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La Méchante Semaine n°2020-26 du 22 au 28 juin 2020


La mascarade de la Convention citoyenne pour le climat a occupé une grande place dans cette méchante semaine n°2020-26. L’autre thème principal développé a concerné les idéologies néo-progressistes : indigénisme, racisé, décolonialisme, etc… qui conduisent à l’effacement de la mémoire collective. Pour nous éclairer sur ces thèmes et d’autres, Méchant Réac ! ® a fait appel aux écrits de : Michèle Tribalat, Marie-Hélène Verdier, Claude Sicard, Christopher Cadwell et Eugénie Bastié, Edouard Husson et Christophe Boutin, Sabine Lula, Valérie Toranian, Philippe Bilger, Frédéric Mas, Alain Laurent, Jean-Eric Schoettl et Pierre Steinmetz, Josepha Laroche, Judith Waintraub, Mathieu Lainé, Raphael Loan, Olivier Babeau, Nicolas Baverez, Renaud Girard, Jean-Michel Delacomptée, Eric Delbecque, Nicolas Lecaussin, Philippe Charlez, Emmanuel Garnier, Agnès Verdier-Molinié, Kamel Daoud, Ross Douthat et Laetitia Strauch-Bonart, Nicolas Bouzou, Chantal Delsol, Johan Rivalland, Jean-Michel Thermeau.

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La Convention citoyenne pour le climat : une institution totalitaire

Née de la crise des Gilets jaunes et du Grand Débat qui a suivi, la Convention Citoyenne sur le Climat a rendu ce week-end sa copie finale. Expérience inédite de démocratie participative, elle a réuni 150 citoyens ordinaires censés représenter la France dans toutes ses diversités. A l’automne, Emmanuel Macron et le gouvernement avaient demandé aux 150 participants à la Convention citoyenne, tirés au sort, de "définir une série de mesures en matière de lutte contre le changement climatique permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40% des émissions de gaz à effet de serre [GES] d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale" et ce sur 5 thématiques : se nourrir, se loger, consommer, se déplacer, produire-travailler.

Jean-Éric Schoettl et Pierre Steinmetz, deux anciens membres du Conseil constitutionnel, relèvent les errements de la Convention citoyenne pour le climat et déplorent la fin des illusions sur « les vrais gens ». Il n’est pas question de rendre obligatoire la participation au panel. Ne restent donc que les plus favorables aux thèses radicales et les plus grisés par la perspective de jouer un rôle national.

La Convention citoyenne, par l’opacité de sa sélection, sa disqualification du discours des savants et ses propositions de révisions constitutionnelles douteuses, est moins démocratique qu’il n’y paraît, estime Olivier Babeau. Le sort ne remplace pas les urnes. S’il s’agissait d’une manœuvre politique cherchant à se concilier les bonnes grâces des enragées de la révolution verte, il s’agit d’un marché de dupes.

Les Grecs considéraient le hasard comme démocratique parce qu’il réduisait le monopole de quelques grandes familles sur l’administration de la cité. Mais les fonctions tirées au sort étaient honorifiques ou administratives, les décisions, elles, n’étaient pas prises au hasard, rappelle Raphaël Doan, agrégé de lettres classiques. À Athènes, on tirait au sort les juges, les magistrats ordinaires et les membres du conseil des cinq cent, qui présidaient aux séances de l’Assemblée. On y laissait les décisions importantes au suffrage universel ou à la sagacité des élus. Remettre l’écologie au hasard donne le sentiment d’en faire peu de cas.

