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Laurent Sailly : "Pourquoi je n'ai pas peur d'être conservateur ?"

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Le conservatisme est à la fois une idéologie (Robert Nisbet) tout autant qu’un style de pensée (Karl Mannheim), précise Jean-Philippe Vincent1.  Mais en France, le conservatisme jouit « d’une réputation exécrable »1 alors que le terme (« conservatisme ») est né en France (avec Chateaubriand et son journal Le Conservateur créé en 1818) et que, depuis le XVIIIème siècle, la majorité des penseurs conservateurs sont français…
Le conservatisme n’est pas une « orthodoxie rigide construite à partir d’un postulat unificateur »2. Les conservateurs ont des sensibilités diverses, voire des divergences, mais ils constituent « une nébuleuse présentant malgré tout une certaine cohérence quant à ses valeurs, à ses projets et à ses combats. »2
« Croyant ou non, le conservateur accorde respect et intérêt aux religions et aux spiritualité. (…) Pour autant, il ne peut évidemment que réprouver des systèmes religieux dont la seule finalité paraît être de dénier toute valeur à l’homme et au monde : des systèmes qui ne constituent au fond qu’une forme paradoxalement moderne du nihilisme. (…) Pour un conservateur, l’idée même de la tabula rasa (…) est forcément déplorable, et condamnable. L’homme se construit dans l’histoire (…) »2
Aussi, le conservateur se méfie-t-il de l’européisme et de la mondialisation. « Précision importante : en soi, le conservateur n’est évidemment pas ‘’opposé’’ à l’Europe, ni même à une certaine évolution confédérale de celle-ci. »2 Le conservatisme défend les appartenances et les souverainetés anciennes contre l’abolition des réalités politiques et des vieilles patries.
« Tandis que certains courants nihilistes considèrent l’homme comme une machine susceptible d’être modifiée sans limite par l’ingénierie biologique, d’autres y voient un animal au même titre que le moucheron ou l’éléphant. »2 Le conservateur se montre particulièrement vigilant au développement de l’intelligence artificiel ou du transhumanisme qui seront certainement la base « des grands systèmes totalitaires de l’avenir. »2 De même, il se montre attentif et prudent à toutes les théories « se réclamant du sacro-saint principe d’égalité »2 ; l’égalitarisme forcené conduisant au totalitarisme comme nous l’a appris Raymond Aron. Enfin, pour le conservateur, l’homme n’est pas un animal comme un autre et lutte contre les ridicules théories antispécistes.
« De façon générale et dans son essence, l’utopie est foncièrement anticonservatrice. »2 Le conservateur est résigné à l’imperfection humaine « qu’il intègre, dans sa vision du monde, comme un paramètre irrémédiable et indépassable. »2 L’utopie a été au XXème siècle « la grande pourvoyeuse des massacres et des génocides »2 (nazisme, communisme, maoïsme, islamisme etc…). Cette utopie (« rêve impossible mais généreux ») conserve un « vrai prestige dans certains milieux de la gauche et ultra-gauche intellectuelles. »2
Le conservatisme n’est pas un traditionalisme
 « Le traditionalisme est une nostalgie, plus ou moins structurée, du passé. Le conservatisme n’est en aucune façon une nostalgie, car il est totalement ancré dans le présent et une de ses idées fortes est de perpétuer le meilleur de la tradition par les réformes qui peuvent s’imposer. »1 « Pour les conservateur, la tradition est vivante »1, alors que les traditionnalistes figent la tradition à un moment donné de l’Histoire. Le traditionalisme n’est pas une doctrine politique, à la différence du conservatisme.
