mercredi 31 mai 2017

Mortelle dérive

Maxime TANDONNET
https://drive.google.com/file/d/0BxKUdSkEKFR2U3pPc2JwY0EwMDA/view?usp=sharing
Il me semble que le régime politique français roule à l’abîme depuis longtemps et que son effondrement, par delà les néons aveuglant de la béatitude actuelle, ne fait que s’accélérer. La France a connu le désastre du « régime d’assemblée » en certaines périodes de la IIIe et de la IVe République. Contrairement à une caricature courante, la IIIe n’a pas toujours été un régime d’assemblée et elle a connu de grands moments de gouvernement parlementaire efficace (Pierre Waldeck Rousseau par exemple ou Clemenceau bien sûr). Le régime d’assemblée, quand il a sévi, produisait une vertigineuse instabilité politique. Le pouvoir était confisqué par une caste de parlementaires, professionnalisée, qui songeait avant tout à se perpétuer. La Ve République en 1958 fut bâtie contre cet excès. Le Parlement en est sorti affaibli. Pourtant, même s’il est impossible de raconter toute l’histoire, il existait vraiment jusqu’au tournant des années 2000, exerçait un rôle d’initiative, de débat et de contrôle de l’exécutif, surtout en certaines périodes difficiles.
En ce moment, surtout depuis l’instauration du quinquennat, le Parlement est en train de disparaître étouffé. 









Mme Cécile DUFLOT a déposé une proposition de loi afin d'obliger la France à indemniser les descendants d'esclaves !



Par Laurent SAILLY, Méchant Réac ! (www.mechantreac.fr - le blog)


L'Assemblée nationale fonctionne au ralenti, mais on n'est jamais à la merci d'une surprise. 

Et la surprise vient de Mme Cécile DUFLOT qui,  le 10 mai dernier a fait enregistrer une proposition de loi "tendant à la réparation des préjudices résultant de la traite et de l’esclavage colonial".

L'ancienne ministre demande la mis en place, d'une part d'un comité de personnalités qualifiées chargées de déterminer le préjudice subi et d’examiner les conditions de réparation due au titre de la traite et de l’esclavage colonial et, d'autre part, la restitution à Haïti de la rançon payée à la France à partir de 1825

L'argumentation de la députée parisienne repose sur l'argument suivant: la loi dite "Taubira", adoptée en 2001, a reconnu que la traite négrière et l’esclavage étaient (à juste titre) des crimes contre l’humanité, mais faisait l'impasse sur les réparations. Or, selon l'auteur de la proposition  :
"Réparer les préjudices dus au titre des crimes reconnus en 2001, de l’esclavage et de la traite négrière, c’est remettre la justice au service des victimes, lorsqu’elle a été auparavant mise au service des bourreaux."

Or, lors de l'abolition de l'esclavagisme en 1848 par le célèbre décret de Victor Schoeler (que Mme DUFLOT date de 1948 dans l'exposée des motifs), seules l'indemnisation des colons était prévue afin  de les dédommager du préjudice que leur causait la fin du système esclavagiste :
"Ainsi en France et dans ses anciennes colonies, les réparations ont été faites en faveur des maîtres et non des esclaves, et dans le cas d’Haïti les maîtres ont été indemnisés directement par leurs anciens esclaves. "

L'ancienne ministre de François Hollande fait du reste de son argumentaire un Panthéon des grandes voix qui se sont élevés pour l'indemnisation des esclaves où l'on croise aussi bien Cyril Charles Auguste Bissette, Félix Milliroux, Abraham Lincoln, Martin Luther King, Malcom X.

L'auteure de la proposition de loi mélange et confond tout: l'histoire des colonies françaises et la conquête de l'ouest américain, la guerre de Sécession et la guerre du Koweït, les réparations aux survivants de la Shoa et les dommages de guerre exigées 1919 par la France envers l'Allemagne, mettant sur un même pied d'égalité des évènements survenus aux XVIIIème et XIXème siècles comme ceux du XXème sans la regard de l'histoire des Droits de l'Homme.

