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La Méchante Semaine n°2020-41 du 5 au 11 octobre 2020


Notre Méchante Semaine n° 2020-41 s’est portée sur le décryptage du discours des Mureaux du président Macron, ainsi que sur les pièges tendus par la séparatisme islamique à l’école républicaine. Méchant Réac ! ® a fait appel sur ces sujets à Valérie Toranian, Céline Pina, Barbara Lefebvre, Eric Delbecque, Claude Sicard, Sophie Coignard, Philippe Bilger, Guillaume Drago, Jean-Eric Schoettl, Boualem Sansal, Sami Biasoni.

Puis nous avons porté notre attention aux atteintes à la démocratie libérale et à la liberté d’expression. Nous avons rassemblé les écrits de Mathieu Bock-Côté, Benjamin Sire, Jacques Julliard, Maxime Tandonnet, Sophie Coignard.

Nous nous sommes interrogés au sujet des dommages collatéraux de la crise sanitaire et avons trouvé un certain nombre de réponses via les signatures de Gérard-Michel Thermeau, Frédéric Mas, Jean-Philippe Delsol, Pascal Salin.

Michel Thooris a été retenu pour notre rubrique, #JeSoutiensNosForcesDeLOrdre, à la suite de la tentative de meurtre d’Herblay.

Enfin Renaud Girard nous éclaire toujours plus sur le « jeu » de la Turquie dans le Caucase.


SEPARATISME ISLAMIQUE : LE DISCOURS DES MUREAUX… ENTRE L’ESPOIR ET LA CRAINTE

VALÉRIE TORANIAN : SÉPARATISME ISLAMISTE... UN DISCOURS RÉUSSI, UN COMBAT INCERTAIN

S’il ne fallait retenir qu’une chose du discours du président Macron sur le séparatisme, c’est qu’il y nomme (enfin) clairement ce qui pose problème : le séparatisme islamiste. C’est un pas de géant dans la communication du chef de l’État dont le moins qu’on puisse dire est qu’il revient de loin. L’homme qui déclarait que la société « n’avait pas à être laïque » vient d’opérer un revirement spectaculaire. Il aura fallu trois ans et demi. Et peut-être que le procès Charlie, puis le récent attentat de la rue Nicolas Appert l’ont aidé à trancher dans le vif… Peu importe. Le ton employé, les exemples donnés, la fermeté affichée ont rassuré tous ceux qui craignaient une dérobade de plus. Emmanuel Macron n’a pas eu peur de citer comme contraire aux valeurs républicaines, les petites filles de 7 ans en voile intégral dans des écoles clandestines, les parents qui retirent leurs enfants de l’école à cause de cours de musique contraires à la religion, les menus confessionnels imposés à la cantine, la revendication d’horaires distincts entre les femmes et les hommes dans les piscines, les agents de la RATP qui refusent l’accès aux femmes en tenues indécentes, la radicalisation à la RATP, SNCF, Roissy… Bravo M. le président.

Les imams « républicains » ressembleront un peu aux prêtres assermentés de 1791 : les « vrais » catholiques n’en voulaient pas ; les « vrais » (comprendre les plus radicaux) musulmans n’en voudront pas plus. 

Ne soyons pas naïfs. La France est l’un des pays les plus généreux en matière de politique de la ville, d’aides sociales, de subventions. Quoi qu’elle fasse, elle ne trouvera jamais grâce aux yeux de ceux qui veulent détruire le consensus républicain.

CÉLINE PINA : LA FIN DU DÉNI

Le discours des Mureaux est venu mettre un terme à des décennies de mansuétude face aux visées de l’islamisme au pays des Lumières et de la laïcité. Mais nous jugerons sur pièces la politique d’Emmanuel Macron contre ce péril terrible, quand la loi nous sera soumise. L’analyse de Céline Pina.

Ce discours aura déjà au moins accompli une rupture symbolique : la réalité de ce qui se passe dans les quartiers a été dite, la volonté de l’islam politique de déstabiliser le pays a été reconnue, les ennemis ont été nommés, le danger séparatiste clairement décrit.

Avec ce discours nous sommes au milieu du gué. Il offre une promesse de réveil mais derrière la fermeté républicaine affichée, le loup islamiste peut trouver une bergerie en mode portes ouvertes et des sources de financement non négligeables.

