




mercredi 16 novembre 2016

Macron, phénomène cosmique !

Par Laurent Sailly, directeur de la publication

L'étoile (la "star") de François Hollande a définitivement quitté la galaxie hollandiste. Elle laisse la place à un "trou noir". Comme si le système solaire socialiste en avait besoin. En astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l'intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. De tels objets ne peuvent ni émettre, ni réfléchir la lumière et sont donc noirs, ce qui revient à dire qu'ils sont invisibles.

Alors la nouvelle étoile Macron va-t-elle créer un big bang qui va permettre de refonder l'univers politique français ? 

Parce qu'aujourd'hui, quelles sont les planètes qui gravitent autour de cette nouvelle étoile ? Quelles mécaniques célestes vont prévaloir dans ce nouveau système ?

D'ailleurs est-ce vraiment une étoile ? N'assistons-nous pas à une "supernova" ? C'est-à-dire à l'ensemble des phénomènes conséquents à l'explosion d'une étoile, qui s'accompagne d'une augmentation brève mais fantastiquement grande de sa luminosité. Vue depuis la Terre, une supernova apparaît donc souvent comme une étoile nouvelle, alors qu'elle correspond en réalité à la disparition d'une étoile.

La France n’est pas un cirque, elle fait pourtant le plein de clowns.

Par Laurent Sailly, directeur de la publication

De quoi a réellement besoin notre pays ?

De sauver l’éducation nationale d’abord. Elle doit adapter son enseignement aux besoins des entreprises et de la nouvelle économie d’une part, et d’accompagner La formation des futurs citoyens d’autre part.

De relancer l’économie ensuite. Une réforme fiscale d’envergure doit être entreprise prévoyant une baisse spectaculaire des charges des entreprises (compensée par une baisse des dépenses de l’Etat), la libération du droit du travail et d’entreprendre.

D’un retour de l’autorité enfin. La sécurité intérieure doit être renforcée (répartition plus efficace des forces de l’ordre) et l’Etat doit reprendre le contrôle de ses territoires (frontières et zones de non droit). Les lois doivent être respectées et les délinquants sanctionnés.

Pendant ce temps-là, les multiples candidats aux primaires ou aux présidentielles sombrent dans le ridicule. Injures, mépris, trahisons, constituent la litanie des programmes présidentiels. L’absence de réflexion est patente. La politique française est devenue un immense cirque de clowns pitoyable aux délires mégalomaniaques.

Emmanuel Macron illustre à lui seul le vide intersidéral de la pensée politique française. Après seulement deux ans à la tête du ministère de l’économie, il apparaît comme une troisième voie. Pourtant, son bilan à la tête de Bercy est désastreux : chômage, croissance nulle, commerce extérieur en berne, entrepreneurs à bout de souffle. Quelques clones du clown : NKM, Montebourg, Lefebvre, Hamon.

Puis viennent les vieux clowns tristes, qui remontent sur scène à chaque représentation mais qui ne font rire personne : Juppé, Mélenchon, Fillon, Le Maire, Dupont-Aignan, Bayrou, Le Pen, Copé... François Hollande ! Ils errent dans les ors de la République depuis des années. Ils n’ont jamais rien réussi. Certains se sont spécialisés dans le vaudeville et la trahison.

Enfin, les « augustes », clowns grotesques et sans envergure : Poutou, Laurent, Poisson, Mariton, Cheminade, j’en passe et des meilleurs…

Un seul point commun à cet magnifique équipe de bouffons : Nicolas Sarkozy. Des petites mesquinerie d’un Fillon ou d’un Le Maire, au mépris d’un Juppé ou d’un Copé, sans oublier les agressions obsessionnelles de l’actuelle président de la République lors du discours de Wagram, aux dénigrements systématiques des Le Pen, Macron, et compagnie, il est un sport national : l’anti-sarkozysme.

Certes l’ancien président de la République n’est pas exempt de reproches et ses maladresses ont été nombreuses. Mais Nicolas Sarkozy aura eu le mérite d’avoir essayé pendant ses cinq années de présidence de donner un avenir à la France. Depuis trois ans, il propose des solutions, interroge la base, rencontre des personnalités. Ses discours sont autant de phases de son programme construit avec les militants au cours de groupes de travail où les ténors du parti ont brillé par leurs absences.