À la pédagogie, la liberté et la responsabilité, la Convention citoyenne pour climat a clairement choisi la coercition. Pas de doute, pour Philippe Charlez, cette convention est un produit du marxisme écologique. Dans un article publié en octobre 2019, l’auteur avait émis des craintes quant au manque de diversité du comité de gouvernance et de ses garants. Pas de scientifiques, d’industriels du public ou du privé, aucun expert en questions énergétiques mais des membres majoritairement issus de la gauche de la gauche, tous très anti-libéraux avec un passé de syndicaliste ou de militant dans des organisations écologiques et altermondialistes. On pouvait craindre, au vu de cette composition, qu’un débat « promis sans biais » véhicule insidieusement une pensée unique écrite à l’avance, les citoyens servant de caution à une cause qui n’est pas vraiment la leur. Les propositions finales qui avaient déjà fuité dans la presse depuis quelques jours ont été publiées hier soir. Elles confirment malheureusement nos craintes initiales.

Les conclusions et les propositions qui ont émergé des travaux de la Convention citoyenne pour le climat sont tellement marquées idéologiquement, tellement décroissantes et tellement absurdes dans un contexte international qu’il est difficile de croire qu’un panel d’experts diversifiés ait réellement été entendu par les citoyens rassemblés. Philippe Charles explique l’énorme gâchis de celle-ci.

La Convention citoyenne efface les citoyens d’un trait de plume. Au nom de la préservation de l’environnement, les « droits, libertés et principes » peuvent être purement et simplement supprimés nous dit Gérard-Michel Thermeau. La Convention citoyenne frappe fort. Elle propose en effet purement et simplement la suppression des droits de l’Homme et du citoyen au profit de la préservation de l’environnement. L’être humain n’est rien, la punaise de lit est tout.

Nous avions connu des idéologies qui ravalaient les êtres humains au rang de punaise ou de poux pour mieux justifier leur extermination. Nous sommes désormais à l’ère où les punaises et les poux sont plus importants que les êtres humains.

Les membres de cette prétendue Convention de carton-pâte souhaitent ajouter un alinéa dans le préambule de la Constitution : « La conciliation des droits, libertés et principes qui en résultent ne saurait compromettre la préservation de l’environnement, patrimoine commun de l’humanité. » Traduction : au nom d’un impératif supérieur, la préservation de l’environnement, les « droits, libertés et principes » peuvent être purement et simplement supprimés. Et voilà, ce n’est pas plus compliqué que cela. Il est vrai que nous sommes à l’ère des assiettes en carton responsables (de quoi, on se le demande ?).

À vouloir trop manier la démagogie, Emmanuel Macron s’est soumis de manière inconséquente à la dictature du peuple. Pour Johan Rivalland, nous avions déjà des représentants du peuple, à travers un Parlement (qui ne nous représentait plus suffisamment ?). Nous avions cette liste impressionnante de ministères, de secrétariats d’État, d’organismes spécialisés de toutes sortes. Nous avions, bien sûr, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), chargé de conseiller le gouvernement et le Parlement sur l’élaboration des lois. Nous avions, à chaque nouveau problème réel ou présumé, la création d’une ou plusieurs commissions, chargées d’étudier le problème en question et d’y proposer des solutions au gouvernement. Et la liste de toutes les belles inventions qui se juxtaposent à celle-ci serait sans doute encore à compléter. Il faut dire qu’il y a du beau monde à occuper ou à récompenser avec l’argent public qui coule à flots ; et permet de caser les copains et les coquins ? Comme si cela ne suffisait pas, pour mieux donner le sentiment d’avoir entendu « le peuple », en pleine crise des Gilets jaunes, notre Président avait pris l’initiative de nous concocter une nouvelle invention typiquement française : la Convention citoyenne pour le climat, s’inspirant sans doute en cela des idées lumineuses de Ségolène Royal sur la démocratie participative. Il faut dire que l’écologie a le vent en poupe, dopée par toutes les démagogies du moment. Et n’était-il pas opportun politiquement de s’appuyer sur cette préoccupation très en vogue pour donner le sentiment qu’on écoutait « le peuple », directement et sans intermédiaires (à la confiance entachée ?). C’est pourquoi quelqu’un avait glissé à l’oreille du Président (à moins qu’il n’en ait eu l’idée « géniale » lui-même) de créer cette nouvelle représentation. Était-elle d’ailleurs aussi représentative qu’on aurait pu le penser ?

