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La méchante semaine n° 2020-42 du 12 au 18 octobre 2020


La méchante semaine n° 2020-42 sans liberté et sans responsabilité, sans solidarité et sans sécurité, est une semaine cauchemardesque pour un citoyen français libéral et conservateur pris sous les mesures illibérales de la lutte contre la Covid-18, les coups violents de l’islamisme, la bêtise néo-féministe et l’aveuglement progressiste.

Comme chaque semaine, Méchant Réac ! ® a beaucoup lu et vous a proposés sept livres incontournables et qui illustrent nos thèmes de la semaine : « L’équilibre est un courage » du Général Pierre de Villiers ; « Les élites de France » de Eric Anceau ; « Gouverner c’est mentir » de Rémy Prud’homme ; « Un coupable presque parfait » de Pascal Bruckner ; « Le temps des gens ordinaires » de Christophe Guilluy ; « Nos élus et l’islam » de Erwan Szenec ; « Gardienne de la paix et de la révolte » de Linda Kebbab.

Comme d’habitude, nous avons eu recours aux plus belles plumes « réac » pour éclairer une actualité particulièrement lourde encore cette semaine : Jean-Paul Brighelli ; Patrick de Casanove ; Nicolas Baverez ; Jacques Garello ; Edouard Husson ; Frédéric Mas ; Arnaud Benedetti ; Didier Maus ; Charles Consigny ; Christophe de Voogd ; Ferghane Azihari ; Nathalie MP Meyer ; Jean-Baptiste Noé ; Eric Verhaeghe ; Julia de Funès ; Jean-Philippe Delsol ; Eudes Baufreton ; Mathieu Mucherie ; Jean-Jacques Netter ; Nicolas Lecaussin ; Valérie Toranian ; Gilles-William Goldnadel ; Joseph Macé-Scaron ; Boualem Sansal ; François-Xavier Bellamy ; Céline Pina ; Roland Dubois ; Xavier Raufer ; Philippe Bilger ; Bertrand Cavallier ; Pierre-Marie Sève ; Jean-François Colosimo ; Olivier Delorme ; François Pupponi ; Olivier Babeau ; Rémi Brague ; Eric Delbecque ; Jean-Pierre Obin ; Régis de Castelnau ; et votre serviteur, Laurent Sailly.


GÉNÉRAL PIERRE DE VILLIERS : "L'ÉQUILIBRE EST UN COURAGE", UN PROGRAMME POUR 2022 ?

À l’occasion de la publication de son nouveau livre L’équilibre est un courage. Réparer la France, le général d’armée explique au Figaro sa démarche, ses inquiétudes, ses propositions et sa «nouvelle façon de servir».
Le rétablissement du fil de confiance entre ceux qui décident et ceux qui exécutent est la priorité.
Une des raisons de la popularité des armées c’est qu’elles incarnent cette forme d’intelligence collective au service de valeurs, cet héritage de la nation.

LA CRISE SANITAIRE EN FRANCE

JEAN-PAUL BRIGHELLI : "INTERDIRE L'ÉCOLE À LA MAISON EST UN CRIME CONTRE L’ESPRIT" (suite au discours des Mureaux)

Jean-Paul Brighelli, enseignant et essayiste, déplore la volonté d'Emmanuel Macron d'interdire l'apprentissage scolaire hors école alors que l'institution est devenue "globalement hostile à la transmission des savoirs" selon lui.
Priver de la chance d’apprendre au calme et précocement des notions complexes est un crime contre l’esprit. Un crime aussi contre la vraie vocation de l’Ecole, si j’en crois Condorcet, qui en a défini les bases : dégager une élite en amenant chacun au plus haut de ses capacités — et non en rabaissant tout le monde au niveau des plus cancres. Là encore, la République doit parler contre la fausse démocratie qui est devenue la norme afin de mieux étouffer toute chance de se distinguer.

PATRICK DE CASANOVE : LA COVID-19 SERA-T-ELLE VAINCUE PAR LA PENSÉE MAGIQUE ?

Dans un monde gouverné par la peur les sacrifices retrouvent leurs adeptes ! Les politiciens y trouvent leur compte assurant ainsi leur maintien au pouvoir.

NICOLAS BAVEREZ : FRANCE, LES CAVES SE REBIFFENT

La rébellion de la société s’explique par le mélange explosif d’autoritarisme, de centralisme, et d’impuissance de l’État.
L’incapacité à maîtriser l’épidémie interdit toute relance.

JACQUES GARELLO : UNE AUTRE MONDIALISATION ?

Le coronavirus a mis la mondialisation en accusation. Un virus venu de Chine, diffusé par des touristes et des gens de tous pays, y compris des immigrants. Des masques, des tests, des médicaments venus d’ailleurs, rançon de notre dépendance du reste du monde : pourquoi ne pas vivre heureux à l’intérieur de notre Hexagone, voire d’une Europe réduite à sa plus simple expression ?

EDOUARD HUSSON : NOS GOUVERNANTS N’OSENT PAS ASSUMER LE CHOIX DE SOUTENIR L’ÉCONOMIE AU RISQUE DE QUELQUES DÉCÈS DE PLUS !

