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La méchante semaine n°2020-17


Ce sont 30 textes de 29 auteurs différents que Méchant Réac ! a sélectionné pour illustrer sa méchante semaine, auxquels il convient d'ajouter une tribune signée par 60 personnalités dont 15 suivis régulièrement par notre blog et un livre :

Matthieu Creson : Crise du Covid-19, une conséquence de l’ « horreur libérale » ?

REVUE DES 2 MONDES - Ce pauvre libéralisme, déjà si malmené pendant des décennies par nos politiques de tous bords, alors même qu’il a permis à des millions de gens de par le monde de sortir de la pauvreté, se voit donc ici asséné un énième coup de massue idéologique.
Le populisme droitier, dernier avatar de la passion antilibérale.
La conquête par l’individu de son autonomie propre a représenté un progrès capital dans l’histoire de nos sociétés : vouloir lui arracher cette conquête séculaire constituerait une immense régression à tous points de vue.
Comment prétendre qu’on aurait “tué l’État”, alors que les dépenses publiques représentent en France encore 56% du PIB ? Qui plus est, nos prélèvements obligatoires sont encore largement parmi les plus élevés au monde, et nos réglementations en tous genres parmi les plus contraignantes.
Droite et gauche unies dans l’erreur.
Peut-être est-il désormais temps de comprendre une fois pour toutes que l’étatisation maximale, à laquelle certains continuent d’appeler encore aujourd’hui, est exactement le contraire de l’efficacité gouvernementale, légitimement attendue des citoyens.

Arnaud Danjean : « Le livre blanc de 2008 sur la défense et la sécurité avait identifié le risque de pandémie »

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Les services de l’État avaient conscience de la possibilité d’une pandémie, mais il y a loin de la prévision à la préparation efficace, explique le spécialiste reconnu des questions de défense et de sécurité.
Les livres blancs sur la défense et la sécurité nationale sont des documents recensant les risques et menaces pouvant affecter la sécurité du pays.
La difficulté tient au caractère multidimensionnel de ces plans de bataille et donc à leur élaboration forcément interministérielle.
Le livre blanc allemand sur la défense de 2016 classe les pandémies parmi les dix défis de sécurité majeurs pour l’Allemagne et l’Europe.

Nicolas Baverez : « Le déconfinement, une urgence nationale »

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Les coûts du confinement, sanitaires et humains, excèdent de plus en plus ses bénéfices. Plus il dure, plus il creuse les inégalités.
Le déconfinement tardif et partiel freinera le redémarrage de l’économie française, l’enfermant dans la stagnation, le chômage structurel et le surendettement.
Le principe de précaution n’a pas protégé la France de l’épidémie mais il va réussir à ruiner son économie et ses libertés.

Nicolas Bouzou : Le coronavirus ou la défaite des idéologies

L’EXPRESS - La crise que nous vivons étant sans précédent, son interprétation se prête aux analyses fantaisistes. Pour éviter de dire des bêtises, abordons-la avec un regard neuf.
Le champ économique et social est un terrain de jeu parfait pour les rentiers de l'idée fixe.
Il ne s'agit donc pas d'être par essence favorable à l'économie de l'offre ou keynésien. Il faut soutenir l'offre aujourd'hui et s'apprêter à soutenir la demande demain. Le Covid est à double tranchant pour les idéologues : il leur permet de tout dire, mais il leur interdit de comprendre quoi que ce soit.

Monique Canto-Sperber : « Ce n’est pas la mondialisation libérale qui pose problème, ce sont les choix faits par la France pour s’y intégrer »

ATLANTICO/ENTRETIEN - La philosophe Monique Canto-Sperber analyse pourquoi les situations de crise sont toujours de véritables défis pour le libéralisme ; tout en rappelant que la situation actuelle n'a rien à voir avec le libéralisme.