Son programme est clairement de droite. Il ne plaît pas à tout le monde. La démocratie c’est le débat d’idées. Encore faut-il qu’en face il y ait des idées !

lundi 14 novembre 2016

Plaidoyer pour une France nouvelle

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

Au lendemain d’une série d’attentats qui ont ensanglanté la France en 2015 et 2016, je veux crier à nos ennemis : « Nous sommes bien vivants ! ». Il n'est que de nous voir pour être sûr que notre peuple n'est aucunement disposé à capituler. La masse immense de ceux qui, réunie au sein de différents groupes sociaux (blogs, sites, réseaux sociaux) fait naître une nouvelle démocratie directe, prouve aux agresseurs et aux lâches, que rien n'est perdu pour la France.

Certes, nous connaissons les peines et les soucis de tant de gens et de familles. Nous entendons la rumeur d'alarme qui retentit dans le monde. Mais, si nous sommes lucides, nous sommes également résolus. Pourquoi ? Parce qu'à travers les obstacles nous avons choisi notre route. C’est celle du combat. Au fond, nous sommes, ceux qui ne veulent pas que la France donne sa démission.

Hélas, certains Français doutent de la France. Il faut dire que l'impuissance du gouvernement ne fournit que trop d'arguments aux pleurnichards du renoncement. Inversement, le gouvernement lui-même invoque la dépression généralisée pour justifier sa médiocrité. Inutile de chercher ailleurs les causes de la crise.

Nous incarnons, nous autres, le contraire de cette politique du perpétuel recul. Le régime des partis s’est établi contre nous, avec son flot de promesses mensongères et d’apparatchiks qui n’ont d’autre ambition que de conserver leurs sièges et leurs places. Les uns, comme les autres, font obstacle au redressement.

Nous savons bien que la rénovation exige un régime capable de mettre en œuvre l'État et de conduire la nation. Nous voulons arracher les Pouvoirs publics à la discrétion des chapelles, faire en sorte que le Gouvernement, le Parlement, la Justice, soient séparés et, par conséquent, responsables chacun pour son compte, avec, au-dessus d'eux, le chef de ‘Etat qui puisse recourir au pays. Nous voulons que notre peuple se rassemble pour son salut, au lieu de se laisser diviser et subdiviser par des querelles l'épuisent et servent ses adversaires.

Aujourd'hui, dans le tumulte d'un monde en mutation, au milieu de tant d'appels à la haine ou à la faiblesse, parmi tous les intérêts opposés et embrouillés, nous disons qu’il faut faire de la France une nouvelle France : reconstituer l'unité, avant tout par l'harmonie sociale en privilégiant le mérite et la liberté d’entreprendre; maintenir l'indépendance de la France en renforçant notre dispositifs militaires et en menant une politique diplomatique libre; rétablir l’autorité de l’Etat en donnant aux forces de l’ordre les moyens de leurs actions et, en faisant de la Justice un pouvoir indépendant et responsable devant le peuple.

Nous marchons vers le but, sans nous en laisser détourner par aucune arrière-pensée. La nouvelle France c’est nous qui La bâtirons. Cette nouvelle France ne se fera pas sans sacrifice, sans contrainte. Car nous voulons réformer la France en profondeur. Nous ne cherchons pas le consensus, nous ne voulons pas de petites combinaisons. Nous serons amenés à renoncer à certains de nos privilèges, de nos petits avantages, l’intérêt de tous primant sur nos petits arrangements. Quand, ensemble, nous aurons gagné la partie, on apercevra tout à coup le visage radieux de la France constitué d’une nation rassemblée composée de patriotes où tous auront leur place !


Ecoutons le message des policiers !

Par Laurent SAILLY,

L’élection de Donald Trump est tombée au bon moment pour le gouvernement. Les médias, mono-information, ne débattent plus que de ça. Le chômage, la situation économique du pays, la saisine en destitution du président de la République, la colère des policiers, tout est relayé au second plan.
Aussi, je voudrais revenir sur la colère de nos représentants des forces de l’ordre. François Hollande et son gouvernement, mais aussi la presque totalité des candidats aux différentes primaires, n’apportent qu’une réponse : plus d’argents. C’est facile de sortir le chéquier. Surtout quand le compte auquel il est rattaché n’est pas le vôtre mais celui des Français.
Oui je l’ai déjà dit dans de précédents articles, les moyens affectés aux forces de l’ordre ne sont pas à la hauteur d’une démocratie comme la France. 
Au carrefour de toutes les tensions, de tous les conflits et de la misère humaine, les policiers font le travail que le reste de la société ne veut pas faire.
Que nous disent, au-delà des réponses formatées des syndicats, de leur hiérarchie et des politiques, les policiers en colère ?
Ils nous disent que notre société est au bord du gouffre. La guerre civile s’annonce comme la très bien écrit Ivan Rioufol. Il est temps d’arrêter de subir. Il est temps de retrouver un dirigeant courageux et volontaire qui monte au combat avec ses hommes. Ils (nous) ne veulent (voulons) plus de commémorations, qui sont des témoignages d’échecs des politiques de ces dernières années. Il faut cesser de pleurer à chaque drame. Il faut un chef capable de réagir avec détermination, efficacité et énergie. Il faut entendre ce que nous disent les policiers. Avant qu’il ne soit trop tard.

samedi 12 novembre 2016

Plus de la moitié des mineurs condamnés récidivent !