Il est certain qu’entendre un président de la République m’expliquer qui j’ai le droit d’embrasser chez moi, comment je dois me comporter et que je dois me laver les mains autant de fois par jour, on est dans une sorte de totalitarisme mou d’une société post-moderne. Cela fait partie d’une réalité plus complexe. Face à une épidémie de gravité certaine pour les personnes les plus âgées, mais de gravité tout à fait relative pour des personnes plus jeunes et pas à risques, nos gouvernants n’osent pas assumer le choix de soutenir l’économie dans tous les cas, au risque d’avoir quelques décès de plus. Finalement, c’est ça le débat. Ils ne veulent pas l’assumer, donc il y a une forme de gesticulation et une forme de contrôle social renforcé qui est, par ailleurs, encouragé par la manière dont les pays se copient les uns les autres et dont les organisations internationales veulent imposer un modèle de mesures sanitaires.

FRÉDÉRIC MAS : EMMANUEL MACRON DOIT CHOISIR LA LIBERTÉ FACE À LA CRISE SANITAIRE

La vraie reprise, qui se fait au niveau de l’échange individuel, est aujourd’hui étouffée par la politique sécuritaire conduite au nom de l’épidémie. Emmanuel Macron doit agir pour libérer les initiatives.

EDOUARD HUSSON ET ARNAUD BENEDETTI : EMMANUEL MACRON FAIT PESER LE POIDS DES RATAGES DU GOUVERNEMENT SUR LES FRANÇAIS

Face à la crise sanitaire, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un couvre-feu dès samedi en Ile-de-France et pour 8 métropoles entre 21h00 et 06h00 pour au moins quatre semaines. Emmanuel Macron n'a pas évoqué les erreurs du gouvernement lors de la gestion de la crise. Quel impact politique les nouvelles mesures peuvent-elles avoir ?
On peut s’interroger sur la faiblesse du retour d’expérience de la première crise, celle du Printemps. À partir du moment où l’hypothèse du rebond était sur la table, pourquoi ne pas avoir réellement anticipé, y compris dans des délais très courts, et conforté l’offre des soins dont on comprend qu’elle est la clef de la maîtrise épidémique. Bien qu’il s’y réfère, la comparaison avec les autres pays européens à laquelle s’est adonnée le Président ne joue pas qualitativement en notre faveur.
Le plus choquant, c’est que, refusant d’assumer le choix de l’économie - et donc de se voir accusé de prendre des risques sanitaires, éventuellement quelques décès supplémentaires - le pouvoir décide de s’en prendre à la vie privée des gens, prétend s’ingérer dans la vie sociale.

DIDIER MAUS : MAIS POURQUOI L’ÉQUILIBRE ATTEINTES AUX LIBERTÉS / EFFICACITÉ SANITAIRE EST-IL SI FRAGILE EN FRANCE ?

La proportionnalité entre atteintes aux libertés individuelles et efficacité sanitaire est-elle respectée en France depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. Les annonces d'Emmanuel Macron mercredi soir marquent-elles un nouveau tournant ? Jusqu'où l'atteinte aux libertés peut-elle aller ?
Les termes du débat juridique sont bien connus. Les décisions, qu’elles soient législatives ou règlementaires, doivent trouver un point d’équilibre entre la protection de la santé publique collective, objectif de valeur constitutionnelle, et les libertés fondamentales, elles aussi inscrites dans la Constitution, qu’il s’agisse des libertés individuelles (en particulier de la liberté d’aller et venir) ou la liberté du commerce et de l’industrie.
L’expérience, aussi bien historique que récente, montre que le Parlement est un outil bien adapté pour voter des législations permanentes, mais qu’il a du mal à trouver un rythme qui lui permette de modifier rapidement et souvent des règles de circonstance.

CHARLES CONSIGNY : LES FRANÇAIS NE SONT PAS TRAITÉS COMME DES ADULTES

Il faut s’inquiéter des nouvelles mesures annoncées hier soir par le président de la République, analyse Charles Consigny. Selon l’avocat, Emmanuel Macron outrepasse ses pouvoirs et bouscule les libertés fondamentales.
Pourquoi ne demande-t-on pas aux gens sont fragiles de se protéger et à ceux qui ne le sont pas, de ne pas visiter les personnes à risque ou de prendre leurs précautions quand elles le font ?

CHRISTOPHE DE VOOGD ET FERGHANE AZIHARI : LIBERTÉ ET RESPONSABILITÉ DEVIENNENT DES MOTS SANS VALEUR EN FRANCE

Notre aversion au risque est si totale qu’elle nous fait accepter des mesures autoritaires très discutables. Et nous sommes si désabusés que nous n’exigeons même pas de l’État qu’il rende des comptes sur les défaillances de notre système de santé, connues de tous depuis le printemps et inchangées cinq mois plus tard, s’irritent Christophe De Voogd et Ferghane Azihari.
Présenter le nombre inchangé de lits et de personnel de réanimation comme un fait inévitable fait fi des capacités d’adaptation possibles.
Un État qui prélève plus de la moitié de la richesse des citoyens s’impose ni plus ni moins qu’une obligation de résultat : un hôpital public, mieux doté que la plupart de ses homologues étrangers contrairement à ce que l’on entend partout, a donc l’obligation d’accueillir et de traiter les malades qui se présenteront en préservant leurs libertés. Présenter le nombre inchangé de lits et de personnel de réanimation comme un fait inévitable fait fi des capacités d’adaptation possibles, même à court terme: l’Italie vient de le démontrer, en embauchant 6000 médecins et 14.000 infirmiers, notamment en accélérant la certification des étudiants.

