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La Méchante Semaine n° 2020-35 du 24 au 30 aout 2020


La Méchante Semaine n°2020-35 qui se termine porte une nouvelle fois bien son nom : les extrémistes de tout bord se déchaînent, les violences gratuites se succèdent, les mesures d’interdiction se multiplient, c’est un malaise général qui traverse la société et remet en question les valeurs de la République où les mots perdent de leur sens.

Méchant Réac ! ® le blog a proposé toute la semaine des textes de Philippe Bilger, Edouard Husson, Grégory Joron, Rémy Prud’homme, Arnaud Benedetti, Gilles-William Goldnadel, Eric Delbecque, Sophie Coignard, Jean-Philippe Delsol, Eric Verhaeghe, Eric Diard, Henri Vernet, Maxime Tandonnet, Grégory Roose, Mathieu Mucherie, Luc Ferry, Michel Gay, Philippe Charlez, Nathalie MP Meyer, Nicolas Lecaussin, Jean-Pierre Obin, Régis de Castelnau, Rainer Zitelmann, Jacques Garello, Ferghane Azihari, Jeannet Bougrab, Olivier Maurice, Christophe Boutin, Anne-Sophie Nogaret et Sami Biasoni pour donner du sens aux maux de notre société.

GRAND ENTRETIEN AVEC FRANCOIS SUREAU

La Revue des 2 Mondes, nous offre dans son numéro de Septembre 2020, un grand entretien avec François Sureau. Pour celui-ci, l’histoire de France est traversée depuis 1789 par une coupure ontologique et il est extrêmement difficile, sauf pour les grandes intelligences syncrétiques comme celle de De Gaulle, de réconcilier la France d’avant et la France d’après. La parole réaliste qui pourrait nous rassembler est absente

RADICALISATION ISLAMISTE, LES FAILLES DE L’ETAT

Sport, hôpitaux, transports… Le député Éric Diard a poursuivi ses investigations sur la radicalisation dans les services publics. Il en tire un livre édifiant. Dans ce livre témoigne notamment Patrick Pelloux, qui alerte sur « les choses terribles qui se passent en ce moment dans les hôpitaux de France ». Une unité de coordination de la lutte antiterroriste a repéré une vingtaine de sportifs de haut niveau fichés S. Eric Diard identifie le sport comme « un angle mort majeur de la politique générale », alors même qu’il est « le premier » lieu potentiel de radicalisation djihadiste. Autre secteur qui inquiète le député : les transports. La priorité de recrutement est donnée aux jeunes de banlieue. Et nombre de ces recrues manifestent une religion ostentatoire. Parmi les 15 propositions qu’il avait formulées après sa première enquête, cinq ont été retenues, dont la vérification, par un service de police, que les nouveaux surveillants pénitentiaires ne sont pas identifiés comme de potentiels radicalisés. 

Quinze ans après un rapport enterré, Jean-Pierre Obin pointe dans un livre les dérives du communautarisme et l'aveuglement de l'Éducation nationale. Ce rapport aurait dû finir au fond d'un tiroir et rejoindre le vaste cimetière administratif des rapports oubliés, surmonté de cette épitaphe d'Henri Queuille : « Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Face au silence des ministres qui se sont succédé à la tête de l'Éducation nationale en 2004 et 2005, un petit groupe d'inspecteurs généraux s'est rebiffé. Contrevenant à tous les usages de ce corps administratif, ils ont organisé la fuite de leur rapport, « Les signes et manifestations d'appartenance religieuse dans les établissements scolaires ». Aujourd'hui, l'auteur principal de ce document, Jean-Pierre Obin, dresse dans un livre édifiant (à paraître aux éditions Hermann le 2 septembre) un état des lieux inquiétant.