Les conservateurs ne sont pas des contre-révolutionnaires
 « La contre-révolution est un mouvement, une doctrine et un parti politique né de la Révolution et dont l’objectif est d’abolir les effets de la Révolution par un retour au statu quo ante. »1 Certes, des contre-révolutionnaires tels Maistre et Bonald ont contribué à nourrir la pensée conservatrice ; de même que Malouet, Cazalès, Lally-Tollendal et Mounier, bien que qualifié de contre-révolutionnaires sont en fait des conservateurs. D’ailleurs, pour la grande majorité des auteurs, « le conservatisme français (et même, plus largement, européen) se serait constitué en réaction contre la Révolution. »1 Pourtant, « il est clair que conservatisme et contre-révolution sont deux doctrines radicalement distinctes, même si, sur deux points, elles convergent partiellement »1 : d’une part « une méfiance certaine à l’égard de l’idée de révolution [; d’autre part] la critique des droits de l’homme. »1
Les conservateurs ne sont pas des réactionnaires
Comme le traditionalisme, la « réaction est une autre forme de nostalgie du passé »1 Mais la réaction, à la différence de la contre-révolution « n’a pas, en tant que tel, de projet politique (…). Elle est bien davantage une rhétorique antimoderne. »1 Si « le conservatisme a pu, dans son histoire, se teinter de nuances réactionnaires (…) [il] vise la stabilité, non un retour illusoire à un passé idéalisé. »1 « Le conservateur entend établir un pont entre le passé, le présent et l’avenir, qu’il appréhende comme les éléments indissociables d’une continuité. Il n’idolâtre pas le passé : (…) ‘’Conserver ce qui vaut, réformer ce qu’il faut’’, déclarait Disraëli.
Le conservatisme est le contraire de l’immobilisme
Le vrai conservatisme ce n’est pas « une attitude figée, immobiliste, aveugle aux changements inévitables et aux mutations nécessaires, (…) mais une approche ouverte (…) qui estime que le seul comportement raisonnable consiste à poursuivre vers l’avant sans rejeter systématiquement les apports et les leçons du passé. »2 L’immobilisme « est une critique [très superficielle] de la politique »1. Elle n’est ni une doctrine, ni une sensibilité politique (à la différence du conservatisme). Pourquoi alors assimile-t-on conservatisme et immobilisme ? « Il est de fait que le conservatisme vise une certaine stabilité »1. Mais tout comme avec la réaction, « il a pu arriver que la gestion conservatrice se caractérise par une dérive vers l’immobilisme »1 (critique – sévère – du ministère Guizot de 1840 à 1848). « D’autres périodes de l’histoire de France ont pu, dans certains domaines, contribuer à la confusion du conservatisme et d’un possible immobilisme (…) »1 (1871 – 1877).
Citons, avec Jean-Philippe Vincent1, les principaux penseurs conservateurs français :
-         Les monarchiens qui, au cours de la Révolution française, sont les partisans, d'une monarchie constitutionnelle fondée sur le modèle britannique. Dès septembre 1789, ils tentent de s'opposer à l'accélération révolutionnaire :
  • Jacques Antoine Marie de Cazalès, (1758 – 1805), député de la noblesse aux États généraux de 1789.
  • François Dominique de Reynaud, comte de Montlosier, dit Montlosier (1755 – 1838). Ses colères contre les hommes de son propre camp le rendent inclassable et cachent une pensée profonde et innovatrice qui a posé les fondements d'une droite moderne dépassant le cadre strict de la Contre-Révolution.
  • Trophime-Gérard, comte de Lally, baron de Tollendal, puis marquis de Lally-Tollendal, dit Lally-Tollendal (1751 – 1830), homme politique et homme de lettres français.
  • Pierre-Victor Malouët (1740 – 1814), planteur de sucre de Saint-Domingue et homme politique français.
  • Jean-Joseph Mounier (1758 – 1806), avocat et homme politique français. Il est, dès 1788, favorable à un programme constitutionnel d'inspiration anglaise combinant un véto royal, et la souveraineté nationale, en mettant en place une assemblée législative élue par le peuple issu d'un suffrage censitaire. 
