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La Méchante Semaine n°2020-25



Les nouveaux fascistes, l’affaire Traoré, le racisme « anti-raciste », le désordre français, la tentation totalitaire, la loi Avia, les leçons de la crise sanitaire, autant de sujets qui ont alimenté notre Méchant Semaine. Nous remercions cette semaine pour leurs analyses et réflexions : Nicolas Baverez ; Samuel Furfari ; Alexandre del Valle ; Gilles-William Goldnadel ; Pierre-Antoine Delhommais ; Nicolas Bouzou ; Brice Hortefeux ; Ferghane Azihari ; Renaud Girard ; Anne-Sophie Chazaud ; Régis de Castelnau ; Jean-Philippe Delsol ; François-Xavier Bellamy ; Céline Pina ; Guillaume Jeanson ; Laetitia Strauch-Bonart ; Elisabeth Badinter ; Jean-François Colosimo ; Thierry Wolton ; Bruno Retailleau ; Jacques Garello ; Agnès Verdier-Molinié ; Mathieu Bock-Côté ; Michel Onfray ; Christophe de Voogd ; Thomas Lesueur ; Bérénice Levet ; Père Emmanuel-Marie et Pascal Bruckner avec Eugénie Bastié ; Pascal Salin ; François Sureau ; Cyrille Dalmont ; Frédéric Mas.

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1.LES NOUVEAUX FASCISTES

Dans nos sociétés ouvertes à tous les vents incapables de juguler sur leur propre sol l'islamisme et l'immigration illégale, dans nos démocraties “libérales” gagnées par la novlangue cosmopolitiquement correcte, l'Homme blanc occidental-judéo-chrétien, l'Etat-Nation régalien et sa police incarnent le camp du Mal absolu tandis que le non-occidental, les forces révolutionnaires violentes ou les bandes criminelles incarnent celle du Bien : c'est le « grand renversement » (ou les leçons géopolitiques et philosophiques des affaires Floyd-Traoré), explique Alexandre del Valle. En fait, si Orwell paraît si actuel, c'est parce qu'il dénonçait dans son oeuvre prémonitoire tant la dictature prolétaire chez Marx et le mensonge permanent du totalitarisme soviéto-bolchévique que l'hyper-traçage actuel qui compense le déclin de l'Etat régalien. Pour revenir à la genèse et aux leçons des affaires Floyd-Traoré, on assiste, sous couvert de lutte « antiraciste », à l'alliance insurrectionnelle subversive et violente de trois forces complémentaires : 1) celles des délinquants, qui veulent dissuader l'Etat de mettre le nez dans les quartiers ; 2) les forces indigénistes/néo-racialistes (« racisées ») globalement afro-islamistes, hostiles envers l'autochtone fils de colonisateur à soumettre ; 3) celles de l'extrême-gauche révolutionnaire qui rêve du Grand soir et encourage massivement depuis des années cette « convergence des luttes ». Dans nos démocraties européennes culpabilisées, une étrange façon d'empêcher le retour de la « bête-immonde » consiste à se soumettre à la doxa des fascistes rouges et aux intimidations des fascistes verts, tout aussi anti-juifs d'ailleurs que leurs prédécesseurs bruns. Nulle surprise de constater que le néo-occidental atteint de la pathologie collective de la haine de soi bannit impitoyablement le mot race pour lui tout en le réhabilitant ou en le tolérant allègrement pour ceux qui veulent en finir avec la sienne... Nos sociétés occidentales croyaient avoir détruit le communisme totalitaire avec la fin de l'Union soviétique, mais elles sont en réalité en train d'accomplir les objectifs philosophiques suprêmes du marxisme subversif que les Soviets ont échoué à réaliser à l'Est : l'avènement d'une supra société anarchique sans Etat, sans frontières, sans identités traditionnelles autochtones, sans colonne vertébrale, sans familles et sans genres, autant de superstructures « bourgeoises » à détruire.

