samedi 12 septembre 2015

"A tout dire, l’ambiance politico-médiatique du moment me dérange."

L’incroyable inversement de tendance dans les sondages qui a fait passer, en une semaine, les Français dans le camp des « accueillants », me laisse dubitatif. Bien sûr, il y a eu le terrible destin du petit Aylan. Mais il y a surtout ce matraquage des derniers jours.

Il y a les bons Allemands qui accueillent, banderoles en tête, les migrants et les mauvais Hongrois qui construisent un « nouveau rideau de fer » le long de leur frontière. Il y a les gentils Italiens qui recueillent en mer les pauvres victimes des passeurs et les méchants Turcs dont les navettes des garde-côtes cherchent à faire chavirer les frêles embarcations. Il y a les Français généreux qui vont jusqu’à accueillir chez eux un ou des migrants, et il y a les Français égoïstes qui se demandent pourquoi on n’en fait pas autant pour eux, pour les leurs.
Qu’on ose penser différemment et on est cloué au pilori. Le président Sarkozy, pour avoir émis des idées originales, en fait les frais. Alors que le gouvernement est incapable de prendre en main la situation en Europe, il organise une campagne de dénigrement à l’encontre de l’ancien président de la République, coupable de lepénisation. « Je comprends que Nicolas Sarkozy, qui est responsable d'une organisation politique qui a des ambitions électorales, puisse vouloir (...) assurer des résultats électoraux. Mais ce n'est pas ma responsabilité, ni celle du gouvernement» a déclaré le ministre de l’intérieur Cazeneuve.
L’exécutif qui n’était pas favorable aux quotas avant l’été, qui est embourbé dans la crise calaisienne, qui n’a pas bougé le petit doigt pour venir en aide aux autorités grecques et italiennes débordées par les flux migratoires, voudrait maintenant accueillir tout le monde et donner des leçons de générosité ?
Mais dans quel pays vivons-nous ? Dans ce blog j’alertai déjà sur les risques qui existaient de nier que la France avait un problème avec ses immigrés. Combien sont les Français à se dire favorable à l’accueil des migrants pour faire « politiquement correct ».
La France de 1968 avait inventé le dangereux slogan : « Il est interdit d’interdire », la France de 2015 est en train d’inventer le terrible : « Il est interdit de penser ».
 

N'oublions pas.