Il s'agit là d'une démarche purement corporatiste qui n'aura pour effet que d'accentuer la fracture nationale en jetant d l'huile sur le feu en Métropole, mais surtout dans les outre-mers qui n'ont pas besoin de ça. En répondant favorablement à ce genre de revendications, nous enclenchons un processus incontrôlable : les descendants des travailleurs immigrés italiens ou espagnoles du début du XXème siècle,  mais aussi les descendants des ouvriers agricoles (dont je fais parti) sont-ils en droit de réclamer réparation  ? Les descendants des Chouans ne peuvent-ils pas exiger réparation de la République ? Les descendants des Cathares n'ont-ils pas droit à réparation ? Etc...

Et quels critères retenir ? La plupart des descendants de esclaves sont nés de métissage.

Puis-je être coupable d'un crime commis par mes aïeuls ? Je réponds par la négative. Les dommages de guerre auxquels Mme DUFLOT associe les dédommagements des esclaves, sont du par la génération à l'origine du conflit. Si non la France serait en droit de réclamer des dommages à l'Angleterre pour la Guerre de Cent Ans. On voit bien la limite du raisonnement.

Certes, la réparation participe à la justice, mais la priorité de la justice c'est d'assurer la paix. La reconnaissance comme crimes contre l'humanité de l'esclavagisme était fondamental pour assurer le devoir de mémoire.
Dans un monde où les Droits de l'Homme sont bafoués chaque jour, je pense qu'il y a d'autres combats.


N° 4641
_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 10 mai 2017.

PROPOSITION DE LOI

tendant à la réparation des préjudices résultant de la traite et de l’esclavage colonial,

présentée par Mme Cécile DUFLOT, députée.

Article 1er

Il est institué un comité de personnalités qualifiées chargées de déterminer le préjudice subi et d’examiner les conditions de réparation due au titre des crimes contre l’humanité que sont la traite négrière et l’esclavage. Les compétences et les missions de ce comité seront fixées par décret en Conseil d’État.

Article 2

Il est institué un comité de personnalités qualifiées chargées d’évaluer les sommes dues par l’État français à Haïti au titre de la rançon de quatre-vingt-dix millions de francs or payée en 1825 par Haïti à la demande de la France et d’étudier les modalités possibles de restitution par l’État français de ces sommes à Haïti.

Législatives 2017 : les députés les plus absents entre 2012 et 2017

©Laurent SAILLY, pour Méchant Réac ! ®
La législature élue entre 2012 et 2017 a compter 47 mois d'activités, ce qui laisse tout de même en moyenne 2 mois de congés par an. Cependant, certains de nos représentants, n'ont pas brillés par leur présence effective*.

Ainsi, les députés les moins assidus aux séances et aux commissions parlementaires sont :

- M. Eric Jalton a été présent 6 semaines en tout et a participé à 5 réunions de commissions. Il n'a pas été vu dans l'hémicycle depuis le 15 novembre 2012 et en commission depuis le 19 mars 2013.

- M. Bernard Brochand a été présent 21 semaines et participé à 22 réunions
- M. Philippe Briand présent 34 semaines et a participé à 6 réunions
- M. Bruno Nestor Azerot présent 38 semaines et a participé à 35 réunions
- M. Jonas Tahuaitu présent 38 semaines et a participé à 63 réunions
- M. Franck Marlin présent 40 semaines et a participé à 39 réunions
- M. Alfred Marie-Jeanne présent 46 semaines et a participé à 29 réunions
- M. Jean-Paul Tuaiva présent 46 semaines et a participé à 33 réunions
- M. Thierry Robert présent 46 semaines et a participé à 43 réunions
- Mme Sonia Lagarde présent 49 semaines et a participé à 33 réunions

Pour comparaison, le plus présent des députés compte 186 semaines d'activité (M. Eric Straumann) et 629 réunions en commissions (M. Lionel Tardy).

*N'ont été pris en compte que les députés présents sur les 47 semaines de la législature.