LAURENT SAILLY : EMMANUEL MACRON OU LA TYRANNIE DU CONSENSUS BUREAUCRATIQUE

Choisir, c’est renoncer. Mais à quoi ? Emmanuel Macron cherche à concilier l’inconciliable.
Emmanuel Macron doit cesser de faire de la communication. Les Français ont besoin d’un arbitre, pas d’un conciliateur…

NATHALIE MP MEYER : [COUVRE-FEU] LA LIBERTÉ, CETTE COQUETTERIE D’UN ANCIEN MONDE…

Alors oui, un virus mortel court nos rues et nos poumons et il faut s’en protéger. Mais faudra-t-il aussi qu’il tue jusqu’à l’idée de libertés individuelles, ces libertés qui font la beauté du mode de vie occidental ? Faudra-t-il qu’il aille jusqu’à nous transformer en créatures dociles et malléables aux mains de politiciens de plus en plus décidés à organiser la société selon leurs conceptions collectivisées de l’existence ?

JEAN-BAPTISTE NOÉ : AU FEU LES LIBERTÉS ?

Pourquoi sommes-nous si peu attachés aux libertés fondamentales et si prompts à les voir disparaître sans réaction ? Les libertés fondamentales sont celles qui touchent à l’essence même de la personne humaine, qui fait qu’une personne est une personne et non pas un objet ou un esclave (ce qui revient au même). Parmi ces libertés on trouve la liberté de penser et de parler, de se déplacer, de pratiquer une religion, de fonder un foyer et d’avoir des amis, d’exercer son objection de conscience, de fonder une entreprise et de la développer. Ces libertés sont essentielles pour bâtir une société libre et prospère, une société où les gens sont heureux. Dans le monde communiste, où ces libertés étaient bafouées, il n’y avait que laideur et tristesse, comme en témoigne le grand nombre de suicides.

ERIC VERHAEGHE : RESTER LIBRE FACE AU COVID, C’EST PLUS URGENT QUE JAMAIS…

Rester libre face au Covid et aux injonctions gouvernementales de plus en plus intrusives, invasives, violatrices de nos libertés… Tel ne devrait pas tarder à devenir notre préoccupation majeure. Peu à peu, la vie sociale nous devient interdite, et nous sommes invités sans ménagement à vivre comme des reclus, à peine autorisés à sortir pour travailler, et sommés de rentrer chez nous pour le reste, sans recevoir d’amis ni de famille. Plus grave : la fabrique du consentement a bien fonctionné, puisqu’un grand nombre de Français sont convaincus par avance qu’il faut rogner notre liberté pour sauver notre santé. Comme si vivre enfermés et surveillés s’appelait encore la vie.

ÉRIC ANCEAU : CETTE CRISE EST UN FORMIDABLE RÉVÉLATEUR DES CARENCES DE NOS ÉLITES

L’historien montre que si les sociétés ne peuvent se passer d’élites, les classes dirigeantes ne sont pas inamovibles.
Même si elle a connu des hauts et des bas, la montée en puissance de la haute fonction publique d’État constitue l’une de nos caractéristiques élitaires majeures.
Les Français ont toujours eu tendance à se chercher des boucs émissaires.

RÉMY PRUD'HOMME : LE TRIOMPHE DES IDÉES FAUSSES ET DES INTÉRÊTS FORTS

Responsables politiques et administrations font l'objet d'une défiance de plus en plus forte dans l'opinion. Les Français ne croient plus, ou presque plus, ce que l'Etat ou ses représentants leur disent, directement ou par l'intermédiaire des médias. Ce phénomène n'est pas nouveau mais depuis quelques années, il a pris, selon toutes les enquêtes, une ampleur inédite. Que s'est-il passé ? La faute en est au crépuscule de la parole publique. En s'appuyant sur douze exemples factuels, chiffrés, validés, l'auteur conduit une réflexion sur les types (parfois subtils) de mensonges publics, sur leurs nombreuses causes, sur leurs conséquences. Elus, fonctionnaires, journalistes ont tant menti, sur tant de sujets, que les citoyens sont en passe de perdre définitivement toute confiance dans la possibilité d'une action publique efficace, au service du bien commun. Or, cette méfiance aiguë du peuple envers le discours de ses dirigeants est grave car elle menace directement le pacte démocratique. Pour que gouverner ne se résume plus à "bien mentir", Rémy Prud'homme propose au lecteur d'adopter un autre regard sur l'Etat et de renforcer ses défenses immunitaires.

