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La Méchante Semaine n° 2020-34 du 17 au 23 août 2020


La 34ème Méchante Semaine de Méchant Réac ! ® s’est interrogée sur les sujets suivants :

1.La folie progressiste, traitée par Barbara Lefebvre, Thomas Ullman, Peggy Sastre, Xavier Rauffer, Philippe Charlez, Bérénice Levet, et Gilles-William Goldnadel.
2.E.E.L.V. et L.F.I. mettent-ils en danger la démocratie ? Sujet traité par Joseph Macé-Scaron et Yves Roucaute.
3.Le masque et les libertés publiques, éclairage apporté par Maxime Tandonnet et Olivier Maurice.
4.L’économie française est mal (re)partie pour Claude Sicard.
5.L’ensauvagement de la France est analysé par Philippe Bilger.
6.Vladimir Poutine et la Biélorussie, les suites de la crise sont traitées par Alain Rodier et Renaud Girard.
7.La Turquie peut-elle déstabiliser la France s’interroge Alexandre del Valle.
8.Qu’en est-il de la présence de la France en Afrique ? Méchant Réac ® a sélectionné les analyses de Yves Thréard, Arnaud Danjean, Michel Goya et Pierre Vermeren.


J’AI LU, AIME ET PARTAGE LE DERNIER LIVRE DE YVES DE KERDREL

Le coronavirus a agi comme un révélateur : nous avons peur de l’autre parce que nous avons abandonné nos valeurs. C'est ce que démontre Yves de Kerdrel, ancien directeur général et directeur de la publication de Valeurs actuelles, dans Ces peurs qui nous attendent, paru aux Éditions de l'Observatoire. Il passe en revue les diverses craintes (sociales, environnementales, etc.) éprouvées par les Français. Le séparatisme que dénonce avec justesse le président de la République est le résultat de notre pusillanimité et de nos lâchetés. Le régalien est l'angle mort de ce jeune président. Alors que ce devrait être sa priorité.

1.LA FOLIE PROGRESSISTE OU L’HYSTERIE POLITIQUEMENT-CORRECTE : CANCEL CULTURE, BLACK LIVES MATTER, ECOLOGISME, GAUCHISME, PACIFISME

Sous couvert de bons sentiments et d'ouverture, les « progressistes » vident les mots de leur sens et laissent dériver la France vers le pire… Pour Barbara Lefebvre, l'idéologie progressiste prétend servir le bien de l'humanité, mais au fond il s'agit de la rééduquer. Les progressistes ignorent que la France vient du fond des âges.

La cancel culture met en péril l’éducation de millions de jeunes pour Thomas Ullman.
Certaines écoles des Etats-Unis, poussées par des activistes et des influenceurs à embrasser la cancel culture, ont commencé à se concentrer sur les dommages supposés des mots hors de leur contexte sans comprendre leur signification plus large dans un texte. L’annulation continue d’ouvrages anciens alors que nous actualisons notre définition du terme éveillé ou de politiquement correct entraînera l’effacement de nos œuvres les plus importantes en tant que genre. Il n’y aurait plus d’erreurs historiques dont on pourrait tirer des leçons, ni de succès à admirer. Le fardeau d’une société qui condamne sans cesse les vieux clichés, alors que les normes progressistes changent avec le temps, repose sur les étudiants américains. Ce n’est rien de moins qu’Orwell : hier, en guerre avec l’Eurasie, demain, en guerre avec l’Austrasie. Hier, en lisant Aristote, demain, en brûlant ses œuvres au nom du progressisme.

Une enquête américaine prouve que de plus en plus de personnes taisent leurs opinions par peur qu'on les juge offensantes. Si la « cancel culture » n'est effectivement qu'un mot nouveau pour désigner un phénomène sans doute aussi ancien que l'aptitude humaine à exprimer et censurer des opinions, elle a le goût de cendre des révolutions qui, plus tôt que tard, finissent par passer leurs propres enfants à la casserole, histoire d'avoir toujours un truc à grignoter affirme Peggy Sastre.