mardi 30 mai 2017

L’abêtissement volontaire

Maxime TANDONNET

C’est hier par le plus grand des hasards, en attendant mon passage à la matinale de France Culture, que je suis tombé sur une brochure de l’institut Diderot concernant la crise de l’enseignement. L’auteur y dénonce « une spirale autodestructrice de l’école française » qui remonte au milieu des années 1970 et qui n’a jamais cessé, un effondrement du niveau de maîtrise de le la langue maternelle et de la compréhension dans toutes les disciplines. L’objectif d’atteindre les 80% d’une classe d’âge au niveau du bac,  assorti de « consignes toujours plus explicites de bienveillance dans l’évaluation » a entraîné l’écroulement des apprentissages fondamentaux. Mais ce texte accuse implicitement les dirigeants successifs du pays d’avoir sacrifié l’intelligence collective notamment en saccageant l’enseignement du français. « Entre 1976 et 2004, le nombre moyen d’heures de français sur le total des années menant du cours préparatoire à la classe de 3e aurait baissé de 700 heures ».  Or la connaissance et la maîtrise de la langue maternelle et des œuvres des grands écrivains et penseurs est le socle de l’intelligence collective. Savoir lire, comprendre un texte et construire une phrase intelligible est le fondement de l’esprit critique permettant d’aborder les autres disciplines. Tout se passe comme si depuis près de quatre décennies, la France subissait une entreprise de crétinisation de masse, consciente ou inconsciente: abattre l’esprit critique pour soumettre le pays à toutes les influences, l’asservir aux modes idéologiques. Elle explique la médiocrité ambiante et sans doute la débâcle politicienne de la France d’aujourd’hui, l’émergence d’un pays déboussolé, sans repère, livré à la béatitude, aux idolâtries et balloté au jour le jour par tous les courants d’air, mêmes les plus contradictoires.

A quoi ressemblera votre prochain député ?



dimanche 28 mai 2017

Electeurs de la 10ème souscription des Hauts-de-Seine : soutenez Bertrand SOUBELET


http://www.soubelet2017.fr/



I/ Agir en politique différemment


II/ mes objectifs au niveau national

Dans le cadre de mon engagement parlementaire, voilà les grandes lignes de l’action que je défendrai à l’Assemblée nationale, si vous m’accordez votre confiance.


Mes priorités institutionnelles :
  1. Réduction du nombre de députés de 577 à 400 et limitation à deux mandats ;
  2. Création d’une charte éthique pour les élus ;
  3. Reconnaissance du vote blanc en tant que suffrage comptabilisé avec caractère invalidant de l’élection ;
  4. Refondation du Conseil économique social et environnemental et transmission de ses attributions au Sénat (par fusion).
Mes priorités parlementaires :

1. La Justice et la sécurité
Je prends l’engagement de soutenir les prochaines lois avec 5 axes majeurs

2. L’éducation et la citoyenneté
Je prends les engagements :


4. Economie
Je prends l’engagement de soutenir les projets qui remettront en perspective le système fiscal, en particulier l’impôt sur le revenu et la fiscalité des entreprises.


III/ mes objectifs au niveau de la circonscription

Je prends l’engagement de soutenir les prochaines lois ayant comme axes majeurs :

  1. L’amélioration de l‘environnement : (qualité de l’air, qualité de la vie)
    Il s’agit d’une préoccupation immédiate et d’un devoir vis-à-vis du futur. Agir sur l’environnement c’est d‘abord agir sur la santé. De plus, nous sommes responsables de la terre que nous laisserons aux enfants de nos enfants.
  2. Le projet de fusion Issy-les-Moulineaux-Boulogne-Billancourt
    Ce projet de création de la douzième ville de France peut avoir du sens. Tout en étant conscient de la complexité du dossier et respectueux du travail déjà accompli, je souhaite intervenir dans ce dossier avec la volonté de remédier à des faiblesses substantielles qui sont l’oubli de Vanves et l’absence d’engagement ferme de l’État sur le maintien des Dotations Globales de Fonctionnement cumulées.
  3. Le projet du grand Paris Là encore, je souhaite réexaminer ce dossier de manière objective en dépassant les rivalités politiques. Ce projet de création d’une grande métropole mondiale et européenne du XXIᵉ siècle est ambitieux. Il ne pourra être réalisé qu’à la condition de supprimer concomitamment un niveau administratif. »

vendredi 26 mai 2017

Moïse avait le Décalogue, Edouard Philippe un Catalogue ou les « dix commandements » du gouvernement.