La censure est l’outil préféré des activistes de tout bord, regrette Anne-Sophie Chazaud qui déplore la polémique ayant abouti au retrait d’Autant en emporte le vent de la plateforme HBO. Elle y voit la manifestation d’une volonté totalitaire de rééducation culturelle où «l’antiracisme rend désormais impossible toute nuance». La censure, on en a désormais pris l’habitude, est l’un des outils favoris des activistes, militants « woke » et autres Social Justice Warriors. Le mot doit être la chose, et la chose est interdite de toute polysémie, de toute vision « autre » que celle qui est politiquement admissible. Le film fera l’objet d’une remise en ligne dans le catalogue d’HBO Max, mais sera assorti d’un propos explicatif destiné à le recontextualiser.

​​​​​​​1.1 AFFAIRE TRAORE

La lutte contre le racisme, y compris dans la police, est un combat justifié et essentiel, mais faire de la mort d’Adama Traoré, un de ses symboles relève de la manipulation. Régis de Castelnau voit dans l’affaire Traoré le réel et le droit contre le mythe.
D’ailleurs, pour François-Xavier Bellamy, « régler ses comptes avec la France, ce n’est pas vouloir la justice ». Notre histoire, notre culture et notre civilisation ne sont pas à la disposition des vivants. La pensée rationnelle doit l’emporter sur l’agressivité et l’intimidation, argumente le député européen et essayiste. La France devient une juxtaposition de communautés sans plus rien qui nous attache, une collection de rancœurs et de ressentiments, une conjugaison de conflits. Quand il s’agit de policiers, l’amalgame est autorisé. Le réel n’existe plus : seul compte le ressentiment. La survie de la France impose de refuser cette dérive. De retrouver d’abord le sens de ce que nous lui devons, et non de ce qu’elle nous doit. Pour éviter que la France ne sombre dans le conflit communautaire, l’urgence absolue est de reconstruire une éducation qui transmette à chacun, quelle que soit son origine, un héritage commun et le sens de la responsabilité partagée qu’il nous impose envers l’avenir.

1.2 LE RACISME DES ANTI-RACISTES

Lors de la manifestation de samedi contre le racisme, des cris antisémites ont été entendus par les policiers. Mais selon l’avocat et chroniqueur, Gilles-William Goldnadel, une partie de la presse n’a pas relayé ces faits et celui-ci d’accuser avec raison : «Quand la gauche tait le racisme anti-juif». Cette pudeur en dit long sur le traitement idéologique réservé à ce mouvement, estime-t-il. Un communiqué officiel de la Préfecture indiquait clairement que des manifestants scandaient « Sales juifs ! ». Il y a plus de preuves de la présence d’antisémitisme lors de cette manifestation du comité Adama que de celle de racisme dans l’affaire Traoré… Le juif d’aujourd’hui, c’est son drame, est vu, via Israël, comme un nationaliste occidental et un blanc au carré, haï par l’extrême gauche internationaliste.

Le racisme antiraciste bat son plein aux Etats-Unis. Pour Jean-Philippe Delsol la discrimination positive favorise le racisme antiraciste. Il y a quelques jours, un groupe d’étudiants, se définissant eux-mêmes comme « non-noirs », de l’Université de Californie à Los Angeles, UCLA, a demandé à son professeur de comptabilité, Gordon Klein, d’adapter sa notation pour les étudiants Noirs et de reculer pour ceux-ci les dates de rendu de certains devoirs.

Privilège blanc, racisés..."C'est la naissance d'un nouveau racisme". La philosophe, Elisabeth Badinter, lance un cri d'alarme contre un nouvel antiracisme qui met de "la race partout", bafoue l'universalisme et peut selon elle mener au séparatisme. Briser des statues de Victor Schoelcher ? C'est un déni de justice à l'égard de la mémoire de Schoelcher, l'homme qui a décrété l'abolition de l'esclavage en 1848. C'est un signe d'ignorance crasse, déplore la philosophe française. Ce sont les penseurs des Lumières qui ont donné chair au concept d'humanité, et en ont tiré les conséquences ! On a construit peu à peu l'image d'un Blanc exclusivement coupable du crime d'esclavagisme. Je crois que cette obsession identitaire est liée à une montée en puissance de l'égotisme et de l'individualisme. Au lieu de s'enrichir mutuellement des cultures différentes, on préfère congeler la sienne pour l'éternité.