Gilles-William Goldnadel : Pourquoi le monde d’après risque fort de ressembler à celui d’avant

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Il ne faut pas sous-estimer la capacité de l’idéologie à survivre aux crises, regrette l’avocat et chroniqueur. Pour des lendemains qui changent, seul un grand combat culturel saura en venir à bout.
Nous ne devons pas sous-estimer la puissance infernale de l’idéologie.
L’idéologie multiculturelle et xénophile sidère encore tout réflexe de protection.
Rien ne saurait expliquer qu’on prenne des libertés avec la réalité.
L’occultation par les médias de la réalité dans certains quartiers n’annonce pas des lendemains qui chantent.
Le combat culturel commence avant le jour d’après.

Florent Ly-Machabert : La soviétisation du « monde libre » est en marche

CONTREPOINTS - Les décisions politiques et économiques qui sont prises au niveau national et mondial nous emmènent tout droit vers le collectivisme.

Pierre Vermeren: «La crise sanitaire, révélateur du déclassement de la France»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Dans une réflexion d’une grande ampleur, l’universitaire, normalien, agrégé et docteur en histoire, dépeint les causes du déclin français que révèle l’extrême difficulté de l’État à juguler le Covid-19.
Mais si la France espère que le Covid-19 contraindra la Banque centrale européenne à mutualiser les dettes européennes, ce pourrait être le signal du départ de l’euro d’une Europe germanique exaspérée.

Vincent Delhomme : La centralisation de l’État a-t-elle ralenti le traitement de la crise ?

FIGAROVOX/TRIBUNE - Si la France a tardé à prendre les mesures adéquates, c’est parce que l’État central est encore trop réticent à déléguer des responsabilités aux élus locaux, argumente Vincent Delhomme.
La France découvrirait-elle les vertus de la décentralisation ?
Les libertés locales ont de nombreuses vertus que la crise actuelle vient aussi souligner. 
La décentralisation n’est pas un frein à l’efficacité.
Le système politique français, en dépit du fait qu’il soit l’un des plus centralisés en Europe, a un fort potentiel décentralisateur.

Général Soubelet : « La gestion d’une crise est l’affaire de professionnels et les politiques n’en sont pas »

BOULEVARD VOLTAIRE & OBJECTIF FRANCE

Rafik Smati : Coronavirus, la faillite du système politico-administratif

L’OPINION/TRIBUNE - On ne peut espérer que les problèmes soient résolus par ceux qui les ont créés.
Notre vieux contrat social “d’accord, nous payons beaucoup d’impôts mais pour des services publics gratuits que le monde entier nous envie” ne s’est pas montré à la hauteur.

Olivier Babeau : «Le piège de l’uniformité»

FIGAROVOX/CHRONIQUE - L’État jacobin, centralisé et lesté par l’inefficacité bureaucratique, serait bien inspiré de faire davantage confiance au bon sens individuel, juge l’essayiste et chroniqueur.
Pour le confinement, il aurait fallu que la puissance publique fasse confiance au bon sens et au civisme des citoyens.
Cette crise révèle la formidable ressource des initiatives individuelles et l’efficacité des décisions prises au plus près du terrain.
Notre État a montré une fois de plus les problèmes posés par son hypercentralisation et ses logiques de gestion.

Elisabeth Lévy : Gouvernement, le « risque zéro » pour feuille de route

CAUSEUR/EDITO – Big Mother is watching you.
Un pays dont le gouvernement affirme que préserver la santé des citoyens « est la première préoccupation » devrait davantage nous inquiéter.

Eugénie Bastié : «Faut-il craindre le ‘‘biopouvoir’’?»

LE FIGAROVOX/ANALYSE - Ce qu’a bien montré le philosophe Michel Foucault, c’est que la modernité politique n’est pas forcément synonyme d’un renforcement des libertés.
Il est clair que dans le grand confinement actuel, c’est bien le modèle disciplinaire de la peste qui triomphe.
Pour le pouvoir politique ces mauvais usages sont évidemment temporaires, mais au nom de la santé certains risquent de vouloir les prolonger.

Mathieu Laine : Luigi Zingales, ou le retour du « capitalisme émancipateur »

LE POINT/POSTILLON - Pour cet Italien, professeur à l'université de Chicago, le « monde d'après » le coronavirus devra revenir aux origines de ce qu'est vraiment le capitalisme.

