Non, les sinistrés de l'assaut à Saint-Denis ne sont pas des victimes du terrorisme



Par Laurent Sailly, directeur de la publication

On rêve. Des habitants de l'immeuble de Saint-Denis dans lequel s'étaient réfugiés des terroristes du 13 novembre, et qui a été pris d'assaut le 18 novembre 2015, forment désormais un collectif dans le but d'être reconnus victimes du terrorisme. Les membres du Collectif du 18-Novembre Saint-Denis, créé mercredi 16 novembre par des sinistrés de l'assaut du Raid, s'estiment "maltraités par la mairie, ignorés par les banques-assurances et abandonnés par l'Etat".

Quatre-vingt huit personnes ont été évacuées (48 ménages) de cet immeuble qui, au passage est plus proche du squat occupé illégalement que de logements d'habitation. En effet, la grande majorité des occupants n'était pas (et pour beaucoup toujours pas) suffisamment solvable pour faire ne serait-ce que la demande d'un logement social. 

Dans cet immeuble, on trouve 21 clandestins qui n'avait rien à faire sur le territoire français. La France a bien naturellement pris en charge ces personnes, comme les autres occupants,  et prodigués les soins nécessaires. Mais bonne mère, la République a, en plus, régularisé la situation de ces clandestins qui auraient du être expulsé, une fois rétablie !

Utiliser cette action de police pour obtenir des droits et avantages qu'ils n'étaient pas en droit d'obtenir est clairement constitutif d'un abus. En rien, ces personnes sont des victimes du terrorisme, même collatérales, même indirectes. Il faut arrêter de victimiser l'ensemble de la population. Par exemple, le midi du jour de la fusillade des terrasses je déjeunais au "Petit Cambodge", n'ai-je pas subi un préjudice collatéral ?

Pour revenir dans notre cas d'espèce, les 88 personnes concernées sont victimes non pas du terrorisme mais d'une action de police. En cela elles seront indemnisées par la République à hauteur du préjudice.




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