Dans un texte lumineux, Michel Onfray explique pourquoi et comment, en changeant de combat et d’idéologie, « la gauche acéphale » actuelle a fini par oublier la France et les Français. Le structuralisme annonce, avec force démonstrations obscures, qu’il existerait des structures invisibles, indicibles, ineffables qui gouverneraient tout ce qui est ! Le prolétaire n’est plus l’acteur de l’Histoire, il est sommé de laisser sa place aux minorités : il ira se consoler de ce congédiement théorisé par Terra Nova chez les Le Pen.

«Demander pardon pour ce qu’on est? Cela s’appelle l’autocritique communiste». Si l’analogie a, Dieu merci, d’évidentes limites, il est difficile de ne pas songer à la Révolution culturelle chinoise en considérant les actes d’intimidation, les menaces voire la violence physique des activistes américains qui fustigent le «privilège blanc», argumente Thierry Wolton, essayiste, spécialiste du communisme. « Sur une page blanche, tout est possible ; on peut y écrire et dessiner ce qu’il y a de plus nouveau et de plus beau », cette citation de Mao a servi d’argument aux Gardes rouges pour éradiquer l’histoire.

1.3 LE DESORDRE FRANÇAIS

Pour l'avocat Gilles-William Goldnadel, les radios du service public distillent jour après jour des leçons de morale qu'elles ne s'appliquent pas à elles-mêmes, véhiculant au passage une idéologie gauchisante et déstructurante. Pas un jour où l'éducation à la haine du policier française n'est savamment distillée sur l'audiovisuel de service public.

Lentement, le laxisme de l’État a laissé prospérer des zones de non-droit où les bandes rivales se font justice elles-mêmes, analyse l’essayiste Céline Pina, pour qui «les scènes de guérilla à Dijon ne sont pas un fait divers». L’État semble résigné à ne plus être en capacité de tenir la rue. Le monopole de la violence légitime disparait.

Gendarmes et policiers sont exposés à des séries de violences à Dijon et à Nice, et Jean-Luc Mélenchon plaide pour «une police aussi désarmée que possible». Une telle mesure pourrait amener les citoyens à se faire justice eux-mêmes et ainsi aboutir à une guerre de tous contre tous, rétorque l’avocat Guillaume Jeanson : «Ce n’est pas le moment de désarmer la police !» L’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP) a décompté 10 790 agents blessés « en mission » en 2018. Lorsqu’ils sont livrés à eux-mêmes, les hommes n’observent pas strictement les règles de l’équité et de la justice. Donner aux Français quelque chose à aimer. Et leur donner d’abord à aimer la France.

Les forces de l’ordre œuvreraient à la relégation territoriale des populations issues de l’immigration. Faire respecter la loi représenterait une poursuite du colonialisme. Le mal ne serait pas dans le cœur de l’homme mais associé à certaines structures sociales précises qu’il suffirait de faire tomber. Alors, faut-il « abolir la police ? » s’interroge Mathieu Bock-Côté…

En tout cas, pour Bruno Retailleau, «Emmanuel Macron est le président du désordre». Le président du groupe Les Républicains au Sénat dévoile les cent propositions « pour stopper le décrochage français ». « Aujourd’hui, ce qui mine le moral des Français, c’est aussi la chienlit, la défiance devant l’avenir, la culpabilisation systématique qui empêchent l’unité nationale au moment où l’on a besoin d’un élan collectif », estime le parlementaire. L’État doit jouer tout son rôle dans la crise mais soyons lucides et surtout soyons courageux : il faudra tôt ou tard des réformes profondes, de notre système de retraites, de notre modèle social, et bien sûr de l’État.

