mardi 29 décembre 2015

Les voeux de Méchant Réac pour 2016: Courage, Espoir et Détermination

L'année 2015 se termine comme elle avait commencé: avec la menace terroriste. Mais 2015, c'est aussi les migrants, la banlieue, le chômage, les crises (économique, sociale, internationale, politique).

Si on ne veut pas revoir ça en 2016, il faudra, pour chacun d'entre nous, faire preuve de courage et de détermination tout en gardant l'espoir (Nicolas Sarkozy à Andard: Unité, Autorité, Racine).

Méchant Réac appelle de ses vœux à la responsabilisation des hommes et femmes politiques, mais aussi des citoyens-électeurs (Il faut défendre le sentiment national). La France a besoin d'être réformé, ça ne se fera pas sans douleur (« La France fait de temps en temps une révolution, jamais de réformes ». Faut-il changer de constitution ?; Institutions: L'intervention de l'Etat doit se limiter aux fonctions régaliennes afin de garantir nos libertés et d'assurer notre sécurité.). Dans cet  article, je vais rappeler les principaux combats de Méchant Réac sous forme de rétrospectives de l'année passée (Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy; Les propositions chocs de Nicolas Sarkozy).

L'autorité doit être rétablie sur l'ensemble du territoire français (La France n'est plus gouvernée !; Emeutes à Moirans: à qui profite le crime ?). L'Etat doit reprendre le contrôle des quelques 360 zones "sensibles" dans les banlieues, mais aussi dans l'ensemble des zones de non droit telles que les camps de Rom, des gens du voyage et de la jungle calaisienne (Il faut une intervention militaire au sol... sur le territoire français !; Banlieues, terrorisme et gauche caviar.; Qu'avons-nous fait de nos banlieues ?).

La question des migrants doit être traitée avec humanité mais fermeté en distinguant les migrants selon leur motivation (Migrants: "Sur les images je vois surtout des hommes qui fuient la guerre au lieu de défendre leur patrie"*.; Et si Angela Merkel était en train de manipuler l’Europe ?; Migrants: Soutenons le plan Sarkozy !; Migrants: "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Migrants: 6 idées pour éviter la honte et le chaos. Migrants : tout cela pourrait bien mal finir…)

Une grande réforme de la justice doit être mise en place: création d'un  grand ministère, élections des juges, simplification du code de procédure pénale, expulsion des étrangers ayant purgé leur peine... (Rétablissons l’autorité en France !).

La déchéance de la nationalité doit être étendue à tous les binationaux qui prennent les armes contre la France (Déchéance de la nationalité: je suis pour !). Il faut repenser à cette occasion l'ensemble des conditions d'accès à la nationalité française, notamment en obligeant le naturalisé à ne choisir qu'une nationalité (Nationalité: Doit-on maintenir le droit du sol ?).

La politique d'immigration doit être une politique choisie et conforme à l'intérêt national (Il faut d’urgence définir une politique d’immigration et de naturalisation conforme à l’intérêt national !).

La Nation, la République, la Patrie doivent retrouver leur place au sein de l'école ("Nos ancêtres les Gaulois..."; 1515, c'est Marignan !). L'école doit produire des citoyens, des patriotes (Pour une révolution libérale de l'Ecole !).

La France ne doit pas faire le choix entre le pacte de stabilité et le pacte de sécurité qui sont les deux faces de la même pièce (Sécurité & Déficit budgétaire: les mauvais choix du président Hollande).

La priorité économique est la lutte contre le chômage (Manuel Valls, prochain ministre du chômage ?) qui passe par une réforme en profondeur du code du travail (Rapport Combrexelle: une bombe qui fait "pschitt". Libérez le travail !) et la privatisation de Pôle Emploi (Pôle emploi n’est une administration qu’au service d’elle-même. Privatisons !).

Il faut en finir avec le modèle social français qui, depuis trente ans, n'a fait qu'accroître la paupérisation de la population et mettre à genoux l'économie française (Sauver le modèle social français ? Surtout pas !; L'Aide Médicale de l'Etat: une prestation coûteuse et scandaleuse ). La protection sociale des professionnels doit être fusionnée avec le régime général (Libérez-vous du R.S.I. légalement; Aux naufragés du R.S.I.).

La fonction publique doit être réformée (Privatisons une partie de la fonction publique !).

La fiscalité française doit être allégée et simplifiée (Avançons sur le chemin de la justice fiscale : adoptons la Flat Tax !; Supprimons l’impôt sur les revenus du travail).

La façon de faire de la politique doit être modifiée en profondeur : expérience professionnelle des élus obligatoires; mandat unique et renouvelable une seule fois... (6 idées pour en finir avec la classe politique...; Pour en finir avec la lâcheté de nos hommes politiques). Les partis politiques doivent avoir des lignes claires (Non, la Droite et la Gauche ce n'est pas la même chose !; Elections régionales 2015: "l'Etat c'est nous !"; 1985-2015: "J'ai 30 ans !"; Tous divisés dans l'union, les impostures de la posture du "tout sauf Le Pen"; Régionales 2015: l'échec du cynisme).

La laïcité née de 1905 doit être abandonnée au profit de celle de Bonaparte («Une société sans religion est un vaisseau sans boussole.»). Cette laïcité respecte trois règles: contrôler la religion, protéger la religion, "franciser" la religion (Aujourd'hui quelle est la vision laïque de la République française ? Dieu seul le sait !).

Ambitieux ? Non, nécessaire ! La France, les français ont leur destin entre les mains. En 2017 (et déjà via les primaires de 2016), ils auront à choisir qui les conduira vers l'avenir. Pour moi le choix est fait: c'est Nicolas Sarkozy.