-         Les contre-révolutionnaires :
  • Le comte Joseph de Maistre (1753 – 1821) homme politique, philosophe, magistrat, historien et écrivain savoyard, sujet du royaume de Sardaigne ; père de la contre-révolution.
  • Louis-Ambroise, vicomte de Bonald (1754 – 1840), homme politique, philosophe et essayiste français, grand adversaire de la Révolution française. 
-         Les légitimistes, partisans favorables au rétablissement de la royauté dans la personne de l’aîné des Capétiens, chef de la maison de Bourbon :
  • François-René, vicomte de Chateaubriand (1768 – 1848), écrivain, mémorialiste et homme politique français. 
-         Les orléanistes, opposants aux légitimistes et favorables à la monarchie dans la lignée de Louis-Philippe (libéral et conservateur) :
  • François Guizot (1787 – 1874), historien et homme d'État français.
  • Alexis-Henri-Charles Clérel, comte de Tocqueville, dit Alexis de Tocqueville (1805 – 1859), philosophe politique, précurseur de la sociologie et homme politique français.
  • Lucien-Anatole Prévost-Paradol (1829 – 1870), journaliste et essayiste français. Son livre, La France nouvelle, fut une référence majeure de l'orléanisme, courant libéral français. 
-         Le « conservateur par excellence » selon Nisbet1 :
  • Pierre Guillaume Frédéric Le Play (1806 – 1882), ingénieur, homme politique et pionnier de la sociologie française.
-         Les autres penseurs conservateurs français selon Jean-Philippe Vincent1 ou le site de la Fondation du Pont-Neuf2 :
  • Antoine Rivaroli, dit Rivarol (1753 – 1801) écrivain, journaliste, essayiste et pamphlétaire royaliste français.
  • Pierre-Paul Royer, dit Royer-Collard (1763 – 1845), homme politique libéral, académicien et philosophe français.
  • Honoré de Balzac (1799 – 1850), écrivain, romancier, critique et essayiste français.
  • Charles Baudelaire (1821 – 1867), poète français.
  • Joseph Ernest Renan (1823 – 1892), écrivain, philologue, philosophe et historien français.
  • Hippolyte Taine (1828 – 1893), philosophe et historien français.
  • Paul Bourget (1852 – 1935), écrivain et essayiste français.
  • Hubert Lyautey (1854 – 1934) militaire français, maréchal de France.
  • Daniel Halévy (1872 – 1962), historien et essayiste français.
  • Georges Ripert (1880 – 1958), professeur de droit et homme politique français, profondément conservateur.
  • Jacques Maritain (1882 – 1973), philosophe français.
  • Jean Mallard de La Varende Agis de Saint-Denis, plus connu sous la forme brève Jean de La Varende, (1887 – 1959) écrivain français.
  • Georges Bernanos (1888 – 1948), écrivain français.
  • Gaston Fessard (1897 – 1978), prêtre jésuite français, résistant, philosophe et théologien.
  • Bertrand de Jouvenel (1903 – 1987), écrivain et journaliste français, également juriste, politologue et économiste.
  • Michel Villey (1914 – 1988), philosophe français et historien du droit.
  • Pierre Boutang (1916 – 1998) philosophe, poète et journaliste politique français2.
  • Raoul Girardet (1917 – 2013), historien français2.
  • Julien Freund (1921 – 1993), philosophe, sociologue et résistant français.
  • Jacques Ellul (1912 – 1994), historien du droit, sociologue et théologien protestant libertaire français.
  • Vladimir Volkoff (1932 – 2005), écrivain français d’origine russe2.
  • Jean-François Mattéi (1941 – 2014), professeur de philosophie grecque et de philosophie politique2.
  • Philippe Muray (1945 – 2006), philosophe, essayiste et romancier français2.
  • Stéphane Rials (1951), juriste français et professeur d’université. 
