jeudi 11 mai 2017

Emmanuel Macron ou la revanche de la nuance...

Par Philippe Bilger

Louise Labbé, une grande poétesse, disait que le grand bonheur, après l'amour, était d'en parler.
Puis-je oser dire qu'après le vote et la victoire - quel qu'ait été son choix de citoyen - la volupté est de les expliquer, les analyser ?
J'ai d'autant moins de scrupule à m'abandonner à cette démarche que pour une fois on ne pourra pas m'accuser de lucidité rétrospective et que mes habituels contempteurs ne me reprocheront pas, avec une sorte d'inventaire pointilliste, d'avoir varié. Comme si la vie, la pensée et le réel avaient vocation à demeurer dans une configuration qui serait tristement fixe.
En effet, le 30 août 2016, j'ai publié dans le Figaro Vox "Macron ou le dépassement de la droite classique et de la gauche orthodoxe".
Sur ce blog, le 20 mars 2017, j'ai rédigé le billet "Bayrou le voulait, Macron l'a fait !"
Outre ces deux textes, à plusieurs reprises j'ai proposé des aperçus sur les discours et la parole d'Emmanuel Macron. Ceux-ci me sont toujours apparus, avec leurs forces et leurs limites, comme très révélateurs de la personnalité de notre nouveau président et de la manière dont son intelligence et sa volonté de persuasion s'inscrivaient dans le débat public.
Je rends grâce à cette campagne présidentielle et notamment au débat du 3 mai qui ont fait surgir cette évidence, pour les citoyens et les candidats eux-mêmes, que le verbe était capital et d'une certaine manière politique.

http://www.philippebilger.com/blog/2017/05/emmanuel-macron-ou-la-revanche-de-la-nuance.html

N'oublions pas.