Réforme de la carte scolaire : tous nuls mais égaux !

"L'égalitarisme doctrinaire s'efforce vainement de contraindre la nature, biologique et sociale, et il ne parvient pas à l'égalité mais à la tyrannie." Vous l'avez compris, j'ai relu récemment Raymond Aron. Et c'est par une citation tirée de son "Essai sur les libertés" que je voulais introduire mon billet sur la nouvelle réforme de l'éducation nationale.

Plus important budget de l'Etat avec ses 900.000 fonctionnaires, le ministère de l'éducation nationale est certainement celui qui, tous gouvernements confondus, a connu le plus de réformes. Pour quel résultat ?  Un jour je m'attèlerai à la tâche pour voir si le "mammouth" a bougé.

Toujours est-il que, pour ne pas déroger à la règle, Mme VALLAUD-BELKACEM souhaite réformer la carte scolaire. La ministre serait venue à la conclusion suivante : dans les quartiers pauvres, les élèves sont nuls alors que dans les quartiers riches, ils sont bons. Des études auraient été faites par ses services lui permettant d'en tirer ses conclusions. Mais quelles études ? Revenus ? Catégories socio-professionnelles ? Origines sociales ? Horreur ! ses services n’ont pas eu recours à des statistiques ethniques j’espère !

L'idée est de mélanger tout le monde. En langage énarque cela s'appelle "mixité sociale". En fait, c'est une connerie. De la diversité naîtrait une nouvelle génération de "bêtes à concours" sur la simple volonté d'un égalitarisme forcené ! Et pour tout égaliser : on rabote. On rabote les bourses au mérite, on rabote l’enseignement de l’histoire, de la culture générale, des langues étrangères… jusqu’à ce qu’on ait une génération au même niveau : un niveau de nuls. Tous nuls mais tous égaux !

Et la liberté dans tout ça ? On reproche aux parents de ne pas jouer leur rôle d'éducateurs et on leurs interdit de "choisir" l'établissement scolaire de leur progéniture (qui au passage, ils ont payé de leurs impôts). Ce qui va se passer, c’est que les classes les plus riches et les classes moyennes supérieures (quitte à se saigner), vont envoyer leurs enfants dans des établissements privés. Comme ça, plus besoin de raboter.

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