Bonne année 2016 à vous tous ! Merci pour vos fréquentations toujours plus nombreuses sur ce blog.

Amitiés !

Laurent Méchant Réac !

dimanche 27 décembre 2015

La laïcité à géométrie variable du couple Holllande-Valls

Aucun message de Noël n'aura donc été diffusé ni par l'Élysée ni par Matignon ni de l'envahissant  Gaspard Gantzer, le spin doctor élyséen. Silence radio également du côté du ministre de l'intérieur en charge des cultes et du président de l'Assemblée Nationale censé représenter la Nation.

Pourtant ça se fait dans les familles. Pourquoi ne pas le pratiquer dans le cadre d'une "laïcité apaisée".

D'autant plus que François Hollande ne manque jamais de présenter ses vœux aux Musulmans à l'occasion du Ramadan. Manuel Valls commémore chaque année avec la communauté juive de France la fête de Roch Hachana.

L'exécutif socialiste pratiquerait-il la laïcité à géométrie variable ?



samedi 26 décembre 2015

Déchéance de la nationalité: je suis pour !

Les couacs gouvernementaux, on a beau y être habitué, on ne s'y fait pas !

Le dernier en date concerne la déchéance de nationalité. A l'origine, le gouvernement de Manuel Valls est contre. Puis suite au discours du président de la République devant le Congrès, le gouvernement est pour. Ensuite, sous la pression des "frondeurs" et de Christiane Taubira il semble être contre. Finalement, la déchéance sera bien intégrée à la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande. Ce triste épisode montre bien un gouvernement à la dérive qui, à force de louvoyer, ne sait plus où il habite. C'est grotesque et tragique !

L'article 25 du Code civil précise les modalités de l'application de la déchéance de nationalité.

Je pense qu'il faut retirer la nationalité française à toute personne binationale qui porterait les armes contre la nation française, quelque soit la date ou la façon dont il a été naturalisé, sauf si cette mesure le rendait apatride (art. 15 de la déclaration universelle des Droits de l'Homme).

Cette question de la déchéance fait ressurgir une autre question: celle de l'acquisition de la nationalité française. Je crois que nous devrions obliger le demandeur à choisir une seule et unique nationalité. Ce choix qui consiste à être Français et exclusivement Français ne remettrait en cause ni le droit du sol, ni les conditions d'accès à la naturalisation.

Pour les opposants à cette mesure, j'ai listé quelques-uns de leurs arguments pour les objecter.

1."aujourd'hui on accepte la déchéance de nationalité pour les terroristes, demain on pourra l'étendre à d'autres crimes ou délits"La question ne se pose pas en ce sens en droit. Le législateur vote les lois pénales dans lesquelles il définit ce qui est illégal et la peine encourue en cas de violation de cette inégalité. Aujourd'hui, on pratique la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine incompressible pouvant aller jusqu'à 30 ans. On ne se pose pas la question de savoir si cette  peine ne pourrait pas être étendue à tous les auteurs de crimes !

2. "vous êtes pour la déchéance de nationalité, alors pourquoi pas pour la peine de mort" 

On ne se positionne pas, ici, au même niveau. Dans un cas, il s'agit de retirer la vie à un être humain ce que les démocraties modernes considèrent comme un acte barbare. Pourquoi ne pas accuser aussi les tenants de la déchéance de la nationalité de vouloir rétablir les travaux forcés ?

3. " Qu'est-ce qui est le plus grave : un terroriste ou un violeur d'enfant ?" 

Les deux crimes sont atroces. La aussi, on peut mesurer la difficulté du travail législatif. Comment sanctionner justement l'injustifiable, l'intolérable ? Il ne s'agit pas de mesurer l'un par rapport à l'autre. Il s'agit de sanctionner efficacement et symboliquement le crime commis. La déchéance de nationale est une sanction symbolique qui "dédommage" moralement la Nation entière.

***

Je voudrais revenir  sur l'émission "Carrément Brunet" du jeudi 24 décembre, animé exceptionnellement par Pascal Perri. Le sujet portait sur la déchéance de nationalité. Et je suis consterné par les propos de M. Pouria Amirshahi, député socialiste des  Français établis hors de France (9e circonscription). Après avoir méprisé "l'opinion des Français" qu'il considère comme la "meute", il va utiliser un argument inédit et insultant pour la Nation.

Selon cet élu de la République, on ne peut pas se débarrasser comme ça des terroristes ceux-ci étant "les produits de notre turpitude" (seul le prononcé vaut - arguments M. Pouria Amirshahi - 13mn & 14mn10 du podcast)

Il est scandaleux et ignoble de considérer que c'est l'école de la République qui fabriquerait des terroristes en puissance. Ces propos sont inacceptables de la part d'un élu de la République. Ses électeurs jugeront.

vendredi 25 décembre 2015

Touchez pas à ma crèche de Noël !


En ce jour de Noël, je souhaite revenir sur la polémique des Crèches de Noël dans les mairies.  Polémique surréaliste si on considère l'ère du temps. La France a été ensanglantée par les attentats et l'état d'urgence rappelle le risque terroriste.

La France traverse depuis trente ans une crise sociale où le chômage pèse sur des familles dont l'unité est déjà menacée par l'augmentation des divorces, des familles monoparentales, par la disparition de l'autorité parentale.
Ajoutez à cela trente ans de dictature égalitariste où pour être égal il faut gommer les différences et vous obtenez une société qui confond culture et laïcité, culte et laïcisme.

La France c'est 1500 ans d'histoire qui se confond avec celle du christianisme. Le calendrier est cadencé par les jours fériés dont beaucoup ont une signification chrétienne. Le nom des villes, les prénoms d'une grande majorité de Français sont ceux de saints et de martyrs chrétiens. Les églises font encore la fierté (et parfois la richesse) des communes. La pratique religieuse est certes, chez les français catholiques, en forte baisse mais le nombre des baptêmes augmentent et les mariages religieux font toujours recettes (pour les couples qui se marient au civil).

