vendredi 29 janvier 2016

Bande de salauds

Cinq questions pour comprendre l'affaire Jacqueline Sauvage
Dans un article paru mercredi, j'expliquais pourquoi, selon moi, il n'était juridiquement pas possible de gracier et encore moins d'acquitter Jacqueline Sauvage. La justice n'est pas toujours juste. Car en la personne de Jacqueline Sauvage nous avons bien une victime et, en la personne de Norbert Marot, son compagnon, nous avons bien un salaud.Juste retour des choses. A elle seule, Jacqueline Sauvage devenait la vengeresse des 134 femmes mortes sous les coups de leurs conjoints en France en 2015. Je n'ai aucune compassion pour Norbert Marot, mais s'il faut élargir la présomption de légitime défense, il ne faut pas tomber dans l'extrême, le permis de tuer.

Au-delà du cas de Jacqueline Sauvage et de la réponse pénale à apporter, c'est un véritable examen de conscience que les hommes doivent réaliser dans leurs relations de tous les jours avec les femmes.

Car en ce début de XXIème siècle, combien d'épouses, de concubines, de "petites amies", combien de femmes supportent chaque jour la violence de leur conjoint. Cette violence a d'ailleurs plusieurs visages: physique (de la claque au passage à tabac), sexuelle (du geste déplacé non consenti au viol), psychologique (de la réflexion mesquine au harcèlement moral). Cette violence peut être systématique ou simplement occasionnelle. Elles ont toutes un point commun, elles sont inexcusables.

Hors la sphère familiale, la violence envers les femmes se manifeste au travail (de la remarque sexiste au harcèlement sexuel) comme dans les lieux publics (du regard insistant au frottement corporel).

Je ne fais pas acte ici de féminisme mais simplement d'humanité.

Le féminisme je le laisse à ces associations qui se sont accaparées le terrain de la défense des droits de la femme. Croyant bien faire, elles se trompent souvent de combats et sombrent parfois dans l'androphobie. Toujours elles interdisent aux hommes d'exprimer leur vision des choses si celle-ci sort de la doxa érigée en dogme.

Ainsi, le cas de Jacqueline Sauvage est un mauvais choix. Attention, je ne dis pas un mauvais combat mais bien un mauvais choix. Car meurtre il y a. Le meurtre, en droit, s'est donné volontairement la mort à un être humain sans préméditation. Il n'y a pas meurtre si la légitime défense est reconnue. Or un des éléments constants de la légitime défense est la concomitance de la riposte avec l'agression. A partir du moment où l'agression a cessé, il n'y a plus légitime défense C'est le cas dans notre affaire. "Dura lex sed lex". Les deux cours d'assises ne pouvaient, au risque de créer un permis de tuer, ne pas condamner Jacqueline Sauvage. Une peine inférieure à dix ans aurait permis d'adapter la peine. Egale à dix ans, la condamnée doit exécuter au moins la moitié de la peine prononcée.

L'avocat général, en charge de défendre les intérêts de la société, a insisté lors des débats sur le caractère meurtrier de l'acte. Pourquoi ? Par misogynie ?  Par sévérité ? Je crois qu'il a choisi cette position pour que s'applique la loi telle qu'elle existe dans notre droit et ouvrir ainsi le débat de société que nous connaissons. C'est une façon de dire au législateur (et très directement au président de la République contraint de se prononcer sur le droit de grâce) que la réglementation de la légitime défense doit être adaptée s'il ne veut pas être dans quelques semaines ou mois confronté au même cas d'espèces.

Plus judicieux aurait été pour ces associations de s'engouffrer dans ce qui devrait devenir le scandale des prochains mois. Il y avait en effet une sacré bande de salauds ce soir de la saint  Sylvestre à Cologne (766 plaintes déposées pour attouchements, brutalités, et viols ayant abouti à l'arrestation de dizaines d'hommes majoritairement maghrébins ou de migrants demandeurs d'asiles). Mais les féministes françaises vont rester terriblement silencieuses, niant les faits, méprisant les victimes, accusant les uns et les autres de racismes. Majoritairement d'extrême-gauche, les féministes françaises ont adoptés les  "priorités de l'extrême gauche. C'est à peu près ce qui se passait il y a 40 ans, du temps des staliniens. "Ne dites pas ceci ou cela, car vous feriez le jeu du fascisme", nous répétait-on à l'envi. Aujourd'hui ça n'a pas changé : ces femmes sont d'abord politiques, avant d'être féministes. et à chaque fois, elles vous renvoient à la figure que, si les jeunes portent le niqab, c'est parce qu'elles le veulent bien. Et que, si vous prétendez critiquer ceci, c'est une attaque de leur pratique religieuse... Donc c'est fini, on n'en parle plus. C'est devenu un sujet tabou."

Les salauds n'ont pas de classe sociale, de nationalité, de religion. Ne pas dénoncer toutes les violences dont on a connaissance nous rend coupable.

mercredi 27 janvier 2016

Jean-Jacques Urvoas : ministre et tweeter !


Taubira a donc fini par démissionner. Et appliquant l’adage selon lequel « nul n’est y remplaçable », un nouveau ministre de la Justice a été nommé dans l’instant même. Son nom : Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, président de la commission des lois de l’Assemblée nationale. La réforme de la Constitution programmée pour les jours à venir interdisait la vacance du poste, en charge des sceaux de la République.

Un homme remplace une femme à la chancellerie. La parité, principe sacrée hollandiste, n’est plus respectée au gouvernement. Pour combien de temps ? Un remaniement est en préparation, ce qui explique en partie le départ anticipé de Christiane Taubira qui veut rester maitresse de son destin. Laurent Fabius devrait quitter le gouvernement et prendre la présidence du Conseil constitutionnel. Fleur Pellerin devrait être remerciée et sortir par la petite porte de la Culture (pour l’ensemble de son œuvre). Ségolène Royal joue de ses relations pour remplacer Laurent Fabius aux affaires étrangères.

Revenons à Jean-Jacques Urvoas. Sa qualité principale est d’être un fidèle de Valls et de connaître le dossier concernant la réforme de la Constitution dont il a eu connaissance via la présidence de la commission des lois.

Jean-Jacques Urvoas est un adepte du tweet. Et je vous invite à suivre son compte car il a tendance à tweeter avant de penser.  Ainsi, il est célèbre pour un tweet où il met en doute les capacités du RAID:
 


 



 

Christiane Taubira a démissionné. Ce n’est pas grave sauf pour Hollande !


© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®
Les réactions sont multiples à la démission de la ministre de la justice. Certains s’en réjouissent, d’autres louent son courage, personne en tout cas ne la regrette. Je suis du premier groupe. Pour moi elle était l’image de laxisme et de l’incohérence de ce gouvernement. Je ne vois pas en quoi elle fait preuve de courage. Elle était contre toutes les orientations gouvernementales dépendant de son ministère. Sa position était devenue intenable.
La question du jour est de savoir ce qui a été le déclencheur de sa décision.
Toujours est-il que les frondeurs ont retrouvé une pièce maitresse de leur jeu. Sortie du cadre gouvernemental, les déclarations de l’ex-garde des sceaux risquent de faire du bruit. Une certitude : François Hollande vient de perdre toute chance d’être réélu voir même d’être le candidat de la gauche. Chaque leader du moindre courant de gauche va pouvoir se préparer aux primaires. Car des primaires, maintenant c'est sûr, il y aura.