LE TEMPS DES GENS ORDINAIRES

CHRISTOPHE GUILLUY : LE TEMPS DES GENS ORDINAIRES

A la une du New York Times habillés d'un gilet jaune, poursuivis par les journalistes britanniques à l'occasion du Brexit, fêtés comme des héros pendant la crise sanitaire, redevenus des sujets d'études pour les chercheurs, de nouvelles cibles du marketing électoral pour les partis, les gens ordinaires sont de retour. Les " classes populaires ", le " peuple ", les " petites gens " sont subitement passés de l'ombre à la lumière. Les " déplorables " sont devenus des " héros ". Cette renaissance déborde désormais des cadres du social et du politique pour atteindre le champ culturel. De Hollywood aux rayons des librairies, la culture populaire gagne du terrain. Ses valeurs traditionnelles, - l'attachement à un territoire et à la nation, la solidarité et la préservation d'un capital culturel - imprègnent tous les milieux populaires. Jack London usait d'une métaphore pour décrire la société de son temps : la cave et le rez-de-chaussée pour les plus modestes, le salon et les étages supérieurs pour les autres. Et si, aujourd'hui, plus personne ne voulait s'inviter au salon ? Sommes-nous entrés dans le temps des gens ordinaires ?

JULIA DE FUNÈS : LA CONFIANCE, UN INTÉRÊT CITOYEN

Parce qu'accepter le risque d'une relation qui échappe à la maîtrise cognitive est la condition même de la confiance, le chaos économique, politique, sanitaire et social pourrait être le moment idoine d'une confiance renouvelée.

UNE ECONOMIE A L’AGONIE, UN AVENIR HYPOTHEQUÉ

JEAN-PHILIPPE DELSOL : TROP D’IMPÔT SUR LE CAPITAL TUE LE CAPITAL ET L’IMPÔT

Un second rapport du Comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital a été publié ce 8 octobre pour poursuivre l’analyse des réformes engagées notamment au titre de la transformation de l’ISF en IFI et de l’instauration du Prélèvement forfaitaire unique et libératoire de 30% -le PFU- sur les revenus du capital mobilier. Ce Comité conclut globalement, et avec prudence bien sûr, que trop d’impôt sur le capital peut aussi tuer le capital et coûter à l’Etat.

EUDES BAUFRETON : LA FRANCE VIT TRÈS LARGEMENT AU-DESSUS DE SES MOYENS

Tandis que, ce lundi, les députés commencent à examiner le premier volet du projet de loi de finances pour 2021, Eudes Baufreton tire la sonnette d’alarme concernant le plan de relance. Au micro de Boulevard Voltaire, il dénonce une dette à son taux maximal, un niveau d’impôts à son paroxysme, aucune marge de manœuvre et une grosse somme d’argent dépensée finalement pour très peu de bénéficiaires. « On peut quand même se poser des questions puisqu’il s’agit d’argent public », précise le directeur de Contribuables associés.

MATHIEU MUCHERIE : ISF, INÉGALITÉS (ET COVID) OU LA VACUITÉ D’UNE OBSESSION FRANÇAISE MALADIVE

Les inégalités progressent en cette période de crise sanitaire doublée d'une crise économique. Plutôt qu'un rétablissement de l'ISF qui n'aurait aucun effet, une solution pour les réduire consisterait à sortir du tout-fiscal, infantilisant et déconnecté des ordres de grandeur.

JEAN-JACQUES NETTER : IL FAUT EXPLIQUER LES LIENS ENTRE LA FRAUDE SOCIALE, L’IMMIGRATION ET LES GILETS JAUNES

Charles Prats est le spécialiste de la fraude sociale en France. Il la chiffre aujourd’hui à 50Md€ par an. Cela signifie que plus de 5M de personnes bénéficient en France et à l’étranger de prestations sans y avoir droit. Cette fraude gangrène partout l’Etat-Providence et l’empêche d’aider et de soigner les français qui en ont vraiment besoin. A l’occasion de la publication de son livre « Cartel des Fraudes », Charles Prats est venu expliquer aux étudiants de « l’Institut de Formation Politique » comment il a découvert l’ampleur du scandale.
Inspecteur des Douanes avant de prendre en charge au Ministère des Finances la délégation nationale à la lutte contre la fraude fiscale et sociale de 2008 à 2012, il a voulu briser le tabou du lien entre l’immigration et la fraude sociale. Pour arriver à démontrer qu’il y aurait encore en 2019 plus de cinq millions de cartes vitale actives en trop, Il fallait tordre le coup à toutes ces études qui prétendent que l’immigration rapporte finalement plus qu’elle ne coûte…Ni les organismes sociaux, ni l’inspection générale des Finances, ni la Cour des Comptes ne semblent avoir pris la mesure du phénomène, car au fond, il vaudrait mieux aller chercher l’argent dans la poche des voleurs plutôt que dans celles des familles de français.

JEAN-PHILIPPE DELSOL : RÉSISTER AUX SIRÈNES DE L’ARGENT PUBLIC

En accordant des aides, des subventions, l'Etat réclame aussi des contreparties aux entreprises ou aux particuliers qui en bénéficient. Pour Jean-Philippe Delsol, président de l'Iref, cette politique fiscale démultiplie dangereusement l'emprise de l'Etat sur l'économie et sur nos comportements.

NICOLAS LECAUSSIN : LES RETRAITES COMPLÉMENTAIRES DU PRIVÉ MENACÉES ET DANS LES MAINS DE CEUX QUI NE SONT PAS CONCERNÉS !