BARBARA LEFEBVRE : LE DISCOURS SUR LE SÉPARATISME A ÉTÉ À LA HAUTEUR MAIS DOIT ÊTRE SUIVI D’EFFET

Sur la forme, se réjouit l’enseignante et essayiste, le discours du chef de l’État aux Mureaux a été à la hauteur des attentes. Mais certains lieux de séparatisme (comme les prisons) ont été oubliés, et l’État risque fort de ne pouvoir s’attaquer qu’à une partie du problème.

Ces dernières semaines, ce terme ambigu de « séparatisme » s’était trouvé mis au pluriel.

S’agissant du combat culturel contre l’islam politique, la loi n’est pas l’outil miracle.

Les mosquées ne sont plus les lieux principaux de diffusion de l’islamisme.

Cette obligation de scolarisation dès 3 ans n’empêchera pas l’islamisme de progresser.

Le judaïsme non plus n’a pas de clergé, il est traversé de courants variés parfois antinomiques (...) et pourtant il a su s’organiser en France et se réorganiser après 1945.

Les représentants de l’islam apolitique ont laissé les islamistes, et d’abord les habiles Frères musulmans, imposer leur ligne en créant leurs réseaux d’institutions.

Je ne crois pas de toutes façons que l’enseignement de l’arabe littéraire à l’école soit une demande des familles pratiquantes.

ÉRIC DELBECQUE : LA RÉPUBLIQUE A DÉSIGNÉ L'ENNEMI…

Pour l'expert en sécurité intérieure, les annonces du président de la République sur le séparatisme vont dans le bon sens.

La République n’achète pas la paix civile en renonçant à faire prévaloir ses valeurs, en renonçant à se tenir droit, en renonçant à faire ce qu’il faut faire.

Le totalitarisme avance sous l'apparence de l'islamisme, de l'islam politique, qui détourne une religion pour en faire une arme antidémocratique. Le « réveil républicain » que l'on nous annonce a pour vocation de le faire reculer : voyons simplement, maintenant, si l'application se montrera à la hauteur de la clarté des principes énoncés et de la justesse du diagnostic qui les sous-tend.

CLAUDE SICARD : «PERSONNE NE POSSÈDE L’AUTORITÉ NÉCESSAIRE POUR RÉFORMER L’ISLAM»

Malgré un discours convaincant aux Mureaux, le chef de l’État risque de se trouver face une impasse pour mettre en place les mesures visant à endiguer l’islam radical, estime Claude Sicard.

Ces personnes qui refusent d’adopter l’identité qui est celle des habitants du pays où ils s’installent pour y faire leur vie sont plus ou moins habitées par des ressentiments à l’égard du pays d’accueil.

La douloureuse guerre d’Algérie qui s’est achevée en 1962 par l’accès de ce pays à son indépendance, constitue le point d’orgue du ressentiment des populations méditerranéennes.

Il faudrait que les musulmans français adoptent un islam réformé, et c’est bien ce que le fameux islamologue Malek Chebel, avait appelé « un islam des Lumières », une expression que Emmanuel Macron a reprise dans son discours des Mureaux.

SOPHIE COIGNARD : MACRON ET LE(S) SÉPARATISME(S), UN PAS EN AVANT, DEUX PAS EN ARRIÈRE

La loi contre le séparatisme islamiste portera-t-elle un nom édulcoré ? C'est probable, et c'est un recul, au moins sur le plan sémantique.

Un texte dont le titre annonce qu'il vise à renforcer la laïcité et les valeurs de la République ne peut que susciter l'approbation. Encore eût-il fallu se garder d'employer préalablement d'autres mots, plus offensifs, pour les retirer presque aussitôt.

PHILIPPE BILGER : C'ÉTAIT POURTANT BIEN, "SÉPARATISME" !

"Séparatisme islamiste", c'était bien mieux, le président de la République avait raison, que communautarisme.

Séparatisme, c'était bien mieux aussi que noyer le vigoureux discours d'Emmanuel Macron d'il y a quelques jours dans la banalité d'un intitulé législatif mentionnant "la laïcité et les principes républicains".

Il a donc fallu si peu de temps pour que la lucidité sur le réel et sa désignation sans équivoque soient remplacées par la référence rassurante et homogène qui feint de ne plus viser personne et de ne pas paraître incriminer le seul radicalisme de l'islam.

C'est dommage.

SEPARATISME ISLAMIQUE : LES PIEGES QUE L’ECOLE REPUBLICAINE DOIT DEJOUER

GUILLAUME DRAGO ET JEAN-ÉRIC SCHOETTL : L’INSTRUCTION À DOMICILE UNE LIBERTÉ FONDAMENTALE DES PARENTS ?