Faut-il gracier Jacqueline Sauvage ?

Après avoir subi 47 années de violences psychologiques et physiques, avoir assisté aux viols de deux de ses filles lors de leur puberté, Jacqueline Sauvage a tué son mari, au lendemain du suicide de son fils.

A deux reprises, les jurés populaires de deux cours d’assises ont reconnu coupable de meurtre et l’on condamné à une peine de 10 ans de réclusion criminelle. Les conditions de la légitime défense n’étant pas réunies, les conclusions des cours d’assises ne pouvaient aboutir à un autre verdict.

Cette dramatique histoire familiale est celle de la misère humaine, de l’ignorance et de l’indifférence de l’entourage direct de cette femme et de son voisinage. Tous les acteurs directs du drame témoignent des souffrances de cette mère de famille. Mais aucun d’entre eux ne lui a tendu la main. Aucun d’entre eux n’a dénoncé les faits.

Bien sûr, les mouvements féministes font de Jacqueline Sauvage une icône des violences faites aux femmes. Spontanément, des groupes d’influences se forment et réclament la grâce présidentielle. L’icône est mal choisie. Car juridiquement meurtre il y a. Ne pas prononcer une condamnation constituerait un réel déni de justice. Ses filles n’étaient pas directement en danger, sa vie n’était pas, au moment du passage à l’acte menacé. Il n’empêche que la douleur de cette famille est certaine. Plutôt qu’une grâce présidentielle, un aménagement de la peine qui lui éviterait la prison est à privilégier.

Grève des taxis: dans quel pays vivons-nous ?

En plein état d'urgence, les parisiens ont pu assister à de véritables scènes d'émeutes menées par les chauffeurs de taxi. Ceux-ci, certains d'entre eux en tout cas, ont mis volontairement la vie d'automobilistes en danger. Ils veulent que l'on reconnaisse leurs droits, mais ne respectent pas l'ensemble des franciliens pris en otage par leurs exactions.

Quant au gouvernement, il nous donne une nouvelle preuve de son laxisme et de son incapacité à maintenir l'ordre. Le ministre de l'intérieur semblait expliquer, en réponse à une question de Claude Goasguen lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, que ces manifestations n'étaient pas interdites. Mais étaient-elles autorisées ? En tout cas, je ne pense pas que le blocage de la Porte Maillot et d'une partie du périphérique ait été autorisé par la préfecture de police. 

Et comme à chaque fois le premier ministre consulte, discute avec "la rue" et cédera. Monsieur Valls ne sait jouer que du menton et froncer les sourcils. C'est d'autorité dont nous avons besoin pour réformer le pays et relancer l'économie.

Rien ne justifie la violence, le désordre, l'anarchie. Je regrette que Laurent Wauquiez n'ait pas dénoncé ces faits lors de son passage chez Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV/RMC hier matin. Second faux pas du numéro 2 des Républicains (avec celui du cumul des mandats) depuis son élection brillante à la tête de la région Auvergne.

Des condamnations exemplaires doivent être prononcées à l'encontre des personnes interpellées dans la journée ainsi qu'à l'encontre des leaders de ce mouvement qui sont responsables de ne pas tenir leurs troupes.
Le gouvernement doit s'expliquer sur les débordements d'hier. Comment se fait-il, comme cela avait déjà été le cas lors du blocage de l'autoroute A1, que l'on puisse bloquer pendant toute une journée la Capitale ?
A quoi sert le maintien de l'état d'urgence si celui-ci n'est pas respecté ?

L'ubérisation est en marche et rien ne pourra l'arrêter. La France a décidément une guerre économique de retard. Dans quel pays vivons-nous ?

lundi 25 janvier 2016

Nicolas Sarkozy n'a pas tourné la page de la France...



P
"La France pour la vie"
our quelqu’un qui est soi-disant hors course selon les sondeurs, la sortie du livre « La France pour la vie » de Nicolas Sarkozy surprend et fait parler ses adversaires qui l’avaient peut-être enterré un peu vite. Il ne s’agit pas de ses Mémoires mais d’un témoignage personnel sur la vision de son quinquennat. L’ancien président de la République ne fait pas son mea culpa mais il présente un inventaire, une autoanalyse de ses erreurs (fait rare de la part d’un homme politique). Ce n’est pas un livre programme, ni une déclaration de candidature mais une réflexion sur l’avenir.

« J'étais trop cartésien, trop anguleux peut-être même trop souvent simpliste. J'avais besoin d'être confronté aux difficultés de la vie pour comprendre et pour apprendre. Avec le recul, je perçois maintenant ce que j'ai pu avoir d'exaspérant pour les autres », avoue-t-il et d’ajouter «je suis resté quelques mois de trop l'homme alors qu'il aurait fallu être immédiatement le président ». Il « [regrette] d'avoir retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours » considérant avoir « ouvert trop de sujets ». Un principe doit conduire la parole et l’action politique : « Tout dire avant, pour tout faire après ».

Au JDD, Nicolas Sarkozy explique la genèse de son livre et les trois années qui lui ont été nécessaires : « Il fallait que les choses se décantent. C’est le temps qu’il m’a fallu pour avoir un regard apaisé sur tout cela ». Son but étant de « redonner de l’authenticité à la parole politique. J’aimerais que celui qui lit ce livre se dise : 'Il m‘a vraiment parlé' ». Quant au désamour des Français il déclare : « Vous savez, dans un couple qui divorce, s’ils continuent à s’insulter, c’est au fond qu’ils s’aiment encore… C’est que la page n’est pas tournée. Peut-être que la page n’est pas tournée. »

Il regrette le « casses toi pauvre c… » et l’histoire du yacht de Bolloré qu’il considère comme « une bêtise » pour le premier et « une erreur de jugement incontestable » pour le second. Il estime qu’il aurait dû « aller au bout » de la réforme des 35 heures, de l’ISF et « faire davantage » sur la sécurité, l’immigration.

Sur le temps de travail, le président Sarkozy souhaite que « la liberté devienne la règle ». Il appelle à un « choc de confiance » dans le domaine fiscal. Il souhaite que « si le débat parlementaire devait s’enliser, alors se poserait la question du référendum ».

Concernant sa politique d’ouverture à des personnalités venant d’ailleurs que la droite, Nicolas Sarkozy « referai[t] le choix du rassemblement ». S’agissant de François Fillon, il ne regrette pas de l’avoir nommé à Matignon mais considère avoir « trop souvent pris les silences de François Fillon comme autant d'acquiescements », un trait à ses yeux « caractéristique d'un tempérament plus complexe que je ne l'avais imaginé ».

Nicolas Sarkozy affirme avec justesse avoir « eu raison avant l'heure » sur Schengen, la nationalité, l’identité et de n’avoir « jamais cédé à la rue » sur les réformes engagées.