Pourquoi faut-il que nos retraites complémentaires (celles du privé) soient confiées à des syndicalistes et à des gens qui ont fait leur carrière dans le public et qui ne sont nullement concernés par la retraite complémentaire Agirc-Arrco ? Mettons nos retraites dans des fonds de pension pour le sauver. Comme dans beaucoup d’autres pays.

LES PETITES FRAPPES DE LA PENSEE

VALÉRIE TORANIAN : LES PETITES FRAPPES DE LA PENSÉE

On reconnaît la racaille au fait qu’elle terrorise le quartier, impose sa loi et fascine les minus qui rêvent de devenir des caïds. L’intelligentsia française est sous la coupe de petites frappes intellectuelles, qui font la promotion de la violence, suppriment les contradicteurs (pas de liberté d’expression pour les ennemis de leur pensée) et veulent tout faire péter, surtout dans la tête des plus jeunes qu’il faut rééduquer. Ils fascinent les médias qui écoutent avec componction ces esprits « parmi les plus brillants de notre époque », auprès desquels les idéologues de la France insoumise ressemblent à des petits-bras. La pensée ça doit castagner.
Geoffroy de Lagasnerie habitué du coup de force contre la liberté d’expression.
Que Lagasnerie fasse l’apologie de l’« action directe » et affiche son mépris de la loi devrait les inquiéter aussi. Bien au contraire, on s’incline devant cet esprit brillant et on l’absout.
La théorisation de la censure, la mise à l’index des pensées non conformes, le refus de discuter avec l’autre, la célébration de l’entre-soi se sont banalisés […] comment imaginer que les générations formatées à ce moule identitaire relativiste et souvent antirépublicain en sortent indemnes ?

NÉOFÉMINISME, DÉCOLONIALISME : ARRÊTONS DE NOUS EXCUSER, LA CONTRE-ATTAQUE DE PASCAL BRUCKNER

Dans son nouvel essai, Un coupable presque parfait (Grasset), Pascal Bruckner dénonce la montée en puissance d’une nouvelle idéologie raciste et sexiste. Elle prend pour bouc émissaire, selon lui, «le mâle blanc hétérosexuel».
Tout se passe comme si, en voulant combattre les vieux démons de ­l’Occident, la ­gauche les avait ressuscités.
L’antiracisme se double d’un anticolonialisme d’autant plus délirant et virulent que le colonialisme n’existe plus.
Les outrances du phénomène #MeeToo, le déni des viols de Cologne, la censure dans les universités ou encore le tabou de la traite négrière orientale sont autant de sujets brûlants abordés dans «Un coupable presque parfait ». Voici, en exclusivité, des extraits de ce livre événement.
La guillotine ­médiatique tourne à plein régime et, comme l’autre, elle a soif de nouvelles têtes à couper.
Il faut savoir que pour les plus ardentes dénonciatrices de l’espèce masculine, il y a des viols plus admissibles que d’autres s’ils sont commis par des ­musulmans ou des ­migrants.

GILLES-WILLIAM GOLDNADEL : COFFIN, HARMANGE, THURAM, BOUTELDJA... CERTAINES OUTRANCES SONT-ELLES PLUS ADMISSIBLES QUE D’AUTRES ?

L’avocat et chroniqueur dénonce un «deux poids, deux mesures» dans le débat public.
L’heure est tellement policée, que les temps en deviennent policiers.
Ainsi, il est de saintes haines, des détestations parfaitement saines.

UN SECTARISME MONDIAL

BOUALEM SANSAL : L'ANTISÉMITISME ARABO-MUSULMAN ET LA FAILLITE DU MONDE

Boualem Sansal s'inquiète de la progression de l'antisémitisme arabo-musulman dans le monde occidental pourtant « nourri aux Lumières ».
Le silence, fût-il d’or, n’est pas le coupe-feu miracle que l’on croit mais l’oxygène qui embrase la maison.

EDOUARD HUSSON ET JOSEPH MACÉ-SCARON : CE QUE NOUS SERIONS BIEN INSPIRÉS DE NOUS RAPPELER SUR LA DÉMOCRATIE LIBÉRALE (Y COMPRIS EN NAVIGUANT SUR LES SITES DE RENCONTRE…)

Selon une étude réalisée par le plus gros site de rencontres américaine, le sectarisme explose dans les relations amoureuses : de moins en moins de personnes pourraient entretenir une relation intime avec une personne de l'autre bord politique. Un symbole parmi d'autres de la montée du sectarisme dans le monde.

POLITIQUE MIGRATOIRE

FRANÇOIS-XAVIER BELLAMY : AUCUNE CIVILISATION N'A D'AVENIR SI ELLE NE MAÎTRISE PAS SON TERRITOIRE

De retour de Lesbos, le député européen François-Xavier Bellamy s'oppose à ceux qui invoquent “l'honneur de la France” pour justifier une politique d'accueil inconditionnel des migrants. Et critique vertement l'inconséquence présidentielle en matière de lutte contre le séparatisme islamiste.

