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La méchante semaine n° 2020-43 du 19 au 25 octobre 2020


Il y a eu les mots, il y a eu les larmes, et le temps des hommages. La mort ignoble de Samuel Paty, professeur tué pour avoir enseigné la liberté d’expression, a maculé le drapeau français du sang d’un innocent. Et maintenant, qu’allons-nous faire ? Comment lutter efficacement contre l’islamisme ? L’assassinat d’un professeur doit nous interroger sur nos mollesses et nos lâchetés face aux fondamentalistes. Toute la semaine, Méchant Réac ! ® a sélectionné les textes et articles d’experts et d’intellectuels s’exprimant sur notre capacité à agir face à ces graves dangers : Nathalie MP Meyer, Philippe d’Iribarne, Jean-Paul Brighelli, Valérie Toranian, Hakim El Karoui, Thibault de Montbrial, Jean-Philippe Delsol, Guillaume Tabard, Fatiha Boudjahlat, Bernard Rougier, Patrick Stéphanini, Gilles-William Goldnadel, Zineb El Rhazoui, Christophe de Voogd, Florence Bergeaud-Blackler, Edouard Husson, Maxime Tandonnet, Jean-Eric Schoettl, Benjamin Sire, Barbara Lefebvre, Général Pierre de Villiers, Renaud Girard, Elisabeth Badinter, Boualem Sansal, François-Xavier Bellamy, Abnousse Shalmani, Général Bertrand Soubelet, Guillaume Bigot, Bérénice Levet, Olivier Babeau, Jean-Thomas Lesueur et Mathieu Bock-Côté.

La Méchante Semaine a également porté son attention sur la gestion politique et sanitaire de la crise de la Covid-19 avec Nicolas Lecaussin, Billy Binion, Laurent Sailly, Guy-André Pelouze, Didier Maus, Chantal Delsol ; la cancel cuture avec Julie Graziani ; la France et l’Europe avec Nicolas Baverez ; enfin, un point sur les tensions internationales par Pierre Razoux.

L’ASSASSINAT ISLAMISTE DE SAMUEL PATY 

Massacre à la kalachnikov, couteau planté dans la gorge et maintenant décapitation de Samuel Paty, enseignant d’histoire et géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine qui voulait éveiller ses élèves à la liberté d’expression, violence, haine et sang répandu – tout ça pour des dessins, de simples dessins d’un magazine satirique à la diffusion plutôt confidentielle qui caricature tout, le plus souvent dans l’indifférence olympienne des caricaturés. Tout ça pour seulement ça.

PHILIPPE D'IRIBARNE : PROFESSEUR DÉCAPITÉ, VOILÀ CE QUE NOUS COÛTERA NOTRE RETARD FACE À L’ISLAMISME
Plus nous attendons, moins il sera possible d’endiguer la vague de l’islam radical sans violence ni atteinte à la démocratie.
Un frein essentiel qu’a rencontré l’action face au danger de l’islamisme a été jusqu’à présent le mantra « pas d’amalgame ». Celui-ci conduit à refuser de voir le lien qui unit le terrorisme islamique à l’existence de tout un écosystème islamique.
Beaucoup peut déjà être fait avec l’arsenal juridique actuel. Une première chose serait déjà que les pouvoirs publics cessent de propager une vision victimaire de l’islam et des musulmans, vision qui alimente une détestation de la France et un désir de vengeance par rapport à elle.

JEAN-PAUL BRIGHELLI : LES PÉDAGOGIES MODERNES ONT SANCTUARISÉ LA PAROLE DES IGNORANTS EN CONTESTANT LE RÔLE MÊME DES PROFESSEURS
Jean-Paul Brighelli, enseignant et essayiste, revient sur le dernier édito de François Jarraud dans "Le café pédagogique", qui, réagissant à l'assassinat de Samuel Paty, explique que le problème vient de "la discrimination, qui s'est glissée partout et vise en particulier les musulmans", et qu’il s’agit d’un meurtre "extérieur à l’École".

VALÉRIE TORANIAN : LA DÉCAPITATION DE SAMUEL PATY EST UN CRIME COLLECTIF
Un islam de conquête totalitaire est à l’assaut de notre monde. Il se propose de changer notre mode de vie, notre histoire, nos mœurs, nos libertés, de le faire par tous les moyens possibles, des plus légaux aux plus violents. Son agenda est mondial.
La décapitation de Samuel Paty est la preuve qu’entre les militants de l’islam politique, la radicalisation et le terrorisme, il existe une chaîne de continuité. C’est la chronique d’une mort annoncée.
Ces souffleurs de braise ne cessent de présenter aux musulmans un discours victimaire qui fait d’eux les cibles d’une islamophobie d’État. En voir certains place de la République manifester « contre la haine » et allumer des bougies en l’honneur de Samuel Paty est proprement écœurant.