Le Décalogue (Ex 34:28 ; Dt 4:13 – traduit dans le Christianisme par « les dix Commandements ») a, selon la tradition biblique était transmis aux Hommes par Dieu via Moïse.
M. Edouard Philippe, nous transmet lui son Catalogue de bonne conduite des ministres via une circulaire paru dans le Journal Officiel de Jeudi 25 mai 2017 (soit le « jeudi de l’Ascension », ça ne s’invente pas).
I. Cette circulaire relative à la méthode de travail, se propose dans son préambule que « le Gouvernement doit renouer avec les Français l'indispensable confiance sans laquelle il n'est pas d'administration efficace. L'organisation de l'action gouvernementale doit ainsi répondre à une triple exigence d'exemplarité, de collégialité et d'efficacité ».
1.       Les ministres doivent agir avec exemplarité, c’est-à-dire intégrité, dignité et probité, afin d’assurer la plus grande transparence possible.
 « L'exemplarité est le fondement de la confiance accordée par les Françaises et les Français au Gouvernement. Chacun de ses membres doit traduire cette exigence dans son comportement, que ce soit dans l'exercice de ses fonctions ou en dehors de ses engagements publics. L'intégrité, la dignité et la probité sont au cœur de l'action publique. » Le premier ministre rappelle qu’il faut satisfaire aux obligations de la loi du 11 octobre 2013 modifiée relative à la transparence de la vie publique : loi qu’il a combattue et qu’il applique, dans son cas personnel avec la plus grande des mauvaises fois. Il demande également à son équipe gouvernementale l’adoption d’« un comportement modeste et respectueux de chacun ».
2.       L’organisation gouvernementale repose sur la collégialité et la solidarité et agit en toute impartialité et en concertation avec ses collègues.
« L'action gouvernementale est une action collective fondée sur une claire répartition des responsabilités. (…) La discrétion est le nécessaire complément de la collégialité et de la solidarité. » En bref, ce qui se passe au Conseil des ministres reste au Conseil des ministres. Responsable, le ministre « doit veiller à la bonne information de ses collègues » et faire reposer son action sur une 
« (…) pour être pleinement efficace la méthode de travail gouvernementale s'appuiera également sur une nouvelle gouvernance (…) ». Ainsi les ministres doivent-ils agir en toute responsabilité, assumer leurs décisions, et ne recourir à l’arbitrage du chef du gouvernement qu’en cas de blocage. 
S’il est vrai que cela va toujours mieux en le disant, il est regrettable d’être dans une situation de probité politique où de telles instructions sont nécessaires aux plus hauts représentants de l’Etat.
II. Les adorateurs du Dieu unique Macron verront là une innovation. Pour un historien des religions comparées, on y verra qu’une reprise et modernisation de rites anciens. 
En effet, le président François Hollande et le premier ministre Jean-Marc Ayrault avaient demandé à leurs ministres de s’engager sur une « Charte de déontologie du gouvernement » (12 mai 2012). Cette charte dictait quelques principes simples qui [devaient] guider le comportement des membres du gouvernement. » Celle-ci était composée de 5 points :
-          Solidarité et Collégialité
-          Concertation et Transparence
-          Impartialité
-          Disponibilité
-          Intégrité et Exemplarité
Cela ne vous rappelle rien…
La notion de « disponibilité » qui consiste, selon la charte de 2012 à demander aux « membres du gouvernement consacrent tout leur temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu’ils peuvent détenir. » A croire que notre premier ministre est plus enclin à fournir un effort sur la transparence de son patrimoine qu’à « lâcher » ses mandats. Il ne faut oublier que l’actuel Maire du Havre, Député de la Seine-et-Marne, Président de… etc… (voir mon article) était également contre la loi sur le non-cumul des mandats.
Ne soyons pas médisants et considérons que le président de la République a suffisamment été claire sur le sujet. 
III. Quel sera l’effet du texte…
Difficile de connaître la portée d’un texte qui ne définit pas réellement de sanctions contre un éventuel contrevenant, ni la procédure applicable, ni les recours juridiques. 
D’abord, la question de fond qui reste posée est celle de la responsabilité du ministre. D’importants progrès ont été réalisés ces dernières années en matière de droit constitutionnel. Mais il faut aller plus loin. C’est ce que je propose dans ma proposition de loi constitutionnel (en lien). 
Ensuite, les précédents textes n’ont pas permis d’éviter les scandales politiques de ces dernières années.
Enfin, rien n’est prévu quant au comportement du président de la République.

mercredi 24 mai 2017

Le féminisme islamo-compatible de Mme Marlène Schiappa ou la bêtise faite ministre