Nicolas Marquès : Réquisitionner n’aide pas à dépasser les pénuries

I.E.M./L’OPINION/TRIBUNE - Les réquisitions peuvent être efficaces, lorsqu’elles permettent d’améliorer ponctuellement l’allocation de ressources limitées. Mais au-delà de cet effet à court terme, l’expérience montre que les réquisitions peuvent être contre-productives.

Villeneuve-la-Garenne, Aulnay-sous-Bois, Saint-Denis, Gennevilliers et autres quartiers : la France éternelle ? par Philippe Bilger

JUSTICE AU SINGULIER - Le saisissement médiatique et politique face à ces violences urbaines est ridicule car elles ne sont que la continuation d'affrontements et de troubles qui gangrènent régulièrement la vie collective de ces cités : le trafic de quelques-uns et leur haine des "flics" au détriment d'une majorité qui n'aspire qu'à la tranquillité.

Maxime Tandonnet : «Le confinement est-il vraiment légitime? Voilà qui n’a rien d’évident»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Toute restriction des libertés doit satisfaire aux critères de nécessité et de proportionnalité. Est-ce le cas en l’espèce, s’interroge l’essayiste et historien Maxime Tandonnet.
Il n’est pas interdit de s’interroger sur les solutions alternatives qui étaient envisageables et qui ont prévalu à des degrés divers dans d’autres démocraties libérales (Suède, Pays-Bas, Suisse, Allemagne).
Si la catastrophe est venue d’un manque d’anticipation ou de réactivité, la responsabilité incombe alors aux dirigeants politiques concernés, dont la mission intrinsèque est de prévoir et d’effectuer les bons choix.

Édouard Tétreau : «Simplifier les règlements pour devenir plus efficace doit devenir l’obsession de l’État!»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le culte des procédures vétilleuses, source de tant de rigidités, est une des causes des grandes difficultés de la puissance publique face à la crise que nous vivons, argumente le chroniqueur.
La pléthore des comptables d’État aura coûté très cher au pays.
C’est le terrain qui a la réponse ; pas les bureaux ministériels.
Puissant inhibant des initiatives, privées comme publiques, le principe de précaution ne nous a protégés d’aucun risque ni fléau depuis 2005.

Julia de Funès : «Applaudir les soignants ne suffit pas à exprimer une vraie reconnaissance»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Les bons sentiments sont louables, mais ils relèvent davantage du narcissisme compassionnel que de la reconnaissance sincère, estime la philosophe Julia de Funès.
Cette façon facile de se mettre en avant tout en restant derrière n’est qu’un narcissisme drapé de bienfaisance.
Les hiérarchies s’estompent, les différences deviennent suspectes, les distinctions sont à gommer.
Il va donc falloir douloureusement choisir à l’avenir entre le « tout se vaut » et la reconnaissance par essence distinctive.

Police, immigration, prisons : comment l’État néglige son budget «sécurité»

LE FIGARO/SOCIETE CIVILE - Selon un bilan de l'Ifrap, le «sous-dimensionnement» financier est conséquent depuis plusieurs années.

Sophie Coignard : L'hallucinante notice officielle pour fabriquer son masque

LE POINT/ CHRONIQUE - L'Académie de médecine exhorte au port du masque dès aujourd'hui. Bon courage si vous essayez d'en fabriquer en suivant le guide publié par l'Afnor !

Philippe Bilger : Un pouvoir dépassé ou pour demain ?

JUSTICE AU SINGULIER




FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Le philosophe* analyse la crise inédite que nous vivons et le rapport à la politique qu’elle révèle. Pour lui, nous subissons un retour des «traits les moins aimables de notre État», notamment avec le confinement, mesure «primitive» et «brutale».
L’Allemagne domine par son seul poids, elle n’a nul besoin de bouger, ou plutôt elle a besoin de ne pas bouger. C’est ce que n’a pas compris le président Macron, qui fatigue les Allemands de ses demandes incessantes d’initiatives communes.
Notre régime a connu une corruption qui a affecté toutes les classes : les riches, car il a favorisé la finance et la rente, en particulier immobilière, et a incité la haute technostructure à se détourner de la nation jusqu’à perdre parfois le sens du bien commun.