HAKIM EL KAROUI : ATTENTAT DE CONFLANS, UNE QUATRIÈME GÉNÉRATION DE DJIHADISTES ?
Les attentats de la génération syrienne étaient marqués par une revendication ou une forme de soumission à Daech. Dans ce cas, rien n’indique ce lien.
Cette idéologie n’a plus besoin de mentors agressifs ayant de l’emprise sur les jeunes [...] Le nuage nucléaire djihadiste de 2015 est retombé et a contaminé certains esprits.

THIBAULT DE MONTBRIAL : LE RÉTABLISSEMENT DE L'AUTORITÉ DE LA RÉPUBLIQUE EST NOTRE DERNIÈRE CHANCE
Ceux qui ont appelé à la mobilisation contre Samuel Paty ont consciemment désigné un objectif.
Deux jours après l'attaque terroriste contre ce professeur de Conflans-Sainte-Honorine, l'avocat analyse l'évolution de la bataille contre l'islamisme et pour la liberté d'expression.

JEAN-PHILIPPE DELSOL : COMMENT VIVRE ENSEMBLE AU TEMPS DE LA BARBARIE
Un pays ne peut pas demeurer longtemps pacifique quand l’insécurité règne, quand sa police subit des attaques incessantes et meurtrières, quand des réseaux religieux sont capables de mettre en marche le processus qui conduit à l’effroyable assassinat d’un enseignant.

GUILLAUME TABARD : L’HORLOGE DES ASSASSINS, L’HORLOGE DE LA RÉPUBLIQUE
Le calendrier des islamistes est précisément de ne pas laisser le temps à la République de riposter, de créer l’impression que sa réponse a un temps de retard sur la menace.
L’assassinat de Conflans-Sainte-Honorine appelle des nouvelles dispositions : plus fortes, plus immédiates, plus radicales (dans le bon sens du terme).

FATIHA BOUDJAHLAT : CET ACTE HORRIBLE EST LA DERNIÈRE CHOSE CAPABLE DE FAIRE RÉAGIR LES LÂCHES
Enseignante et essayiste engagée en faveur de la laïcité, Fatiha Boudjahlat dénonce le substrat culturel qui a rendu possible cet attentat odieux.
Pour cette militante laïque au tempérament affirmé, « les actes horribles sont la dernière chose capable de faire réagir les lâches ». L'effroyable décapitation d'un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine est un attentat islamiste d'une profonde gravité et qui pourrait susciter une prise de conscience dans la communauté enseignante comme dans le pays. Défenseure d'une application rigoureuse des principes de la laïcité notamment à l'école, elle dénonce la grande rigidification de la norme religieuse en cours et le rôle joué par les discours de victimisation portés par des associations en guerre contre l'universalisme.
Ce qui s'est passé est aussi grave que Charlie ou le Bataclan. On ne cesse de franchir les échelons. Nous le constatons tous les jours, l'orthodoxie religieuse devient la norme et les accommodements ne sont en aucun cas une solution. Plus on sera sympas et accommandants, plus on encouragera l'orthodoxie. Encore une fois, il n'y a que la fermeté qui paye.
J'attends des propos forts, je n'en peux plus des « oui, mais ». On le constate, ce « mais » est un droit à tuer. J'attends que l'administration remette les parents à leur place et protège ses enseignants.
Dans les établissements ghettoïsés, c'est la course à qui sera le plus musulman. Il faut casser ces ghettos, fermer ces établissements, qu'importe la vindicte des syndicats de gauche qui ne manqueront pas de s'offusquer. Il faut piloter et encourager la mixité pour que ce soit efficace. Il faut qu'on tienne bon là-dessus, car il n'y a qu'à l'école que les enfants entendent un autre son de cloche.

BERNARD ROUGIER : SAMUEL PATY A ÉTÉ VICTIME D’UN TERRORISME “COMMUNAUTARISTE”
Spécialiste de l’islamisme en France, le sociologue analyse l’écosystème islamiste qui a concouru à l’assassinat du professeur d’histoire-géographie.
Quelques jours avant le meurtre, il y a eu une forte mobilisation militante pour dénoncer sur les réseaux sociaux «l’offense islamophobe» de Samuel Paty. En ce sens, on peut poser l’hypothèse d’un «terrorisme communautariste», différent du terrorisme djihadiste qui a frappé la France auparavant, où l’exécutant, nourri par les vidéos et les tweets de dénonciation du professeur, s’est autoproclamé vengeur du Prophète de l’islam, sans mot d’ordre préalable émanant d’un groupement djihadiste.