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mardi 19 janvier 2016

Pour en finir avec les troubles de l'élection !

A chaque élection, les commentateurs de la vie politique regrettent le nombre des abstentionnistes. De l'autre côté, un certain nombre de nos concitoyens déplorent l'absence de prise en compte réel des bulletins blancs. Et on oublie peut-être un peu vite les bulletins "nuls" qui peuvent être aussi une forme de protestation et surtout les quelques 3 millions de citoyens français non inscrits (ou mal inscrits) sur les listes.

Ainsi, pour ne s'en tenir qu'aux élections présidentielles, une lecture différentes des résultats peut être obtenue en intégrant les précédentes remarques.

En 2012, le président Hollande est élu avec 51,54% des suffrages exprimés mais seulement 39% des électeurs inscrits. Ce taux passe à moins de 37% si on se base sur l'ensemble des citoyens en âge et en capacité de voter (environ 49 millions de Français de plus de 18 ans). L'exercice est semblable avec le président Sarkozy. En 2007, il rassemble au second tour 53% des suffrages exprimés, 42,7% des inscrits et 40% des citoyens de plus de 18 ans.

De plus en plus de Français souffrent de troublent de l'élection lassés par une classe politique médiocre, qui vit sur elle-même et qui ne se renouvelle pas. Face à un message brouillé, les Français s'éloignent de plus en plus de la politique, au risque de mettre en péril la démocratie.

Au travers de schémas, de définitions, de rappels historiques, Méchant Réac vous proposera jusqu'à l'élection présidentielle de 2017, des articles vous permettant de vous retrouver sur l'échiquier français.

Articles diffusés le 19 janvier 2016 (cliquez sur le titre):
 

lundi 18 janvier 2016

France Télévision : « Cachez cet homme blanc que je ne saurais voir »



Ainsi, la nouvelle présidente de France Télévision est Delphine Ernotte-Cunci. On rajeunie les cadres (elle a moins de 50 ans) et on féminise la fonction (il était temps). Deux bons points pour cette nomination. En plus elle est indépendante du pouvoir politique. Troisième bon point. Bien sûr le candidat idéal n’existe pas et le fait qu’elle ne connaisse rien au milieu audiovisuel est certainement secondaire. On regrette seulement qu’elle soit blanche. Issue d’une minorité nationale, voire même récemment naturalisée et là, ça aurait eu de la gueule !

Bien sûr, l’indépendance est toujours relative. Que Madame Ernotte-Cunci soit une amie de notre ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et réputée proche de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, n’a rien à voir. De même, que le président du CSA en fonction, Olivier Schrarmeck, nommé par François Hollande, soit un proche de Lionel Jospin est un hasard. Et je vous interdis de douter de l’indépendance des membres du CSA dont deux (Nathalie Sonnac et Nicolas Curien) doivent leur nomination à Olivier Schrarmeck. Que Mémona Hintermann ait été désigné par l’ancien président socialiste du Sénat, Jean-Pierre Bel, confirme l’expression populaire selon laquelle « le hasard fait bien les choses ». Que quatre des huits membres (dont le président du conseil) du C.S.A. soient directement issus du pouvoir socialiste et votent pour un candidat proche du pouvoir actuel, il n’y a là rien qui puisse créer la suspicion.

De même, les premières décisions de la nouvelle présidente de France Télévision. Que voulez-vous que je vous dise : « il y a beaucoup trop d’hommes blancs de plus de cinquante ans à France Télévision. » Exit Julien Lepers. Beaucoup trop blanc cet homme-là et beaucoup trop vieux ! Il plaît à la majorité mais il faut conduire les foules inconscientes et incultes vers la vérité (la « pravda » de l’ancienne union soviétique). Exit Georges Pernoud et Thalassa. Exit Philippe Verdier, présentateur météo climato-septique, jugé trop blanc et pas assez vert. Exit le directeur de l’information Pascal Golomer. Drucker, Patrick Sébastien et Laurent Delahousse n’ont qu’à bien se tenir (ça va être dur pour Sébastien !).

La présidente de France Télévision a bien le droit de s’adjoindre un collaborateur. Ce sera Stéphane Sitbon-Gomez dont la principale qualité est d’être vert (donc pas blanc ce qui est l’essentiel). Il est en effet l’ancien directeur de cabinet de Cécile Duflot, leader du mouvement Europe Ecologie Les Verts et ancien directeur de campagne de la candidate écologiste Eva Joly à la présidentielle. Elle aa également le droit de choisir son directeur de l’information. Ce sera Michel Field, désigné en décembre en pleine campagne électorale pour les Régionales (et en plein Etat d’urgence). ex-ligue communiste révolutionnaire, classé beaucoup plus à gauche que son prédécesseur.
Bref, rien qui ne puisse inquiéter le quidam sur la liberté de l’information et d’expression sur France Télévision !

dimanche 17 janvier 2016

Aux Français qui croient encore être défendus

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

Le 17 décembre 2014, quelques semaines avant les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper Cacher et, quelques mois avant la terrible soirée du 13 novembre, le Général de division (r) Vincent Desportes est auditionné devant la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

Rompant avec le principe de mutisme de l'armée française qui veut d'une part qu'un militaire en uniforme ne s'exprime pas sur les sujets militaires dont il a connaissance, et d'autre part qu'un militaire en civil oublie les sujets dont il a eu connaissance, le général Desportes s'exprime ouvertement devant nos représentants nationaux.

Le général met en garde nos élus et le ministre de la Défense contre "la réalité de la menace directe pour nos intérêts vitaux, dont notre territoire et notre population". Il insiste aussi sur la puissance de "Daech (...) premier mouvement terroriste à contrôler un aussi vaste territoire (...) qui représente 200 000 km² (...) et une population de l'ordre de 10 millions de personnes. Ce territoire est imparfaitement mais réellement « administré » par un « ordre islamique », fait de barbarie et de rackets. Daech dispose d'un véritable « trésor de guerre » (2 milliards de dollars selon la CIA), de revenus massifs et autonomes, sans comparaison avec ceux dont disposait Al-Qaïda. Daech dispose d'équipements militaires nombreux, rustiques mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d'une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels.

Vincent Desportes lâche alors une bombe en révélant que les créateurs de Daesh sont les Etats-Unis. Par intérêt politique à court terme, d'autres acteurs - dont certains s'affichent en amis de l'Occident - d'autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les Etats-Unis.

Il appelle alors à détruire Daech afin de "le faire disparaître avant que le mal soit irréversible, avant que ses braises dispersées n'aient fait de ce départ de feu un incendie universel. Il faut agir, de manière puissante et déterminée, avec tous les pays de la région."

L'homme de guerre rappelle à la représentation nationale que le "rêve du politique, c'est l'intervention puissante, rapide, ponctuelle, qui sidère. C'est le mythe cent fois invalidé du « hit and transfer », du choc militaire qui conduirait directement au résultat stratégique et, dans un monde parfait, au passage de relais à quelques armées vassales immédiatement aptes et désireuses d'assumer elles-mêmes les responsabilités". Et d'insister sur le fait que c'est toujours la guerre "qui impose son calendrier et ses évolutions".