Résultat d’images pour policier en colère

Par Laurent SAILLY, directeur de la publication de Méchant Réac !

Non seulement la délinquance des mineurs est en forte augmentation, mais les délinquants sont de plus en plus jeunes et de plus en plus violents.

Pourtant, sous l'influence de l'ex-Garde des Sceaux, Christine  Taubira, le pouvoir socialiste a conduit une politique laxiste et irresponsable, privilégiant la compréhension des auteurs des crimes et délits au dépend de la compassion due aux victimes. Cette vision teintée de rose a été transmise à Jean-Jacques Urvoas, l'actuel ministre de la Justice, qui déclare sur BFM mercredi 26 octobre:

"L'année dernière, il y a eu 55700 condamnations de mineurs. L'écrasante majorité de ces 55700 condamnations de l'année dernière ne sont récidiveront pas. Parce que, justement, la sanction a cette dimension pédagogique."

Un mineur sur cinq condamné pour la première fois en 2007 a récidivé dans les cinq ans qui ont suivi... avant sa majorité. Mais si l'on regarde au-delà de la barrière des 18 ans, le taux de récidive grimpe à près de 60%. En clair : plus de la moitié des condamnés récidivent dans les cinq ans.
La différence du taux de récidive avant et après la majorité s'explique en grande partie par le fait que la plupart des mineurs concernés avaient entre 16 et 18 ans au moment de leur condamnation. Bref, mesurer la récidive dans les 5 ans après une condamnation en se limitant à la minorité est un calcul "tronqué" et "il est donc nécessaire de regarder par-delà la frontière des 18 ans", explique note une étude du ministère de la Justice.

En 2015, les parquets ont traité 165000 affaires, dont 129500 pouvaient faire l'objet de poursuites. Et au final, seuls 55700  jeunes "mis en cause" font l'objet de sanctions pénales. 

Les tribunaux correctionnels pour les mineurs récidivistes de 16 à 18 ans, créés en 2011, étaient une excellente initiative de Nicolas Sarkozy et le fait que les magistrats ne l'aient pas approuvée ne la rendait pas pour autant moins nécessaire. Sous les coups de boutoirs de psycho-pédiatres, une circulaire de 2013 a mis fin à cette institution. Pour ces éminents spécialistes de la psychologie de l'enfant (au passage on parle ici d'enfants de 15-16 ans mesurant 1,80 mètre tout en affichant 80 kilos et sachant fabriqué des cocktails Molotov), il faut dissocier la culpabilité et la sanction pénale.

Cette vison rose pâle de la délinquance des mineurs s'est propagée à notre ministre de l'Intérieur qui voient, dans les auteurs des évènements de Viry-Châtillon des "sauvageons" alors qu'ils se sont rendus coupables de tentatives de meurtre.

Que voulez-vous qu'il advienne d'une société où la police n'est plus respectée et ou la justice n'est plus crainte ?

jeudi 10 novembre 2016

La revanche des peuples : « l’international populisme ». Et si Le Pen était opposée à Mélenchon lors du second tour de l’élection présidentielle ?

Par Laurent SAILLY, directeur de la publication de Méchant Réac !