PATRICK STEFANINI : LE FRUIT AMER DU DÉSARMEMENT DE L’ÉTAT
La société française n’a plus les moyens de se défendre dont elle disposait encore voilà quarante ans. Les «armes» du ministère de l’Intérieur ont été rognées. Et l’idée d’imposer des devoirs aux ressortissants étrangers vivant en France a été disqualifiée, déplore l’ancien secrétaire général du ministère de l’Immigration, conseiller d’État honoraire.
En matière de sécurité, en outre, prévention et répression doivent aller de pair.
La seule solution, pour l’autorité publique, est donc d’assumer de nouveau la mission de surveillance des étrangers, dans le respect, naturellement, des libertés.
Et les informations ainsi recueillies par police et gendarmerie doivent permettre si nécessaire d’étayer une procédure d’expulsion à titre préventif.

GILLES-WILLIAM GOLDNADEL : UN MIGRANT PAKISTANAIS AU HACHOIR, UN RÉFUGIÉ TCHÉTCHÈNE QUI DÉCAPITE, MAIS DÉFENSE D’ÉVOQUER L’ISLAMISME MIGRATOIRE
Gilles-William Goldnadel pointe du doigt l'angle mort de l'immigration incontrôlée, illégale, massive et ses complices à gauche obsédés par la fantasmatique islamophobie.
Le combat intellectuel et culturel contre l'immigration illégale imposée de force au peuple français est un combat existentiel.

ZINEB EL RHAZOUI : LE CCIF MÈNE UN DJIHAD JUDICIAIRE
Sous protection policière, l'ex-journaliste de « Charlie Hebdo » pointe du doigt le rôle d'associations islamistes – comme le Collectif contre l'islamophobie en France.
C'est un fait, tous les fascismes ont besoin d'entretenir à leur base le sentiment d'appartenance à une communauté qui se vit comme persécutée, privée de son passé glorieux, appelée à se dresser contre l'autre pour retrouver une dignité fantasmée. Ce mécanisme est présent chez de nombreuses associations islamistes qui sévissent en France, sans que cela alerte les pouvoirs publics. Le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France), par exemple, navire amiral de l'arsenal islamiste dans l'Hexagone, milite depuis des années contre un «  délit  » qui n'en est pas un dans le droit français, je veux parler de cette imposture sémantique appelée «  islamophobie  ».

CHRISTOPHE DE VOOGD : LA DÉMOCRATIE FACE AU PIÈGE DU TRAITEMENT DE SES ENNEMIS (ISLAMISTES)
Au regard du débat public actuel, est-il encore possible de lutter contre l'islamisme sans être taxé de stigmatisation ou de discrimination ? L'Etat de droit permet-il de lutter face aux idéologies radicales sans renier ses principes ?
Quand comprendra-t-on que l’ignorance est la source première des maux actuels ? Et que, de fait, l’école que l’on sollicite à tout bout de champ pour parler de la disparition des ours blancs, de la sécurité routière ou du « vivre-ensemble », a une mission et une seule : transmettre les connaissances fondamentales et l’esprit critique. Quant à l’Etat de droit, ce n’est pas « l’Etat du n’importe quoi ». L’expression est bien plus claire en anglais, « rule of law » : « le règne de la loi » (mais comment éviter le mot « Etat » en France, quel que soit le sujet ?)
Plus généralement, la pensée libérale est formelle et consensuelle sur un point : la tolérance ne peut protéger les ennemis de la tolérance pour la simple raison qu’elle se détruirait elle-même.

FLORENCE BERGEAUD-BLACKLER : COMMENT LES ISLAMISTES ONT RÉUSSI À NOYAUTER LA PENSÉE UNIVERSITAIRE SUR... L’ISLAMISME
Après l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, de nombreuses questions se posent sur les défis au cœur de l'Education nationale. L'université est également concernée. La pensée universitaire est-elle suffisamment mobilisée face à certaines idéologies ? Les chercheurs qui travaillent sur l'islamisme ont-ils des difficultés ?
Au début des années 80-90 les spécialistes du monde arabo-musulman, souvent nourris aux idées marxistes, ont pris fait et cause pour les islamistes qu’ils voyaient comme des révolutionnaires, des Che Guevara à l’orientale.
Ensuite, le rôle effectif de la CIA dans le développement de l’islamisme mondialisé à partir de l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS a fini de convaincre qu’il s’agissait d’une créature occidentale.
Enfin, la « créature » est devenue un simple « construit » sous l’influence d’autres théories de la fabrique des identités, qui a abouti à des « idéologies bulldozers» caricaturales et culpabilisantes, comme l’intersectionnalité ou le néo-féminisme.
Dans les universités, le marxisme a laissé la place à un relativisme culturel initié par la gauche culturaliste aux Etats-Unis à partir des penseurs de la déconstruction comme Foucault ou Derrida. Pour cette gauche, il n’existe que des communautés (noire, LGBT, femme etc.). Chacune doit se définir, et aucune ne peut définir l’autre car cela revient à « juger » l’autre à partir de soi, ce qu’interdit le relativisme.
Dissoudre le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) revient à abattre l’arbre qui cache la forêt de l’islamisme, ce qui ne sert pas à grand-chose si l’on ne s’occupe pas de traiter la forêt. Il faut relancer les études sur l’islamisme qui ont été interrompues par le fameux « pas de vagues ». Nous avons les compétences mais il nous faut les moyens humains et financiers. Et il faut assurer la sécurité des enquêteurs.