Les Etats-Unis plongent épisodiquement dans des crises de folie sociétale. Le mouvement Black lives matter n'est que le dernier exemple de cette hystérie politiquement-correcte explique Xavier Rauffer.

Vendredi 14 août, la Californie a ordonné des coupures de courant pour la première fois depuis 2011, alors qu’une vague de chaleur a mis à rude épreuve son système électrique. Philippe Charlez dresse le bilan mitigé des investissements californiens en termes d'énergies.

Dans une magnifique méditation, la philosophe et essayiste Bérénice Levet défend les statues de nos personnages historiques que certains activistes aimeraient détruire.
Les moins de 50 ans vivent en étrangers dans leur propre pays, privés de l’expérience décrite par Mauriac, d’« habiter familièrement l’histoire de France  », de s’y « promener comme dans un château de famille ». Nos statues nous parlent d’une France qui, plutôt que d’enfermer chacun dans le cercle étroit de son identité, le rattachait à une réalité plus vaste que la sienne, celle de la patrie.

L'absence d'enthousiasme de la gauche pacifiste autoproclamée, après l’accord de paix entre Israël et les Emirats, dissimule mal le fait que depuis longtemps, sans le dire, elle ne soutient plus que du bout des lèvres l'existence de l'État d'Israël, souligne Gilles-William Goldnadel.

2.E.E.L.V. ET L.F.I. VEULENT ECLIPSER LES LIBERTES…

Yannick Jadot, invité cette semaine sur BFMTV et RMC, s'est confié sur les perspectives politiques d'Europe Ecologie les Verts : "Je crois à la victoire de l'écologie en 2022. L'écologie peut battre le libéralisme technocratique qu'incarne Emmanuel Macron". La technocratie française est-elle vraiment libérale ? Le dévoiement des mots peut-il être dangereux pour les électeurs ? Cela peut-il être bénéfique pour EELV ?
Je crois, répond Joseph Macé-Scaron, que s'il y a quelque chose que nous ont appris les crises (sanitaire, économique, politique) c'est que le problème rencontré par les Français dans leur quotidien ce n'est pas la technocratie, ce n'est pas l'administration, c'est la bureaucratie. Ensuite, je me méfie toujours des personnes qui adjectivisent le terme "libéral", libéral social, ultralibéral, libéral national... à chaque fois, cela sert à masquer une forme d'anorexie conceptuelle, de néant de la pensée. Libéralisme technocratique ne veut rien dire. Si le problème est l'énarchie, cela fait des décennies que nous le savons en France. Si Yannick Jadot souhaite dire par là que le problème vient d'une forme d'élite, le problème de l'élitisme se rencontre d'abord dans les pays qui ne sont pas des pays libéraux, comme l'Union Soviétique hier ou la Chine aujourd'hui. On peut regretter que l'ascenseur social soit singulièrement en panne, et en effet, on le regrettera justement. Mais le libéralisme technocratique, je n'arrive pas à appréhender ce que veut dire par là Yannick Jadot. Et à mon avis, Yannick Jadot non plus.

La France Insoumise et Europe Ecologie les Verts organisent actuellement leur université d'été. Au regard des programmes, l'expression d’une position autoritaire semble s'affirmer de plus en plus. La radicalité rhétorique témoigne-t-elle d'une immaturité politique pouvant représenter un danger pour la démocratie ?
Deux conceptions de l’écologie s’opposent, explique Yves Roucaute. L’une est positive, elle sait que pour survivre et mieux vivre, il n'est qu’une solution : dominer la nature. Elle croit en la créativité humaine qu’elle veut libérer et non limiter. Sur chaque problème, elle cherche une solution par le progrès, et non une prétendue solution « écologique ».  Précisément, contre cette écologie humaniste, se dressent les idéologues réactionnaires de l’écologie punitive qui mettent la planète au centre. Réactionnaire, car c’est une réaction aux sciences, à l’histoire, au progrès. Idéologue car elle idolâtre la planète au lieu d’en appeler à la domestication et à l’assujettissement de tout ce qui s’y trouve. Ennemis de la liberté, ils veulent imposer au nom de cette planète marâtre idolâtrée, leurs choix archaïques à coups de règlements et de répression. Une écologie défendue par les archaïque d’Europe Ecologie Les Verts, les groupuscules associés et La France Insoumise.

