mardi 9 mai 2017

Les deux horizons

Par Yves Thréard

Avec l’élection d’Emmanuel Macron, certains avaient prédit la fin du clivage gauche-droite. Ne seraient-ils pas allés un peu vite en besogne ? Certes, le candidat du PS et celui des Républicains ont été éliminés dès le premier tour de la présidentielle. Le paysage politique s’en trouve bousculé, mais les deux partis ne sont pas dans le même état clinique. Les élections législatives devraient le montrer.
Malade depuis longtemps, le Parti socialiste lutte aujourd’hui pour sa survie. Il est même « mort », si l’on en croit Manuel Valls. Le quinquennat raté de François Hollande, qui plus est perturbé par les frondeurs, lui a été quasi fatal. Pour la première fois depuis 1969, son prétendant à l’Élysée, Benoît Hamon, a fini dans les profondeurs du classement, avec à peine plus de 6 % des suffrages.
Quelques-uns de ses responsables voient leur avenir plus à gauche, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon. D’autres cherchent refuge dans le mouvement d’Emmanuel Macron. Le PS, fondé par François Mitterrand en 1971, ressemble de plus en plus à un bateau ivre, sans feuille de route ni capitaine. À l’issue du scrutin des 11 et 18 juin, il ne devrait plus être que l’ombre de lui-même.
L’horizon des Républicains est, lui, plus dégagé. Il ne tient qu’à eux de choisir le bon cap. L’échec de leur candidat à l’Élysée était en grande partie dû à ses affaires personnelles. Mais François Fillon a quand même récolté 20 % des voix...

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