EDOUARD HUSSON : L'ISLAMISME ET LA RÉPUBLIQUE DE LA COMPLAISANCE
Nous avons laissé s’installer une société dans la société. Dans dix ans, aurons-nous un Etat dans l’Etat ?
Le professeur assassiné à Conflans-Sainte-Honorine est la 267e personne à être tuée par un musulman radicalisé. Toulouse, Montauban, à nouveau Toulouse, Paris, Montrouge, Villejuif, Saint-Quentin-Fallavier, à nouveau Paris et Saint-Denis, Magnanville, Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray, à nouveau Paris, Marseille, Carcassonne, Trèbes, à nouveau Paris, Strasbourg, à nouveau Paris, à nouveau Villejuif, Romans-sur-Isères, Conflans-Sainte-Honorine, forment la sinistre géographie d’autant de défaites de nos gouvernants.
Nous devons sortir rapidement d’une situation où un président de la République confirme qu’il existe en France, pays de la liberté, un « droit au blasphème » mais est incapable de défendre à temps la vie d’un professeur de lycée qui prend au sérieux la liberté.

MAXIME TANDONNET : C’EST TOUJOURS LE MÊME REFRAIN
Outre la banalisation de la barbarie en France, ce qui est sidérant, c’est le caractère attendu, sans surprise, routinier des réactions de la société française. Chacune de ces tragédies donne lieu au même spectacle, au même naufrage dans la gesticulation impuissante.
Une fois de plus, l’enfumage ne sert qu’à interdire d’aborder les vrais sujets, ouvrir les vrais débats, poser les questions de fond.

JEAN-ERIC SCHOETTL : "SANS UNE CERTAINE RETENUE, LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL SE MUE EN GOUVERNEMENT DES JUGES"
Depuis vendredi et l'attentat contre le professeur Samuel Paty, les Sages sont sous le feu des critiques pour avoir censuré la loi Avia sur la haine en ligne. Secrétaire général du Conseil constitutionnel de 1997 à 2007, Jean-Eric Schoettl regrette la décision de son ancienne maison.

JEAN-PAUL BRIGHELLI : LA FRANCE MALTRAITE SES PROFS ET DEVRA EN PAYER LE PRIX
L'attentat de Conflans-Sainte-Honorine a visé un professeur. Cet acte n'est-il pas l'exemple extrême de l'abandon du métier d'enseignant. Les professeurs ne sont pas suffisamment écoutés. Ont-ils été abandonnés notamment sur le sujet de la laïcité ?
On ne peut même pas dire que les enseignants soient abandonnés. Ils ont même toute une hiérarchie d’administratifs qui les encadre, les gère, les contrôle. S’il fallait accuser quelqu’un, en dehors des islamistes qui ont comploté et exécuté cet assassinat, ce serait justement tous ces gens qui ont dégradé le métier pour en faire finalement un boulot de gardiennage.
Il faudrait aussi que le ministère dise clairement, par une loi qui effacerait la loi Jospin, que le métier d’enseignant consiste à transmettre des savoirs, et non à « co-éduquer » des enfants qui nous arrivent tordus par un entourage familial létal. Et que les élèves ont, prioritairement, le devoir de se taire, et non d’exprimer leurs billevesées sur le ton de « C’est votre avis, ce n’est pas le mien ».

