Peut on être une femme de couleur (noire, blanche ou tout ce que vous voulez) et conne à la fois ?

La secrétaire d’État pour l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a réagi sur Twitter à la polémique concernant Sibeth Ndiaye, conseillère en communication de l'Élysée qui, dans un SMS, a écrit à un journaliste“Yes, la meuf est dead”, après la mort de Simone Veil, a révélé mercredi le Canard Enchaîné.

“La violence en politique commence par le cyber-lynchage et étrangement, cible davantage les femmes”, a-t-elle ainsi dénoncé, mercredi, sur le réseau social, avec les hashtags “sexisme” et “racisme”.

Dans une interview accordée au JDD, la secrétaire d'État se disait, elle aussi, victime de “bashing” et dénonçait le sexisme et le mépris de classe qu'elle subit depuis sa nomination au gouvernement. 

Rien ne justifie la violence dans une démocratie, que cette violence soit physique ou verbales.
Ces derniers mois, les exemples de violences envers les politiques, qu'ils soient enfarinés (Francois Fillon) ou giflés (Manuel Valls) ou plus violement pris à parti (N.K.M. ou Laurianne Rossi), se sont multipliés.

Ils sont la cause d'abord de la bêtise humaine ensuite du laxisme généralisé  (on brûle des policiers en toute impunité ) et enfin du comportement des politiques eux-mêmes (cf l'excellent article de Philippe Bilger "Des députés comme tout le monde").

Dans le cas de Sibeth Ndiaye, l'origine de la violence est dans son SMS. Ça ne justifie pas la violence en retour mais ça l'explique.
Ce qui est critiqué ici ce sont ses propos. Ce qui est attaqué ce n'est pas sa couleur de peau ou son genre, c'est sa connerie. Le procès en racisme ou misogynie est trop facile.

On peut être une femme noire est dire des conneries voir être une conne. Marlène Schiappa est une femme, ministre, de peau blanche, rien d'incompatible avec la connerie.

Commentaires

Articles les plus consultés