3.LE MASQUE ET LES LIBERTES PUBLIQUES

Jusqu’où prendre les gens pour des imbéciles ? Le masque est emblématique de la vie politique française en 2020 rappelle Maxime Tandonnet. Depuis plus d’un semestre, il hante les esprits, les discours et les consciences. Au plus fort de la crise du covid, en avril-mai, quand l’épidémie a atteint sa quintessence entraînant plus de 30 000 morts en France, les plus hautes autorités politiques, scientifiques et médiatiques n’avaient qu’un seul mot d’ordre, martelé sur les ondes, jusqu’à l’obsession : promis, juré, le masque dans la vie courante, ne servait strictement à rien. Au prix de la plus sidérante volte-face, d’une formidable contorsion intellectuelle ces mêmes hautes autorités tiennent, depuis mai, le discours exactement inverse. Le masque est désormais présenté comme la solution miracle, magique, pour éviter une reprise de l’épidémie.
Un minimum de cohérence et d’honnêteté ne ferait pas de mal. Ce revirement signifie-t-il que les plus hautes autorités se sont lourdement trompées en mars-avril 2020 ? Mal conseillées par les médecins ? Peut-être, mais cela ne change rien à leur responsabilité : tout aussi responsables pour avoir choisi de mauvais conseillers et écouté de mauvais conseils.

Résistance ou résilience, le grignotage continu des libertés publiques aura des conséquences, à commencer par la perte d’autorité d’un État qui dit bien plus qu’il n’est capable de faire.
D’une façon ou d’une autre, par la contestation dans la rue ou par la balkanisation, il faudra bien un jour sortir de la crise et remettre l’État, maintenant en roue libre depuis trop longtemps, à sa place avertit Olivier Maurice.

4.ECONOMIE FRANCAISE

L’environnement de nos entreprises doit être profondément modifié. Sans ces réformes, le combat à mener pour réindustrialiser notre pays ne pourra pas être mené avec succès, prévient Claude Sicard.
Ce n’est pas en conservant les lois et les règlements ayant conduit le pays au déclin que l’on parviendra à le sortir de l’impasse dans laquelle il se trouve et à régénérer son économie. Notre Président, qui a parlé dans un récent discours de la reconstruction de notre économie, ne parait pas prêt à procéder à de quelconques réformes structurelles d’ici les prochaines élections. Il s’oriente plutôt vers une démocratie participative laissant à la base le soin de définir désormais les grandes orientations du pays. C’est dire que l’on n’est pas près de voir notre pays s’acheminer sur la voie du redressement.

5.ENSAUVAGEMENT FRANÇAIS

Philippe Bilger répond à cette interrogation dominante mais toujours éludée : qui ensauvage la France ? Mais il convient aussi de s'interroger sur le fait que des transgressions se multiplient qui semblent relever d'un autre registre qu'avant, avec des ressorts sans lien avec ceux de la délinquance ordinaire.

6.CRISE EN BIELORUSSIE ET VLADIMIR POUTINE

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko au pouvoir depuis 26 ans et officiellement réélu lundi 10 août 2020 avec 80% des voix contre 10% à sa principale concurrente, Svietlana Tikhanovskaia, fait aujourd’hui face à une contestation d’une ampleur inédite.

Dans un contexte extrêmement tendu, cette élection truquée pose à Vladimir Poutine un problème qui pourrait se révéler vital pour lui-même s’inquiète Alain Rodier. La Biélorussie est-elle une bombe à retardement pour la zone d’influence russe ?