Guillaume Drago : Une liberté fondamentale des parents est aujourd’hui menacée.

Il est paradoxal et préoccupant de voir le chef de l’État remettre en cause une liberté reconnue aux parents depuis Jules Ferry, et consacrée par le Conseil constitutionnel, argumente le professeur de droit public.

L’arbre de la lutte contre la déscolarisation cache la forêt de l’atteinte à la liberté d’éducation au sein de la famille.

La famille est le premier lieu de l’éducation, et cette liberté est inaliénable.

Jean-Éric Schoettl : La scolarisation sert l’intérêt supérieur de l’enfant.

Interdire l’instruction à domicile (sauf exceptions) est justifié par le but poursuivi et se défend en droit, considère l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.

Un risque constitutionnel n’en existe pas moins, compte tenu de la constante reconnaissance par les lois républicaines successives depuis Jules Ferry de cette liberté.

BOUALEM SANSAL : LES PIÈGES DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ARABE À L'ÉCOLE

Le gouvernement rend renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école pour "réduire le pouvoir des religieux", selon les mots de Gérald Darmanin. Un sujet explosif.

L’apprentissage de l’arabe à l’école serait, selon le gouvernement, non seulement la possibilité de transmettre aux jeunes pousses un « arabe républicain », littéraire et scolaire, mais même une voie royale de lutte contre la radicalisation islamique dès l’âge tendre. S’il s’agit d’insuffler aux élèves « l’esprit républicain à la française », il y a une langue idéale pour cela : le français.

Quand on observe ces dernières années le Maroc ou l’Algérie, on constate un lien très étroit entre la langue arabe et l’islamisation.

Apprendre une langue est la première étape d’un enfermement identitaire : on le constate avec la Corse ou les petits îlots bretons. La poussée arabisante et islamisante dit une chose : la faiblesse de la société française.

SAMI BIASONI : «L’ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE NE DOIT PAS PARTICULARISER MAIS UNIFIER LES ENFANTS QU’ELLE FORME»

Si l’apprentissage de la langue arabe à l’école ne réduira en rien la tentation de repli intra-communautaire, l’école de la République doit s’attacher à transmettre un socle commun de savoirs fondamentaux, sans tenir compte des origines sociales ou culturelles des élèves, estime Sami Biasoni.

Sur près de 80 000 élèves, 80 % des enseignements dispensés concernent ainsi la langue arabe, ne laissant que la portion congrue aux langues et cultures de nos partenaires européens.

L’apprentissage de la langue arabe ne réduira en rien la tentation de repli intra-communautaire et le recours à des apprentissages extra-scolaires, mêlant culture et religion et répondant à d’autres aspirations que celles de la concorde nationale.

L’arabe, comme le chinois ou le russe, a toute sa place dans notre enseignement secondaire des langues vivantes, car il s’agit là de former des citoyens français accomplis en capacité de saisir les enjeux de la multipolarité du monde contemporain.

LA LIBERTE D’EXPRESSION ET LA CANCEL CULTURE

MATHIEU BOCK-CÔTÉ : QUAND LA RADIO PUBLIQUE APPELLE À LA CENSURE

Trop souvent, dans les sociétés occidentales, les médias qui relèvent du service public ont tendance à confondre leur mission d’information avec une forme de pédagogie idéologique que des esprits moins charitables assimileraient à de la propagande. En Grande-Bretagne, la BBC semble en prendre conscience. Il suffit par ailleurs de se souvenir du sort qu’elle avait réservé aux partisans du Brexit au moment du référendum de 2016 pour voir jusqu’où peut aller la frénésie idéologique lorsqu’elle se prend pour du zèle démocratique. Au Canada, la radio de Radio-Canada est constamment critiquée pour son biais idéologique, particulièrement visible lorsque des animateurs qui portent leur progressisme à la boutonnière transforment leur micro en tribune militante en plus d’avouer sans gêne ne pas vouloir y recevoir des invités qui ne partagent pas leurs valeurs. Tous ne le font pas aussi ouvertement. Il n’est pas rare de voir des journalistes de la salle des nouvelles orienter leurs reportages de telle manière qu’ils en viennent objectivement à faire la promotion de l’idéologie diversitaire, comme si leur devoir était de harceler médiatiquement la population pour la rééduquer — dans les bons milieux, on parle plutôt de sensibilisation, cela fait plus chic et moins antidémocratique. Au cœur de cette propagande inavouée, on trouve évidemment l’utilisation de concepts surchargés idéologiquement qui sont présentés comme des termes objectifs sans biais particulier pour décrire la réalité.