BENJAMIN SIRE : POURQUOI L’ASSASSINAT DE SAMUEL PATY DOIT PROVOQUER UN TOURNANT DANS LA LUTTE CONTRE L’ISLAMISME
La décapitation de Samuel Paty pourrait nous faire basculer dans un nouveau paradigme dans la lutte contre l’islamisme, note Benjamin Sire. Mais le membre du Conseil d’administration du Printemps Républicain redoute qu’une fois l’émotion passée, la volonté politique faiblisse à nouveau.
Ce ne sont pas seulement des concitoyens qui ont été atteints par le terrorisme islamiste, mais des symboles fondamentaux (...) de notre mode de vie.
Les bougies, les messages lacrymaux sur les réseaux, et l’allumage de la Tour Eiffel ne suffiront plus à régler le problème du terrorisme.
Or, quand les Tartuffes se pressent à la messe, c’est que le vent tourne.
La période qui s’ouvre sera ainsi tout à la fois éminemment intéressante et dangereuse.

BARBARA LEFEBVRE : LA RÉPUBLIQUE A LAISSÉ CROIRE QUE L’ISLAMISME ÉTAIT UNE OPINION COMME UNE AUTRE
Il n’y a pas d’islamisme modéré, juge Barbara Lefebvre. Selon l’enseignante et essayiste, l’attentat contre Samuel Paty est le fruit de trente ans de mollesse et de tiédeur.
Il regagnait donc son domicile, à pied, en cette fin d’après-midi lorsqu’il quitta brutalement Conflans-Sainte-Honorine pour se retrouver plongé dans l’Algérie des années GIA.
L’islamisme est d’abord l’affaire des musulmans : à eux de s’en tenir à distance s’ils prétendent que leur foi est apolitique et pacifique.

GÉNÉRAL PIERRE DE VILLIERS : C’EST UNE ATTAQUE À L’EXISTENCE MÊME DE NOTRE NATION, DE NOTRE CIVILISATION
Après la décapitation de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie de 47 ans, assassiné par un islamiste, le général Pierre de Villiers appelle le gouvernement à passer des déclarations aux actes. Il propose notamment de fermer les mosquées islamistes, d’expulser les imams radicaux et de reprendre le contrôle de nos frontières nationales.
Il est temps de fermer toutes les salles de prières islamistes. Nous savons très bien où elles se situent, pour l’essentiel dans des cités, où un accord tacite règne entre les salafistes et les caïds.
Il est temps enfin de maîtriser notre destin, face aux phénomènes mondiaux de migrations massives auxquels nous sommes confrontés.

RENAUD GIRARD : LE DÉTOURNEMENT MASSIF DU DROIT D’ASILE
La famille du terroriste tchétchène qui a décapité Samuel Paty a bénéficié du droit d’asile.
Massivement détourné comme produit d’appel par les trafiquants d’êtres humains en Afrique et au Moyen-Orient, par ces passeurs dont les profits surpassent ceux des trafiquants de drogue, le droit d’asile n’est plus que l’ombre de sa vision républicaine. C’est la porte d’entrée favorite des migrants économiques.

ELISABETH BADINTER : CELA NE PEUT PLUS SE RÉGLER DANS LE PACIFISME
Pour la philosophe, la guerre contre les islamistes est empêchée par la peur mais aussi par la démagogie d'une certaine gauche, qui prétend à tort défendre les musulmans.
Le droit à la différence qui vous est si cher n'est une liberté que si elle est assortie du droit d'être différent de sa différence.
S'il faut protéger les musulmans de quelque chose, c'est bien de l'islamisme, et non de la République française !
C'est une guerre que nous devons mener, mais je ne suis pas certaine que les Français y soient prêts.

BOUALEM SANSAL : LA FRANCE NE COMPREND TOUJOURS PAS CE À QUOI ELLE EST CONFRONTÉE
Pour le romancier algérien, notre pays se croit frappé par des terroristes alors qu'il subit une guérilla islamiste qui prend son élan pour un jour atteindre les dimensions d'une guerre totale.
L'islamisme ne fait pas dans le terrorisme, et ceux qui égorgent et violent au nom de l'islam ne sont pas des assassins, ni des fous, ni des ignorants. Il faut enfin regarder les choses en face et employer les mots qui conviennent. L'islamisme est un Etat souverain, un Etat qui n'a pas de territoire propre, pas de frontières, pas de capitale, pas de citoyens mais des fidèles unis dans la oumma, présente dans toutes les régions du monde, dans la maison de l'islam et dans la maison de la guerre, pas de Constitution mais la charia, tirée du saint Coran et des hadiths authentiques. Ses soldats, policiers, imams, juges et bourreaux ne sont pas des fonctionnaires mais les fidèles eux-mêmes, sans liens hiérarchiques entre eux, agissant chacun selon ses moyens et les circonstances, en solitaire ou avec ses proches, parents, amis, voisins et des volontaires venus de plus loin.
Cette guerre, il la fait au monde entier, aux musulmans qui n'appliquent pas la charia, aux chrétiens, aux juifs, aux athées. La France est plus fortement touchée en raison de sa propre histoire (la colonisation, son soutien aux dictatures arabes, la présence sur son sol d'une immigration nombreuse, mal intégrée, qui peu à peu s'est détachée de la communauté nationale). C'est à cela qu'a obéi le jeune Tchétchène à Conflans-Sainte-Honorine.