1.4 LA TENTATION TOTALITAIRE

La furie iconoclaste qui sévit aux États-Unis traduit le rêve de militants radicaux d’assainir le corps social, comme tant d’autres avant eux, s’inquiète l’historien Jean-François Colosimo : «Destruction de statues: ce que l’histoire nous apprend sur ce désir de pureté». En instaurant la primauté de l’incarnation, le christianisme a désacralisé le pouvoir. Le combat contre les images prend un tour manichéen et eschatologique : le passé maléfique doit être effacé car il atteste rétroactivement, par ses emblèmes, d’une trahison anticipée du futur radieux.

La question du racisme et de l'héritage du passé sont au coeur de nombreux débats au sein des sociétés occidentales suite à la mort de George Floyd. L'histoire de l'esclavage est-elle instrumentalisée dans le débat actuel ? Comment avoir une approche historique juste ? Pour Christophe de Voogd, il existe une tentation totalitaire de la réécriture de l’Histoire par les néo anti-racistes.

1.5 REPONSES LIBERALES

La loi du marché, la concurrence et l’absence de rentes ont seuls permis, dans l’histoire, la promotion sociale de personnes qui n’avaient que leur talent et leur mérite pour atouts, argumente l’analyste en politiques publiques Ferghane Azihari : «La réponse efficace aux tensions ethniques en France: un vrai libéralisme économique!». Le génie de la civilisation occidentale consiste à avoir fait émerger des institutions qui récompensent la valeur individuelle et non l’appartenance à la même tribu ou à la même ethnie.

2.LOI AVIA : LORSQUE LA REPUBLIQUE SAUVE LA LIBERTE D’EXPRESSION

A l'occasion de la sortie de L'Or du temps, François Sureau célèbre la "liberté grande" et plaide pour une France qui renoncerait à attendre son salut des dirigeants. "La loi Avia est l'une des atteintes les plus graves à la démocratie politique". Pour l’écrivain, il y a chez nous comme un esprit latent de guerre civile, où la France qu'on défend est la seule vraie. Celui-ci réclame le droit de haïr ceux qui, par bêtise ou par inculture, attentent à notre démocratie dans ce qu'elle a d'essentiel. Ainsi, la démocratie représentative est à peu près morte en France. Le public blâme le gouvernement, le gouvernement sermonne le public. Il y avait quand même plus d'énergie dans le dadaïsme. Cette période a été obsessionnelle. Pas seulement à cause de la peur, diffuse, compréhensible, mais parce que le gouvernement est entré chez nous, partout, de manière permanente.

Le Conseil constitutionnel dit non à la «police de la pensée» de la loi Avia, jugée attentatoire à la liberté d’expression. Cette décision est une bonne nouvelle, juge Cyrille Dalmont, de l’institut Thomas More, car il était selon lui aberrant de «pénaliser un sentiment». La décision du Conseil constitutionnel semble ouvrir une brèche quant à la valeur des conditions générales d’utilisation (CGU) des réseaux sociaux. La notion de « contenu haineux » est totalement dépendante de l’intention de son auteur au moment où il la diffuse. Déléguer à des opérateurs privés, étrangers, un pouvoir de « justice » et de « police » quant à la liberté d’expression des Français soulevait un problème constitutionnel.

Face aux prétentions hégémoniques de l’exécutif et de son bras armé la bureaucratie, assistons-nous à la renaissance des contre-pouvoirs nécessaires à la protection des libertés individuelles ? En tout cas, pour Frédéric Mas, la loi Avia contre la haine en ligne retoquée, est une victoire pour la liberté
3.LES LECONS DE LA CRISE SANITAIRE

Les libertés au temps du coronavirus : la pandémie de coronavirus, à l'égal du krach de 2008 ou de la vague d'attentats djihadistes, constitue une surprise stratégique qui soumet à un test impitoyable les dirigeants comme les institutions des nations, explique Nicolas Baverez. Comme toute grande crise, elle fait émerger une nouvelle hiérarchie entre les États, selon l'efficacité et la rapidité de leur réaction à un évènement extrême, dévastateur et inattendu même s'il était prévisible. L'épidémie est un choc inédit par son caractère universel, par sa violence et par sa complexité dans sa triple dimension de crise sanitaire, économique et politique. Elle présente des défis spécifiques pour les démocraties libérales et pour les droits et libertés qui les définissent.