D’UN EXTRÊME A L’AUTRE…

Gilles-William Goldnadel et Arnaud Benedetti s’interrogent : pourquoi accepte-t-on de Jean-Luc Mélenchon ce qu’on ne tolérerait jamais de l’extrême droite ? Les discours de Jean-Luc Mélenchon ont pourtant parfois suscité de vives réactions ou écorné l’image de La France Insoumise.
Pour une raison qui parcourt toute l’histoire du rapport du monde intellectuel à la gauche en France, selon laquelle celle-ci dispose par immanence d’un régime de bienveillance universelle. Il ne peut y avoir de mauvaise gauche ; certaines d’entre elles peuvent se tromper, faire fausse route, renoncer parfois à leurs vertueuses intentions, elles sont comme l’homme de Rousseau : " bonnes " par nature. Donc cet à priori catégorique, cette " essence " dont on les crédite les affranchit de toute forme de suspicion. Ce n’est pas M. Jean-Luc Mélenchon lui-même vraiment qui bénéficie de cette manière d’indulgence, voire d’impunité intellectuelle, morale et médiatique. C’est l’extrême gauche. C’est la pensée d’extrême gauche qui depuis toujours a bénéficié de cette clémence particulière alors même qu’elle a accouché des pires crimes de l’histoire, que ce soit le stalinisme, que ce soit le maoïsme. On ne peut pas expliquer les choses autrement que par le biais médiatique.

Des femmes topless réprimandées par les gendarmes à l’agression d’Augustin considérée comme un "sujet d’extrême-droite" en passant par les tweets d’Aurélien Taché totalement indifférent au sort de la jeune femme tondue par sa famille, un certain progressisme oublie de plus en plus ce qui a fait de la France un pays libre. Edouard Husson s’élève contre ces Français qui oublient l’héritage politique et culturel qui est le leur.

Eric Dupond-Moretti a raison : les extrémistes du féminisme, comme ceux de l'écologie, doivent être combattus et il ne faut pas avoir peur d'eux. La cause féministe si belle et juste dans son principe - l'égalité des droits dans tous les secteurs de la vie, familiale, professionnelle et sociale - est totalement dévoyée par une idéologie qui voudrait instaurer une guerre civile entre les sexes et laisser croire que "l'homme serait la haine de la femme". Aussi, ce n’est pas sans malice que, Philippe Bilger réclame le retour des hôtesses du Tour de France.

Anne-Sophie Nogaret et Sami Biasoni retracent la genèse des pensées racialiste, décolonialiste et indigéniste. Ils s’inquiètent de la menace que les adeptes de ces idéologies font peser sur la nation. L’influence des revues académiques américaines en sciences sociales a servi de support à la perfusion des thèses postcoloniales en France. De même le cinéma et plus récemment les séries américaines ont contribué à l’essaimage et à la normalisation des discours « minoritaristes ». Les déconstructionnistes, qui se réfèrent en réalité davantage à Foucault qu’à Derrida, analysent toute réalité sociale (donc humaine) en termes de domination : les normes, la hiérarchie, la contention, les interdits, la loi en un mot seraient l’expression même de la domination. Les statues que l’on déboulonne, les mots que l’on efface, la syntaxe que l’on manipule sont autant de traductions de notre passivité face à un mouvement lent de déstabilisation de notre unité, voire de notre concorde nationale. Le discours intersectionnel se fonde sur une conception qui abolit le sujet comme unité consciente. Le sujet n’existe plus, morcelé, réduit à n’être qu’une addition de traumatismes subis, lesquels ne sont pas le fait de la vie ou du hasard, mais de mécanismes extérieurs de domination.

VERITES HISTORIQUES ET REALITES ECONOMIQUES

Pour Ferghane Azihari, le narratif historique qui veut que la prospérité occidentale soit due à la soumission d'autres peuples ne résiste pas à l'épreuve des faits.
Marx prédisait l'appauvrissement des travailleurs soumis au capitalisme. L'invalidation de sa prophétie obligea Lénine à la réactualiser. L'embourgeoisement du prolétariat occidental fut alors attribué à l'impérialisme.
En 1984, Jacques Marseille publiait un ouvrage remettant en question la profitabilité de la colonisation pour la France. Sa thèse fut largement ignorée.
Au XVIIIe siècle, les physiocrates Quesnay et Dupont de Nemours assimilent l'esclavage et la colonisation à des systèmes stériles. Ils soutiennent que la main-d'œuvre servile est moins productive que des travailleurs libres. L'expérience américaine conforte leur démonstration. Avant la guerre de Sécession, les États du Nord étaient plus industrialisés et connaissaient une croissance économique plus rapide que les États du Sud.
La colonisation est, quant à elle, fondée sur des préjugés protectionnistes tout aussi inféconds.
Ses partisans soutiennent que les métropoles tirent leurs richesses de leurs capacités à nouer des relations exclusives avec de vastes territoires colonisés. Ceux-ci ne peuvent commercer ni entre eux ni avec l'étranger. Les physiocrates considèrent cependant que ces entraves à la liberté du commerce appauvrissent tout le monde.
Adam Smith souleva les mêmes objections libre-échangistes contre le système colonial.
Les économistes libéraux emboîtèrent le pas à ces arguments tout au long du XIXe siècle. Leur démonstration rend d'ailleurs le colonialisme obsolète. À quoi bon dépenser des fortunes à des fins expansionnistes quand le doux commerce cher à Montesquieu permet d'accéder à toutes les richesses du globe de manière mutuellement profitable ? L'Occident s'est donc construit en dépit de l'impérialisme, non grâce à lui. « Le crime ne paie pas toujours », ainsi que le note l'économiste libertarienne Deirdre McCloskey.