©Laurent SAILLY, pour Méchant Réac ! ®


Alors que l’actualité nous rappelle dramatiquement que le risque terroriste n’a jamais cessé d’exister et que l’état d’urgence esttoujours en vigueur, la position du président Macron et de son mouvement « La République en marche ! » concernant l’islamisme radical n’est toujours pas connue.
La jeune secrétaire d’état aux droits des femmes nous donne un aperçu qui, je l’espère, ne sera pas confirmé, par le président de la République. Au passage, Mme Marlène Schiappa montre comme une bonne idée (la parité) devient une aberration lorsqu’elle est appliquée avec bêtise.
La dictature paritaire
La parité homme/femme est le seul cas (je m’en suis expliqué dans la proposition de loi constitutionnelle que j’ai rédigé dernièrement) où la politique des quotas est justifiée, efficace et réaliste.
Si le président Macron avait plein la bouche de l’application du principe de parité dans son gouvernement, il faut bien dire que la déception était à l’arrivée. Certes, il y a autant d’hommes que de femmes dans le gouvernement, mais d’une part le premier ministre et les trois principaux membres de celui-ci sont des hommes et, d’autre part l’équipe présidentielle est quasi-exclusivement composée d’hommes.
Mme Marlène Schiappa veut également composer son équipe à parité. Tout à fait d’accord, jusqu’à la nomination de son chef de cabinet, qui semble poser des difficultés. Ayant réuni deux hommes et deux femmes, il lui reste à trouver son directeur de cabinet, poste politique le plus important d’un ministère (après le titulaire du portefeuille). Or, elle veut absolument une femme à ce poste (au passage cette qualité dans une offre d’emploi est illégale – mais il est vrai que l’on attend une réforme du Code du travail). Aucune des candidates pressenties ne paraît répondre aux exigences de la fondatrice du réseau « Maman travaille ».
En avant-garde des réseaux sociaux, la jeune ministre s’explique dans un twitte : « J’ai recruté deux femmes et deux hommes à mon cabinet. J’ai besoin d’une femme directrice de cabinet or je n’ai que des candidats. Toutes les femmes identifiées ont réfusé : conciliation vie pro/vie familiale. Si vous connaissez une excellente directrice de cabinet disponible ? ». La méthode ne me choque pas (même si l’orgueil des énarques à qui échoient habituellement ce genre de poste en prend un coup), je suis perplexe quant à l’application du principe paritaire. L’égalité homme/femme protège les femmes du sexisme masculin qui, a compétence égal (voir inférieur), porte le choix sur le candidat « homme ». Mais son application ne doit pas inverser la ségrégation.
Le féminisme islamo-compatible
Le principe de l’égalité homme/femme est simple : une femme a les mêmes droits qu’un homme.
Comme notre premier ministre, la benjamine du gouvernement de M. Edouard Philippe, c’est risqué à la littérature (cf. mon article dans ce blog). Dans un livre ititulé « Osez l’amour des rondes », un opus de la collection « Osez » des éditions La Musardine, qui rassemble des petits guides ludiques consacrés à toutes les pratiques sexuelles, on peut lire que « la fellation est la spécialité des rondes ». Certes, le livre se veut léger, mais ça ne pardonne pas tout. Le livre conseille également de ne pas se goinfrer en public où alors une « sucette, pour rappeler l’aspect phallique du geste, mais pas un sandwich, qui pourrait faire penser à votre indélicate surcharge pondérale ». L’auteure nous offre un « un concentré de grossophobie mais aussi de sexisme » selon Daria Marx, militante du mouvement Gras Politique.
Mais on ne peut pas souhaiter à la fois des ministres venus de la société civile et qu’il n’est pas eu une vie avant. Mais quand même !