 Aussi, dans le cadre d'une intervention extérieure "il ne faut « pas faire le premier pas sans envisager le dernier »" selon la formule de Clausewitz. "Cela veut dire qu'il faut évaluer sans idéologie, sans aveuglement, les conséquences d'une intervention, surtout si l'on n'a pas l'intention d'aller jusqu'au bout". Car il "ne s'agit pas « d'avoir les moyens de ses émotions ». Il s'agit de « consentir les investissements nécessaires à la sécurité des Français », selon le mot du ministre Le Drian. Cela n'a rien à voir !".

"Aujourd'hui dès qu'une opération est décidée, les planificateurs ont pour ordre strict de limiter au maximum les moyens, non en fonction des exigences opérationnelles mais selon une stricte logique budgétaire. Puis, dès que l'opération est lancée, la seule préoccupation des planificateurs est de rapatrier au plus tôt le maximum des moyens déployés." Une telle approche budgétaire met d'abord en danger nos soldats. Ensuite la mission assignée, aux forces armées, "exécutée à moyens comptés, tarde à produire ses effets et coûte finalement beaucoup plus cher." Enfin, "nos armées ont été déjà transformées en « kit expéditionnaire », donc capables de gagner des batailles mais pas de gagner les guerres (...). Aujourd'hui, on accélère leur retrait, gâchant leurs succès initiaux qu'elles ne peuvent plus transformer en succès stratégique et politique."

"La dégradation de nos capacités militaires ne peut durer"

 Le général Desportes met alors en parallèle "d'une part, l'embrasement du monde à nos portes, à notre est, à notre sud-est, à notre sud, la multiplication de nos interventions et, d'autre part, la détérioration profonde et rapide de nos capacités budgétaires avec, en aval, celle de nos capacités militaires. Tout le monde le sait, à droite et à gauche. Certains, trop peu nombreux, le disent."

15 jours avant les fusillades de novembre 2015, le général Desportes pousse un cri d'alarme dans son livre: "La dernière Bataille de France".  Tandis que les menaces de toute nature se multiplient à l'échelle internationale et que le territoire national est désormais directement menacé, la France peut-elle se permettre de ne plus compter que sur des armées aux capacités très fortement dégradées à cause d'une politique d'économies à courte vue ?

samedi 16 janvier 2016

François Hollande, président de la commémoration française...

François Hollande commémore; Il commémore même à tour de bras. L'actualité historique lui offre de multiples occasions de remplir son agenda du centenaire de la première guerre mondial ou 70ème anniversaire de la seconde (qui risque d'ailleurs de devenir la deuxième) en tête. Puis il y a tous les tristes anniversaires des attentats de 2015. Enfin, il y a les évènements secondaires tel la mort du président Mitterrand ou le bicentenaire de la Caisse des dépôts et consignation. Ajoutez à cela la dizaine de cérémonies des vœux (pour commémorer la nouvelle année) et vous transformez un président de la république en "grand maître des cérémonies"*.

Certes, le devoir de mémoire est important. C'est un moment de recueillement et d'union nationale où se tait les polémiques et les critiques. Mais le devoir de mémoire doit s'ouvrir sur un droit à la compréhension pour les victimes et les citoyens.

Or, depuis les évènements tragiques de janvier 2015, l'accumulation des commémorations diverses empêche l'ouverture de ce droit à la compréhension. François Hollande, spécialiste de l'évitement, cherche ainsi à fuir les questions et ses responsabilités.

Car les victimes des attentats et les citoyens français s'interrogent d'une part pour permettre le travail de deuil de se faire et d'autre part pour que les responsabilités soient miss à jour :

- dans quelle mesure la rupture des relations diplomatiques avec Damas a empêché la collaboration entre services de renseignements français et syrien ? 

- des informations provenant des services secrets marocains ont-elles été ignorées ? Si oui, pourquoi et par qui ?

- pourquoi  les inquiétudes du policier en poste à Charlie Hebdo ou les alertes lancées par certains hauts gradés de l'armée ou de la gendarmerie ont-elles été ignorées ?

- pourquoi l'état d'urgence n'a pas été déclenché dès le début d'année ?

- quelle est la réelle efficacité du plan Vigipirate et du suivi des fameuses fiches "S" ?

- dans quelle mesure les autorités françaises avaient connaissance du foyer de terroristes de Molenbeek en Belgique et de Saint-Denis en France ? et dans les prisons françaises ?

- l'armée française a-t-elle les moyens des missions qui lui sont confiées ? et la police ?

- quelle est la part de responsabilité de certains de nos "alliés" dans le financement de Daesh ? Quelle est notre part de complicité ?

Toutes ces questions doivent obtenir une réponse. Il sera inutile de se cacher derrière une ultime commémoration : début de la bataille de Verdun, 80ème anniversaire du Front Populaire, 250éme anniversaire du rattachement de la Lorraine au royaume de France... et autres "journées" nationales ou internationales.

*Merci à Patrick D. de m'avoir soufflé la formule.

jeudi 14 janvier 2016

Les évènements de la Saint Sylvestre : faits divers ou actes de terrorisme ?

A Cologne, Francfort, Stuttgart, Hambourg mais aussi à Malmö, Zurich, ou en Autriche, des femmes rapportent les violences à caractère sexuel dont elles ont fait l'objet la nuit de la Saint Sylvestre. Il semble que dans un premier temps, les autorités allemandes, suédoises ou autrichiennes aient cherché à étouffer l'affaire. Mais devant l'afflux de plaintes et l'agitation des réseaux sociaux, il fallait bien se rendre à l'évidence.

Le deuxième temps est celui de la négation. Pour les élites bien-pensantes, telle la bourgmestre de Cologne, Henriette Reker déclare même "absolument inadmissible les supputations reliant les réfugiés aux coupables". Elle ira jusqu'à reprocher, avant de s'excuser, le comportement provocateur des jeunes allemandes ! Sur twitter, Caroline de Haas écrit : "ceux qui disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l'arrivée des migrants: allez déverser votre merde raciste ailleurs." Les mouvements féministes restent silencieux, tenus par le politiquement correct et refusant de voir dans les "gentils migrants" de "méchants violeurs".

Or la plupart des victimes semble désigner des individus d'origines étrangères et plus spécialement les réfugiés. L'enquête avance et douze jours après, les enquêteurs concluent que "les personnes qui ont commis ces crimes étaient presque exclusivement d'origine immigrée", notamment des demandeurs d'asile arrivés ces derniers mois en Allemagne selon une déclaration du ministre régional de l'Intérieur de Rhénanie du nord-Westphalie, Ralf Jäger. Et de préciser que les suspects "sont originaires d'Afrique du Nord et du monde arabe...". 