FATIHA BOUDJAHLAT : UNE CASCADE DE LÂCHETÉS POUR EN ARRIVER À CETTE ATROCITÉ
Pour contrer l'horreur islamiste, l'école doit rester inflexible sur ses principes, estime Fatiha Agag-Boudjahlat, professeure d'histoire-géographie et essayiste engagée sur le front de la laïcité. Elle dénonce les "lâchetés" du milieu scolaire, qui ont rendu possible, selon elle, le meurtre de son collègue de Conflans.
Il faut, à un moment, s'autoriser à dire à un élève qui prône un système où la religion domine la société : "Vous avez tort". En ce qui me concerne, je suis extrêmement ferme. Et c'est payant. Nous devons défendre notre modèle ; dire haut et fort que nos valeurs sont belles, qu'il faut aimer la France, la République.

FRANÇOIS-XAVIER BELLAMY : L'ACCUSATION D'ISLAMOPHOBIE RÉTABLIT LE DÉLIT DE BLASPHÈME
Pour le député européen et professeur de philosophie, l'action proposée par Emmanuel Macron n'est pas à la hauteur des défis.
Je suis sidéré, le mot est faible, que l’on veuille ressusciter en France la loi Avia dite contre la haine qui pénalise explicitement les propos islamophobes. Le cours de Samuel Paty aurait pu tomber sous le coup de cette loi !

ABNOUSSE SHALMANI : DE 1989 À AUJOURD'HUI, NI OUBLI NI PARDON POUR CEUX QUI ONT CAJOLÉ L'ISLAMISME
Face à la conjuration des aveugles volontaires, il est temps d'être fiers, sans l'ombre d'un doute, d'être les enfants terribles des Lumières.
Spectacle pathétique d'une gauche qui s'est déjà fait avoir par les islamistes iraniens.

JEAN-ERIC SCHOETTL : TERRORISME, ISLAMISME, IMMIGRATION: UN DROIT HERMÉTIQUE À LA VOLONTÉ POPULAIRE?
L’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel décrit les obstacles juridiques qui affaiblissent, voire paralysent, la lutte contre l’islamisme.
Il est devenu beaucoup plus difficile aujourd’hui qu’il y a une quarantaine d’années d’expulser un étranger dont la présence met en péril l’ordre public. Les règles d’éloignement sont de plus en plus complexes tant du point de vue de la procédure que des conditions de fond.
L’État de droit doit rester le correctif de la souveraineté, non dévitaliser cette dernière. Or nous assistons, depuis un demi-siècle, à la contraction des marges de manœuvre des pouvoirs soumis au suffrage dans le domaine régalien.

GÉNÉRAL BERTRAND SOUBELET : FACE À L'ISLAMISME, NOUS DEVONS LUTTER ET RÉSISTER.
Nous devons résister car la barbarie sur fond de revendication religieuse s'est installée dans le quotidien de notre pays.
L'islam sous sa forme politique et sociale imposée par la force du quotidien et par la violence est un poison. La charia n’est pas au-dessus des lois de la République.
En un mot, briser cet esprit de conquête qui anime trop de prosélytes de l'islam. Car les prosélytes de l'islam sont des islamistes dont l'arme principale est l'intimidation par la violence. La peur, l'inquiétude et la résignation doivent changer de camp. Il y a urgence.

GUILLAUME BIGOT : APRÈS L’ATTENTAT DE CONFLANS, ON ASSISTE À UN RETOURNEMENT DE VESTE DES POLITIQUES SUR L’ISLAMISME
Depuis l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, on assiste à de nombreuses prises de parole de la part des politiques ayant la volonté d’engager « la guerre » contre l’islamisme.
Guillaume Bigot, qui vient de publier La Populophobie (Plon), s’interroge sur la portée de la parole de la classe politique et se dit « écœuré » devant l’hypocrisie de ceux qui dénoncent l’islamisme après avoir souvent « cherché l’accommodement ».

FLORENCE BERGEAUD-BLACKLER : POURQUOI L'ÉCOLE N'EN A PAS FINI AVEC LES ISLAMISTES
L'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, chargée de recherche au CNRS, détaille le plan éducatif des Frères musulmans. Saisissant…
À ceux qui pensent que les pressions sur l'école républicaine – qui peuvent aller jusqu'à la décapitation d'un professeur comme le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine – sont celles de quelques individus incompris et mal intégrés, il convient d'expliquer que ces attaques ciblant l'école publique font partie d'une stratégie assumée, destinée à soustraire les enfants musulmans européens de l'école publique. Une stratégie définie et assumée par les islamistes.