Avec Nicolas Lecaussin, on découvre, effaré, les propositions de la convention pour le climat et de la nouvelle société totalitaire écologique ! Lors de son élection, le président Macron a été naturellement considéré par ses soutiens et admirateurs comme le fer de lance des opposants au populisme européen et américain. Un jeune politicien, l’incarnation de la modernité et du « monde nouveau » face aux conservateurs de tous poils qui seraient dépassés par les transformations de notre époque. Or, plus le temps passe, et plus les mesures qu’il propose ou adopte prennent un goût d’étatisme et de... populisme, précisément. D’un côté, il étatise les retraites, l’assurance chômage et infantilise les Français, de l’autre, il applique les recettes bien connues de la cuisine populiste. Il fait appel aux masses (ou il fait semblant) en organisant un Grand Débat national, il met en place une Convention nationale pour le climat... En mars 1919, Mussolini et son journal, Il popolo d’Italia, réunissaient une soixantaine de personnes venant de milieux variés pour fixer les bases du mouvement fasciste. Lénine justifiait toutes ses décisions « au nom du peuple » ; il était d’ailleurs le président du Conseil des Commissaires du Peuple. Staline a été « le petite père des peuples » et tous les dirigeants communistes invoquaient le peuple dans leurs discours et leurs politiques. Bien sûr, Macron n’est ni Mussolini, ni Lénine mais la démagogie populiste a les mêmes caractéristiques.

Ecologie, climat

Ce n’est que depuis la seconde moitié du XVIIe siècle que l’on dispose de données directes sur les températures. Pour reconstruire des séries historiques avant l’ère des mesures instrumentales, les scientifiques du climat ont recours à des Proxy-data (sources indirectes) comme par exemple, les dates des vendanges ou l’étude des anneaux d’arbre.

Pour l’étude des vagues de chaleur Emmanuel GARNIER a utilisé les archives sur les processions religieuses (qualifiées de rogations pro pluvia ou pro serenitate) qui étaient pratiquées dans la majeure partie de l’Europe méditerranéennes à l’appel de l’Église catholique ou des autorités municipales. Il a ainsi reconstitué les périodes de sécheresse extrême survenues entre les années 1550 et 2009.

« Décroissance », tout est dit pour cette gauche qui a renoncé au progrès déclare Frédéric Mas. Les innovations techniques qui ont permis d’utiliser moins de ressources matérielles et humaines pour produire plus ont non seulement inventé l’agriculture moderne, mais libéré des populations entières. Extinction Rebellion a lancé ce mardi sa nouvelle campagne de sensibilisation à son message écologique radical en s’en prenant aux grilles du ministère de l’Intérieur, à Paris. Les militants, tout en dénonçant la préférence des gouvernants pour le tout sécuritaire sur les enjeux liés au climat, se sont évertués à attirer l’attention sur la nécessité d’une véritable réflexion sur l’autonomie alimentaire. Le happening de la poignée de militants surmédiatisée s’est déroulé sur fond de débat national sur les propositions de la convention citoyenne sur le climat. La radicalité nettement anti-humaniste des militants écolo a pour origine le même discours apocalyptique sur la nécessité de la décroissance pour sauver l’Humanité, au prix de la liberté et de la prospérité des citoyens. Les ressources sur Terre sont finies, donc la croissance économique et technologique est elle-même finie et destructrice des ressources disponibles, chantent en chœur ces décroissants, inspirés par certaines vieilles théories héritées des années 1970. À défaut d’être vrai, le message passe dans l’opinion.