Arrive alors le troisième temps, celui des excuses et de la déresponsabilisation. Parmi les excuses, Michèle Cotta déclare, le plus sérieusement du monde que les "migrants n'ont pas l'habitude de boire de l'alcool" alors... Alors quoi ? On peut lire au travers de la presse française de gauche dus justifications de viols ou violences faites aux femmes sous couvert de "misère sexuelle" ou d'un "choc culturel".
Pour déresponsabiliser on cherche un autre coupable. Et on trouve la police présentée comme incapable de maintenir l'ordre. Le chef de la police de Cologne est mis à pied. Les agressions sexuelles seraient autant de bavures policières. La classe politique s'engouffre dans ces accusations pour se dédouaner de leur pitoyable gestion de la crise des migrants de l'année passée.

La concomitance de ces actes sur plusieurs sites appelle à réflexion. Réflexion menée par Heiko Maas, ministre allemand de la justice, qui explique dans Bil am Sonntag qu'il est "probable qu'une date précise ait été recherchée". Il ajoute que pour qu'une "telle horde se retrouve pour commettre des délits" il faut une préparation, une organisation. Par qui ? N'oublions pas qu'au Danemark, un mufti a déclaré publiquement que les femmes qui refusaient de porter le voile s'exposaient au viol. Il est malheureusement connu que le viol est une pratique connue de toutes les armées en guerre. Le viol peut alors être soit l'expression de soldats criminels agissant seuls, soit organisé par les états comme arme d'épuration ethnique. Si nous devions conclurent à cette interprétations dans les évènements du 31 décembre dernier, ce ne sont pas des viols qu'il faudrait juger mais des actes terroristes.

Et en France ?

Les frontières avaient mis en leur temps le territoire national à l'abris du nuage de Tchernobyl. Elles ont mis la France à l'abri des hordes de criminels. En tout cas selon le ministre de l'Intérieur. En effet, selon un communiqué du 1er janvier 2016, "les festivités et rassemblements de la Saint-Sylvestre (...) ont été marqués par une forte baisse des violences urbaines".

Un calme à la française bien relatif qui, en fait de "forte baisse", voit le nombre des interpellés augmenter de 101% par rapport à 2014 et de 46% pour les gardes à vue (chiffres du ministère). Ajoutez à cela 804 véhicules incendiés, 8 membres des forces de l'ordre blessées, des camions de pompiers caillasses, des vols avec violence et vous aurez une idée de la conception sécuritaire de Bernard Cazeneuve. Mais pas un viol, pas une agression à caractère sexuel cette nuit là.

Tant mieux ! J'espère simplement qu'il n' a pas de cadavres dans les armoires.




mercredi 13 janvier 2016

Christiane Taubira insulte la République depuis trop longtemps !

Christiane Taubira aura donc appliqué le principe chevènementiste selon lequel un "ministre ça démissionne ou ça ferme sa gueule". Elle aura choisit de fermer sa gueule. Opposée à la déchéance de la nationalité, elle laissera le premier ministre, seul, défendre le texte voulu par François Hollande.

La caution gauchiste du gouvernement préfère renier ses convictions et rester ministre. L'ancienne indépendantiste guyanaise n'a rien de la rebelle redoutée. Elle est à l'image du gouvernement dont elle est issue: lâche, inconsistant, méprisant. Elle est à l'image d'une grande partie de la classe politique: prétentieuse, irresponsable, médiocre. Je ne suis pas surpris. Au contraire. Plus je vois fonctionner la gauche, plus je suis content d'être de droite. Plus je fréquente les hommes politiques, plus je suis sarkoziste.

Je pourrai considérer que c'est le problème de la "hollandie". Mais Christiane Taubira occupe un poste régalien et c'est l'Etat qui est affecté. Sa politique pénale aura été un désastre. Son comportement l'est tout autant. En charge, symboliquement, des sceaux de la Constitution, insultera t elle la République en refusant de sceller la réforme constitutionnelle en cours de discussion et que la droite s'apprête à voter ? Le président Hollande doit réagir et démissionner son ministre de la Justice sans délai.

lundi 11 janvier 2016

"La vie était moins chère avant ? Pas sûr !"


http://static.ide.fr/webdoc/pouvoir-achat/#



En 1970, avec un smic (593 Fr), on peut acheter 1040 baguettes. Il faut plus de 10 mn de travail pour s’offrir une baguette. En 1980, le smic est à 2392 Fr, la baguette à 1.67 Fr. On peut acheter 1432 baguettes et il faut un peu plus de 7 mn de travail. En 1997, le smic est à 6664 Fr, 6 mn suffisent pour s’acheter une baguette (à 3.97 Fr). En 2011, le smic est à 1365,03 Є et la baguette à 0.90 Є. On peut acheter 1436 baguettes. On passe à moins de 6 mn de travail pour une baguette.

Depuis le 12 août 1978, les prix du pain sont complètement libres.
Si le prix de la baguette était encore réglementé, elle serait passée à 1,25Є au 1er janvier 2011.
http://www.dailymotion.com/video/xn0ync_les-prix-et-le-pouvoir-d-achat-en-questions_news

dimanche 10 janvier 2016

La vraie question n’est pas celle de la déchéance de nationalité mais celle de l’acquisition de la nationalité ! par Jean-Paul Garraud (in ATLANTICO)


"La vraie question n’est pas celle de la déchéance de nationalité mais celle de l’acquisition de la nationalité! Et la droite doit absolument s’en saisir en osant se positionner sans complexe. Personne n'est là pour faire de la surenchère sur un sujet aussi grave mais la droite doit trouver les réponses dans le cadre d'un projet de gouvernement en faisant aussi son mea culpa car elle a été au pouvoir alors que les communautarismes et les fanatismes montaient en puissance. Aujourd'hui, la gauche est en lutte interne entre ceux, assez rares au demeurant, qui suivent le Premier ministre dans une sorte de realpolitik nationale et d'autres, aveuglés par leur idéologie, incarnée par la Ministre de la Justice, totalement à contre emploi et dont les silences sont assourdissants en la matière.
La nationalité ne doit pas se distribuer automatiquement. Une remise en cause du droit du sol est urgente.
Le droit du sang avec l'ouverture de la nationalité française à ceux qui la souhaitent et qui la méritent est une nécessité. L'appartenance à la Nation Française conditionne son unité et son devenir. La multiplication des communautés fera éclater la République. Quelles que soient, nos croyances, nos origines, nos opinions, nous sommes tous,avant tout, des Français. Et la France sera généreuse avec ceux qui l'aiment. Avant 1973, si on voulait devenir Français, il fallait renoncer à sa nationalité d'origine,  il n’y avait pas de binationaux en France. Maintenant, on est allé si loin dans le droit du sol que des gens deviennent Français sans le vouloir et même sans le savoir! Certains possèdent plusieurs nationalités à la fois... (...)".

samedi 9 janvier 2016

La police ne doit pas être soumise au droit commun de la légitime défense

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®
Aujourd'hui, un policier ne peut utiliser son arme de service que dans le cadre de l'article 122-5 du code pénal :

- si la menace est actuelle (ce qui exclut une tentative d'arrêter le voleur dans sa fuite), injustifiée (par exemple, si une victime se défend face à une agression physique) et réelle (ce qui exclut une volonté d'éviter une agression incertaine),
- et sa riposte doit être nécessaire (par exemple si la fuite n'était pas possible), simultanée (par exemple, dans le cas d'un échange de coups de feu) et proportionnelle (l'arme d'attaque doit être équivalente à l'arme de défense).
La menace terroriste et l'extrême violence de la délinquance urbaine  mettent en danger toute la société et en premier lieu ceux chargés de la protéger.