BÉRÉNICE LEVET : LES FRANÇAIS ONT APPRIS À NE PLUS S’AIMER
Aucun pays ne peut faire face au danger s’il s’abhorre lui-même. Or, c’est ce qu’on a imposé aux Français. Et nous payons le prix de cette mauvaise conscience et de ce reniement de nous-mêmes, écrit la philosophe et essayiste dans un texte magnifique.
La critique de soi est une noble conquête de l’Occident, et on ne saurait la renier, mais, prévenait Albert Camus, elle ne doit pas faire perdre les raisons de s’estimer. Or, voici plus de quarante ans que nous avons perdu les raisons de nous estimer.

OLIVIER BABEAU : IL NE FAUDRAIT PAS QUE L’ASSASSINAT DE SAMUEL PATY SERVE À LÉGITIMER LES PROJETS DE CENSURE DES RÉSEAUX SOCIAUX
La décapitation de Samuel Paty ne devrait pas servir de prétexte à une censure accrue des réseaux sociaux, analyse Olivier Babeau. Selon le président de l’institut Sapiens, ressusciter la loi Avia risquerait de tuer la liberté de parole que celle-ci est censée protéger.
Ce serait guérir une maladie en tuant le malade : le débat serait enfin propre, mais il n’y aurait plus de débat.
En pensant désarmer les discours d’intolérance, on risque au contraire de leur donner de nouvelles armes.

JEAN-THOMAS LESUEUR : FACE AU TERRORISME ISLAMISTE, NOUS DEVONS MENER UNE POLITIQUE INTÉGRALE
La lutte contre le terrorisme islamiste n’est pas un simple défi sécuritaire mais un combat de civilisation, analyse Jean-Thomas Lesueur. Le délégué général de l’Institut Thomas More soulève en particulier la question de l’immigration, de l’intégration, de l’éducation et de la culture.
Depuis les années 1990, la France a adopté près de cinquante normes (lois, décrets, ordonnances) à vocation sécuritaire.
Le refus de reconnaître tout lien entre terrorisme et immigration est une vue (un dogme pour certains) qui est en train de faire long feu.

MATHIEU BOCK-CÔTÉ : LES FAUX-FUYANTS SONT DE RETOUR
Une semaine après l’attentat islamiste qui a frappé Samuel Paty, le parti du déni ne chôme pas et les mécanismes habituels de neutralisation symbolique se sont réenclenchés.
La France ne pourra pas mener la guerre contre l’islamisme sans rompre avec le gouvernement des juges qui condamne aujourd’hui l’État à l’impuissance et permet au cartel islamo-progressiste de prospérer à l’abri du droit.

CRISE COVID-19 : GESTION SANITAIRE ET GESTION POLITIQUE…

NICOLAS LECAUSSIN : COVID, COUVRE-FEU, HÔPITAL, ÉTATISME, ILS N’ONT TOUJOURS RIEN COMPRIS !
On pensait que la terrible crise provoquée par la pandémie au mois de mars avait enfin appris à nos politiques l’humilité et la lucidité. Que, face à l’impréparation et à la désorganisation d’un Etat obèse et impuissant, ils avaient compris que les solutions se trouvaient ailleurs, dans le secteur privé et concurrentiel qui, lui, avait continué à fonctionner normalement. Malgré le confinement, c’est grâce aux entreprises privées du secteur alimentaire et des communications que la vie s’est maintenue vaille que vaille et qu’on a pu même travailler à distance. L’Etat a failli au printemps, c’est un constat qui paraissait plutôt partagé par de nombreux analystes et plusieurs politiques.
Nous déresponsabiliser, les politiques savent faire. Comprendre que cela nous exaspère à juste titre, c’est au-delà de leurs capacités cognitives, Ils ne sont pas formatés pour comprendre qu’ils n’ont rien compris, et cela risque de nous coûter très cher.

BILLY BINION [REASON] : GESTION DE LA CRISE SANITAIRE... QUEL DEGRÉ DE DOMMAGES COLLATÉRAUX SOMMES-NOUS PRÊTS À ACCEPTER ?
Et si le confinement, le couvre-feu, avaient des effets négatifs plus graves que le coronavirus sur la société en général et les individus en particulier ?