Un nouveau terrorisme intellectuel

L’université est aujourd’hui la cible d’un nouvel entrisme idéologique : l’indigénisme racialiste. Il s'incarne dans une multitude de mini-icônes intellectuelles, politiques et médiatiques, qui drainent fans, followers, apôtres, élèves et soutiens hautement mobilisables... Bien que toute allusion à la couleur de peau et à la race soit interdite en France, le terme racisé est mis en avant par certains enseignants, qui l’investissent dorénavant d’une légitimité scientifique. Celui qui s’oppose à la diffusion de cette doxa islamo-gauchiste mortifère est qualifié « de réactionnaire, d’islamophobe, lorsqu’il n’est pas tout simplement traité de raciste, de fasciste, voire de nazi », alerte la professeure à l'université Paris-I, Josepha Laroche.

Comment l’université est-elle devenue l’incubateur du « décolonialisme » ? Pour Julie Waintraub, les pouvoirs publics ont laissé l’idéologie des minorités s’instaurer dans la plupart des facs et des grandes écoles françaises, quand ils ne l’ont pas encouragée.

On ne cesse de se focaliser sur des discriminations envers des minorités visibles ou sur des caractéristiques privées mais on ne se préoccupe jamais du respect de la diversité idéologique. Que révèlent les pressions subies par les magistrats dans l'affaire Fillon sur la composition idéologique de la magistrature en France ? Quels sont les autres secteurs concernés ? Edouard Husson et Christophe Boutin débattent sur ce thème et lance un « S.O.S. diversité idéologique disparue » dans les universités, mais aussi dans la magistrature, le service public audiovisuel, etc...

Racisme, antiracisme, autodafé et révisionnisme culturel : attention danger.

Selon le chroniqueur américain Ross Douthat, nos sociétés riches sont victimes de leur succès et ne parviennent plus à se projeter dans l'avenir. Quand une société riche passe sous le seuil de renouvellement des générations, c'est un signe. Les forces qui créent la décadence sont entremêlées. Pour en sortir, il faut une combinaison vertueuse.

C’est entendu : colonialisme et racisme, esclavagisme sont de pures abominations. Et l’on peine à imaginer que jusque dans un passé proche, ils aient pu non seulement être pratiqués mais que la prétention à prendre possession d’une contrée et de ses habitants historiques ou à juger que ceux-ci étaient des êtres inférieurs transportables et exploitables à merci ait pu être légitimé. Mais prétendre qu’en France, nous en serions encore hypocritement là et que cela se ferait au moyen de la violence policière et de discriminations institutionnelles est une imposture de la pire espèce, déclare Alain Laurent. Cette imputation actuellement si déclamée et bénéficiant de la complaisance des médias du politiquement correct relève d’une manipulation intellectuelle de grande ampleur : c’est bien plutôt d’une violence infligée à la vérité et la liberté au nom d’un prétendu antiracisme hystérisé qu’il s’agit.

Déboulonner n'est pas construire, censurer n'est pas relire, lutter contre le racisme n'est pas lutter contre l'Occident nous dit Kamel Daoud. Car ce lieu, s'il est coupable de crimes, est aussi l'espace où l'on peut crier sa colère ou transformer ses visions d'avenirs. Il reste l'espace d'une démocratie à parfaire et non à détruire. Car ailleurs, osons le dire, le racisme « n'existe pas », il faut vivre un tant soit peu en démocratie pour pouvoir le dénoncer. Ne l'oublions pas. Il s'agit de construire un monde (meilleur), pas une fin du monde.

Tout va y passer… Et si on déboulonnait aussi le présent ironise, désespéré, Philippe Bilger. Déjà il n'y a plus un domaine, plus un pays qui soit à l'abri d'un prurit d'éradication prétendant épurer, détruire et dégrader. L'Histoire, la politique, les arts, tout ce qu'une certaine forme de culture a consacré, tout ce que des siècles ont édifié, vont être, il en est persuadé, consciencieusement, méthodiquement mis à bas.