Aussi, l'article du code pénal doit être amendé à l'identique des forces de gendarmerie (article L2338-3 du Code de la Défense).
Les policiers doivent pouvoir user de leur arme après sommation verbale (en cas de fuite d'un délinquant dangereux). 

Une liste limitative de conditions particulières doit également établir les cas où la légitime défense est présumée.
Ensuite, cet article doit être aménagé. 

La "riposte nécessaire" s'entend aujourd'hui comme la « nécessité de mettre fin à la menace d’un danger imminent ». Elle doit s'tendre à la « nécessité de mettre fin à l’agression ».

La "simultanéité" est entendue par les tribunaux de manière restrictive. Ceci s'explique par le caractère de droit commun de l'article. Pour les forces de l'ordre, je préfère la notion de "danger imminent par des hommes armés"

La "proportionnalité" ne doit pas s'appliquer aux policiers. L'usage de leur arme est justifié s'il respecte les conditions définis ci-dessus.

Le but n'est pas de créer une impunité quelconque. Il s'agit de définir plus simplement le recours à l'usage des armes par les forces de sécurité. Il convient de faire appel à la responsabilité et à la conscience des policiers pour l'application de ces règles.

Je ne comprends pas, malgré la proposition de loi d'Eric Ciotti, le refus du gouvernement de donner suite à une telle mesure. Cette méfiance à l'égard des policiers est injuste et inacceptable.

jeudi 7 janvier 2016

Pour qu'existe l'Etat de droit encore faut-il qu'il y ait un Etat !

A peine le législateur est-il en train d'étendre les pouvoirs de la police que déjà des groupes de pression appellent à l'attentat liberticide. Mais pour qu'il y ait des libertés à défendre encore faut-il qu'il y existe un Etat de droit et don un Etat. Car les attaques terroristes dont nous sommes victimes (j'emploie le présent volontairement) ont pour but de détruire l'Etat. Or notre démocratie n'a que la loi pour se défendre et celle-ci est inadaptée aujourd'hui. Si pour sauver l'Etat de droit, il faut confier une partie de nos libertés aux forces de police, alors aucune hésitation ! Que je sache, la police ou l'armée, au moins depuis 1945 (et exception faite du putsch d'Alger), ont permis de maintenir et de favoriser l'Etat de droit.

La situation a évolué. La France est en guerre. Cette guerre va être violente, horrible et longue. Mais au bout du compte la France remportera la victoire. Pour cela, Elle doit se défendre. Il faut donner des moyens militaires aux armées pour leurs opérations extérieures. Pour la sécurité intérieure, l'état d'urgence a vite montre ses limites. Il faut donner aux forces de police et de gendarmerie, un arsenal législatif. Agissant avec des pouvoirs étendus mais dans le cadre de la loi, on associe efficacité policière et respect de l'Etat de droit.

Dans un pays en guerre, les citoyens acceptent une limitation des libertés individuelles notamment de circuler :
  • assouplissement de la législation sur le contrôle d’identité ;
  • couvre-feu sur tout ou partie du territoire national ;
  • renforcement des contrôles aux frontières ;
  • allongement du délai de la garde à vue de 96h à 10 jours ;
  • contrôles d'internet et des systèmes de communication.
Dans un pays  en guerre, les citoyens ne tolèrent pas la présence sur le territoire national d’ennemis :
  • il faut interdire et démanteler les mosquées salafistes et les associations qui organisent une lutte contre la République et ses valeurs;
  • emprisonner immédiat les Français revenant du djihad dans des centres de rétention exclusif
  • expulsion des étrangers ayant soutenu ou participé à des actions violentes.
Dans un pays en guerre, les citoyens de tout âge sont mobilisés et reçoivent des autorités une feuille de route leurs fixant la conduite à suivre afin de collaborer efficacement avec les forces de l’ordre.
Toutes ces mesures seraient bien plus efficaces que le débat stérile sur la déchéance de la nationalité.


Lire également les articles de Jean-Paul Garraud

http://www.sudouest.fr/2015/12/03/lutte-antiterroriste-on-ne-peut-plus-attendre-2206141-4848.php

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Pour-un-parquet-national-antiterroriste-761963

mardi 5 janvier 2016

La déchéance de la nationalité est un débat qui n’en finit plus.

Initialement, il s’agit de créer une mesure pénale extraordinaire liée à un crime atroce. Cette mesure, dont le caractère symbolique n’est nié par personne, avait le mérite de souder la Nation autour des valeurs de la République. La symbolique d’un acte, d’un objet ne doit pas être méprisée. Le drapeau national Bleu-Blanc-Rouge, la Marseillaise, le bonnet phrygien sont des symboles. Pour autant ils constituent la Nation : il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.

Et comme à chaque fois avec François Hollande et sa clique, tout débat dégénère. D’abord il y a les hésitations (plutôt normal dans un débat, on écoute les uns puis les autres et à la fin on prend position). Ensuite il y a les couacs de la clique : « je suis pour », « je suis contre », je suis pas pour mais », « je sais pas si », « je ne sais plus car »…. Certains vont passer par toutes ces phases en quelques mois (regardez du côté de Matignon par exemple). Enfin, un fois dans le piège, les tacticiens de François Hollande (dont un certain Gaspar) cherchent à l’en sortir et voir si éventuellement la gaffe présidentielle peut être recyclée. Recyclée à quoi ? A la réélection du gaffeur.

Nous sommes dans cette phase. La gaffe présidentielle a consisté, lors du discours devant le Congrès, à promouvoir la déchéance de nationalité. C’est une gaffe, car à gauche personne ne s’y attendait et la grande majorité des élus et électeurs de François Hollande sont contre. Mais le président, en retard d’une guerre (ou plutôt d’une série d’attentats – ceux de janvier), a voulu faire de la surenchère sécuritaire. Tout aussi efficace aurait été pour lui de mettre en avant l’indignité nationale. Le mot était lâché. On ne pouvait revenir en arrière.

De là, les professeurs de droit constitutionnel (au passage je rends hommage au mien, le professeur Pactet, doyen honoraire) pouffent de rire (vieilles habitudes universitaires reprochées normalement aux étudiant(e)s dissipé(e)s) devant l’amateurisme présidentiel. Ils annoncent en cœur que d’une part on ne peut pas créer d’apatrides (c’est pas tout à fait vrai) et d’autre part que son application limitée aux binationaux rompt le principe d’égalité du Citoyen devant la Loi (c’est un vrai argument).