BENJAMIN SIRE : «IL N’EST PLUS UN JOUR OÙ L’ACTUALITÉ S’ÉPARGNE UNE AFFAIRE DE BOYCOTT OU DE CENSURE»

L’omniprésence des boycotts et autres appels à la censure est un signe inquiétant pour nos sociétés occidentales, analyse Benjamin Sire. Selon lui, puritanisme progressiste et censure religieuse se nourrissent et progressent dangereusement.

La liste de ces « cancellisations » ne cesse de s’allonger et nous donne de quoi s’inquiéter.

On ne sait (...) plus si c’est un phénomène de puritanisme (...) sociétal dont la religion profite qui a initié le mouvement ou si ce puritanisme vient de la propagation de l’indignation religieuse.

Alors, main sur le cœur et sur le clavier de la contrition, notre icône s’est fendue d’un long texte d’excuse sur son compte Instagram.

Il eut été sans doute plus honnête d’admettre que, ce qui était encore vaguement possible il y a deux ans (...) ne peut plus l’être aujourd’hui.

On en vient à interdire toute évocation de la religion ou de ses dogmes par le commun non croyant des mortels.

MATHIEU BOCK-CÔTÉ : CANCEL CULTURE, «DIRE NON À LA PEINE DE MORT SOCIALE»

«Ces exécutions [médiatiques] sont devenues monnaie courante en Amérique du Nord. Elles méritent qu’on élargisse la réflexion», juge l’essayiste Mathieu Bock-Côté.

Ces exécutions sont au cœur du nouvel espace public apparu avec les réseaux sociaux, où la foule lyncheuse s’est substituée au peuple démocratique.

DEMOCRATIE LIBERALE : LA FIN DE L’HISTOIRE ?

JACQUES JULLIARD : «LA DÉMOCRATIE EN DANGER»

L’historien et essayiste, que nos lecteurs retrouvent chaque premier lundi du mois, rappelle combien, voilà une trentaine d’années, la chute du Mur puis la réunification allemande laissaient espérer un triomphe absolu et définitif de la démocratie libérale, une «fin de l’Histoire». Or, souligne-t-il, c’était une illusion.

Selon Jacques Julliard, non seulement la démocratie libérale ne s’est pas imposée partout dans le monde, tant s’en faut, mais l’individualisme occidental l’affaiblit aux États-Unis comme en Europe.

Qu’est-ce qui fait tenir ensemble les individus à l’intérieur d’une nation ? Une croyance commune.

La démocratie n’est jamais acquise, elle n’est jamais garantie, elle n’est jamais définitive. C’est une naïveté dangereuse que de la croire naturelle.

MAXIME TANDONNET : L'OBSESSION DE «L’ENVIE» ET DU «DÉSIR» COMME MOTEUR DE L’AMBITION ÉLYSÉENNE SIGNE LE NAUFRAGE DE LA POLITIQUE FRANÇAISE DANS LE NIHILISME.

Selon lui, si la droite veut reconquérir le pouvoir, elle doit redéfinir sa base idéologique, avant de désigner son candidat.

La perspective d’un retour de la droite au pouvoir n’a rien d’hypothétique.

La révolution politique passe par un discours de vérité sur ce qui est possible et ne l’est pas et d’engagement collectif sur les grands enjeux de l’époque : dette publique, chômage des jeunes, maîtrise des migrations, lutte contre la violence et le communautarisme.

SOPHIE COIGNARD : MÉRITOCRATIE FRANÇAISE

La ministre de la Fonction publique constate que l'ascenseur social est en panne. Et veut y remédier d'une étrange manière…

La ministre, elle, n'entend pas agir à l'issue du baccalauréat – ce qui est déjà tardif –, mais de l'entrée dans une école d'application (ENA, ENM…), voire dans le cadre de concours administratifs débouchant directement sur un emploi public, c'est-à-dire très en aval de la formation universitaire. C'est au contraire l'accès à des filières d'excellence, dès la première année d'enseignement supérieur, qu'il faut ouvrir aux talents oubliés de la République.

LES DOMMAGES COLLATERAUX PIRES QUE LA CRISE SANITAIRE

GÉRARD-MICHEL THERMEAU : KNOCK GOUVERNE LA FRANCE

Les Knocks sont partout dans leur logique absurde. Ils peuplent le cabinet du bon docteur Véran, personnage en charge parait-il de la santé.