Pour Bérénice Levet, la trêve touristique imposée par la crise sanitaire est inespérée. Voici enfin l’occasion de réfléchir à l’avenir d’un secteur mettant en péril les sites et monuments qui font la France.

Père Emmanuel-Maris est père abbé de l’abbaye canoniale de Lagrasse (Aude) et vit selon la règle de saint Augustin. Pascal Bruckner est écrivain, membre de l’académie Goncourt et agnostique. Eugénie Bastié a fait dialoguer celui qui croit au ciel et celui qui n’y croit pas au sujet du bouleversement qu’a traversé notre société à l’occasion de l’épidémie de coronavirus : «Ce virus a révélé la fragilité de notre société».

3.1 RECESSION ECONOMIQUE

La crise sanitaire s'achève, la récession s'installe. Même impact ravageur, mêmes incertitudes sur sa durée. Et mêmes divisions sur la cure à apporter. La science économique se montre aussi impuissante que la science médicale. Le coronavirus économique a un haut degré de contagiosité. Pierre-Antoine Delhommais détaille les inconnues de la pandémie économique.

Hormis quelques exceptions comme l’Allemagne, il faudra au moins une décennie pour résorber les pertes et les dommages créés par l’épidémie en termes de baisse de la croissance, de chômage et de surendettement. «La drôle de crise» nous dit Nicolas Baverez. La phase défensive de réassurance des entreprises et du revenu des ménages a été mise en œuvre de manière efficace, même si son coût est démesuré en raison d’un confinement excessivement rigoureux.

3.2 LE PRIX DE LA CRISE : QUI VA PAYER ?

Le Président Macron a promis que les milliards engagés pour sauver l’économie française de la ruine complète ne seront pas financés par l’impôt : bonne nouvelle ? Pour Jacques Garello, il y aura bien un impôt, mais pas celui qu’attendent les Français. Faute de recettes fiscales nouvelles, le Président et Bercy ont fait le choix de la dette publique. Il était en effet exclu pour eux de réduire le déficit en diminuant les dépenses publiques, puisque l’État a choisi d’offrir sa manne providentielle pour couvrir les énormes pertes créées par un confinement à tous points de vue disproportionné. Emmanuel Macron est persuadé que tout peut changer avec un « modèle économique plus fort pour ne pas dépendre du reste du monde ». Ce modèle repose sur deux piliers : indépendance et Europe. D’où vient en effet cette manne étatique et européenne, qui offre ces milliards d’euros sans compter ? C’est la Banque Centrale Européenne qui va les émettre en rachetant les titres de la dette des pays de l’Union. Cette opération est tout à fait illégale, madame Lagarde, pas plus que son prédécesseur Mario Draghi, n’a aucun droit de ce faire ; et d’ailleurs la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe l’a déclaré contraire au droit européen et allemand. Nous allons payer les aides du gouvernement avec de la fausse monnaie, et il en faudra toujours davantage pour consommer et investir. C’est une ponction sur le pouvoir d’achat, à tel point que les économistes ont repris depuis longtemps l’expression « impôt d’inflation ».

Dans l'imaginaire tricolore, la France est un des pays où l'on gère le mieux la dette, nous avons pour cela les meilleurs experts, formés dans les meilleures écoles, capables de placer des milliards et des milliards de dette… Des as du toujours plus. A la fin de l'année 2020, la dette représentera près de 121 % de la richesse nationale et, d'ici à 2022, elle devrait atteindre les 3.000 milliards d'euros. Pour Agnès Verdier-Molinié de l’IFRAP, il ne faut pas minimiser les risques d'une dette française qui explose.