Alors, dernière étape en date, François Hollande réfléchit à la déchéance pour tout le monde. Ça complique le jeu. A gauche comme à droite,  ceux qui étaient contre sont encore plus contre et ceux qui était pour se divisent entre les « encore plus pour » et les « finalement contre ». Et c’est là que François Hollande fait de la tactique. Parce qu’à l’issue du débat, il fera remarquer son sens de l’écoute et conclura que la meilleure solution c’est l’indignité nationale. Tout le monde sera pour. François Hollande paraîtra comme le chef ayant uni les troupes de tout bord face à l’ennemi tout en se sortant du bourbier dans lequel il s’était mis. Au passage, pendant ce temps là, on ne parle ni des migrants, ni du chômage, ni de la dette !



lundi 4 janvier 2016

Qui sera candidat à l'élection présidentielle de 2017 ?


Dans un récent sondage, les Français ont confirmé leur rejet de la classe politique actuellement aux affaires (opposition comprise). Ainsi, ils ne souhaitent voir ni Nicolas Sarkozy ni François Hollande se présenter à l'élection présidentielle de 2017. Cette révolte contre les élites n'épargne pas les extrêmes. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon suivent le même sort.

La classe politique paye (enfin) le prix de près de quarante années d'immobilismes servies par des institutions inadaptées qui ne favorisent pas le renouvellement des dirigeants. Certes, la loi sur la parité a permis de féminiser les assemblées. Mais les exécutifs restent tenus par des barons, solidement arrimés à leur siège.

Pour lutter contre ces baronnies, il faut agir sur le recrutement de la classe politique et sur la manière d'exercer le pouvoir en France.

Il faut à mon sens réviser la formation des élites. L'E.N.A. crée un stéréotype d'hommes et de femmes politiques dont la promotion Voltaire est l'exemple par excellence. Construits sur un modèle unique, fonctionnarisé, sans connaissance du monde de l'entreprise, les jeunes énarques ne sont pas adaptés au monde économique moderne. Je crois qu'il faut purement et simplement abandonner ce système de formation et exiger des futurs dirigeants une expérience professionnelle dans le secteur privé d'au moins dix ans.

Concernant l'exercice du pouvoir, nos élus doivent toujours avoir en conscience qu'ils ne sont que les dépositaires de la fonction qu'ils exercent. Plusieurs réformes des institutions et du code électoral peuvent permettre cette conscientisation. L'interdiction du cumul des mandats est une solution efficace et empêche la professionnalisation de la politique. D'autres mesures doivent être prises conjointement comme l'obligation de démissionner des fonctions occupées avant de postuler à un autre mandat (par exemple un conseiller régional qui souhaite devenir député devra préalablement démissionner du conseil régional avant de se porter candidat à la législative). Le mandat non renouvelable favorise l'obligation de résultats du titulaire de la fonction. La limite d'âge à l'accès d'une fonction favorise le rajeunissement des dirigeants (65 ans comme pour les directions d'entreprises publiques). Enfin, l'interdiction pour un candidat ayant échoué de pouvoir se représenter, obligera les états majors à préparer constamment de futurs candidats. Le tout permet d'assurer le renouvellement régulier de la classe politique.

Si ces mesures sont efficaces pour assurer le renouvellement de notre classe dirigeante, elle ont des conséquences non négligeables. Avec ces règles, François Mitterrand n'aurait jamais été président de la République. Tout comme Jacques Chirac qui aurait du s'effacer devant Edouard Balladur en 1995. Ce dernier aurait alors certainement été élu. Voilà les conséquences pour l'histoire.
Pour les prochaines élections présidentielles, avec de telles règles, Nicolas Sarkozy ne pourrait se représenter toucher par la règle portant interdiction de se représenter à une élection après un échec. C'est cette même règle qui ferait obstacle à la candidature en 2017 de Marine Le Pen ou de son père, ou encore celles de Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan, Ségolène Royale... et tous les autres candidats aux précédents scrutins présidentiels. De même, Alain Juppé ne pourrait être candidat touché par la règle de l'âge limite et bien d'autres ténors de droite comme de gauche. François Hollande ne peut être candidat, son mandat n'étant pas renouvelable.

On se dirige vraisemblablement en 2017 vers une "bis repetita" de l'élection de 2012 (avec Sarkozy pour les Républicains, Hollande pour les Socialistes, Marine Le Pen pour le F.N., Mélenchon pour la gauche extrême - seuls les Verts assurent le suspens). Les règles proposées dans cet article ouvriraient la porte aux candidatures de Martine Aubry ou Manuel Valls, Laurent Vauquiez ou Valérie Pécresse, Florent Philippot...

"C.Q.F.D. n° 157"




Subventions aux associations : comme une odeur de clientélisme !

Les dirigeants français (de droite comme de gauche) ont une conception typiquement anti-libérale de la répartition du financement des associations. Ils considèrent que l'argent utilisé par l’état est plus utile à la société que lorsque l'individu ou l’entreprise l'utilise librement dans des choix personnels et en libre arbitre. Cette conception providentielle de l'Etat se répercute sur l'approche de l'impôt. Il faut confisqué l'argent privé à leurs propriétaires qui en ferait, si non, mauvais usage (d'où l'impôt progressif et une pression fiscale importante).

Près de 32 000 subventions ont été versées en 2013 pour un montant total de 1,85 Md€. Que l'Etat subventionne les associations qui œuvrent pour des missions telles que  le travail, l'emploi, la culture, la recherche, l'enseignement supérieur, le sport ne me choque pas. Mais il faut éplucher les 32.000 lignes du tableau contenu dans le tome 3 du "Jaune Budgétaire" pour constater l'approche clientéliste de ces attributions.

Ainsi, plusieurs centaines de millions d'euros sont versées à des associations d'œuvres à caractère social dont les bénéficiaires uniques sont les fonctionnaires. La palme revient au Ministère des finances qui compte dans ses rangs parmi les associations les plus riches. Ainsi, l'ALPAF (association d'aide à l'accession à la propriété réservée aux fonctionnaires de Bercy) s'est vu octroyer une subvention de 26 millions d'euros. Plusieurs dizaines de millions d'euros sont partagés entre l'EPAF (association pour les vacances des fonctionnaires du ministère des finances), l’AGRAF (repas des fonctionnaires du ministère des finances) et l’ATSCAF (sport et culture, association réservée également aux fonctionnaires de Bercy).

Alors pourquoi un tel silence de l'ensemble de la classe politique ? Tout simplement, de droite comme de gauche, un grande majorité de nos dirigeants sont issus de la fonction publique (dont beaucoup du ministère des finances) et bénéficient de ces avantages !

Nous avons là un cas remarquable où nos représentants savent travailler ensemble !

"C.Q.F.D. n° 156"

dimanche 3 janvier 2016

Christianophobie: il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

Les évènements de ces dernières semaines, on fait ressurgir les actes islamophobes dans notre pays. Je le déplore et les condamne. Mais n'y a t-il pas un décalage dans les médias de la représentation de ces actes? 

Le rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) est un exemple de cet aveuglement. La CNCDH est assimilée à une autorité administrative indépendante et agit en force de proposition, pour apporter sa contribution ou pour réagir à l'élaboration de projets de lois ou de règlement.
Ainsi, dans son rapport annuel 2014 portant sur "la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie", les actes antichrétiens sont ignorés (tout comme le rapport 2013). La présentation du résumé du rapport en témoigne. Ainsi après un état des lieux et l'analyse d'un sondage réalisé début 2015, les principales recommandations de la commission porte: sur le racisme en général (Noirs et Maghrébins), sur l'antisémitisme,  sur l'islamophobie, sur le racisme anti-Rom.