Pour Rainer Zitelmann, reprocher au capitalisme la hausse des inégalités fait oublier sa contribution à la baisse de la misère. Si nous voulons moins de pauvreté dans le monde, il faut même plus de capitalisme

ECOLOGISME

Les coupures californiennes montrent clairement l’impasse dans laquelle conduit le rêve de l’électricité « tout renouvelable » déclare Rémy Prud’homme. En matière d’électricité renouvelable, la Californie est aux États-Unis ce que l’Allemagne est à l’Europe. Dans les deux cas, des gouvernements verts et fiers de l’être ont engagé à grands frais des politiques résolument anti-nucléaires et absolument pro-solaire et pro-éolien. Les coupures californiennes montrent ainsi clairement l’impasse dans laquelle conduit le rêve de l’électricité tout renouvelable. C’est pourtant la voie dans laquelle s’engagent résolument les démocrates américains (le programme de Joe Biden vise 100 % en 2035), et les macroniens français (la programmation pluriannuelle de l’énergie adoptée cet été vise 38 % en 2028). Si vous croyez les promesses des politiciens verts, faites provision de bougies !

L’empreinte écologique est un concept inventé par l’ONG américaine Global Footprint Network, une institution qui milite en sous-main pour une écologie de la décroissance. Aussi, pour Luc Ferry, le « jour du dépassement » des ressources naturelles n’a jamais eu lieu. Pourtant, il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que ce concept polémique n’a guère de sens et ce pour une raison de fond : s’agissant de la capacité des surfaces terrestres ou maritimes à produire les ressources que nous consommons sur une année, tout dépend évidemment de l’état des sciences et des techniques utilisées. Un hectare de terre ne produit pas la même quantité de biens selon qu’il est cultivé avec des instruments agraires du Moyen Âge ou avec des biotechnologies modernes. Dans un entretien publié lui aussi dans Le Point en 2018, Michaël Shellenberger, un militant écologiste hostile aux idéologies de la décroissance qui se dissimulent (mal) derrière le « jour du dépassement », expliquait comment ce concept flou « repose sur la notion d’empreinte écologique qui consiste en six mesures d’usure des ressources : carbone, terres agricoles, terres urbanisées, pâturages, pêche et forêt. Or selon leur propre méthodologie, cinq ressources sur six sont à l’équilibre, voire excédentaires. La dernière mesure est celle du dioxyde de carbone, sauf qu’il ne s’agit en aucun cas d’une ressource, mais d’une pollution (…) L’empreinte écologique, c’est pire que les fausses sciences comme l’astrologie, car les créateurs de cette mesure trompent volontairement les gens. C’est ensuite repris partout dans la presse comme une information, sans aucune vérification ! ». C’est ainsi que les pays les plus développés, comme les États-Unis ou le Canada, sont censés vivre à crédit dès la fin du mois de mars tandis que des pays plongés dans la misère comme Cuba, l’Irak et le Nicaragua où, comme chacun sait, il fait si bon vivre, ne commencent qu’en décembre, ce qui est censé en faire des modèles à suivre ! Ce qui se cache derrière ce pseudo-calcul du « jour du dépassement », c’est en réalité cette haine pathologique et irrationnelle du progrès et du monde moderne qu’on retrouve à jet continu dans les discours de la décroissance.

Sur cette même ligne, Michel Gay souligne que « l’empreinte écologique » a autant de mérite scientifique que l’astrologie, la phrénologie et les théories de la Terre plate, et il est temps de la traiter comme une théorie pseudo-scientifique et mensongère.

