mercredi 24 mai 2017

L'efficacité avant tout

Par Yves Thréard

Quand il était ministre de l’Économie, Emmanuel Macron cherchait des explications à la radicalisation de certains individus. C’était peu après l’attaque du Bataclan, fin 2015. Ses propos d’alors n’étaient pas sans rappeler la dialectique de l’excuse longtemps cultivée par la gauche.
Aujourd’hui à l’Élysée, le chef de l’État se doit d’être dans l’action. Sa responsabilité n’est plus la même. Face à la menace islamiste, son rôle n’est pas de philosopher, mais de protéger. Il se sait très attendu sur ce front. L’attentat de Manchester est donc, pour lui, l’occasion de montrer que sa réponse est à la hauteur du défi lancé par les terroristes.
Plusieurs mesures viennent d’être décidées ce mercredi. La plupart de bon sens. Comme l’adoption prochaine d’un texte permettant d’inscrire certaines dispositions de l’état d’urgence – en usage depuis dix-huit mois – dans le droit commun. Emmanuel Macron veut également installer un état-major anti-Daech à l’Élysée, opérationnel jour et nuit. Il facilitera, selon lui, la bonne coordination des services de renseignements.
La lutte antiterroriste est, certes, beaucoup affaire de communication pour rassurer la population. Mais celle-ci ne doit pas faire perdre de vue l’objectif premier : mettre hors d’état de tuer les candidats au djihad.
L’analyse du profil de tous ceux, ou presque, qui ont frappé la France ces dernières années permettrait au président de la République de comprendre que la faille est d’abord judiciaire...

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