mercredi 9 novembre 2016

Les imprudences diplomatiques du Président Hollande

Par Laurent SAILLY, d
irecteur de la publication de Méchant Réac !
Après avoir détérioré les relations diplomatiques avec les Russes, le président de la République s'est montré peu diplomate à l'encontre du candidat républicain, évoquant ainsi une "menace" et des "excès". Maintenant élu, le président Trump risque de faire payer les imprudences verbales du chef de l'Etat à a France.

A l'occasion d'un entretien aux Echos, François Hollande estime que l'élection de Donald Trump "compliquerait les rapports entre l'Europe et les Etats-Unis". "Oui", l'entrée du milliardaire républicain à la Maison-Blanche serait "dangereuse". Avant d'attaquer le candidat sur le fond de sa pensée : "Ses slogans diffèrent peu de ceux de l'extrême droite en Europe et en France : peur de la déferlante migratoire, stigmatisation de l'islam, mise en cause de la démocratie représentative, dénonciation des élites, alors même que Donald Trump, par sa fortune, en est l'incarnation la plus évidente".

Début août, le président français déclare: "Les excès finissent par créer un sentiment de haut-le-cœur, aux Etats-Unis même (...)".

Mi-septembre, lors d'une visite à New York, François Hollande redoute une nouvelle fois un résultat que beaucoup considéraient alors comme improbable : "Ce n'est plus une hypothèse, ce n'est plus une éventualité, c'est une possibilité, c'est même pour certains une probabilité. (...) Aujourd'hui, on pense que ce n'est pas possible, quand on entend Donald Trump, les propos qu'il tient, la confusion qu'il fait de manière permanente entre l'immigration et le terrorisme, la manière avec laquelle il utilise l'islam, on se dit 'ce n'est pas possible qu'il soit élu aux Etats-Unis'".

Dans le regrettable livre "Un président ça ne devrait pas dire ça...", il commente sa vision de Donald Trump:  "Lui, ce qui l'anime, c'est la vulgarité. C'est un être, je trouve, dans tous les sens du terme, vulgaire. Comme pouvaient l'être des leaders populistes en Europe qui sont fondés sur la vulgarité. Le Pen, les deux Le Pen sont vulgaires. Le père encore davantage."

Le président français se montre désormais plus prudent dans ses déclarations. Ce matin, dans son discours de félicitations qu'il adressait à son futur homologue américain, il déclare: "Certaines positions de Donald Trump doivent être confrontées aux valeurs et aux intérêts que nous partageons avec les Etats-Unis. (…) L'amitié et notre histoire commune nous y aiderons". Et de préciser "ce qui est en jeu c'est la paix, c'est la lutte contre le terrorisme, c'est la situation au Moyen-Orient, ce sont les relations économiques et c'est la préservation de la planète".

Quelques jours avant son élections, Donald Trump répondait à un journaliste de RTL au sujet de François Hollande : ""Nous allons parler. Nous allons nous amuser. Tout va bien se passer". Déclaration d'intention ou

Plus que jamais, le conseil donné par André Rousselet, président socialiste de la Nouvelle-Aquitaine, le 29 octobre dernier est d'actualité: "Il devrait la fermer".

N'oublions pas.