Pour qu'existe l'Etat de droit encore faut-il qu'il y ait un Etat !

A peine le législateur est-il en train d'étendre les pouvoirs de la police que déjà des groupes de pression appellent à l'attentat liberticide. Mais pour qu'il y ait des libertés à défendre encore faut-il qu'il y existe un Etat de droit et don un Etat. Car les attaques terroristes dont nous sommes victimes (j'emploie le présent volontairement) ont pour but de détruire l'Etat. Or notre démocratie n'a que la loi pour se défendre et celle-ci est inadaptée aujourd'hui. Si pour sauver l'Etat de droit, il faut confier une partie de nos libertés aux forces de police, alors aucune hésitation ! Que je sache, la police ou l'armée, au moins depuis 1945 (et exception faite du putsch d'Alger), ont permis de maintenir et de favoriser l'Etat de droit.

La situation a évolué. La France est en guerre. Cette guerre va être violente, horrible et longue. Mais au bout du compte la France remportera la victoire. Pour cela, Elle doit se défendre. Il faut donner des moyens militaires aux armées pour leurs opérations extérieures. Pour la sécurité intérieure, l'état d'urgence a vite montre ses limites. Il faut donner aux forces de police et de gendarmerie, un arsenal législatif. Agissant avec des pouvoirs étendus mais dans le cadre de la loi, on associe efficacité policière et respect de l'Etat de droit.

Dans un pays en guerre, les citoyens acceptent une limitation des libertés individuelles notamment de circuler :
  • assouplissement de la législation sur le contrôle d’identité ;
  • couvre-feu sur tout ou partie du territoire national ;
  • renforcement des contrôles aux frontières ;
  • allongement du délai de la garde à vue de 96h à 10 jours ;
  • contrôles d'internet et des systèmes de communication.
Dans un pays  en guerre, les citoyens ne tolèrent pas la présence sur le territoire national d’ennemis :
  • il faut interdire et démanteler les mosquées salafistes et les associations qui organisent une lutte contre la République et ses valeurs;
  • emprisonner immédiat les Français revenant du djihad dans des centres de rétention exclusif
  • expulsion des étrangers ayant soutenu ou participé à des actions violentes.
Dans un pays en guerre, les citoyens de tout âge sont mobilisés et reçoivent des autorités une feuille de route leurs fixant la conduite à suivre afin de collaborer efficacement avec les forces de l’ordre.
Toutes ces mesures seraient bien plus efficaces que le débat stérile sur la déchéance de la nationalité.


Lire également les articles de Jean-Paul Garraud

http://www.sudouest.fr/2015/12/03/lutte-antiterroriste-on-ne-peut-plus-attendre-2206141-4848.php

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Pour-un-parquet-national-antiterroriste-761963

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