Dans les coutumes d'origine religieuse, il y a Noël. Tout le monde peut fêter Noël soit comme fête religieuse soit comme tradition. Dans les deux cas c'est avant tout la fête de la famille où toutes les générations sont rassemblées. Or quel plus beau symbole peut-on trouver qu'une crèche au sein d'une mairie pour illustrer la famille et l'intégration de celle-ci dans une communauté plus large: la Nation au cœur de la République. 

mercredi 23 décembre 2015

Sauver le modèle social français ? Surtout pas !

Ubérisation, flat tax, 39h de travail hebdo, travail du dimanche, retraite à 67 ans, contrat de travail unique, remise en cause de la représentation syndicale, dégressivité des allocations de chômage... autant de mots (de maux) contre lesquels luttent les défenseurs du modèle social français !

Je veux bien ! mais sauvez quoi exactement ? Quand on me parle de modèle social français, j'entends :

- 3 millions d'enfants sous le seuil de pauvreté en France en 2014
- 14,2% de pauvres vivant avec moins de 2000 €/mois (pour une famille de 2 parents et 2 enfants)
- 25% des jeunes de moins de 25 ans sans emploi au 3ème trimestre 2015
- 5.700.000 chômeurs en 2015
- 3.200.000 salariés avec un emploi précaire dont 1.000.000 de salariés vivant avec moins de 800€
- 63.400 faillites d'entreprises en 2014
- 140.000 S.D.F. en 2014
- la fréquentation en hausse des Resto du Cœur, des communautés d'Emmaüs, des soupes populaires...

Alors sauvez votre modèle social français, mais ce sera sans moi !

Je veux pouvoir travailler plus pour gagner plus et plus longtemps pour vivre mieux. Il est urgent de réformer la France. On a déjà perdu 30 ans !

La République exemplaire... ça continue !

Nous nous étions intéressés dans le précédent article à l'approche toute relative des notions de rationalisation et d'économie dans le cadre des élections départementales de 2015.

Qu'en a t'il été pour les élections régionales de 2015 ?

En effet, la réforme territoriale, voulue par le président François Hollande, a fait passer les régions de 22 à 13 et fait disparaître 9 postes de préfets de région, 9 directeurs généraux d'agence régionales de santé, 9 recteurs d'académie,  63 postes de directeurs régionaux des administrations de l'Etat, ainsi que leurs états-majors.

Concernant nos élus régionaux, ils étaient 1757 avant la réforme... ils seront 1757 après !

L' Art. L. 4135-16 du code général des collectivités territoriales fixe la rémunération des conseillers régionaux en fonction du nombre d'habitants dans leur région :

Population (nombre d'habitants)Indemnité brute mensuelle 
Moins de 1 million1520,59 €
de 1 à 2 millions1900,73 €
De 2 à 3 millions2280,88 €
3 millions et plus2661,03 €

Mécaniquement, la fusion des régions entraine l'augmentation du nombre d'habitants par région nouvelle.

Prenons l'exemple de la rémunération des conseillers de la région Alsace-Lorraine-Champagne Ardenne. Avant la réforme, les conseillers régionaux d'Alsace et de Champagne Ardenne (régions comptant chacune entre 1 et 2 millions d'habitants) percevaient au maximum 1900,73 €/mois, alors que les conseillers de la région Lorraine (entre 2 et 3 millions d'habitants) touchaient un maximum de 2280,88 €. Réunis au sein de la nouvelle région (qui compte plus de 3 millions d'habitants), les conseillers vont voir leur rémunération passer à 2661,03 €.

La plus belle opération est  réalisée par les conseillers régionaux du Limousin (moins de 1 million d'habitants). Assemblés au sein d'une vaste région (plus de 3 millions d'habitants) comprenant l'Aquitaine et le Poitou Charente, leur indemnité maximale va passer de 1520,59 € à 2661,03 €.

N'oublions pas que la quantité de travail n'augmente pas puisque le nombre de conseillers n'a pas diminué !

Ouf ! "Ils" ont eu chaud !"

mardi 22 décembre 2015

Elus locaux: encore une claque à la République exemplaire !

Revenons quelques mois en arrière. Mars 2015. Elections des conseillers départementaux.

Jusqu'en 2014, il y avait 4054 cantons (subdivision d'un département). Chaque canton élisait un conseiller général. Il y avait donc en France : 4054 conseillers généraux. En 2013, la réforme territoriale voulue par François Hollande, a réduit par deux le nombre de canton, dans un soucis d'économie et de rationalisation. Les conseillers généraux changent de dénomination au passage et deviennent des conseillers départementaux (de même de "cantonales" les élections deviennent "départementales"). Mais là où on élisait un conseiller général par canton, maintenant on élit deux conseillers départementaux (une femme et un homme : ça c'est bien !). Ainsi on est passé de 4054 conseillers généraux à 4108 conseillers départementaux !

Jusqu'en 2014, les communes chefs-lieux de canton pouvaient majorer de 15% l'indemnité des maires, adjoints et conseillers municipaux. Mais à partir de 2014, la fusion d'un certain nombre de cantons à, mécaniquement, entraîné la disparition, dans la même proportion, du nombre de chefs-lieux, rendant du même coup cette majoration impossible ! (loi du 17 mai 2013)
Heureusement mes amis, par décret, il est prévu que la majoration d'indemnité de fonction est maintenue pour les élus des communes anciennement chefs-lieux !