A côté des penseurs conservateurs, Jean-François Vincent cite, parmi d’autres, deux figures conservatrices:
  • André Tardieu (1876 – 1945), homme politique de l’entre-deux-guerres, ancien collaborateur de Clémenceau, plusieurs fois membre du gouvernement. Il illustre combien le conservatisme n’est pas un immobilisme, il estimait que le meilleur du passé ne pouvait survivre que par la réforme.
  • Georges Pompidou (1911 – 1974) incarne le conservatisme de toujours. Premier ministre puis Président de la République, il manifesta, comme Tardieu, son intérêt pour les réformes, notamment sociales.
N’oublions pas rappelle la Fondation du Pont-Neuf:
  • Charles de Gaulle (1890 – 1970) qui, « bien qu’il ne se soit jamais réclamé » du conservatisme « (…) sa volonté de réconcilier la présent de la France avec son passé, [peut être considérée] comme un archétype du conservatisme à la française. » 
Le père du conservatisme moderne :
Edmund Burke (1729 – 1797), homme politique et philosophe irlandais, père du conservatisme moderne et penseur libéral, s’il émet « une critique virulente de la Révolution française, (…) [le] fait générateur qui manifeste [son] conservatisme (…) [est] que ladite révolution a troublé, par l’introduction de notions subversives et le principe de la table rase, un ordre des choses, naturel ou non, qui constituait dans la pensée même de Burke la réalité objective du conservatisme. »1
« Par ailleurs, dans beaucoup de pays, le conservatisme politique est très prégnant, sans qu’il y ait eu un choc comparable à la Révolution française (…) »:
  • Edgar Allan Poe (1809 – 1849), poète, romancier, nouvelliste, critique littéraire, dramaturge et éditeur américain2.
  • Jacob Burckhardt (1818 – 1897), historien, historien de l'art, philosophe de l'histoire et de la culture et historiographe suisse.
  • John Ruskin (1819 – 1900) écrivain, poète, peintre et critique d'art britannique2.
  • Charles-Ferdinand Ramuz (1878 – 1947), écrivain et poète suisse2.
  • Monseigneur Clémens August, né comte Von Galen (1878 – 1946), cardinal catholique allemand2.
  • Robert Nisbet (1913 – 1996), sociologue conservateur américain.
  • Russel Kirk (1918 – 1994), théoricien politique, écrivain, historien, moraliste et critique américain.
  • Irving Kristol (1920 – 2009), journaliste, éditeur et intellectuel américain considéré comme le fondateur du néoconservatisme américain.
  • William F. Buckley (1925 – 2008), essayiste et journaliste américain, fondateur de National Review3
« La permanence du conservatisme comme doctrine et comme style est attesté au XXème et au début du XXIème siècle par les écrits de nombreux auteurs »1 et Jean-Philippe Vincent de nommer en plus de Julien Freund, Bertrand de Jouvenel et Robert Nisbet ou encore Daniel Halévy3, Stéphane Rials3, Pierre Boutang3, Philippe Muray3 et Vladimir Volkoff3 cités plus haut :
  • Léo Strauss (1899 – 1973), philosophe et historien de la philosophie allemand émigré aux Etats-Unis.
  • Eric Voegelin (1901 – 1985), philosophe américain d’origine autrichienne.
  • Michael Oakeshott (1901 – 1990), philosophe et historien britannique, spécialiste de la pensée politique.
  • Aurel Kolnai (1900 – 1973), philosophe et théoricien conservateur britannique d’origine hongroise.
  • Wilhelm Röpke (1899 – 1966), philosophe et économiste allemand, fondateur de l’ordolibéralisme.
  • Alexandre Soljenitsyne (1918 – 2008), écrivain russe et dissident au régime soviétique.
  • Alasdair MacIntyre (1929), philosophe écossais.