Après les régionales en 2015, « elles » avaient compris ! Et puis rien.
Après le « brexit », « elles » avaient compris ! Et puis rien.
Après les élections présidentielles en Autriche, « elles » avaient compris ! Et puis rien.
Après « Trump », « elles » ont compris ! Mais ne vous attendez à rien !
« Elles », ce sont les « élites politico-médiatiques », celles qui depuis quarante ans pensent pour vous et comme le veilleur de nuit du Moyen-Age répète à qui veut l’entendre : « Dormez, dormez braves gens. Tout va bien ! »
Mais les peuples veulent reprendre le contrôle de leurs vies. Les populismes de toutes sortes émergent depuis quelques années partout en Europe sous la forme de mouvements extrémistes (de gauche comme de droite). Trump est le symbole de ce populisme international.
En France, ce populisme à deux visages : Jean-Luc Mélenchon à l’extrême-gauche et Marine Le Pen à l’extrême-droite. L’abstention est une certaine forme de populisme. Les populistes se caractérisent par un rejet du système économique et du régime démocratique tel qu’il existe en Europe.
L’élection de Donald Trump donne des ailes à Marine Le Pen certes. Mais elle donne aussi de l’espoir à l’extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon qui comprend que rien n’est joué, qu’il peut exister une autre voix.
Cet « international populisme » peut bouleverser le second tour de l’élection présidentielle de 2017. Il est acquis pour tout le monde que le second tour verra s’opposer Marine Le Pen au vainqueur de la primaire de la droite et du centre. Pourtant, s’il semble que la présence du leader du Front National ne fait aucun doute, je suis plus sceptique quant au second. Je m’explique.
La gauche sera absente du second tour de la présidentielle de 2017. Mais on parle de la gauche dite « gouvernementale », de la « gauche des élites ». Si les électeurs traditionnels de cette gauche, déçu du hollandisme et du socialisme dans son ensemble se rassemblait, par réaction épidermique, sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon ? Celui qui est en tête des partis de gauche et, considéré comme le « troisième homme » du premier tour, pourrait bien réunir suffisamment de suffrages pour être présent au second tour.
Nous aurions alors une situation inédite où Marine Le Pen se verrait opposée à Jean-Luc Mélenchon.
Impossible ? Impossible comme le « brexit », impossible comme Trump à la Maison Blanche, impossible comme un premier ministre hongrois ou un président autrichien d’extrême-droite…

mercredi 9 novembre 2016

Les imprudences diplomatiques du Président Hollande

Par Laurent SAILLY, 

Après avoir détérioré les relations diplomatiques avec les Russes, le président de la République s'est montré peu diplomate à l'encontre du candidat républicain, évoquant ainsi une "menace" et des "excès". Maintenant élu, le président Trump risque de faire payer les imprudences verbales du chef de l'Etat à a France.

A l'occasion d'un entretien aux Echos, François Hollande estime que l'élection de Donald Trump "compliquerait les rapports entre l'Europe et les Etats-Unis". "Oui", l'entrée du milliardaire républicain à la Maison-Blanche serait "dangereuse". Avant d'attaquer le candidat sur le fond de sa pensée : "Ses slogans diffèrent peu de ceux de l'extrême droite en Europe et en France : peur de la déferlante migratoire, stigmatisation de l'islam, mise en cause de la démocratie représentative, dénonciation des élites, alors même que Donald Trump, par sa fortune, en est l'incarnation la plus évidente".

Début août, le président français déclare: "Les excès finissent par créer un sentiment de haut-le-cœur, aux Etats-Unis même (...)".

Mi-septembre, lors d'une visite à New York, François Hollande redoute une nouvelle fois un résultat que beaucoup considéraient alors comme improbable : "Ce n'est plus une hypothèse, ce n'est plus une éventualité, c'est une possibilité, c'est même pour certains une probabilité. (...) Aujourd'hui, on pense que ce n'est pas possible, quand on entend Donald Trump, les propos qu'il tient, la confusion qu'il fait de manière permanente entre l'immigration et le terrorisme, la manière avec laquelle il utilise l'islam, on se dit 'ce n'est pas possible qu'il soit élu aux Etats-Unis'".

Dans le regrettable livre "Un président ça ne devrait pas dire ça...", il commente sa vision de Donald Trump:  "Lui, ce qui l'anime, c'est la vulgarité. C'est un être, je trouve, dans tous les sens du terme, vulgaire. Comme pouvaient l'être des leaders populistes en Europe qui sont fondés sur la vulgarité. Le Pen, les deux Le Pen sont vulgaires. Le père encore davantage."

Le président français se montre désormais plus prudent dans ses déclarations. Ce matin, dans son discours de félicitations qu'il adressait à son futur homologue américain, il déclare: "Certaines positions de Donald Trump doivent être confrontées aux valeurs et aux intérêts que nous partageons avec les Etats-Unis. (…) L'amitié et notre histoire commune nous y aiderons". Et de préciser "ce qui est en jeu c'est la paix, c'est la lutte contre le terrorisme, c'est la situation au Moyen-Orient, ce sont les relations économiques et c'est la préservation de la planète".

Quelques jours avant son élections, Donald Trump répondait à un journaliste de RTL au sujet de François Hollande : ""Nous allons parler. Nous allons nous amuser. Tout va bien se passer". Déclaration d'intention ou

Plus que jamais, le conseil donné par André Rousselet, président socialiste de la Nouvelle-Aquitaine, le 29 octobre dernier est d'actualité: "Il devrait la fermer".

Démocratie !

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

Les médias m'exaspèrent. Alors que le scrutin n'était pas commencé, tout le monde annonçait la victoire de Hillary Clinton. A 7 heures du matin, aucun d'eux n'acceptait le résultat. Dans la situation inverse, depuis 3h du matin (heure française), on aurait déclaré l'élection officielle de la candidate démocrate. 