SOPHIE PETRONIN, LE DRÔLE D’OTAGE DES JIHADISTES

CÉLINE PINA : SOPHIE PETRONIN, L’OTAGE QUI AFFECTIONNE LES JIHADISTES

Sophie Petronin a déclaré: « Je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites Sophie, mais c’est Mariam que vous avez devant vous ». Pour obtenir la libération de cette curieuse otage, qui a-t-on relâché au Mali ? Et quelle somme a-t-on payé? Retenue quatre ans, Sophie Petronin ne veut voir dans ses ravisseurs que des groupes d’opposition au régime. Après ses premières déclarations, son retour laisse un goût amer.
Quand on est otage, on n’est pas sauvé en fonction de son mérite, mais parce que le pays a un devoir envers ses citoyens. Et c’est toujours un honneur de le remplir. Dommage que ce ne soit pas la beauté de ce geste qui soit mise en avant.

GÉNÉRAL (2S) ROLAND DUBOIS : TRAHISON !

Malgré la volonté de notre Garde des Sceaux, on rechigne parfois à rapatrier des femmes qui ont accompagné des djihadistes en Syrie-Irak ; et, en même temps, on fait les unes des médias sur le « sauvetage » d’une Française elle aussi quasiment passée à l’ennemi.
Comment ne pas penser, comme le Romain Marcus Flavinius, centurion à la 2e cohorte de la légion Augusta ? « Si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert, alors que l’on prenne garde à la colère des légions. »

INSECURITE : SENTIMENT ET REALITE 

XAVIER RAUFER : INSÉCURITÉ, L’IMPUISSANCE CASTEX

Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre promettait en juillet une "réponse ferme et sans complaisance" aux voyous. Or, depuis la rentrée, le niveau de la criminalité n'a pas bougé d'un iota.

PHILIPPE BILGER : POLICIERS « MASSACRÉS », SENTIMENT D’INSÉCURITÉ, ÉRIC DUPOND-MORETTI ?

C’est un sentiment que j’éprouve de plus en plus. Quelle est la personnalité qui va surgir du quotidien politique, judiciaire et médiatique ? Le Dupond-Moretti avocat, le Dupond-Moretti bretteur partisan au service d’un Président l’ayant choisi pour cela ou le Dupond-Moretti enfin ministre de la Justice ? Ou, parfois, un mixte ?

BERTRAND CAVALLIER : LES POLICIERS ET LES GENDARMES SONT-ILS TROP PEU ENTRAÎNÉS POUR GARANTIR LEUR SÉCURITÉ… OU CONDAMNÉS À SUBIR L’IMPUISSANCE DE L’ETAT ?

Les récents événements de Herblay ou de Champigny-sur-Marne ont remis subitement sur la table la question de la formation et de l'entraînement des policiers et gendarmes français et leur capacité à faire face à des agressions de plus en plus violentes.

PIERRE-MARIE SÈVE : ATTAQUE DU COMMISSARIAT DE CHAMPIGNY... L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Une quarantaine de personnes se sont attaquées samedi 10 octobre au soir au commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) avec des tirs de mortier d’artifice. Selon Pierre-Marie Sève, la justice doit se réformer afin d’assurer une réponse pénale forte et le respect de l’État.
Un rapport de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice fait état d’une hausse de 60 % entre 2017 et 2018 du nombre de policiers blessés par arme en mission.
Ces gangs sont entrés dans un rapport de force avec l’État, signe qu’ils sont ont atteint un certain niveau de confiance en leur force et en l’impuissance de l’institution.
La Justice doit être réformée et a, avant tout, besoin d’un changement de mentalité.

XAVIER RAUFER : « GÉRALD DARMANIN FAIT DE L’ESBROUFFE ET NE S’ATTAQUE PAS À L’ESSENTIEL POUR RÉTABLIR LA SÉCURITÉ »

Après les récentes agressions subies par les policiers dans les « zones de reconquête républicaine » (attaque du commissariat de Champigny ou policiers tabassés et blessés par arme à feu à Herblay), Xavier Raufer analyse ce phénomène et la réponse apportée par le gouvernement, en particulier les propositions de Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur.
Il faut rétablir la loi républicaine dans le respect absolu du Code pénal tel qu’il est aujourd’hui. Il n’y a pas une virgule à en reprendre. Je suis prêt à prendre tous les paris que le jour où, de même qu’il s’applique dans Paris, le Code pénal s’applique aussi en Seine-Saint-Denis, vous allez voir cette criminalité des rues baisser de 70 à 80 %. C’est cela qu’il faut faire.

IMPERIALISME TURC : DU HAUT-KARABAKH AUX BANLIEUES FRANCAISES

JEAN-FRANÇOIS COLOSIMO : HAUT-KARABAKH, SOUTENONS LES ARMÉNIENS ET REFUSONS L’INDIFFÉRENCE

Un fragile cessez-le-feu a été conclu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui, aidé par la Turquie, avait lancé une offensive contre les Arméniens du Haut-Karabakh. L’absence de réaction des Occidentaux, Français exceptés, face à l’agression de Bakou soutenue par Ankara a de quoi inquiéter, explique l’historien.
L’ambition du président Erdogan est claire. Elle se développe sur tous les fronts de reconquête dont avait rêvé Atatürk.