Ouf ! "ils" ont eu chaud !

lundi 21 décembre 2015

Xavier Bertrand (le gaulliste inversé) : "En fait, je ne vous ai pas compris !"

Vous vous souvenez de l'émouvante déclaration de Xavier Bertrand au soir de sa victoire dans la région Nord-Pas de Calais-Picardie. Des trémolos dans la voix, les yeux au bord des larmes, il remerciait le monde entier de lui donner sa chance et déclarait: "Je demande à être jugé sur ce que je vais faire à la tête de cette région." Dans l'élan, il renonçait à son mandat de député, à se porter candidat aux primaires 2016, et affirmait (les yeux dans les yeux) ne plus se consacrer qu'à sa super région.
Mais voilà, Xavier Bertrand est drogué à la politique Et comme tous les drogués, tant qu'il a sa dose, il promet de s'arrêter. La semaine de shoot n'était-elle pas encore terminée que Xavier Bertrand faisait machine arrière. En effet, dans un article de la Voix du Nord, à une question anodine il répond:
"Je vais rester conseiller municipal [de Saint-Quentin] car je ne veux pas être hors-sol et président de son agglomération car sa logique est économique, comme la Région. Ce n’est pas une collectivité, c’est moins lourd à gérer."
Heureusement pour la région, ces fonctions ne lui prennent pas trop de temps. D'ailleurs, à l'époque où il n'était "que" ministre du travail, il cumulait déjà les fonctions de d'adjoint au maire et de vice-président de l'agglomération. La preuve que ce n'étaient pas des jobs à temps plein ? Notre ministre du travail ne percevait au titre de ces deux fonctions un peu plus de 3.300 € par mois ! Autant dire une simple gratification, bien loin de ses 12.000 € par mois de ministre.

Alors certes, il n'est plus adjoint au maire. D'un autre côté il est président d'agglomération. L'un dans l'autre il doit s'y retrouver. Xavier Bertrand est assureur de métier. Gageons qu'il a assuré ses arrières !

P.S.: je vous mets un billet sur la table, qu'en 2016, répondant à l'appel de "ses amis" et parce qu'il la conviction de pouvoir être utile à la France, Xavier Bertrand, bien malgré lui (n'en doutons pas) sera candidat à la primaire de la droite !

 

dimanche 20 décembre 2015

6 idées pour en finir avec la classe politique...

Depuis 30 ans, la classe politique a fait preuve d'une médiocrité crasse. Tout le monde  s'en aperçoit aujourd'hui. Mais pourquoi ?

D'abord parce que la culture politique des citoyens (en tout cas de ceux qui s'intéressent encore à la "chose publique" - il en existe encore beaucoup) a fortement augmenté en trente ans et parallèlement le degré d'exigences attendu. L'écart entre le candidat et le colleur d'affiches s'est réduit.
Ensuite, la carrière politique (le pouvoir politique) n'attire plus les diplômés qui s'orientent vers des carrières plus rémunératrices (en adéquation avec les sacrifices qu'ont exigé ces études). La politique n'attire pas les meilleurs d'entre eux.
Enfin, parce que les programmes de formation des "futurs dirigeants" de notre pays ne laissent que peu de place aux stages en entreprises. Les enjeux économiques sont devenus fondamentaux et les moyens de la politique économiques reposent plus dans les entreprises que dans les cabinets des ministres

1. L'E.N.A. doit disparaître purement et simplement pour éviter la consanguinité de la classe politique et limiter la tentation de la cooptation.

2. Tout candidat à un mandat électoral doit faire la preuve d'une expérience professionnelle dans le secteur privé d'au moins dix ans.   

3. Un élu, quelque soit son mandat doit ne pas pouvoir exercer une autre fonction électorale (non cumul total).

4. Tout mandat (sauf les mandats municipaux) ne doit pouvoir être renouvelé qu'une seule fois (sous réserve du point 6). 

5. Pour être candidat à une fonction électorale, il faut avoir démissionner préalablement de la fonction électorale éventuellement occupée.

6. Un candidat qui se représente à un mandat électoral, et qui échoue, ne doit plus pouvoir se représenter à cette fonction.

Ces 6 points ont pour but le renouvellement régulier de la classe politique et empêcher la professionnalisation de celle-ci.

samedi 19 décembre 2015

A Front renversé ? par Jean-Paul Garraud


Méchant Réac ! remercie M. Jean-Paul Garraud de lui avoir offert ce texte

Facebook de J.-P. GARRAUD
par Jean-Paul Garraud, le 18 décembre 2015,
Avocat Général, ancien Député

Ainsi un vent nouveau d'union nationale semble souffler dans ces temps politiquement incertains.
Des voix s'élèvent, et pas des moindres, pour que les démocrates français, de gauche comme de droite, se retrouvent dans l'intérêt supérieur du Pays. Après tout, pourquoi gouverner un bloc contre un autre, il y a des gens bien partout, non?

 
Mais, derrière ce beau discours de façade se cachent d'autres motivations moins nobles et des calculs politiciens qui risquent d'entraîner des conséquences calamiteuses pour la droite.
Cela fait déjà longtemps que certains prônent l'union élargie avec le centre pour contrer la montée du FN.
Les résultats des élections départementales et régionales montrent que çà ne marche finalement pas: Quand la gauche ne s'effondre pas et que le FN est haut, nous sommes coincés dans l'étau avec aucune réserve de voix pour le second tour…
Alors, pour y remédier, des alliances de circonstance se mettent en place, sous le vocable de "front républicain", en mettant sous le tapis les profondes divergences d'hier.

 
La proximité de l'élection présidentielle et des législatives où de nombreuses triangulaires nous seront fatales, poussent ceux là même qui voulaient cette union élargie à une union encore plus élargie avec…la gauche dite modérée…
Bel exemple de persistance dans l'erreur: on étend ce qui ne marche pas.