Les universités d'été d'Europe Ecologie les Verts et de La France Insoumise se sont déroulées le week-end dernier. Ces événements ont été l'occasion pour les deux formations politiques de présenter leurs programmes et de clarifier leur ligne politique en cette rentrée. Philippe Charlez remarque particulièrement l’inauguration par EELV d’un schisme entre « croissantistes verts » et « décroissantistes néomarxistes ».

ENSAUVAGEMENT, DES MOTS SUR DES MAUX

Face à la racaille, on ne sait plus où donner de l'indignation pour Philippe Bilger. Chaque jour, agressions et violences. De plus en plus gratuites, de plus en plus odieuses. Plus aucun frein, plus aucune limite : les maires, les élus deviennent une cible prioritaire, à Bondy comme ailleurs. Des jeunes gens courageux venant au secours de leurs proches sont tabassés. Avec une totale arrogance la malfaisance se déploie et s'accomplit.

De nombreux Français ont découvert, médusés, les exactions des casseurs du dimanche soir… et l'inflation verbale des autorités analyse Sophie Coignard.

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a beau s’agiter dans tous les sens et fustiger les délinquants à tour de bras, l’insécurité ne s’en trouve pas diminuée pour autant. Bien au contraire. Et l’absence de doctrine explicite du président Macron n’arrange rien, souligne le politologue Arnaud Benedetti.

Ceux qui ont saccagé les Champs-Élysées après la défaite du Paris Saint-Germain prennent ces manifestations sportives comme prétexte pour s’attaquer à la loi et à ses représentants, selon Éric Delbecque. Pour lutter contre ces violences, il préconise de maximiser l’efficacité de la chaîne pénale. Ces bouffées de violence ne sont pas corrélées à une cause particulière, mais visent simplement à s’attaquer à la loi et à ses représentants. Ils considèrent la police et la gendarmerie comme d’autres « bandes » qu’il faut défier. Si l’on ne veut pas tomber dans un système totalement privatif de libertés, il faut en revenir à l’essentiel : quelles sanctions appliquer à ce type d’individus une fois commis le délit ou le crime ? En France, le respect de l’autorité est problématique. Certains pensent que l’on peut négocier la loi.

Le temps de la reconquête est venu, affirme Grégory Roose, essayiste et chroniqueur, spécialiste des questions d'immigration et d'écologie, alors que la réaction des Français devant la succession de massacres se fait attendre. La France subit un nombre croissant d'attaques ethniques maquillées en faits divers qui n'en sont pas.

Rebondissant sur la récente agression du jeune Augustin, amplement commentée dans la presse, l'avocat Régis de Castelnau s'exprime auprès de RT France sur l'«ensauvagement» du pays et le «sentiment d’insécurité» des Français. Pour l’avocat, la lecture de la presse vous confronte à une litanie de soi-disant fait divers qui présentent tous des caractéristiques communes : émeutes, vols avec violences, agressions en bande, trafic de drogue à ciel ouvert, harcèlements sexistes. L’agression du jeune Augustin n’est donc pas un fait divers, mais relève d’un phénomène de masse sur les causes et les conséquences duquel il conviendrait de travailler sérieusement. On se moque des opinions politiques du jeune Augustin, la seule question qui est posée : a-t-il été passé à tabac à cinq contre un dans un de ces centres-villes abandonnés à la violence ? Je ne pense pas que l’on puisse prétendre à un effet de loupe des réseaux, qui dans l’information ne font que rééquilibrer l’attitude des médias qui, parfois pour des raisons honorables ont tendance à masquer et à minorer.

Une adolescente musulmane d’origine bosniaque a été tondue et violemment frappée par des membres de sa famille pour avoir fréquenté un chrétien d’origine serbe. Si de tels crimes ont lieu aujourd’hui en France, c’est parce que les principes républicains ne sont pas suffisamment affirmés, déplore l’essayiste Jeannette Bougrab. Dans beaucoup de pays musulmans, le crime d’honneur est même une circonstance atténuante. Si des pays musulmans tentent de s’émanciper du poids des religieux, pourquoi la France est devenue ce pays où on cherche à excuser l’inexcusable