« L'article 1er de la loi de 1905 prévoit que la République "ne reconnaît ne salarie ne subventionne aucun culte". Ni plus ni moins. Interdire le voile c'est reconnaître le voile comme signe religieux, donc reconnaître une religion, interdire le voile à l'école est donc contraire à la loi de 1905. Interdire aux femmes voilées d'accompagner les sorties scolaires de leurs enfants relève ni plus ni moins de l'islamophobie. L'obligation de neutralité religieuse s'applique d'après la loi de 1905 aux fonctionnaires, représentants de l'Etat, pas aux parents d'élèves qui ne représentent qu'eux-mêmes. »
Passons sur l’analyse juridique de la loi qui n’est même pas du niveau du plus mauvais étudiant en première année de droit, c’est une vision bien étrange que la jeune ministre nous livre de la laïcité et de la place de la femme. Il faut bien dire que l’Occident, et plus spécialement la France, a laissé se développer la théorie de la « soumission volontaire » de la femme musulmane à l’homme.
Cette théorie de la « soumission volontaire » est pratique car elle offre la possibilité de défendre un égalitarisme homme/femme islamo-compatible par laquelle, la femme musulmane renoncerait librement à l’égalité ! Bref, c’est la Révolution française et Olympe de Gouges passées par pertes et profits.

lundi 22 mai 2017

Réalités et perspectives : nos armées affaiblies !

Avec le président de la République, c’est le chef des Armées qui a été élu. Or jamais l’effort de Défense n’a été aussi faible depuis plus d’un demi-siècle. Trois exemples illustrent la situation : aucun des avions ravitailleurs, qui ont pourtant plus de 50 ans, n’a été remplacé, plus de 50% des hélicoptères sont indisponibles, 15% des militaires ne reçoivent toujours pas le montant exact de leurs rémunérations 6 ans après la mise en place de« Louvois »,… scandaleux !

L’incohérence entre les missions et les moyens

« Le costume a été taillé bien trop juste » par le Livre blanc de 2013 et la LPM 2014-2019. Les coutures sautent les unes après les autres. Malgré les discours guerriers, flatteurs et rassurants des autorités politiques et les photos où ils figurent avec nos soldats sur les théâtres d’opérations, l’armée se délite depuis 5 ans. Les nombreuses mises en garde des chefs d’état-major lors de leurs auditions par les commissions de la Défense des deux assemblées ne sont pas suivies d’effets.
L’effort de Défense n’a cessé  de diminuer que lorsque le chef de l’Etat a déclaré que « nous sommes en guerre », mais il reste à ce palier, le plus bas, alors que l’armée doit mener des opérations militaires nombreuses, dispersées et longues comme au Mali sur 5 millions de km2, ou au Liban depuis 40 ans ! Ne nous étonnons donc pas du taux de disponibilité catastrophique des matériels majeurs, de la baisse continue du niveau d’entraînement des  forces et du vieillissement accéléré des matériels. Face à cette situation plus qu’alarmante, deux des huit réponses du candidat devenu chef de l’Etat, méritent réflexion.

Un projet de service militaire obligatoire irréaliste

Cette proposition est irréaliste en raison du nombre de jeunes Français concernés : 750 000 par an, de son coût initial – plus de 10 milliards - au regard de la situation économique et financière du pays, de l’absence de cadres et d’infrastructures disponibles. En outre, cette solution serait inefficace en raison de la durée trop courte - un mois - (en fait moins en intégrant les formalités administratives) pour assurer un véritable brassage et une formation militaire de base.
D’autres solutions visant à renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté nationale pourraient être envisagées. A titre d’exemple, ne serait-il pas souhaitable, que tous les fonctionnaires d’Etat, notamment les enseignants, suivent une formation militaire obligatoire pendant 2 ou 3 mois ? Ils prolongeraient leur formation par un stage de même durée dans une entreprise ainsi que dans une grande institution : Justice, Police, Gendarmerie, Santé ? Une véritable « éducation nationale »,- dans l’acception première de ces termes -, des jeunes Français renforcerait grandement la cohésion et la résilience de la Nation.


Un effort de Défense insuffisant

Il n’est pas crédible de fixer un objectif à atteindre 3 ans après la fin du  mandat présidentiel. Quel est le point visé pour 2022 ? Partant de 1,5% en 2017, il pourrait être proche de 1,8 % à cette échéance. Cet effort serait notoirement insuffisant pour retrouver les capacités  abandonnées depuis des années faute de crédits, pour accélérer la modernisation des équipements hors d’âge dont le coût de maintien en condition devient exorbitant, enfin de préparer les nouveaux équipements qui seront nécessaires dans les années à venir.
Un effort de Défense s’élevant à 2% du PIB en 2022, c’est ce que demande avec raison le chef d’état-major des Armées qui connaît mieux les termes de l’équation missions = moyens que les technocrates qui ont conduit nos armées dans l’impasse actuelle. Rappelons que le seuil de 2% était celui retenu en1996 lors de la professionnalisation des armées...