Les marchés m'exaspèrent. Les bourses dévissent, l'or s'envole. "On n'avait pas envisager ce scénario" déclare un trader. Le "brexit" non plus n'avait pas été envisagé. Que les marchés n'aient pas anticipé une épidémie ou une catastrophe naturelle, je pourrai comprendre. Mais dans les deux cas les scénarios sont binaires: OUI/NON, POUR/CONTRE, CLINTON/TRUMP !

Les hommes politiques m'exaspèrent. Tous voyaient Hillary Clinton comme le prochain chef de la planète économique. Tous, le président Hollande encore hier, ont appelé les électeurs américains à faire le bon choix !

En fait, ces trois constituantes de l'élite, voient leurs projets, leurs bénéfices, leurs intérêts contrariés par une variable tenue pour négligeable: le peuple. Car ces élites regardent la "Démocratie" pour la partie krátos, « pouvoir », ou encore kratein, « commander » et ont oublié la partie démos, "peuple" !
La démocratie c'est d'abord la souveraineté du peuple !

mardi 8 novembre 2016

Et si c'était Donald TRUMP ?

Par Laurent SAILLY, directeur de la publication de Méchant Réac !

Il est 17h04, ce mardi 8 novembre et je regarde Donald TRUMP voter.

Pour tous les médias que j'écoute en boucle depuis trois semaines, les jeux sont faits. Hillary CLINTON sera la première présidente des Etats-Unis.

Je reste sceptique. Les analyses faites depuis que l'on connaît les deux impétrants au bureau ovale reposent sur des algorithmes européens qui ignorent la mentalité américaine. 

Il est difficile pour un européen (et certainement plus pour un Français), de comprendre la mentalité d'une démocratie où le président ne rentre réellement en fonction qu'après avoir juré sur la Bible. La place de Dieu est fondamentale pour un américain (qui ne sont pas tous New-Yorkais).

Difficile de saisir une démocratie qui pratique encore la peine de mort et où le droit à l'auto-défense (qui juridiquement est bien plus étendu que notre droit à la légitime défense) est un droit essentiel.

Difficile de se mettre à la place d'un américain pour qui la réussite financière est une qualité et non une honte comme dans les pays catholiques de la vieille Europe.

L'image de TRUMP est catastrophique pour des yeux européens. Mais, pour un regard américain, elle n'est pas pire que celle d'Hillary. Les américains cherchent un cow-boy pour occuper la Maison Blanche. Un nouveau REAGAN qui n'hésitait pas à déclarer (pour rire) qu'il allait faire bombarder l'Union Soviétique.

Le programme de TRUMP n'est pas sans atout pour les électeurs américains: programme économique ultra-libéral (intégrant une forte baisse de la fiscalité), politique intérieure fortement sécuritaire et raciste, politique extérieure réorientée vers la défense unique des intérêts américains.

Le programme de CLINTON est la continuité de celui du président actuel. Or, l'image de Barack OBAMA est meilleure à l'étranger que dans son propre pays. Bien qu'élu deux fois (ce qui n'est pas un exploit - il faut s'appeler Jimmy CARTER pour ne pas y arriver), les citoyens américains n'ont jamais confié au président OBAMA la possibilité de mettre en place sa politique en lui refusant la majorité au Congrès.

Globalement, les américains ont été déçus par le niveau de la campagne électorale. Les comportements sexistes de TRUMP ont, à mon sens, eu un impact moins négatif  que "l'affaire des mails non sécurisés" de la candidate démocrate.

Alors les femmes et les latino-américains se mobiliseront ils en masse ? Quel sera le niveau d'abstention ? La Californie et la Floride, entre autres, pencheront dans quel camp ? Les clés sont en partie là.

La nuit va être longue et le matin risque de révéler un visage auquel on ne s'attend pas.

Le fichier TES : nouvel exemple d'ego ministériel !


© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®
Suivant l’adage selon lequel « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », l’actuelle majorité a repris à son compte une proposition de Nicolas Sarkozy de 2012, qu’ils avaient fait déclarer inconstitutionnelle à l’époque. L’un de ses plus fervents opposants n’était autre que Jean-Jacques Urvoas, désormais garde des Sceaux et porteur du décret. Il semblerait néanmoins que la secrétaire d’état au Numérique, Axelle Lemaire, ne connaisse pas cet adage.
De quoi s’agit-il ?
Le décret n° 2016-1460 du 30 octobre 2016, autorise le transfert de deux fichiers informatiques existants, au sein d’une base de données informatique commune. Ces fichiers sont, d’une part, le fichier national de gestion (FNG) regroupant les informations enregistrées lors de la création d’une carte nationale d’identité et, d’autre part, le système TES, son équivalent pour les passeports. L’objectif reconnu de ce nouveau fichier est la simplification administrative de l’Etat, mais il représente surtout un incroyable outil de lutte contre les usurpations d’identité et, par-là, de renforcer l’efficacité de la lutte contre la criminalité et en premier lieu de la lutte anti-terroriste.