Qui est Knock ? Comme le soulignent tous les commentateurs, rien moins que l’apôtre d’une nouvelle religion, la médecine. Non pas la médecine qui soigne mais la médecine qui assujettit la population. Knock est un charlatan qui se pare des attributs de la science.

Que veut donc le bon docteur Knock ? « Ce que je veux avant tout c’est que les gens se soignent. » Il n’est pas question de laisser le mal s’éteindre, il faut le conserver.

Knock rêvait de la dictature médicale, notre gouvernement l’a réalisé.

FRÉDÉRIC MAS : OUI, NOUS SOMMES LES DÉFENSEURS DE LA LIBERTÉ INDIVIDUELLE !

Face à la panique sanitaire et à l’idéologie du risque zéro qui nous mènent à la ruine et à l’autoritarisme bureaucratique, nous sommes les défenseurs de la liberté individuelle, et nous en sommes fiers.

Les citoyens qui ne cèdent pas à la panique morale entretenue par les pouvoirs publics, au discours anxiogène des experts bureaucratiques qui font essentiellement l’unanimité entre eux, et qui s’inquiètent des mesures politiques prises par le gouvernement sont soupçonnés des pires vices moraux et politiques.

Insinuer que les défenseurs des libertés sont complotistes parce que certains internautes le sont, est aussi honnête intellectuellement que de réduire les tenants de l’autoritarisme sanitaire à ses franges fascisantes qui divinisent le tout-État comme en Chine ou en Russie.

Oui, les restrictions des libertés publiques, les mesures de reconfinement partiel, les couvre-feux et même le port du masque obligatoire en toute occasion sont en train de détruire par le bas notre économie et le tissu social, et se révèlent plus graves sur le plan humain que la crise de la Covid elle-même.

Si l’expertise scientifique est requise pour déterminer la dangerosité du virus comme son mode de transmission, les mesures d’ordre public de type confinement, restriction du commerce et de la liberté de circulation ou blocage des prix sont quant à elles des mots d’ordre politique, et à ce titre intéressent donc tout le monde.

Entendre Jean Castex en appeler à la « responsabilité individuelle » alors qu’au nom du risque zéro, on maintient l’État d’exception et on étend le corsetage administratif de la vie des citoyens a quelque chose de profondément obscène. Protéger les plus faibles, oui. Pénaliser tout le monde pour faciliter le travail inefficace de la bureaucratie étatique, non, non et non. Nous sommes les défenseurs de la liberté individuelle, et nous en sommes fiers.

JEAN-PHILIPPE DELSOL : LE COVID A FAIT REPARTIR À LA HAUSSE L’EXTRÊME PAUVRETÉ DANS LE MONDE

L’extrême pauvreté est en hausse à travers le monde à la suite de l'impact de la crise du Covid-19. Quels sont les pays qui sont les plus touchés ? Quelles sont les mesures qui pourraient permettre d’inverser cette tendance ?

L’extrême pauvreté repart à la hausse dans le monde à cause de la crise du coronavirus. Des millions de familles vivent avec moins de 1.90 dollars par jour.

Le bon objectif n’est pas de stabiliser la pauvreté, mais de continuer à la combattre et de finir par l’éradiquer, ou presque. C’est la croissance économiques et commerciale plus que les mesures de redistribution forcée qui ont permis de réduire très sensiblement l’extrême pauvreté, notamment après la chute du mur de Berlin, quand la détente entre les deux blocs a permis de libérer les échanges à travers le monde et quand une conception un peu plus libérale de la société a prévalu contribuant à encourager l’initiative, le travail et l’enrichissement légitime fondé sur la création de valeur.

La Banque mondiale prévoit que le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté augmentera de 70 à 100 millions cette année et pourrait le rester pendant plusieurs années.

Les pays riches se sont enfermés dans la peur de la COVID d’une manière elle-même virale et maladive. Ce virus et les réactions qu’il a entrainé dans une large partie du monde ont renforcé des réflexes de repli au nom d’un souverainisme désuet et dangereux pour tous. La réduction des échanges mondiaux qui risque de s’ensuivre de manière durable affaiblira tous les habitants de la planète, mais surtout les plus pauvres. A nous de réagir et d’expliquer qu’on peut s’ouvrir au monde économiquement et commercialement sans perdre son identité.