Déboulonner les statues, c’est éradiquer la mémoire et l’histoire. C’est le propre des peuples décadents qui n’arrivent plus à assumer leur passé et ne veulent plus en vivre, soutient Marie-Hélène Verdier. Déboulonner les statues fut toujours un sport national. Mais ce sport prend, de nos jours, une tournure idéologique inquiétante. La pensée décoloniale, son terreau idéologique fertilisé par l’intersectionnalité des genres, a incubé dans les universités : il est maintenant dans la rue.

C’est toujours le même slogan depuis 1789 et 1968 et 1980 : « Du passé faisons table rase ». Emmanuel Macron a dit qu’il ne permettrait pas qu’aucune statue soit déboulonnée. Il a raison d’anticiper le sort qu’on pourrait faire à sa statue de pierre ou de bronze.

Débaptiser rues et lycées et s’attaquer aux statues de personnages qui appartiennent à la mémoire collective ne peut que provoquer un sentiment de dépossession, s’inquiète Jean-Michel Delacomptée. Réduire la vie d’un Faidherbe non seulement à ses missions en Afrique noire, mais à un volet d’entre elles, résulte d’une approche tellement partiale qu’elle confine à l’idéologie la plus injustement bornée.

À l’heure où l’on déboulonne des statues, la lecture du roman « La Tâche » de Philip Roth fortifie contre un grand danger : se considérer comme un héros chargé d’épurer l’histoire et tenir l’avis contraire au sien pour haïssable, explique Mathieu Lainé. La tâche, c’est cette souillure qui vous marque, indélébile, aux yeux des regards purs. À l’ère du retour des tyrannies, magnifiquement pointé par Joseph Macé-Scaron dans un essai brillant, Éloge du libéralisme (Observatoire), il faut nous prémunir contre ces drôles de fièvres.

Libertés

Parce que l'idéal républicain d'égalité ne saurait plus se traduire par un système scolaire unique, rigide et obsolète, le temps est plus que jamais, selon Chantal Delsol, à la liberté scolaire.

Même si la loi Avia vient d’être rejetée par le Conseil Constitutionnel, le débat concernant la liberté d’expression est toujours au cœur de la société française. La liberté d’expression est-elle une liberté comme les autres ? Aussi faut-il l’étudier sérieusement, et éviter de se laisser emporter par l’émotion répond Sabine Lula.

Statistiques ethniques

Mieux connaître la part des populations d’origine étrangère est nécessaire. Nous pourrions disposer d’informations plus précises sur cette question sans pour autant utiliser des données ethno-raciales, à l’origine des politiques de quotas, fait valoir la démographe Michèle Tribalat*. Les données ethno-raciales fabriquent des clientèles, de la corruption et du ressentiment parmi ceux qu’elles sont censées aider et ceux qui n’en profitent pas.

Relance économique et dette(s) de l’Etat

Réclamée par certains, l'annulation d'une partie de nos dettes publiques est non seulement inutile dans le contexte de taux bas actuel : elle serait aussi dangereuse analyse Nicolas Bouzou. Annuler une partie de nos dettes publiques n'a strictement aucun intérêt à partir du moment où les Banques centrales sont à la manoeuvre. Nous ferions mieux de nous concentrer sur les moyens de retrouver rapidement un niveau d'activité comparable à celui d'avant crise.

Le gouvernement répète qu’il consacre des sommes astronomiques à soutenir les entreprises. Ce n’est pas faux. Mais il est beaucoup plus discret sur les absurdités administratives dans les conditions dont il assortit son aide, plaide Agnès Verdier-Molinié, la directrice de l’Ifrap (think-tank libéral) *. Absurdité encore, dernièrement, le ministère du Travail a quasiment appelé à la délation les salariés qui considéreraient qu’ils ont trop travaillé alors qu’ils étaient en chômage partiel. Les aides visant l’apprentissage ne pourront être utilisées dans les entreprises de plus de 250 salariés que si elles accueillent 5 % d’alternants. Or cela est impossible.