Retrouver la fierté et la confiance

Enfin, il est maintenant impératif et urgent que nos responsables politiques rejettent toute forme de repentance au nom de la France. L’insulte systématique faite à nos pères tout comme l’instrumentalisation de notre Histoire nationale par démagogie, par idéologie ou par ignorance est dangereuse, voire suicidaire. Elle contribue à faire douter les Français et à faire perdre leur confiance dans les fondements de notre Nation. Elle alimente la désintégration de la cohésion nationale indispensable face aux menaces terroristes et à la compétition mondiale.
Une telle attitude, n’est pas de nature à favoriser l’assimilation des étrangers ou des récents naturalisés. En effet, leur nouveau pays, qui devrait susciter leur fierté, est présenté comme celui d’un peuple d’esclavagistes, d’exploiteurs, voire de criminels contre l’humanité. Ne nous étonnons pas que ces propos officiels et répétitifs nourrissent la haine et le désir de vengeance de certains jeunes Français. 
Qui nous dit que la prochaine génération n’accusera pas demain, notre pays de « crime contre l’humanité » pour nos interventions d’aujourd’hui en Afghanistan et au Mali dans le cadre de la lutte contre les terroristes ? Si cette culpabilisation devait se poursuivre, il est probable que notre pays ne trouvera plus des hommes et des femmes acceptant de porter ses armes pour le défendre et protéger les Français ?

Des raisons d’espérer tout en restant mobilisés

Durant cette campagne, nous avons pu voir tous les candidats prononcer les mots patrie, patriote et patriotisme ; une marée de drapeaux tricolores envahissait les salles de réunion et la Marseillaise était chantée systématiquement. On peut s’en réjouir.
De même, la visite du nouveau Président à des blessés militaires le jour de son investiture, ainsi que sa volonté de rendre visite aux soldats en opérations pour son premier déplacement hors d’Europe peuvent laisser espérer qu’il a l’intention d’assumer pleinement sa responsabilité de chef des Armées.
Nos soldats doivent disposer dès aujourd’hui, mais aussi demain, des moyens nécessaires pour mener à bien les missions qui leur sont et seront confiées.  




Quand des Parisiennes entrent en résistance

Par Ivan Rioufol le 22 mai 2017

A La Chapelle-Pajol (XVIIIe arrondissement de Paris), les marlous d’Aristide Bruant sont tombés dans l’oubli. Dans ce quartier quasiment abandonné de la police et de la ville, les "migrants" font désormais la loi. Il est vrai qu’en septembre 2015, la maire de Paris, Anne Hidalgo, leur avait lancé : "Bienvenue à Paris !", avec traduction en anglais et en arabe. Depuis, la vie quotidienne est devenue infernale pour de nombreuses femmes qui ont à subir le sexisme et les agressions de jeunes hommes laissés à eux-mêmes, dans l’impunité de leurs actes. Samedi, je me suis à nouveau rendu dans ces rues, où tous les trafics se font à ciel ouvert. Je suis allé au café La Royale, où la seule femme est derrière son comptoir. Le verre d’eau du robinet y est facturé, tant les clients s’incrustent. Je suis allé écouter les habitants voisins du 4 place de La Chapelle : des hommes et surtout des femmes qui avaient décidé, ce soir-là, d’installer leurs chaises sur le trottoir, devant le hall d’entrée régulièrement fracturé. Ils m’ont montré les vitres brisées, les circuits électriques saccagés, des départs de feux. Tous m’ont dit connaître l’enfer depuis deux ans, dans l’indifférence de la municipalité et des forces de l’ordre. Faisant face à ce groupe de riverains excédés mais calmes, se trouvaient des représentants de mouvements gauchistes soutenant les sans-papiers, qui accusaient ces protestataires de racisme et de faire le jeu de l’extrême droite. L’un d’eux, violent, a invité ces femmes rebelles à quitter le quartier avant de lancer deux chaises en leur direction, atteignant l’une d’elle aux jambes. La police, appelée par des voisins, ne s’est pas déplacée. Une habitude. 
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2017/05/quand-des-parisiennes-entrent-.html