Bref, il n'y a pas d'actes de racismes à l'encontre les populations "blanches" ou de confession chrétienne. Or, après avoir lu les 313 premières pages du rapport de 2013, je trouve page 314, un tableau statistique intitulé "Comparatif national des atteintes aux lieux de culte et sépultures 2012-2013". Ce tableau nous apprend qu'en 2012 sur 667 atteintes aux lieux de culte et sépultures, 543 concernaient des sites chrétiens. Ces atteintes aux sites chrétiens augmentent de 10,7% en 2013 à 602, alors que dans le même temps les atteintes sur les sites israélites et musulmans baissent respectivement de 35% (26 atteintes) et 10,7% (75 atteintes). Le rapport 2014 contient le même tableau "planqué" page 352. Il nous apprend que les atteintes aux sites religieux ont augmenté de 14,8% par rapport à 2013 avec 807 actes. Certes les actions contre les sites musulmans sont en fortes augmentations avec 70 dégradations (+ 44 cas par rapport à l'année précédente). Mais on décompte 71 dégradations de plus qu'en 2013 de sites chrétiens à 673 faits !

On constate donc que les médias 'sur-réagissent" aux actes islamophobes et antisémites. Or les actes de vandalismes ou haineux ciblent plus souvent les chrétiens. Les rapports de la CNCDH participe à cet aveuglement idéologique. La commission nous offre une belle étude sur le racisme à l'encontre des minorités, mais il semble inconcevable d'étudier le racisme de ces minorités à l'encontre de la société en générale. Pourtant, les atteintes aux édifices religieux chrétiens appellent bien des questions.

L'argument principal des tenants de cette vision est que, proportionnellement, il y a plus d'édifices religieux chrétiens que d'autres confessions. C'est juste (cela semble confirmer la thèse de la culture d'origine chrétienne des Français que ces mêmes contradicteurs contestent). Pour autant, ce n'est pas une raison. Proportionnellement, les victimes d'accidents de la route amateurs de football sont plus nombreux que les amateurs de curling, ce n'est pas moins grave dans un cas que dans un autre.
L'autre argument est que les motivations des profanateurs ne sont pas forcément religieuses. Mais je n'ai pas retrouvé d'éléments statistiques confirmant ou infirmant cette position. Admettons arbitrairement que seuls 20 % des actes commis sur des sites chrétiens ont un caractère raciste, ceux-ci restent majoritaires en France (cela représenterait plus de 120 actes).

On a ici un exemple flagrant d'aveuglement idéologique. D'abord, les minorités sont nécessairement les victimes et ne peuvent se transformer en bourreaux. Ensuite, peu de chrétiens mettent en avant leur religion, et n'ont pas de réflexes de persécutions (victime d'une agression, leur religiosité n'est pas mise en avant à la différence d'un membre de la communauté juive ou musulmane). Enfin, le 'lobby" chrétien est quasi inexistant, les associations chrétiennes n'ayant pas la culture de la revendication (c'est d'ailleurs ce qui est étonnant dans le succès des manifestations à l'encontre du mariage homosexuel, c'est typiquement la cas de l'exception qui donne une raison - et non pas qui confirme - à la règle).  

Je suis impatient de lire le prochaine rapport de la commission (104 églises ont été profanées entre janvier et avril 2015), mais je ne me fais guère d'illusion. Cette tendance est celle de la présidence de la République. Je l'ai dénoncé dans un article portant sur l'absence de message de Noël de François Hollande. Cette christianophobie est d'ailleurs constante à l'Elysée depuis 2012. Je rappelle simplement qu'en février 2015, Daesh affirmait avoir décapité 21 chrétiens égyptiens en Lybie. L'information avait été relayé par le site de l'Elysée dans un communiqué du 15 février condamnant "l'assassinat sauvage de 21 ressortissants égyptiens". La connotation "chrétienne" a disparu alors qu'elle est le mobile essentiel du crime.

vendredi 1 janvier 2016

Le lanceur d'alerte : dénonciateur ou délateur ?

Aucun salarié du secteur privé ou public (fonctionnaire et agent non titulaire de droit public) ne peut être sanctionné pour avoir relaté ou témoigné, de bonne foi, de faits constitutifs d’un délit ou d’un crime dont il aurait eu connaissance dans l’exercice de ses fonctions, y compris si ce témoignage a été adressé à la presse.

En droit public, il existe la notion d'ordre manifestement illégal. Les fonctionnaires ou agents publics doivent, sous peine d'une condamnation pénale, de s'opposer à l'exécution d'un ordre s'il apparaît contraire à l'intérêt public. Son application dans le domaine militaire a laissé la place à la théorie dite de la baïonnette intelligente. L'objectif est d'empêcher un militaire ayant commis un crime de guerre ou un crime contre l'humanité de se protéger derrière le devoir d'obéissance.

Par ma profession, je suis amené à signaler à ma hiérarchie des opérations financières pour lesquelles j'ai un doute sur leurs légalités. Ce signalement est communiqué (ou non) à la cellule TRACFIN. Pour un agent public, et plus spécifiquement un militaire, la procédure est la même: un dispositif spécifique de signalement à la hiérarchie d'actes illégaux existe.

Mais comment évaluer le bien-fondé en cas de non transmission de cette information ou de non exploitation de celle-ci par la hiérarchie ? Passer outre cette procédure revient clairement à manifester sa suspicion vis-à-vis de sa hiérarchie ? Comment évaluer le degré de complicité - actif ou passif - de la hiérarchie ? Ce silence ou cette inaction peut avoir des raisons (d'Etat pour un militaire) qu'un subalterne peut ignorer. A partir de quand passe t-on de la dénonciation d'un crime ou d'un délit à la délation pure et simple (peut-être guidée pas des intentions moins avouables) ? A quel moment la dénonciation d'un militaire le fait-elle passer du lanceur d'alerte à coupable de haute trahison ?

Au-delà de ces questions, combien sensibles, se pose celles de la crédibilité des lanceurs d'alertes. Ces lanceurs d'alertes sont bien souvent reconnus lorsque les faits dénoncés se produisent. Dans le cas contraire, ils sont perçus comme des affabulateurs qui font le jeu de ce qu'ils dénoncent. Ils sont un peu dans cas du "Bison Futé" dont les conseils ont pour but d'éviter les embouteillages. Quand une majorité d'automobilistes suit ses conseils et que le bouchon attendu ne se produit pas, il est reproché l'absence d'exactitude des prévisions de l'organisme routier. La vérité voudrait plutôt qu'on loue la qualité de l'alerte de l'émetteur et la sagesse des récepteurs.

La reconnaissance de la qualité de lanceurs d'alertes offre plus de questions que de réponses. Nous aurons l'occasion d'y revenir tout au long des prochains articles de ce blog.