 
Pour y remédier, on se prépare donc à étendre aussi le front républicain, à aller encore plus loin, en l'institutionnalisant.
Il s'agirait d'une nouvelle forme de gouvernement. le succès serait assuré, regardez le Pas de Calais et la région PACA!

 
Sauf que le glissement de certains vers la gauche provoquera le glissement assuré de beaucoup d'autres vers le FN qui estimeront que la théorie de l'UMPS s'est concrétisée par ces dernières élections régionales.
Et, cela rajoutera au sentiment très partagé de décrédibilisation de la classe politique accusée d'être plus préoccupée par les places que par les convictions.
Et encore, au moment même où une grande majorité de la population privilégie les thèmes de droite, nos élites se dirigeront vers la gauche…Comprenne qui pourra.
Et, de plus, ce mouvement remettra en selle un Président de la République qui, à en croire les sondages, ne serait plus présent au second tour des présidentielles quel que soit le cas de figure…
Et, enfin, ce serait une totale erreur de croire qu'il n'y aura plus un bloc contre un autre. Ils existeront toujours mais ce ne seront plus les mêmes:
Car le curseur du bloc de droite se déplacera vers le FN et tous les nouveaux venus dans une sorte de rassemblement patriotique: anciens RPR, souverainistes, eurosceptiques, gaullistes, bonapartistes. Bref, ceux qui refusent le mondialisme, la dilution de l'identité française, le communautarisme, ceux qui sont attachés aux racines chrétiennes de la France, à son Histoire, ses traditions, sa culture….Les rangs du FN vont mécaniquement s'agrandir.
De l'autre côté un bloc de gauche radical socialiste et centriste aux convictions moins tranchées et béates, plus généreux avec l'argent du contribuable, plus soucieux de "mixité" et de "diversité", idolâtre des droits de l'homme et d'une Europe étendue vers la méditerranée orientale…


A vouloir éviter les blocs, on se prépare donc à en créer d'autres.
 
Au moins cela aura le mérite de mettre de l'ordre dans cette pagaille car il faudra vraiment choisir entre deux conceptions diamétralement opposée. Des fronts renversés et renversants…Mais, pour qui finalement ?

 Retrouver Jean-Paul GARRAUD sur Facebook !

Autorisation du 18 décembre 2015

vendredi 18 décembre 2015

Hollande dresse un piège à cons. Les Républicains tombent dedans !

Présidentielle 2017 : comment Hollande veut couler Sarkozy

LE FAIT DU JOUR. Le chef de l'Etat, qui songe très fort à sa réélection, a concocté un plan diabolique avec Manuel Valls pour torpiller l'opposition.

Très discret sur les régionales, François Hollande est plus bavard au téléphone. « Il n'y a plus de droite ! » a-t-il lancé à l'un de ses proches, au soir des élections. Fin politique, pour ne pas dire machiavélique, l'hôte de l'Elysée voit bien qu'il détient une occasion en or de dynamiter le parti de Nicolas Sarkozy, retombé depuis lundi dans les affres des règlements de comptes.

Ulcérés par la ligne droitière de l'ancien président, et plus encore par sa tentative de caporalisation, certains Républicains sont tentés de faire sécession. Les « sarkolâtres » eux-mêmes ont des états d'âme, comme Christian Estrosi. Jamais, peut-être, la droite n'avait été si près de l'implosion ! Pourquoi Hollande se priverait-il de mettre du sel sur ses plaies ?

Nouveau DRH d'une droite qui prend l'eau ?

C'est Manuel Valls qui est à la manœuvre. Le Premier ministre drague ostensiblement les élus de la droite et du centre, François Bayrou compris. Son appel à voter Bertrand et Estrosi n'était pas innocent. « Au premier tour, Hollande et Valls ont vu qu'ils avaient une opportunité historique de tuer la droite, de la casser en deux. Le but, c'est de bordéliser au maximum », décrypte une source dans l'exécutif. Certains murmurent même qu'ils pourraient distribuer quelques hochets à l'opposition.

François Hollande, nouveau DRH d'une droite qui prend l'eau ? Ces jours-ci, les scènes de fraternisation entre les deux camps se multiplient. Ce matin, le chef de l'Etat sera dans le Nord... avec Xavier Bertrand. Le Premier ministre, lui, laisse filtrer qu'il ne serait pas hostile à des ministres venant du camp adverse. Et tope avec Jean-Pierre Raffarin, qui veut lutter à ses côtés contre le chômage.

Le clivage gauche-droite aurait-il volé en éclats, après l'onde de choc du score record du FN au premier tour des régionales ? Ou ne serait-ce pas plutôt une bonne vieille stratégie mitterrandienne pour affaiblir l'ennemi à seize mois de la présidentielle ? S'il joue les rassembleurs, Hollande ne perd pas de vue son objectif : 2017. Tous les sondages le donnent balayé au premier tour. Il a donc tout intérêt à affaiblir -- sans le tuer -- son rival favori. Affronter Marine Le Pen est, à ce stade, sa seule chance de réélection. « Il veut que Sarko arrive à la présidentielle en petite forme », peste un cadre LR. Un responsable du PS, dépité, soupire : « C'est ça, la réponse à la colère des Français ? »

Ciotti: "Certains, à droite, tombent dans le piège tendu par Hollande"