Alors ?
Axelle Lemaire, comme c’est devenu l’habitude dans ce gouvernement, fait part de ses états d’âmes à la presse, considérant ne pas avoir été consultée. Or, une communication sur ce thème a été faite lors du Conseil des ministres du 16 décembre 2015. Peut-être que notre secrétaire d’état était-elle occupée à utiliser les technologies numériques de son téléphone (SMS, Tweeter, etc…). Plus surement, notre jeune secrétaire d’état est-elle vexée de ne pas avoir apposé sa signature en bas du texte du décret. En effet, à l’identique des jeunes pré-pubères qui font leurs crises d’adolescence, les jeunes ministres font souvent leurs crises d’ego.
Donc ?
Après la loi El Kohmery (dans sa version originale), la deuxième mesure pertinente du gouvernement Valls sera-t-elle vouée aux oubliettes ?

La CNIL, qui a été sollicitée pour avis consultatif, a émis, dans sa délibération du 29 septembre 2016, un certain nombre de réserves. De son côté, le Conseil national du numérique (CNNum) a publié, le 7 novembre 2016, un communiqué dans lequel il déplore l’absence de concertation dont a fait l’objet le décret du 30 octobre 2016. Le Conseil d’Etat a quant à lui validé le nouveau fichier.

Ce dernier couac gouvernemental en date aura eu au moins deux mérites : d’une part de nous rappeler qu’il existait un secrétariat d’état au Numérique (ça m’avait échappé), et d’autre part de faire la connaissance d’Axelle Lemaire (restée dans l’ombre depuis 2012 et qui aurait mieux fait d’y resté).

lundi 7 novembre 2016

Que reste-t-il du rêve américain ?

http://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/usa/presidentielle/

Par Laurent SAILLY, directeur de la publication de Méchant Réac !
L'Amérique ne m'a jamais fait réver. J'ai adoré New York, Starsky et Hutch, Madonna... et c'est à peu près tout. Que reste-t-il du rêve américain de la génération de mes parents ?
Bien sûr, nous leurs devons Eisenhower mais ils oublient souvent que nous sommes la patrie de Lafayette.

Je suis plus "American Go Home" que "Si les Ricains n'étaient pas là". Et je préfère le "jambon beurre" au "big mac" même si je ne crache pas dessus.
Quelle Amérique le prochain président nous prépare-t-il ? Bien sûr Clinton vaut mieux que Trump, mais entre la peste et le choléra le choix est vite fait. Dans un précédent article j'ai critiqué la politique désastreuse des huit années du président Obama. En grande partie, cette politique est l'oeuvre d'Hillary Clinton, chef de la diplomatie américaine lors du premier mandat de l'actuel président.

Elue présidente des Etats-Unis, quel rapport entretiendra-t-elle avec le vieux continent ?
Les relents de guerre froide avec la Russie de Vladimir Poutine ne devrait pas s'améliorer avec Hillary Clinton. Avec Trump ça n'aurait certainement pas été mieux, il faut le reconnaître. Et c'est bien le problème. Pour l'Europe, le choix se limite entre un milliardaire obsédé sexuel qui croit que la vie est une télé réalité, ou une ex-first lady qui a une revanche à prendre sur son infidèle de mari et qui n'est pas pour rien dans l'apparition de Daesh !

Le rêve américain semble bien loin. La peine de mort existe dans beaucoup d'états, et les noirs américains sont la cible préférée des policiers. Les latinos, majoritaires dans un pays où la langue espagnole est presque plus courante que l'anglais, sont exclus des postes à responsabilités. Je passe les actes de racisme anti-chinois ou anti-musulmans etc... dans un pays qui continue de faire prêter serment sur la Bible à tout nouveau président. Car le communautarisme amériain, qu'une partie de l'élite d'ici cite en exemple pour solutionner la crise identitaire que traverse la France, est un leurre qui ne garantit ni les libertés individuelles ni le respect de la laïcité, et n'est pas une garantie de l'évolution sociale. L'assimilation à la française me parait toujours la meilleure solution.

Alors, que reste-t-il du rêve américain ? Rien. Je nous souhaite qu'il ne se transforme pas en cauchemard.



samedi 5 novembre 2016

Budget Police : le foutage de gueule du gouvernement !