OLIVIER DELORME : L’IMPÉRIALISME TURC CONTRAINT LES DROITS DU PEUPLE ARMÉNIEN

Nombre de brutalités atroces de la Turquie pendant l’histoire ont été ignorées, estime Olivier Delorme. L’historien déplore l’indulgence occidentale à l’égard de l’impérialisme du régime.
Quelles sont les raisons de l’indulgence occidentale pour ce régime (...) qui a recyclé comme supplétifs de son armée les restes de Daesh et d’Al Qaïda.
Le rattachement de cet Artsakh à l’Azerbaïdjan n’a donc de légitimité que la décision de Lénine, mise en œuvre (...) en juillet 1921.
La Société des Nations périt de son impuissance devant les coups de force des dictateurs.

FRANÇOIS PUPPONI : ERDOGAN DÉPLOIE SES RÉSEAUX POUR INFLUENCER LA POLITIQUE DE NOTRE PAYS

Député du Val d’Oise depuis 2007, l’ex-socialiste François Pupponi a géré Sarcelles pendant plus de vingt ans, succédant à Dominique Strauss-Kahn. Il a récemment publié « Les émirats de la République » (éditions du Cerf), qui dénonce entre autres, l'influence croissante de l'islam politique dans sa circonscription.
Voici une dizaine d'années, globalement, il n'y avait pas de communauté turque dans le département. Puis, petit à petit, les élus ont vu arriver des Turcs à Goussainville, à Garges-lès-Gonesse et ensuite à Sarcelles. Ils affichaient clairement leur volonté de s'implanter. Ils ont ouvert des commerces, créé des entreprises, des associations culturelles et cultuelles, ont pris la direction de certaines mosquées. A Sarcelles, c'est la CIMG, la Confédération Islamique Millî Gorus, proche d'Erdogan, qui a organisé l'arrivée de la communauté. Ses dirigeants sont très actifs, structurés et représentent l'islam politique. Ils favorisent l'installation de réseaux Erdogan dans la ville.

ISLAM POLITIQUE EN FRANCE & SEPARATISME ISLAMISTE

ERWAN SEZNEC : NOS ÉLUS ET L'ISLAM

Le vote musulman, un réservoir de voix non négligeable pour les partis de gauche.
Erwan Seznec, journaliste indépendant, a publié en septembre Nos élus et l’islam (Robert Laffont). Une enquête qui pointe l’infiltration pernicieuse de l’islam dans le tissu associatif local, bien souvent avec l’aval des politiques en quête du vote musulman.
Les élus aident les islamistes à s’infiltrer dans le tissu social.
L’argument de l’islamophobie pour faire taire les élus attachés à la laïcité.

OLIVIER BABEAU : LE COLONEL BELTRAME A SUCCOMBÉ SOUS LES COUPS DE L’ISLAMISME RADICAL

La plaque commémorative d’Arnaud Beltrame, le colonel de gendarmerie assassiné en 2018 par des djihadistes après s’être substitué à leurs otages, le présente comme «victime de son héroïsme». Un choix sémantique qui fait polémique. Pour notre chroniqueur, Olivier Babeau, le combat contre l’islamisme doit commencer par le choix des mots justes.
Face à celui qui a donné sa vie, nous n’avons même pas le courage (bien modeste par comparaison) des mots.
Si les Français se souviennent surtout des massacres du Bataclan ou de Charlie Hebdo, de nouvelles attaques nous rappellent régulièrement que le fléau n’est pas endigué.

REMI BRAGUE : SÉPARATISME ISLAMISTE, UN DISCOURS ET DES QUESTIONS

Emmanuel Macron a eu le mérite d'appeler un chat un chat, mais son discours contre le séparatisme islamiste pose des difficultés techniques et quelques questions de fond explique Rémi Brague.
L'islam n'est pas qu'un «culte», il est surtout une loi.
Les Frères musulmans ont raison : l'Europe est irrémédiablement pourrie.

L’ATTENTAT ISLAMIQUE !

CÉLINE PINA : DÉCAPITÉ POUR AVOIR MONTRÉ UN DESSIN

Le professeur d’histoire de Conflans-Sainte-Honorine est absolument innocent. La militante laïque Céline Pina revient sur l’attentat survenu hier. Et esquisse des pistes d’actions crédibles que le gouvernement devrait mettre en œuvre, pour que les paroles de sévérité présidentielles ne soient pas une énième indignation hypocrite.
[Les familles musulmanes] sont dans une logique où le blasphème doit être puni, elles ne contestent que le caractère excessif de la sanction choisie.
Il y a aujourd’hui besoin d’une réaction à la hauteur tant cette affaire fait peur. Déjà symbolique : si j’étais au gouvernement j’afficherai dans tous les établissements scolaires, toutes les institutions, je prendrai des publicités dans les journaux, dans le métro, sur les bus. Je paierai des 4×3 et je créerai une affiche reprenant les caricatures de Charlie et revendiquant cet affichage au nom de la liberté d’expression et pour rendre hommage à ce professeur martyr. J’inonderai la France de ces affiches. Le message serait fort et la reconquête physique de notre espace serait ainsi symboliquement marquée. Nous en avons besoin en tant que peuple.
Le président veut être crédible ? Qu’il arrête déjà cette sinistre comédie qui fait que nous installons nous-mêmes dans notre propre paysage institutionnel ceux qui rêvent de nous réduire au silence. Sans cela, les rodomontades d’Emmanuel Macron ne seront que des coups de communication en attendant la prochaine exécution, individuelle ou de masse. Et les larmes versées sur la tête atrocement mutilée du professeur d’histoire n’auront été que la énième manifestation d’hypocrisie de nos gouvernants.