Eric Ciotti, secrétaire général-adjoint du parti Les Républicains, a dénoncé  sur RCJ ceux qui, dans son parti, veulent "s'allier avec la gauche" et sont "en train de tomber dans le piège tendu" par François Hollande
  • Par Catherine Lioult. Publié le 17/12/2015 | 16:18, mis à jour le 17/12/2015 | 16:18
"C'est un piège qui pourrait être mortel pour notre famille politique si on y succombait. C'est machiavélique et c'est perfide"

a affirmé le député des Alpes-Maritimes.
Selon lui, ce que veut M. Hollande, c'est "créer la confusion pour se maintenir au pouvoir et être au second tour (de la présidentielle en 2017) face à Marine Le Pen", la présidente du Front national.
"Eh bien, nous ne lui offrirons pas ce cadeau. Nous incarnons l'alternance face à l'impasse Front national, face au désastre socialiste
", a-t-il soutenu.
"Qui est responsable de la situation dramatique dans laquelle se trouve le pays aujourd'hui ? C'est la gauche, qui a porté le Front national à ce niveau, avec le bilan économique et social qu'elle a construit", a affirmé M. Ciotti, faisant
remarquer que la carte du chômage était "très exactement" celle du FN.

Eric Ciotti contre un pacte républicain pour lutter contre le chômage

"Je ne comprends pas la position de Jean-Pierre Raffarin. En tout cas, je ne la partage pas, a-t-il dit, à propos de l'ancien Premier ministre favorable à "un pacte républicain contre le chômage" et qui pense que la droite "doit travailler avec le gouvernement" pour contrer le Front national.

 Aux yeux du responsable LR, "tout ça est contraire à la clarté qu'attendent les électeurs. La confusion place à nouveau le Front national au centre du jeu.
Il faut prendre en compte le message des régionales (où le FN est arrivé en tête au premier tour dans six régions). La réponse erronée serait de créer, comme le gouvernement et M. Hollande essaient de le susciter, cette image d'UMPS que dénonce de façon perfide le FN".

Pour que la vérité triomphe !


Le "ni-ni" est une décision de Nicolas Sarkozy. Faux !

Lors de la législative partielle dans le Doubs en février 2015, le bureau politique de l'UMP, par 22 voix contre 19, vote pour la stratégie du "ni PS, ni FN" contre la position de Nicolas Sarkozy qui préférait qu'on laisse les électeurs choisir en leur âme et conscience.
Cette ligne du "ni-ni" était menée par Laurent Wauquiez, François Fillon, Xavier Bertrand ou encore Jean-François Copé.

Xavier Bertrand est contre le "ni-ni". Faux !

En campagne jeudi matin 12 novembre à Tillé, près de Beauvais (Oise), Xavier Bertrand déclare: « Ni fusion de listes, ni magouilles entre les deux tours » et (encore plus drôle) « La meilleure façon de gagner, c’est la clarté. J’aurai le même projet au premier et au second tour. Je ne veux pas d’un projet au rabais. »

Il n'existe pas de "ni-ni" socialiste. Faux !

Quelques semaines avant le premier tour des élections régionales, les tenants de la version socialiste du "ni-ni" (ni FN, ni droite) ont le vent en poupe. Le "ni-ni" a même pour cible principale Christian Estrosi et Xavier Bertrand. L'Histoire aime l'ironie.
Ainsi Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, devant l’accumulation de sorties extrêmes venues de droite, a effleuré un temps l’idée d’en finir avec la règle du désistement : «Les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand sur les réfugiés empêchent désormais le front républicain», a-t-il lancé mi-septembre dans Libération.
Et Benoît Hamon d'ajouter : «Si on ne se bat pas, on disparaît. Et on disparaît très, très vite. La gauche ne doit pas disparaître, ni des assemblées régionales ni des urnes», relayant la position des têtes de liste en Paca (Christophe Castaner) et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie (Pierre de Saintignon), qui renvoient désormais dos-à-dos la «droite extrême» et l’«extrême droite».


jeudi 17 décembre 2015

Les chiens sont lâchés : injuste, irresponsable !


La campagne des primaires à droite va être violente et à la fin tout le monde aura perdu !

Raffarin, N.K.M., Estrosi, Juppé, Fillon et la clique constituent une belle brochette d'ingrats. Tous unis pour éliminer l'ennemi commun: Nicolas Sarkozy.

C'est injuste. Se souviennent-ils de l'état dans lequel était le parti à la suite de la grotesque affaire Fillon/Copé ? On ne se parlait plus à cette époque. Il n'y avait plus personne qui fréquentait les couloirs du siège social si ce n'est quelques permanents salariés. C'est sur son nom et son nom seul que l'UMP a pu renaître sous les traits des Républicains. Sans Nicolas Sarkozy, la droite serait devenu une myriade de mouvements politiques sans idée.

C'est irresponsable. A quoi rime tous ces ténors de la droite près à vendre leur âme à la gauche. Qui croient-ils duper ? Ils s'imaginent qu'on ne les a pas vu venir ? La stratégie de ces gens-là c'est de se positionner en cas de victoire de la gauche en 2017 ! Ne croyez pas qu'il s'agisse de grandes résolutions. On assiste en fait à une sorte de "pré-Yalta" où tout le monde veut avoir sa place au soleil à l'issue des présidentielles. 

Mesdames et messieurs les irresponsables politiques de ma famille, vous favorisez par votre comportement le dégoût de la politique de nos concitoyens. Vous fertilisez chaque jour un peu plus le champ des idées du Front National !

Permettez-moi de vous mettre en garde. A l'issue du second tour des élections présidentielles de 2017, vous aurez des comptes à rendre à la France. Votre entrée dans l'Histoire risque de se faire par la porte de service.

Attention Mesdames, Messieurs, Nicolas Sarkozy est un sanglier. Soyez bien sûr que la bête est morte car si elle n'est que blessée, je ne donne pas cher de votre avenir !