La crise sanitaire et économique a fait resurgir un trait de caractère bien français, l'envie sociale, dont les origines sont lointaines. On le sait, taxer les riches pour sortir de l'ornière n'est pas une solution miracle – cela peut même provoquer de nombreux effets pervers. Pourquoi les Français aiment taxer les riches s’interroge Laetitia Strauch-Bonart. Très certainement en raison d'une émotion tenace dans notre pays, l'envie sociale.

3.3 POLITIQUE FRANCAISE

Pour Brice Hortefeux : « l’union nationale ne servirait que les intérêts d’Emmanuel Macron». «Si l’heure est encore à l’urgence sanitaire, vient aujourd’hui celle de la transparence nécessaire» sur l’action de l’exécutif pendant la crise du Covid-19, assure le député européen LR. « Nos soignants, à défaut d’augmentation de salaire, recevront des médailles. Quelle fière allure ils auront sur le tigre enfourché. » «L’union nationale rend déjà discrets des opposants d’ordinaire virulents, préférant, malgré leurs promesses, jouer des coudes plutôt que se les serrer.»

3.4 REPONSES LIBERALES

Nicolas Bouzou veut "en finir avec les leçons de morale". Hors de toute rationalité, nos débats économiques sont systématiquement pollués par des postures morales ou politiquement correctes. "Je serais ravi de débattre des effets économiques de la fiscalité du capital. Mais qu'on m'épargne les considérations sur la morale ou le prix de ma maison." Les riches ont le pouvoir de rendre les pauvres moins pauvres.

Pour Pascal Salin, il est fondamental de respecter les droits de propriété légitimes. Il serait extrêmement souhaitable que le respect des droits de propriété légitimes soit considéré par tous les individus du monde comme une exigence fondamentale.

4.INTERNATIONAL

4.1 TURQUIE, LIBYE

Comme tous les bons stratèges, Erdogan a su attendre le moment favorable pour agir. Renaud Girard souligne «l’inquiétante percée turque en Libye». En intervenant dans la guerre civile libyenne du côté de Sarraj, Erdogan avait bien sûr monnayé son aide militaire salvatrice. Les deux hommes (Poutine et Erdogan, NDLR) forts s’entendent sur l’objectif stratégique de virer les Occidentaux du monde arabo-musulman. En déversant sur le sol libyen les djihadistes dont elle n’a plus besoin, la Turquie rapproche une menace vers les pays d’Europe.
4.2 EUROPE ET ECOLOGIE

Alors que le Pacte vert européen devient la pierre angulaire de la relance économique au sein de l’Union, le professeur de géopolitique de l'énergie, Samuel Furfari, juge que le problème écologique est souvent mal posé : «Le problème n’est pas le rejet de CO2 mais la sauvegarde de la biodiversité». La neutralité carbone d’ici 2050 est un espoir irréaliste, mais l’important est d’abord de protéger la nature, plus que d’éliminer à tout prix les rejets de carbone. Le CO2 est le vecteur du vivant, sans CO2 pas de vie et c’est donc une aberration de parler de « pollution » au CO2. Le leadership mondial qu’ambitionne l’UE à la COP-15 de la convention de l’ONU sur la biodiversité dépendra de notre capacité à donner l’exemple en intensifiant nos actions sur le terrain.

4.3 EUROPE ET POLITIQUE MIGRATOIRE

Pour le délégué général de l’Institut Thomas More, Jean-Thomas Lesueur, «le pacte européen pour les migrations ne pourra éviter de provoquer un effet d’aspiration». En effet, ce pacte continue de voir l’immigration comme une opportunité économique, sans prendre en considération les problèmes existentiels qu’elle pose aux nations européennes. L’axiome mortifère de Christophe Castaner selon lequel « l’émotion dépasse les règles juridiques » n’est pas plus admissible en droit international qu’en droit public. La Commission européenne prouve à quel point elle ignore la réalité vécue des peuples qu’elle est censée servir. Les pays d’Europe centrale et orientale voient les méfaits du communautarisme et du séparatisme dans les pays d’Europe occidentale et n’en veulent pas.
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