vendredi 30 octobre 2015

Nicolas Sarkozy : « La Russie est un partenaire incontournable dans le règlement du conflit en Syrie. »


Vidéo Nicolas Sarkozy: "Nous ne devons pas accepter une nouvelle guerre froide"

En déplacement à Moscou (Russie), le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a fait part, jeudi matin, de ses convictions et de son analyse tant sur le conflit syrien que sur la crise ukrainienne aux 800 étudiants de l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO) devant qui il intervenait.

Aux futurs diplomates auxquels s’était jointe une délégation de parlementaires Les Républicains composée de Rachida Dati, Christian Jacob, Alain Joyandet, Pierre Lellouche, Thierry Mariani et Philippe Meunier, l’ancien chef de l’Etat a fait un plaidoyer pour la réunion des deux coalitions en une seule, invitant tout autant Moscou que Washington à unir, en Syrie, leurs forces dans le cadre d’une coalition internationale pour « frapper Daech en priorité ».

« C’est le seul moyen d’aboutir », estime Nicolas Sarkozy pour qui « on ne pourra continuer avec deux coalitions parallèles, comme si la situation n'était pas déjà assez compliquée, qu'il fallait deux coalitions internationales qui ne partagent qu'une partie de leurs objectifs et s'affrontent sur les autres ».
Invitant Moscou à « laisser vivre l’opposition syrienne nationaliste », Nicolas Sarkozy, pour qui « la Russie est un partenaire incontournable dans le règlement du conflit en Syrie », a également demandé à ce que le droit et la coopération soient respectés et que la force et l'affrontement ne soient pas privilégiés.

« Le destin de la Russie est d'être une grande puissance mondiale et non pas régionale mais ce statut implique des responsabilités», a souligné Nicolas Sarkozy pour qui l’action de Vladimir Poutine, « au-delà de nos désaccords, a été plus positive que négative ».
L’avenir de la Syrie, Nicolas Sarkozy le voit sans le président Bachar al-Assad. « Quelqu’un qui a sur la conscience la mort de 250.000 compatriotes ne peut pas représenter l'avenir de son pays. A un moment, il devra partir, mais son départ ne doit pas être un pré-requis avant toute solution politique », note Nicolas Sarkozy pour qui des « éléments actuels» du régime peuvent être associés à « une solution politique durable ».

Sur l’Ukraine, Nicolas Sarkozy a appelé à un « respect intégral » des accords de Minsk et plaidé pour la levée « au moins progressive » des sanctions, notamment celles qui touchent l'agriculture européenne. « Il faut sortir de la crise maintenant. La Russie souffre, l’Europe aussi. Entre nous, il faut choisir le rapprochement et le dialogue. La France et la Russie ont besoin de travailler ensemble. Dans le monde qui est le nôtre nous ne devons, à aucun prix, accepter une nouvelle guerre froide », a souligné Nicolas Sarkozy pour qui « nous devons créer un nouvel espace économique et humain entre l’Europe et la Russie. Isoler la Russie n’a aucun sens », a estimé Nicolas Sarkozy qui s’est ensuite entretenu avec Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie.

Lors de son déplacement, Nicolas Sarkozy a déjeuné avec des représentants de la chambre de commerce franco-russe. Il a également rencontré des expatriés français, membres des Républicains. De leur côté, la délégation de parlementaires des Républicains s’est rendue au Parlement de Russie (la Douma) pour échanger avec une délégation de parlementaires russes

N'oublions pas.