Présidentielle 2017 : comment Hollande veut couler Sarkozy

LE FAIT DU JOUR. Le chef de l'Etat, qui songe très fort à sa réélection, a concocté un plan diabolique avec Manuel Valls pour torpiller l'opposition.

mercredi 16 décembre 2015

Avançons sur le chemin de la justice fiscale : adoptons la Flat Tax !


http://mechantreacdefendlaflattax.blogspot.fr/
 L'impôt à taux unique ou impôt proportionnel (Flat tax en anglais) est un système somme toute assez simple : remplacer le barème progressif de l'impôt par un taux unique.

L'illustration la plus connue d'un système de Flat Tax est la T.V.A.

Je suis convaincu que nous devrions remplacer le système progressif de l'imposition sur le revenu du travail par ce système de Flat Tax.

Actuellement, la France compte quelques 37 millions de foyers fiscaux. Au sein de ces derniers, seuls 20 millions sont imposables à l'Impôt sur le Revenu (IR) soit environ 52%. Au total, le revenu fiscal de référence de l'ensemble des Français culmine à 937 milliards d'euros tandis que l'impôt sur le revenu collecté dépasse difficilement les 70 milliards d'euros (soit un rendement d'environ 7%). Ajoutez à cela un système fiscal complexe, au sein duquel cohabitent quelques 450 niches fiscales et sociales. Au final, nombre de foyers fiscaux échappent à l'impôt sur le revenu et à sa progressivité.

Le taux idéal de Flat Tax semble se situer entre 10% et 15%. Un double taux, à savoir 8% en dessous de 20.000 euros de revenu fiscal de référence puis 12% serait également un bon compromis afin de soutenir le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes.

Nous payons déjà la CSG avec une “flat tax” à 7,5 % qui rapporte plus que l'impôt sur le revenu, 90 milliards au lieu de 70. Avec une flat tax unique à 15 %, la recette budgétaire serait d'environ 200 milliards. Ce qui résoudrait bon nombre de nos problèmes.


dimanche 13 décembre 2015

Elections régionales 2015: "l'Etat c'est nous !"

La victoire de ce soir revient incontestablement aux Français.

La mobilisation de l'électorat témoigne de la vivacité de la démocratie dans notre pays. C'est un signal fort adressé à nos représentants locaux et nationaux. Les Français rappellent à cette classe, souvent hautaine, que "l'Etat c'est nous !"

Un mois après les attentats de Paris, la France montre aux terroristes qu'Elle n'a pas peur et qu'Elle reste le pays des libertés publiques et du droit.

Cette victoire ne doit pas être confisquée par une caste (journalistes politiques, instituts de sondage, leaders politiques) qui continue de "traduire" et "d'expliquer" ce qu'on voulu dire les Français. Qui sont-ils pour se donner un tel pouvoir ?

Les Français n'en peuvent plus du marketing politique. Tout repose aujourd'hui sur la communication. Il faut interroger directement les Français sur leurs préoccupations et les réponses qu'ils attendent sous la forme d'enquêtes nationales (cahiers de doléances). Les représentants des partis politiques devront alors travailler sur la qualité des produits vendus, c'est-à-dire sur les solutions proposées. Ces solutions seront soumises alors à référendum.


vendredi 11 décembre 2015

Marine Le Pen a gagné les élections régionales (quoiqu’il arrive)





Primo, les résultats du premier tour des élections sont un succès pour Marine Le Pen :

D’abord parce qu’au niveau national elle cumule le plus de suffrages.
Ensuite parce que ses listes arrivent en tête dans un grand nombre de régions.
Enfin parce qu’elle réunit en Picardie, sur son seul nom 40% des suffrages.

Secundo, ses adversaires subissent un échec qui leur est intrinsèquement imputable :

Le parti socialiste à la tête des régions françaises est clairement désavoué dans sa gestion.
L’union de la droite n’a pas su convaincre de la fiabilité de son projet.
Les autres listes sont inexistantes et n’ont pas réussi à se faire entendre.

Tertio, les résultats du second tour n’hypothéqueront ni son avenir national ni la progression du FN :
D’une part, si sa liste arrive en tête, elle crédibilise sa candidature à l’élection présidentielle.
D’autre part, si elle est battue, elle tient la preuve du complot « UMPS » et renforce son électorat.
Dans tous les cas, le nombre de conseillers régionaux frontistes augmentera considérablement confirmant la tendance des élections précédentes.

jeudi 10 décembre 2015

1985-2015: "J'ai 30 ans !"

J'ai trente ans d'histoire politique ! Nous étions en 1985, j'avais 15 ans. Pour les publicitaires, j'étais la génération Mitterrand.

Il y avait encore le mur de Berlin, l'Union Soviétique, le pacte de Varsovie.
Pas de téléphone portable, pas d'internet, pas d'ordinateurs à la maison, un seul poste de télévision, le top du jeu électronique c'est Donkey Kong.
Canal + devient la quatrième chaîne de télévision.
La navette spatiale emporte un français dans l'espace et on regarde les premiers décollage d'Ariane 1. Dans vingt ans on est sur Mars.
Le SIDA vient juste d'être "inventé". On découvre les empreintes génétiques.
Au cinéma, "Retour vers le futur" nous fait rêver.
J'aime The Cure, Tears for fears, Dire Strait. Je suis amoureux de Kim Wilde. Ce sont les grandes heures du Top 50 et des "clips vidéos". Daniel Balavoine agite notre conscience politique.
A la télévision je ne rate aucun Starsky et Hutch. Ma culture politico-littéraire je la construis avec Apostrophe, l'Heure de Vérité, Droit de Réponse, 7/7...
On peut tout dire et ça nous paraît normal: Coluche, Marchais, Desproges... et un OVNI, Marc-Edouard Nabe !
Mes parents me donnent 20 francs d'argent de poche par mois.