Par Laurent SAILLY, directeur de la publication de Méchant Réac !

Le week-end dernier nous changions d'heure. J'en profite pour remettre à l'heure les pendules budgétaires du gouvernement.

Oui, il est vrai que Nicolas Sarkozy a diminué les effectifs de la Police Nationale. En 2007, la police nationale comptait 149.965 postes pourvus, équivalents à des temps pleins. Cinq ans plus tard, il n'en restait que 143.872, soit une baisse effective de 6 093 postes (voir le rapport parlementaire). Mais, d'abord la situation budgétaire l'exigeait. Ensuite, le risque terroriste n'existait pas en France à l'époque. Enfin, cette mesure s'accompagnait d'un redéploiement sur le terrain des effectifs.

Non, les effectifs de la Police Nationale n'ont pas augmenté depuis l'arrivée de Manuel Valls au ministère de l'Intérieur en 2012. Il faut deux ans pour former un gardien de la paix. Considérant les risques terroristes existants depuis 2012, des renforts importants auraient pu arriver dès 2014. On peut d'ailleurs se poser la question suivante : si les forces de l'ordre avaient été plus nombreuses dès 2014, les attentats de 2015 auraient-ils eu lieu ?

Oui, Manuel Valls a bien baissé les budgets de la Police et de la Gendarmerie. Méchant Réac a retrouvé un décret datant du 20 novembre 2015 (soit une semaine après l'attentat du Bataclan) par lequel le premier ministre annule des crédits destinés à la Police Nationale et à la Gendarmerie pour un montant de 850 millions d'euros [Décret n° 2015-1514 du 20 novembre 2015 portant transfert de crédits]. Ces crédits sont transférés au budget de la Direction de l'action du Gouvernement (direction qui sert notamment à la "propagande gouvernementale" !). Le budget exceptionnel annoncé par le gouvernement est un leurre: il s'agit uniquement de la restitution d'une petite partie du budget confisqué l'année dernière.

Alors arrêtons de se foutre de la gueule des policiers et des Français !

Il est urgent de revaloriser le métier de gardien de la paix et des gendarmes :
  • par le paiement des heures supplémentaires;
  • par l'augmentation immédiate de 3% des rémunérations policiers jusqu'au grade de Major ;
  • par l'attribution d'une prime brute exceptionnelle de 800 euros exonérée de l'Impôt sur le revenu jusqu'au grades de Major;
  • par le redéploiement des effectifs de police (externalisation des tâches);
  • par l'amélioration des conditions de travail (matériels) et la mise en place d'un accompagnement psychologique lors de missions particulièrement difficiles;
  • par l'aggravation de la peine encourue en cas d'actes commis à l'encontre des forces de l'ordre;
  • par une formation continue relative aux conditions juridiques de la légitime défense.

Le "mort-vivant" de l'Elysée


Par Laurent SAILLY, directeur de la publication de Méchant Réac !

François Hollande est un mort-vivant, dit le New York Times, le journal lu par la classe dirigeante mondiale. « Je suis le spectre de l’Élysée », s’est lui-même défini Hollande devant les deux journalistes du Monde, en leur faisant visiter le palais. Palais qui se vide peu à peu avant la débâcle annoncée.

Alors, au travers de petites phrases prononcées à l'occasion de multiples discours, il fait son éloge.

Morceaux choisis :
  • Le 28 avril, métaphore footballistique : « Ça, c’était un ballon tout mou. Parfois, les mous peuvent atteindre à la perfection, la subtilité, l’élégance, la surprise. »
  • Le 7 juillet (obsèques de Michel Rocard) : la politique consiste « plutôt à arroser très longtemps qu’à intervenir brutalement »
  • Le 26 octobre (centenaire de la naissance de François Mitterrand) : il se voyait comme lui, « attaqué parce qu’il était la gauche, celle qui prétendait arriver au pouvoir et à y rester. »
"Y rester" le président mort-vivant est obsédé par le temps. Au lendemain du week-end de la Toussaint et de la "fête des morts", il profite à nouveau de trois discours prononcés en Normandie pour parler de lui:
  • « Vous n’auriez pas été capable de faire cet investissement lourd si vous n’aviez pas eu la durée, dix ans », a-t-il lancé devant les professionnels du secteur laitier, qui n’avaient rien demandé. « Donc, nous devons nous inscrire dans le temps long et faire en sorte que les choix que nous faisons puissent se concrétiser en résultats », a-t-il ajouté.
  • devant les chercheurs du Grand Accélérateur national d’ions lourds de Caen : « C’est toujours à dix ans que nous devons réfléchir », répète-t-il.
Les états d'âmes d'un Président normal n'avaient pas à transpirer des murs du "Château". Mais il est vrai que François Hollande a bien du mal à garder les secrets, qu'ils soient d'amour ou de défense.
Toujours est-il que le temps pour les Français aura été bien long sous le quinquennat de François Hollande.


jeudi 3 novembre 2016

Pendant que la France sombre, Saint Crétin et les autres jouent à "je te tiens par la barbichette"

Par Laurent SAILLY, directeur de la publication de Méchant Réac !