Face aux derniers faits de violence gratuite, vous avez envie de dire : quelle cruauté, quelle violence, quelle barbarie ! Et vous commencez à trouver que Gérald Darmanin n’avait pas tout à fait tort quand il déclarait peu après sa nomination à la tête du ministère de l’Intérieur : « Il faut stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société. Il faut réaffirmer l’autorité de l’État, et ne rien laisser passer. » Eh bien, ne dites surtout rien et abstenez-vous si possible de penser prévient Nathalie MP Meyer. Car même si ce sont effectivement les mots qui conviennent – et encore, sont-ils assez forts pour exprimer le dégoût que l’on ressent devant l’inhumanité d’un fait divers aussi sordide ? – il se trouve, Mesdames et Messieurs, que l’expression « ensauvagement » nous ramène ni plus ni moins aux heures les plus sombres de notre histoire. Pour le dire comme le journal Le Monde, ce terme a été « popularisé ces dernières années par l’extrême-droite, Marine Le Pen en tête » et pour le dire comme France Inter, entre autres bons apôtres du politiquement correct, il appartient à « un champ lexical emprunté à l’extrême-droite ». Et voilà le piège gentiment installé : sous prétexte que l’extrême-droite s’engouffre systématiquement dans toutes les failles sécuritaires du pays, sous prétexte qu’avec l’immigration de masse elle en a fait son principal cheval de bataille dans sa conquête de l’opinion, il faudrait faire comme si cette situation délétère n’existait pas et comme si la moindre velléité de faire acte de fermeté face à la délinquance relevait uniquement d’une vision fasciste de la politique. 

LE MALAISE POLICIER

Il faut en finir avec les primes exceptionnelles dans la police, dont les conditions d'attribution sont iniques. Que peut ressentir le policier présent chaque jour, la boule au ventre, alors que notre ministère ne nous estimait pas en risque, interdisant le port du masque, sans être primé ? Selon Grégory Joron, il n’y a pas de « jour d’après » pour la Police.

LA SOCIETE FRANCAISE INVITEE AU BAL… MASQUE !

Le port du masque suscite de plus en plus de débats. Les polémiques se font essentiellement sur le terrain du ressenti des uns et des autres. Le débat public échappe-t-il à la raison et à la notion d’intérêt général ? Comment en sommes-nous arrivés à une société de la défiance généralisée ? Edouard Husson explique pourquoi les débats autour du masque révèlent bien plus que notre désorganisation face au coronavirus.

Certes, la Covid fait encore des siennes mais elle ne justifie pas tout. Elle reprend de la vigueur et touche plus de jeunes. Il faut pourtant être prudent avec les chiffres prévient Jean-Philippe Delsol. Bien entendu, la COVID a tué de façon non négligeable. On évoque environ 30 000 morts en France à ce titre et ça n’est pas fini. Mais il faut aussi relativiser les chiffres qui varient d’une année à l’autre, notamment selon les épidémies. Les chiffres de l’Insee font apparaître que le nombre de morts en France au premier semestre 2020 (332 600) est supérieur de 7,03% à celui du nombre de morts au premier semestre 2017 (310 741). Mais toujours selon l’Insee, sur les mois d’hiver (décembre/janvier/février) de 2016/2017, le nombre de morts (178 022) en France a été supérieur de 9,015% à celui de la même période en 2019/2020 (163 300). S’il faut continuer de lutter contre ce fléau et s’il faut espérer que bientôt remèdes et vaccins efficaces, faut-il pour autant envisager à nouveau de geler la société et l’économie ?

Le port du masque est rendu obligatoire sous peine d’amende dans les lieux publics... après avoir été déconseillé et décrit comme inutile il y a quelques mois. Ce virage sans réelle explication est accepté sans broncher par les Français. Mais il renforce méfiance et soupçons, argumente Maxime Tandonnet. Au prix d’un spectaculaire revirement, le discours officiel fait désormais du port du masque l’outil principal de la lutte contre l’épidémie. L’ère du soupçon, après la crise des Gilets Jaunes et le mouvement social, bat son plein.

Si le port du masque dans les lieux publics clos ou dans des zones à très forte densité est une mesure sanitaire essentielle, les obligations ou interdictions annoncées ces dernières jours semblent largement dépasser le principe de proportionnalité entre l’atteinte à une liberté et l’efficacité qu’on peut en attendre. Régis de Castelnau et Christophe Boutin apportent un éclairage bien utile.