Tout a changé ! A vous de juger.

C'est la guerre entre l'Iran et l'Irak. Le père de Bachar El Assad dirige la Syrie.

En France, le chômage est en hausse. Le déficit budgétaire est devenu un principe avec une règle : maxi 3% du PIB. Les emprunts d'état ne financent plus les grands projets mais la dette de l'Etat. La pauvreté est à un niveau tel que Coluche crée les "Restos du Cœur".
L'année 1985 connaît son énième plan banlieue.
En mars et décembre, deux attentats feront 59 blessés.

Laurent Fabius est premier ministre en 1985. Alain Juppé sera ministre du budget en 1986. François Hollande est dans l'ombre de François Mitterrand; Manuel Valls dans celle de Michel Rocard (premier ministre de 1988 à 1991); Nicolas Sarkozy est dans les pas de Jacques Chirac (premier ministre de 1986 à 1988).
Marine Le Pen à 17 ans et observe son père. Elle assistera l'année suivante au triomphe du F.N. qui obtient 35 sièges à l'assemblée nationale (aidé par le changement du mode de scrutin décidé par François Mitterrand pour limiter la défaite socialiste annoncée...).

mercredi 9 décembre 2015

Régionales 2015: "Saint Thomas Moore priez pour nous !"

Les places dans les conseils régionaux doivent être bonnes à en juger par l'énergie farouche déployée par nos représentants politiques pour devenir conseiller régional. Et comme les électeurs français ne votent jamais comme on leurs demande, notre classe politique a décidé de passer outre en déboutant les électeurs frontistes de leur potentielle et incertaine victoire du 13 décembre. Ainsi, ceux sont "Messieurs les socialistes qui ont tiré les premiers" en se désistant pour les listes d'union de la droite là où elles sont mieux placées. Seulement voilà, en face, on ne joue pas le jeu. Personne ne se retire au profit des listes de gauche ! Tant pis, ça fera un brevet de vertu à présenter aux Français la prochaine fois. Et qui sait, la droite ce sera-t-elle tellement déchirée qu'elle pourrait bien renvoyer l'ascenseur.

Mais enfin ! Nos hommes politiques ne croient-ils plus en nous ? Plutôt que de dépenser toute cette énergie pour empêcher le F.N. d'accéder à l'exécutif d'une région, n'aurait-il pas mieux value compter sur le sursaut démocratique de nos concitoyens (les flux devant les commissariats de police et les gendarmerie témoignent du nombre de procurations enregistrées) ?

On assiste bouche-bée à toute cette mascarade comme s'il n'y avait plus de risque terroriste en France, que le chômage était sous la barre des 5%, que la croissance s'envolait et que la dette était sous contrôle.

Qu'à cela ne tienne, en dernier recours ils peuvent bien prier Saint Thomas Moore, saint patron des hommes politiques. Nos régions valent bien une messe !

mardi 8 décembre 2015

Tous divisés dans l'union, les impostures de la posture du "tout sauf Le Pen"

Quel étrange spectacle que l'entre-deux tours auquel nous assistons ?

D'abord un premier ministre qui annonce à la télévision, dans un numéro d'acrobate, pour qui il faut voter ! Cela donne un peu près ce discours: dans la majorité des cas, les électeurs de gauche sont appelés à voter pour la liste d'union de la gauche pour battre la liste d'union de la droite et le Front national. Dans d'autre cas, il faut voter pour la liste d'union de la droite pour battre le FN. Enfin, dans un cas il faut voter pour la liste d'union de la droite pour battre le FN mais aussi battre la liste de gauche qui se maintient.

Ensuite, il faut intégrer l'alchimie qui a conduit à la création de ces listes d'union. Car toutes les listes, de droite comme de gauche sont unies mais pas ensembles. Ainsi, la gauche est unie mais seulement pour le deuxième tour. Pourquoi ? Parce que les différentes composantes de la liste ne s'entendent pas pour gouverner ensemble. La droite est, par contre unie dès le premier tour mais l'union risque d'exploser dès le deuxième tour parce que les différents leaders ne voudront pas gouverner conjointement ! Il ne faut pas oublier qu'une des listes de gauche n'est pas unie et donc une partie s'est unie pour voter pour la liste unie de la droite.

Enfin, au sein de chaque composante de ces listes, les membres ne sont pas d'accord entre eux.
Ainsi, à gauche, au sein du parti socialiste tous ne sont pas d'accord sur la politique économique à mener (du libéral Macron à l'état providence de Montebourg); au niveau des écologistes (EELV) il y a autant d'avis que d'individu; à l'extrême gauche, Mélenchon, leader du parti de gauche ne supporte pas le premier secrétaire du parti communiste (alors qu'ils étaient unis dans le Front de gauche).
A droite, on trouve Les Républicains de Nicolas Sarkozy, l'UDI et le Nouveau Centre. Les Républicains sont eux-mêmes composés de plusieurs mouvements qui vont de la France droite à la Droite forte. Il faut retenir que la France droite est plus proche du Nouveau Centre (lui-même proche de la tendance Macron du parti socialiste) que de la France forte proche du Front National. Il ne faut pas oublier l'UDI qui est elle aussi composée de plusieurs tendances. On y trouve le Nouveau Centre (dont on a déjà parlé), mais aussi des mouvements comme le Parti Radical proche de la France droite. Le top du top étant la Gauche moderne qui est plus à gauche que les libéraux de gauche du parti socialiste mais quand même à droite parce que composante de l'UDI qui est au centre.

Bref, vous comprendrez que ce n'est pas comme ça que l'on redorera le blason de la politique française. Ces transactions (magouilles en vocabulaire frontiste) renforcent le socle du parti de
Marine Le Pen.