A gauche on attend la décision de Saint Crétin. Si Saint Crétin n'est pas candidat, Valls le sera surement. Macron le sera peut-être. Ils attendent. Montebourg, Hamon, Filoche sont candidats mais attendent aussi Saint Crétin pour définir leur stratégie. S'il est candidat, Saint Crétin participera-t-il à la Primaire de la Gauche ?

Aux extrêmes, Jean-Luc Mélenchon attend Saint Crétin au tournant. Marine Le Pen, de son côté, attend le dernier moment pour annoncer son programme économique. 

A droite également on attend la décision de Saint Crétin. Alors les seconds couteaux attendent. François Baroin attend de devenir premier ministre dans le cas où Nicolas Sarkozy est élu président de la République. Valérie Pécresse ("qui ne demande rien") attend tout de même la victoire de son champion. Jean-Christophe Lagarde et François Bayrou attendent de connaître le candidat qui sortira de la Primaire. En fonction, ils seront peut-être candidats. 

Cela fait cinq ans que les Français attendent des mesures pour l'économie, pour l'emploi, pour la sécurité. Depuis deux ans ils ne se passent plus rien: le premier semestre 2015 a été ensanglanté par les actions terroristes, le deuxième semestre 2015 a été pollué par le débat sur la déchéance de la nationalité, l'hiver 2015/2016 a été celui de l'utilité de l'état d'urgence, le premier semestre 2016 a été celui de la loi El Khomry, l'été 2016 celui du burkini et la rentrée 2016 occupée par la pré-campagne électorale. Bref, les politiques français jouent à "je te tiens par la barbichette", mais ce ne sera pas la France qui rira la première.

mercredi 2 novembre 2016

Les bons choix de Valérie (ou Valérie au pays des girouettes)


© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

Valérie soutiendra donc Alain. 
Forte de son expérience gouvernementale et de ses 1,5 millions de voix des élections régionales en 2015, c’est pour les juppéistes une prise de guerre d’importance. « Alain Juppé sera un président fort qui saura réformer et restaurer l'autorité de l'Etat », déclare-t-elle. Valérie assure aussi qu'elle n'est « candidate à rien, ne demande rien » - Jean-Pierre Raffarin, proche d'Alain Juppé, estime qu'elle a « la dimension » pour Matignon.
Valérie a toujours fait le bon choix. Chiraquienne en 1995, elle vote pour le futur vainqueur des élections présidentielles contre Balladur soutenu par un certain Nicolas Sarkozy.
Après la dissolution de l'Assemblée nationale et les législatives de 1997, elle rejoint l’équipe de Jacques Chirac alors qu’elle a été sollicitée par l’équipe de Lionel Jospin. Alain Juppé déclare alors à son propos : « Elle a vocation à entrer dans un gouvernement ».
En
En 2007, elle rejoint le camp des sarkozistes où elle devient ministre dans les gouvernement Fillon.
Lors de l’élection du président de l’UMP en 2012, Valérie soutient François (qui lui avait apporté des ministères) contre Jean-François qui ne lui avait offert que la région Ile-de-France. Suite au fiasco qui suivit l’annonce des résultats, de nouvelles élections ont lieu en 2014. L'ancienne ministre, affirme au Journal du dimanche(JDD), dans son édition du 5 octobre 2014, qu'elle votera pour l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. « C'est lui qui est le plus à même de rassembler le parti et de lui donner l'élan nécessaire dans les mois qui viennent », explique la chef de file de l'opposition à la Région Ile-de-France.
Elle refuse toutefois de se prononcer sur la présidentielle, préférant garder « (son) autonomie et (sa) liberté de choix pour 2017 », disant vouloir « continuer à travailler avec François Fillon » rival déclaré de M. Sarkozy pour ce scrutin. Selon elle, l'ancien premier ministre est « celui qui fait le travail le plus audacieux et le plus méthodique sur les réformes à accomplir : compétitivité, éducation, fiscalité ».
Alors Valérie a-t-elle fait le bon choix ? Quoiqu’il en soit, Valérie saura, comme toute bonne girouette, se mettre dans le sens du vent !

N'oublions pas.