Dans son livre, paru en 1987, sur le mouvement conservateur aux Etats-Unis, John P. West cite 7 personnalités importantes. Outre Russell Kirk, Leo Strauss, Eric Voegelin cités par Jean-Philippe Vincent :
  • Ludwig von Mises (1881 – 1973), économiste autrichien naturalisé américain, auteur influent sur l’école autrichienne, défenseur du capitalisme et du libéralisme.
  • Richard Weaver (1910 – 1963), universitaire américain.
  • Frank S. Meyer (1909 – 1972), philosophe américain.
  • Willmoore Kendall (1909 – 1967), écrivain et professeur de philosophie politique. 
Et le site de la Fondation du Pont-Neuf de compléter:
  • Thomas Mann (1875 – 1955), écrivain allemand, prix Nobel de littérature en 1929.
  • T. S. Eliot (1888-1965), de son nom complet Thomas Stearns Eliot, poète, dramaturge et critique littéraire américain naturalisé britannique.
  • Christopher Lasch (1932 – 1994), historien et sociologue américain, intellectuel et critique social. 
Viennent rejoindre la Réacadémie ® de notre site, les conservateurs suivants3 :
  • Jacques Julliard (1932), essayiste, historien et journaliste français.
  • François d’Orcival, né Amaury de Chaunac-Lanzac (1942), journaliste français.
  • Sir Roger Scruton (1944), philosophe anglais.
  • Pierre-André Taguieff (1946), politologue français et historien des idées.
  • Denis Tillinac (1947), écrivain, éditeur et journaliste français.
  • Rémi Brague (1947), philosophe français spécialiste de la philosophie médiévale.
  • Chantal Delsol (1947), philosophe et écrivain français.
  • Ivan Rioufol (1952), journaliste, éditorialiste et essayiste français.
  • Gilles-William Goldnadel (1954), avocat franco-israélien et essayiste.
  • Olivier Dard (1953), historien français spécialisé dans l’histoire politique.
  • Maxime Tandonnet (1958), essayiste et haut-fonctionnaire français.
  • Christophe Boutin (1959), politologue français.
  • Bertrand Soubelet (1959), général français puis homme politique.
  • Yves de Kerdrel (1962), journaliste économique et politique français.
  • Charles Beigbeder (1964), investisseur, entrepreneur et homme politique français.
  • Eric Brunet (1964), essayiste et chroniqueur français.
  • Frédéric Rouvillois (1964), docteur en droit et essayiste français.
  • Barbara Lefebvre (1972), enseignante et essayiste française.
  • Guillaume Perrault (1972), journaliste et essayiste français.
  • Jean-Philippe Vincent, essayiste et haut-fonctionnaire français.
  • Mathieu Bock-Côté (1980), sociologue, essayiste et chroniqueur québécois.
  • François-Xavier Bellamy (1985), professeur agrégé de philosophie, essayiste et homme politique français.
  • Eugénie Bastié (1991), journaliste et essayiste française. 
Méchant Réac ! ® suit particulièrement les sites du "FigaroVox", du magazine en ligne "L’Incorrect" et de la "Fondation du Pont-Neuf".


1.Introduction du livre de Jean-Philippe Vincent, « Qu’est-ce que le conservatisme ? Histoire intellectuelle d’une idée politique » aux éditions Les Belles Lettres.
2.Site de la Fondation du Pont-Neuf et « Le dictionnaire du conservatisme » de C. Boutin, F. Rouvillois et O. Dard aux éditions Le Cerf.
3.Cité par Laurent Sailly sur le site Méchant Réac ! ®. La classification « conservateur » des membres de la Réacadémie ® n’engage que la site Méchant Réac ! ®. Un droit de rectification peut être adressé au site via laurent@mechantreac.fr.


Le Pont-Neuf, association de préfiguration de la Fondation du Pont-Neuf, est un centre de recherche privé qui a pour objectif de mener des études et contributions scientifiques sur les divers champs de l’activité gouvernementale et politique, en s’inspirant de la pensée conservatrice.https://www.fondation-du-pont-neuf.fr/

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