L’économiste Claude Sicard estime que la relance de l’économie devra passer par une révision législative du droit du travail afin d’édicter de nouvelles normes, plus souples, en commençant par proclamer une loi d’urgence économique. Notre PIB, en fin d’année, va accuser une baisse de 11 %, et la dette extérieure du pays va passer de 100 % à 120 % du PIB. Reconstruire notre économie nécessite que l’on accorde aux entreprises une bien plus grande liberté d’action. Dans la période actuelle il serait tout à fait malvenu de créer de nouvelles contraintes pour nos entreprises.

Police, désarmer les forces de l’ordre, c’est désarmer la République…

Pour l'expert en sécurité, Éric Delbecque, la machine publique n'est peut-être pas parfaite, mais elle fonctionne correctement, malgré un climat délétère. Le désarmement policier devient une musique d'ascenseur.

Où va le Monde ?

Rien n’arrête plus le sultan Erdoğan analyse Valérie Toranian. En Libye, en Irak, en Méditerranée… le régime d’Ankara poursuit sa progression. Et cette avancée est une source de déstabilisation supplémentaire. Pas seulement pour la région mais aussi pour l’Europe. Le deal conclu par Erdoğan avec Sarraj en échange de l’envoi de ses troupes ? Récupérer les meilleurs contrats pétroliers sur la Méditerranée orientale où de vastes gisements de gaz en eau profonde ont été découverts. Les deux maîtres du jeu dans la région sont désormais la Russie et la Turquie. Stoppée par Moscou en Syrie, la Turquie vient de lui damer le pion en Libye. Mêmes autocrates, mêmes méthodes, mêmes arguments. Erdoğan calque son jeu sur celui de Poutine. Dans le chaos régional, Erdoğan rêve d’un ralliement à son panache islamo-ottoman. Pour le parti Ennahdha en Tunisie, affilié, comme Erdoğan, aux Frères musulmans, cette nouvelle donne turque est un atout indéniable.

De l’autre côté du globe, Renaud Girard met en garde contre le danger du nationalisme chinois. Suite à la dangereuse escalade sino-indienne, la Chine connaît la force du sentiment nationaliste de sa population et n’a aucune envie d’être débordé.

Eugénie Bastié s’entretient avec Christopher Caldwell : « Pourquoi les grandes entreprises américaines soutiennent toutes ‘’Black Lives Matter’’ ». L’interprétation très « libérale » des lois sur les droits civiques par la Cour suprême et les pressions associatives font courir un risque pénal à toute grande entreprise américaine qui ne soutiendrait pas officiellement le mouvement « Black Lives matter », estime le chroniqueur américain. Les réseaux sociaux deviennent des lieux d’affirmation et de conformisme plutôt que de débat. Les militants de « Black Lives Matter » ont été rejoints par une gauche universitaire, une gauche hipster et même une gauche blanche violente qui se fait appeler « antifa ». Les lois sur les droits civiques font courir un risque d’amendes et de poursuites à toute entreprise qui crée un « environnement hostile » pour ses salariés appartenant à des minorités. Ces questions d’ « égalité » et de « lutte contre les discriminations » ne sont jamais aussi simples qu’on les présente.

En conclusion, Frédéric Mas brosse un petit portrait de ce que serait la France si tous les combats « néo-progressistes » aboutissaient. Fin de l’Etat oppresseur, décroissance, déclin économique, suppression de l’histoire et de la mémoire, plus d’autorité : même si les objectifs étaient brièvement atteints, on pourrait s’attendre à un guerre. Pour Nicolas Baverez, restaurer notre économie semble impossible face à l’explosion de la haine sociale, la décomposition de l’État, la remise en cause des institutions et des valeurs républicaines. L’État est devenu, par sa lourdeur, son autoritarisme et son impotence, un démultiplicateur des risques qui caractérisent le XXIe siècle.
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