JEAN-PHILIPPE DELSOL : COMMENT PRÉSERVER LES LIBERTÉS DU CORONAVIRUS

La crise sanitaire du coronavirus a été en réalité une épidémie de panique à travers le monde, chaque État cherchant à en faire plus que son voisin pour éviter à tout prix la mort. C’est sans doute la première fois dans l’histoire de l’humanité que les gouvernements ont si largement cédé à la peur pour faire prévaloir la vie sur la liberté, quel qu’en soit le coût, fût-il celui de la liberté elle-même. La question de savoir si le confinement était nécessaire n’est pas examinée ici, même s’il faut constater que d’autres pays ne l’ont pas pratiqué ou de manière sensiblement plus légère. C’est parce que les Français ne sont pas disciplinés que ces mesures de confinement auront été nécessaires diront certains. Mais n’est-ce pas plutôt parce qu’on traite les Français en enfants qu’ils se conduisent en enfants. Quoiqu’il en soit, aucun confinement, si nécessaire qu’il soit, ne peut justifier un abandon par trop général des libertés, même s’il reste difficile de dire à quelles libertés il serait acceptable de renoncer pour lutter contre une épidémie. Tout reste matière de circonstances et de discernement, mais en France l’environnement politique et juridique, déjà étroitement soumis au contrôle de l’État, a favorisé des violations inconsidérées des libertés publiques.

PASCAL SALIN : POURQUOI L’ENDETTEMENT PUBLIC EST INJUSTIFIÉ

« Il y a dans la dette publique une différence essentielle avec le comportement individuel, à savoir que ceux qui décident d’emprunter ne sont pas personnellement responsables du remboursement », note l’économiste libéral.

L’achat d’actifs de fonds propres par l’Etat revient à rendre propriétaire de ces fonds une institution irresponsable puisque ceux qui prennent des décisions ne supportent pas eux-mêmes les conséquences de ces décisions, contrairement à ce qui se passe avec les propriétaires privés de fonds propres.

JEAN-PHILIPPE DELSOL : UN BUDGET 2021 PÉRILLEUX ET FALLACIEUX

Les clignotants budgétaires sont tous au rouge. La dette publique, qui était déjà proche de 100% du PIB en 2019, passera à 117,5% en 2020 et restera à 116,2% en 2021. Les dépenses publiques ont augmenté de 54% du PIB en 2019 à 62,8% en 2020 et seront encore à 58,5% en 2021. Les dépenses augmentent donc énormément et sont financées à crédit. Le déficit de l’Etat sera de 152,8 Md€ l’an prochain après avoir été de 195 Md€ cette année ! En 2021, le déficit public serait encore de 6,7 % du PIB après avoir été de 10,2 % du PIB en 2020. On fera payer les générations futures, c’est-à-dire qu’on les appauvrira sans scrupules. Pour autant, les prélèvements obligatoires restent toujours au sommet, les plus élevés de l’OCDE sans doute encore cette année.

Et pourtant, les prévisions sont moins que prudentes. La prévision de croissance de l’activité retenue pour établir le budget 2021 est de moins 2,7 % par rapport à 2019, alors que les prévisions sont en recul de 4,3 % selon l’OCDE, de 3,8% selon la Commission européenne, de 6,1% selon le FMI.

#JESOUTIENSNOSFORCESDELORDRE

MICHEL THOORIS : « LES CRIMINELS SONT GALVANISÉS PAR UN SENTIMENT D’IMPUNITÉ TOTALE ET PAR LA MISE EN CAUSE SYSTÉMATIQUE DES POLICIERS »

Deux policiers ont été très gravement blessés par balle dans la nuit de mercredi à jeudi, à Herblay (Val-d'Oise).

On a un décalage entre ce que fait le législateur et la réalité des policiers.

Évidemment, M. Darmanin est dans une posture où il condamne. Derrière ces discours de fermeté, on attend les actes. Les discours de fermeté, nous les entendons depuis des années. Concrètement, personne ne prend à bras-le-corps ce dossier de la légitime défense qui doit être réformé de manière urgente. Il faut que les policiers puissent tirer les premiers et qu’ils puissent ne pas être inquiétés lorsqu’ils font usage du feu dans des circonstances dramatiques.

UN MONDE SOUS TENSION

RENAUD GIRARD : «QUE CHERCHE ERDOGAN DANS LE CAUCASE?»

On pourrait résumer la politique étrangère du tout-puissant président par «zéro voisin sans problème avec nous».

En Méditerranée orientale, Erdogan a été obligé de se calmer, après que le secrétaire d’État américain, en visite chez le président chypriote le 13 septembre 2020, lui en eut intimé l’ordre.
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#JeSoutiensNosForcesDeLOrdre

 




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