vendredi 19 mai 2017

M. Edouard Philippe nous vend de l’exemplarité, il n’en a même pas un échantillon sur lui !


©Laurent SAILLY, pour Méchant Réac ! ®

Notre nouveau Premier Ministre est loin de représenter l’exemplarité voulue par le mouvement « En Marche ! » du président Emmanuel Macron.
« Et maintenant, au travail » - Dans un de ses premiers tweets, le nouveau chef du gouvernement appelle ses ministres et lui-même à retrousser ses manches. Espérons qu’il mettra plus d’entrain à l’Hôtel Matignon qu’à l’Assemblée Nationale.
En effet, député, Edouard Philippe n’a pas été un « foudre de guerre » et c’est révélé un très mauvais élève. Entre 2012 et 2017, sur 47 mois d’activité, le député L.R. de Seine-Maritime a été présent 113 semaines (124 semaines en moyenne pour un député L.R. sur la même période) pendant lesquels :
-          Il est intervenu 37 fois (en moyenne un député L.R. est intervenu 998 fois) ;
-          Il a assisté à 124 réunions en Commissions (contre une moyenne de 184 réunions pour un élu L.R.) pendant lesquels il est intervenu 25 fois (215 fois pour ses collègues) ;
-          Il a proposé 6 amendements (300 en moyenne par député pour son groupe), n’a rédigé aucun rapport (3 en moyenne), n’a été l’auteur d’aucune proposition de loi ou de résolution (7 en moyenne).
TRANSPARENCE ET DE LA VIE POLITIQUE : Alors que le nouveau président entend


Comme l’a révélé Mediapart le 12 mai, le député (Les Républicains) de Seine-Maritime, maire du Havre (Seine-Maritime) et ancien porte-parole d’Alain Juppé, fait partie des quelques parlementaires – vingt-trois sur un total de 1 048 déclarants, députés et sénateurs sortants et entrants – mis à l’index par l’autorité indépendante chargée de contrôler et de promouvoir la probité des responsables publics, à l’occasion de leurs toutes premières déclarations de patrimoine légales de 2014.
CUMUL DES MANDATS : Le nouveau premier ministre est également contre le cumul des mandats. Et à regarder son CV on comprend que ses motivations ne sont pas idéologiques ! L’occupant de l’Hôtel Matignon est également maire du Havre et député de la Seine-Maritime, président de l’agglomération Havraise, président du Groupe Hospitalier du Havre, membre du Conseil d’administration du Port du Havre, président de l’association Le Havre-Développement,
Cette loi va pourtant lui permettre de ne pas entrer dans la lutte des législatives et ainsi ne pas être soumis à la règle selon laquelle les ministres perdants les élections doivent démissionner.
ECOLOGIE : Il est également CONTRE la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, CONTRE la Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Ancien directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva de 2007 à 2010, le passé de M. Edouard PHILIPPE jure avec l’objectif du patron d’En marche ! d’abaisser à 50 % la part du nucléaire dans le mix énergétique français.
EGALITE HOMME/FEMME : M. Edouard PHILIPPE s’est ABSTENU sur la loi du 4 août 2014 sur l’égalité hommes-femmes.  Mais plus que dans son rôle politique, c’est le romancier qui nous intéresse ici. S’il rechigne remplir correctement sa déclaration de patrimoine, notre nouveau premier ministre aime écrire. Morceaux choisis : « Le bon indicateur, après une nuit de sexe, c’est le petit déjeuner. En règle générale, l’idée de prendre le petit déjeuner avec une femme avec laquelle je viens de passer la nuit m’est insupportable. Moi, je me couche, je rentre et c’est fini. […] Si, après une nuit de sexe, j’ai envie de prendre le petit déjeuner avec la dame, c’est qu’elle est vraiment bien : jolie, intelligente, présentable. Dans cet ordre. Je suis comme je suis. » Ou encore, parlant d’une opposante politique : « imperceptible sécheresse des femmes qui ne seraient jamais mères, ce qui en faisait, assurément, une redoutable politique : un cœur d’homme dans un corps de femme ». Pour M. Philippe, seule la promotion canapé est l’atout professionnel d’une femme. La seule considération qu’il concède à son  héroïne c’est qu’elle se refusait « d’exhiber un décolleté ravageur (…) alors même qu’elle savait que cela aurait pu l’aider dans son job. »

N'oublions pas.