ERIC DELBECQUE : LES ENSEIGNANTS EUX AUSSI SONT DÉSORMAIS EN DANGER !

L’expert en sécurité intérieure Éric Delbecque réagit après le meurtre sauvage d’un enseignant dans le Val d’Oise. La victime aurait montré, en classe, des caricatures de Mahomet à ses élèves. Des dessinateurs et des journalistes ne sont pas les seuls à être exposés à la barbarie, souligne Eric Delbecque.
Les enseignants sont désormais en danger lorsqu’ils se contentent d’exposer les débats qui existent au sein de notre société.
La mission d’instruire devient de plus en plus compliquée, voire risquée.

PASCAL BRUCKNER : C’EST UNE DÉCLARATION DE GUERRE QUI DOIT ÊTRE TRAITÉE EN CONSÉQUENCE

Après la décapitation d’un professeur à Conflans-Saint-Honorine ce vendredi, l’essayiste et écrivain estime qu’un seuil a été franchi dans l’ignominie.
Je comprendrais parfaitement que, à l’école, l’autocensure individuelle prime : quel homme, quelle femme, aurait envie de mourir de cette façon, sachant ce qu’il risque s’il parle de ces affaires à ses élèves ?

JEAN-PIERRE OBIN : ISLAMISME À L’ÉCOLE NOUS AVONS PERDU VINGT ANS

En 2004, Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur général, remettait à François Fillon, alors ministre de l’Éducation, un rapport sur «les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires». Il analyse aujourd’hui le rapport remis à Jean-Michel Blanquer. Il vient aussi de publier Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école, aux Éditions Hermann.
Vingt ans de déni! Vingt ans où l’on a mis la poussière sous le tapis. Le ministre auquel nous avions rendu le rapport était François Fillon, et il l’a vraiment enterré. Son successeur a déclaré qu’il était caduc. Il a fallu attendre 2015 et les attentats de janvier pour que Manuel Valls l’exhume et dise, en gros, que rien n’a changé depuis 2004. Il y a aussi eu un déni de l’institution et des responsables de celle-ci. Il se produit à plusieurs niveaux. Il y a le déni des enseignants eux-mêmes, parce que l’on n’est jamais fier de dire que l’on n’a pas su réagir face à telle contestation, que l’on a peur pour sa propre évaluation et d’être mal jugé par le chef d’établissement.
Ensuite, en second niveau, il y a le déni du chef d’établissement. Celui-ci est quelqu’un qui, par définition, a intégré que ce qu’on lui demande est de maintenir la paix dans ses murs. Il y a quelques années, le fameux #PasDeVagues avait défrayé la chronique. Il avait été lancé par des enseignants qui protestaient contre l’indifférence de leur chef d’établissement à la violence dont ils faisaient l’objet de la part d’élèves.
Enfin, dernier niveau de déni : celui de l’administration. Il y a un double phénomène. Comme nous le remarquions avec le rapport de 2004, la hiérarchie n’est pas informée ou alors, lorsqu’elle l’est, elle ne sait pas comment réagir.

LA FOLLE OBSESSION DE LA JUSTICE POUR LE PRESIDENT SARKOZY

RÉGIS DE CASTELNAU ET EDOUARD HUSSON : LA FOLLE OBSESSION DE LA JUSTICE POUR NICOLAS SARKOZY

Nicolas Sarkozy est poursuivi pour la quatrième fois dans le cadre de l'affaire du financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye. Il a été mis en examen ce vendredi par le Parquet national financier (PNF).
L’acharnement judiciaire contre Nicolas Sarkozy est une évidence. Il y a plusieurs raisons à cette situation particulière, mais la principale est bien la haine qu’il suscite dans une partie de l’opinion publique et particulièrement dans la magistrature. Qui n’a jamais oublié le qualificatif de « petits pois sans saveur » utilisée par l’ancien chef de l’État pour les qualifier. Nicolas Sarkozy n’aime pas la magistrature et celle-ci le lui rend bien.
Il y a une trentaine d’années, le pouvoir judiciaire a décidé de s’émanciper du pouvoir exécutif et d’acquérir une indépendance dont pour des raisons historiques il ne disposait pas.
Malheureusement, la justice française est politisée depuis longtemps. Et vers la gauche. Lorsqu’elle est revenue au pouvoir, en 1986, en 1993 ou en 2002, la droite n’a absolument pas chercher à rétablir l’équilibre politique au sein de l’institution. Ce qu’on peut reprocher à Nicolas Sarkozy, ce n’est pas d’avoir fait réformer la justice, c’est de ne pas avoir accompagné sa réforme d’un certain nombre de nominations aux postes stratégiques et de recrutements au tour extérieur. L’indépendance des juges est malheureusement un mythe.
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