mercredi 17 mai 2017

Recomposition politique, plénitude de la Justice ?

Par Philippe Bilger

A quoi servirait une recomposition politique si elle s'arrêtait seulement aux modalités et à la forme de la vie démocratique, au déverrouillage de débats et d'analyses trop souvent gangrenés par l'esprit partisan ?
Si elle ne touchait pas le fond des projets et la nature même de l'action.
On ne connaîtra le nom des ministres que le 17 mai à 15 heures. Et donc celui du garde des Sceaux. On évoque la possibilité de voir François Bayrou place Vendôme - personnellement j'en serais heureux - ou Jean-Paul Delevoye. Quel que soit le futur occupant de ce poste prestigieux, dont Jean-Jacques Urvoas, sous François Hollande, aura été le dernier et exemplaire serviteur, il est fondamental que la Justice - dans tous ses registres mais essentiellement pénal pour ce qui concerne ce billet - bénéficie de cette configuration exceptionnelle.
Celle d'un président de la République et d'un Premier ministre animés par un même souci de réforme et décidés à ouvrir d'autres chemins que ceux sempiternels et décevants de la droite et de la gauche classiques.

http://www.philippebilger.com/blog/2017/05/recomposition-politique-pl%C3%A9nitude-de-la-justice-.html

N'oublions pas.