CONTREPOINTS.ORG – 1.À l’heure où Emmanuel Macron organise le déconfinement, revenons sur l’impréparation et la cascade de décisions inappropriées de l’État quant au confinement évitable que subissent les citoyens français.
2.Les conditions nécessaires pour déconfiner sont celles qui sont nécessaires pour ne pas confiner. Elles nécessitent abondance et responsabilité individuelle.


MARIANNE/DEBAT - Alors que l’Etat peine à clarifier les modalités de distribution des masques pour la fin du confinement, son rôle est questionné. Relève-t-il de sa responsabilité de fournir gratuitement les masques de protection ? Entretien avec William Bourdon, avocat, et Alain Laurent, philosophe.
Plus d'un mois après le début du confinement, le masque de protection est l'objet de toutes les convoitises. S'entretenant ce jeudi 23 avril avec les maires et les représentants de leurs associations, Emmanuel Macron a déclaré que le port du masque pour le grand public se ferait « dans une logique de recommandation, pas d’obligation ». En pleine pénurie, l'enjeu est désormais de s'en procurer. Alors que l’Etat peine à clarifier les modalités de distribution des masques pour la fin du confinement, son rôle est questionné. Relève-t-il de sa responsabilité de fournir gratuitement les masques de protection ?


FIGAROVOX/TRIBUNE - Invité sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur a minimisé les émeutes survenues dans plusieurs quartiers sensibles depuis samedi, y voyant «l’effet de la dureté du confinement». Des propos qui indignent l’essayiste Céline Pina.
C’est le ballet de l’excuse sociologique qui a débuté.
L’État a renoncé à appliquer la loi sur certaines parties du territoire.
Christophe Castaner apporte sa caution à ces attitudes inacceptables.


CHRONIQUE - Outre les mensonges du gouvernement sur sa maîtrise de la situation, il pourrait avoir à répondre de ses effacements devant le catastrophisme des experts de la santé.
Le pouvoir ne peut imposer plus longtemps une survie collective, policièrement encadrée, au prétexte de tenir la mort à distance.
Le recours à l’accusation en « complotisme », lancée désormais à la tête de quiconque, s’écarte de la pensée officielle, est une des marques de l’assèchement des pensées et de l’enracinement de l’esprit grégaire.


CHRONIQUE - Le jour du déconfinement s’approche. Il s’accompagnera d’une profonde méfiance et les gestes qui, encore hier, étaient jugés amicaux susciteront le dédain et la colère.
À quel moment l’homme ordinaire retrouvera-t-il la confiance nécessaire pour aller à une conférence, au concert ou voir une pièce sans avoir l’impression de courir à sa perte ?


VU DU DROIT - Un petit coucou à nos amis magistrats, et à leurs organisations syndicales grands pourvoyeurs de leçons de morale et de proclamations la main sur le cœur que comment ils ne sont pas trop défenseurs de l’État de droit et des libertés publiques.
« Macronavirus » : retour du crime de lèse-majesté ?
Le confinement, c’est où on veut quand on veut. Merci Monsieur le directeur.


« La solution ne viendra pas d'un système public qui dévoile ses déficiences dans la peine. »
« Il n'est pas de démocratie saine sans marché libre. »
60 personnalités, parmi lesquelles 15 intellectuels ou des responsables politiques suivis par Méchant Réac ! ®, estiment que ce serait une erreur de remettre en cause "le marché et la liberté" après la crise sanitaire : "Le secteur privé, flexible et réactif, n'a pas démérité", écrivent-ils, là où le système public a eu des "déficiences".

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"Pourquoi les paysans vont sauver le monde" de Sylvie Brunel : contre une écologie suicidaire, un essai revigorant

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