LAURENT SAILLY : PERQUISITIONS CHEZ LES MINISTRES, JUSTICE D’EXCEPTION OU JUSTICE SPECTACLE ?
Perquisitions chez Olivier Véran, Édouard Philippe, Agnès Buzyn, et Sibeth Ndiaye dans le cadre d’une information judiciaire sur la gestion de la crise du coronavirus.
Ces perquisitions ont été décidées, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 7 juillet dernier, par la Cour de justice de la République (CJR) sur la gestion de la crise du coronavirus.
Un des piliers de la démocratie réside dans sa capacité à évincer du pouvoir ceux qui en abusent ou ne répondent pas aux attentes du détenteur de la souveraineté, c’est-à-dire le peuple dans les démocraties libérales modernes.
La Cour est accusée d’être une justice d’exception, symbole d’une justice à deux vitesses. Sa création en 1993 avait pourtant pour objectif de réconcilier l’opinion publique avec ses responsables politiques.
Les ministres devraient être jugés par les juridictions pénales de droit commun, y compris pour les actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions.

GUY-ANDRÉ PELOUZE, EDOUARD HUSSON, DIDIER MAUS : LE GOUVERNEMENT FAIT PESER LA TOTALITÉ DU POIDS DE L’ÉPIDÉMIE SUR LES SOIGNANTS ET SUR LES FRANÇAIS.
Y a-t-il un moyen de le forcer à assumer enfin ses responsabilités ? Le triptyque que les pouvoirs publics ont eux-mêmes mis en avant il y a des mois "tester/ tracer/ isoler" n’est toujours pas mis en œuvre de manière efficace. Peut-on vraiment envisager de subir un couvre-feu et des mesures de confinement pendant encore des mois.
Le but de tester est d’isoler les porteurs positifs de manière certaine et avec un taux d’isolement élevé. Le confinement, même partiel, ralentit la transmission des cas porteurs mais aussi l’activité de milliers de personnes qui ne le sont pas. Il faut surveiller plus étroitement les isolements qui ne sont pas respectés. Quand on veut se faire tester en France, il faut parfois attendre deux jours pour avoir un test. Pendant ces deux jours il faut s'isoler !
Le problème structurel que nous avons en France, c’est que des réponses gouvernementales qui marchent dans d’autres pays ne fonctionnent pas chez nous à cause de notre excès de centralisme. Que peut faire l’Etat ? D’abord, demander à nos forces armées de mettre en place des hôpitaux de campagne pour soulager les hôpitaux. Ensuite, remettre en cause la politique de la santé publique.

CHANTAL DELSOL : COVID-19, ON ABOLIT L’EXISTENCE À FORCE DE VOULOIR PROTÉGER LA VIE NUE
Nous sommes désarmés face au retour du danger, car les outils mentaux, éthiques, spirituels dont nous disposions jadis pour y faire face ont été réputés obsolètes, analyse la philosophe.
Devant l’incertitude d’un futur anxiogène, les facultés qu’il faut déployer sont très nouvelles pour nous.
Le traitement de la catastrophe inédite a commencé par les mensonges d’État.
Devant cette calamité inattendue, les peuples sont pantois, et les gouvernements impuissants.

CANCEL CULTURE

JULIE GRAZIANI : TOUT LE MONDE PEUT ÊTRE LYNCHÉ OU LYNCHEUR, AUJOURD’HUI
Julie Graziani, éditorialiste, chroniqueuse et essayiste, conseille des entreprises en difficulté. Elle vient de publier Tout le monde peut s’en sortir : philosophie du rebond. L’occasion de revenir sur la polémique qu’elle avait déclenchée l’an passé par ses propos sur un plateau télé.

FRANCE ET EUROPE

NICOLAS BAVEREZ : LA FRANCE ET L’EUROPE, UN MARIAGE DE RAISON
La permanence de l’axe européen est allée de pair avec une réserve croissante, dont le symbole reste le rejet du projet de Constitution par le référendum de 2005.
L’engagement européen était une passion française ; il est devenu une affaire d’intérêts.
Enfin l’Europe constitue un très précieux relais de puissance et d’influence diplomatique pour une France affaiblie.

TENSIONS INTERNATIONALES

PIERRE RAZOUX : NAGORNO-KARABAKH - NOUVEAU FRONT TURC FACE À LA RUSSIE ?
En encourageant le président azéri Ilham Aliyev dans sa tentative de reconquête du Nagorno-Karabakh, le président Erdogan a ouvert un nouveau front face au Kremlin pour se targuer d’un succès symbolique auprès de sa population et pour contraindre Vladimir Poutine à accepter un compromis sur les autres fronts syrien, libyen, méditerranéen et énergétique. Cette stratégie n’est pas sans risque car le conflit pourrait s’étendre aux républiques sécessionistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie en Géorgie voisine. Elle pourrait surtout provoquer une escalade de tensions avec l’Iran.
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