Pour Renaud Girard, s’il a tiré les leçons de son erreur de l’été 2014 au Donbass, Vladimir Poutine n’interviendra pas frontalement en Biélorussie. La diplomatie russe agira en coulisses pour obtenir une transition en douceur, afin de remplacer Loukachenko par une personnalité modérée.

7.TURQUIE

La Turquie a beaucoup cultivé ses liens avec sa diaspora, notamment en prenant le contrôle de mosquées ou d’associations communautaires. Erdogan pourrait être tenté de répondre à la fermeté de la France en Méditerranée orientale en utilisant ces réseaux. Alexandre Del Valle pose la question, le président turc a-t-il les moyens de déstabiliser Emmanuel Macron en France ?

8.AFRIQUE ADIEU !

Soixante ans après la vague des indépendances, l’ancien « pré-carré » français se meurt, explique Yves Thréard. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont rarement connu la stabilité politique nécessaire à leur développement. Et encore moins aujourd’hui. En Afrique de l’Ouest, seul le Sénégal fait encore figure d’exemple démocratique. Au nord de la bande sahélienne, les peuples du Maghreb ne sont pas moins inquiets.

Les soldats français font la preuve de leur valeur en jugulant les djihadistes au Mali, mais ils ne peuvent pas les éradiquer et l’instabilité institutionnelle du pays complique la situation, explique le député européen Arnaud Danjean, spécialiste reconnu des questions de défense et de sécurité.
La nécessaire et quasi-naturelle solidarité entre militaires français et maliens peut être mise à mal par le chaos politique. Sans Barkhane, la situation sécuritaire serait totalement hors de contrôle dans de larges parties du pays. Il faut être lucide sur ce que peut accomplir une opération de ce type : réduire une menace, contribuer à une stabilisation, aider à l’émergence de forces locales robustes.

Le coup d’État qui a poussé le président du Mali à démissionner ne change rien à la mission des soldats français, explique le colonel Michel Goya. En revanche, l’instabilité institutionnelle du Mali renforce les interrogations sur l’avenir de l’opération militaire française, malgré ses résultats remarquables contre les djihadistes.
La mission de l’opération Barkhane est toujours la même, tant qu’il n’y a pas de pouvoir légitime sur place pour demander éventuellement son évolution, sauf si la France décide de quitter une zone jugée trop instable. Les soldats français restent la clé de voûte de la coalition militaire anti-djihadistes.
Concrètement et assez macabrement, Barkhane c’est en moyenne un combattant ennemi éliminé chaque jour. Dont parfois des personnages importants, comme le leader d’AQMI, tué en juin dernier.
Au Mali, Barkhane se retrouve visible depuis sept ans au cœur du désordre, ce qui ne peut que donner l’impression d’un enlisement. Il est probable que le choix de prolonger l’opération Serval par l’opération Barkhane, du moins dans cette forme avec le maintien d’une forte présence au Mali, était une erreur.

Plusieurs centaines d’artistes et d’intellectuels marocains critiquent la régression de la liberté d’expression des opposants dans le pays. L’historien du Maghreb contemporain, Pierre Vermeren, juge que Rabat opère en effet un « tour de vis » alors que les tensions sociales augmentent.
Les attaques indirectes contre les journalistes sont redoutables dans une société conservatrice où l’opinion publique est prise à témoin pour salir de fortes têtes. Tout titre de presse qui ne consent pas à passer les messages du pouvoir ou qui aurait l’impudence de critiquer les « lignes rouges » définies par le régime entre dans des difficultés insurmontables. La police politique, au Maroc ou dans la grande diaspora marocaine à l’étranger, est parvenu à contrôler quasiment tous les sites marocains d’informations en ligne. La suppression des subventions, le chômage de masse, la quasi-impossibilité d’émigrer rendent la situation potentiellement explosive au Maghreb.
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