CORONAVIRUS : ECONOMIE ET LE PLAN DE RELANCE FRANÇAIS

La présentation du plan de relance par Bruno Le Maire était prévue cette semaine. Finalement, Emmanuel Macron et Jean Castex ont décidé de la reporter d’une semaine. Le Premier ministre ne veut pas que la "pédagogie" sur le coronavirus ne soit éclipsée par les annonces sur la relance. La peur de la maladie passe avant le sauvetage économique. En attendant, on compte les pertes constate Eric Verhaeghe : 7 milliards pour Renault, 2 milliards pour Air France, la même chose pour Airbus. La catastrophe économique est sans appel. Selon toute vraisemblance, les amortisseurs sociaux nécessaires pour éviter les mouvements de panique dans la population, voire les mouvements de révolte, vont coûter très cher. On regrettera que, obnubilé par sa réélection, Emmanuel Macron privilégie un populisme bobo fondé sur le recours massif à la planche à billets, en lieu et place d’une véritable relance de l’économie qui serait salvatrice pour le pays.

Fort du succès incontestable que l’État français a remporté dans sa maîtrise du Covid, fort de l’alignement de l’Union européenne sur le projet français après l’accord historique de juillet, fort du crédit personnel accordé à notre Président dans la diplomatie mondiale, fort de notre avance dans la transition écologique animée par la « démocratie délibérative », les étatistes se disent qu’il est temps de redonner à l’État la place qu’il mérite dans l’économie française, domaine partiellement et stupidement abandonné au marché et à la mondialisation. Mais pour l’instant il ne faut pas dévoiler ce projet, dont Jacques Garello a osé évoquer la logique. Que cache le « plan de relance » : le secret sera bien gardé, cette discrétion permettra de prolonger plus facilement la relance de l’État dans la perspective d’un second quinquennat.

Pour Olivier Maurice, il ne s’agit nullement d’un plan destiné à relancer l’économie, mais plutôt de partager le butin entre les plus gros ministères, financer des lubies et accroître les entraves économiques. En mettant le pays sous cloche et en suspendant de façon autoritaire la quasi-totalité de l’activité économique pendant deux mois, il était absolument évident que la consommation allait chuter de façon vertigineuse et que l’épargne de précaution allait grimper de façon toute aussi démesurée. La première des choses à faire était donc de faire redémarrer les échanges. C’est l’inverse qui a été fait : nous avons perdu 4 mois d’été et de calme plat sur le plan épidémique en multipliant les messages anxiogènes et les entraves en tout genre. La seconde était de préparer la rentrée : s’assurer qu’un dispositif de limitation des contagions était en place au cas où, s’assurer que le système hospitalier était prêt, que les EHPAD étaient devenus des citadelles imprenables… rien n’a été fait, on s’est contenté de pleurnicher constamment à chaque fois qu’un indicateur passait du vert pas mûr au verdâtre en culpabilisant les gens en permanence et en discutant de la dernière mode faciale vestimentaire. Mais le plus important était d’utiliser l’opportunité de la crise et du bol d’air budgétaire pour s’attaquer aux trous noirs qui plombent l’économie depuis des années.

SOUVERAINETE ECONOMIQUE

Pour Nicolas Lecaussin, la souveraineté numérique est un argument politique de protection. Derrière cette volonté se cachent des velléités protectionnistes et de l’interventionnisme politique. Les tentatives pour lancer des plateformes numériques ont été nombreuses, avec autant d’échecs. Cela pour deux raisons : l’interventionnisme et le dirigisme étatiques. S’y ajoute le fait que ces politiques souhaitent copier des outils numériques déjà existants et performants, sans en avoir les moyens. Ces échecs ont généré des pertes qui se chiffrent en dizaines de millions d’euros d’argent public.
L’IREF propose :
• de réduire l’inflation législative et réglementaire concernant les nouvelles technologies
• d’en finir avec le protectionnisme sous couvert de protection des données ou de « souveraineté numérique »
• de laisser faire les acteurs et le marché sans que l’Etat interfère dans des choix économiques
• de réduire les taxes, les normes et la législation enserrant les nouvelles technologies et internet
• de prôner un véritable marché économique unique au sein de l’Union européenne.

CORONAVIRUS ET MONDIALISATION ECONOMIQUE

L’épidémie de Coronavirus et son impact sur l’économie mondiale ont vite inspiré des réflexions sur les méfaits du libre-échange et de l’intégration des chaînes de production mondiale. Voici une radioscopie des questions que nous avons effectivement intérêt à nous poser selon Mathieu Mucherie… Effectivement, la mondialisation a favorisé le développement de la logique épidémique mais développe aussi la richesse de ces peuples-là qui lui permet de mieux lutter contre les épidémies !

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