lundi 8 février 2016

Réponse à des abrutis qui mettent en danger la cohésion nationale

Face à une ultra-droite nationaliste qui veut réserver la civilisation française aux Français de sang et de vieille souche, la gauche a traditionnellement défendu l’intégration et l’offrande à l’étranger de cette civilisation.
 
Il est tout à l'honneur de la France que d'intégrer des Français d'origine étrangère. C'est souvent une richesse. L'histoire de France regorge de Français d'origine étrangère: les rois de France en premier dont, pour raisons politiques, les mères sont étrangères; mais aussi combien d'hommes d'état (dont le président Sarkozy ou le premier ministre Valls), de sportifs (de Zidane à Platini), de chanteurs (de Charles Aznavour à Claude François), d'acteurs et d'actrices, d'humoristes, de peintres, de sculpteurs, de compositeurs, d'écrivains, etc. Combien de nos amis, de nos relations professionnelles ou commerciales sont Français d'origine étrangère. Combien dans nos familles avons nous de parents proches d'origine étrangère. "Trahis" par leur patronyme ou leur aspect physique, on a tous posé au moins une fois la question : "de quelle origine es-tu ?". Cette question est légitime tout comme la réponse, tant l'origine constitue la base de l'histoire familiale d'un individu, histoire qui participe à la construction de l'individu.
 
Pourtant, l’antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où une catégorie de Français n'aurait pas le droit de revendiquer ses origines : «les Français de souche». Car exprimer cette pensée dans un diner en ville vous vaudra une mise au banc d'une partie des convives et un silence gêné de l'autre. L’idée qu’on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante. Mes parents sont nés l'un en Picardie l'autre en région parisienne. Mes grands-parents sont tous les quatre nés en France, tout comme leurs parents et les parents de leurs parents (je ne suis pas remonté au-delà de la moitié du XIXème siècle). 

Je me définis comme Français d'origine française, c'est-à-dire Français comme ma fille (en partie d'origine hispano-autrichienne par sa mère) mais avec une spécificité qui est celle d'avoir une origine française. Que la gauche bien pensante me taxe de raciste ne m'affecte pas. Je sais qui je suis. Ma famille et mes amis aussi. Mais je m’inquiète de voir la gauche refuser toute préséance de la culture française sur les cultures étrangères ou minoritaires. L’hospitalité se définit selon moi par le don de l’héritage et non par sa liquidation.

Car sans la dictature égalitariste d'une bande d'abrutis de gauchistes, le débat n'aurait jamais existé. Parce qu'on n’est pas français comme le camembert est normand. Et revendiquer la France aux Français n'a pas plus de sens que de rendre la Bourgogne aux escargots. On devient Français, en s’affranchissant des coutumes, des relents familiaux, des communautarismes, des habitudes religieuses, des impératifs gastronomiques. On est français parce que l’on maîtrise la langue  et parce que l’on a accepté les caractéristiques de la civilisation française.
Ce n'est pas du nationalisme. C'est du patriotisme. On doit se montrer Français par les actes de tous les jours. Parler la langue, connaître l'histoire et la culture, comprendre que ce vieux pays, récemment laïque (un peu plus d'un siècle sur un millénaire d'histoire nationale) est bâti sur des fondations chrétiennes et gréco-romaines, accepter le french bashing des Français et leurs excès de triomphalisme sont les caractéristiques du "Français de souche" quelque soit le nombre d'ancêtres français qu'il peut afficher.
C'est d'ailleurs un message à faire passer aux migrants: si vous voulez rester, il faudra changer ou partir. Lorsque je fais du tourisme, je me soumets bien volontiers aux us et coutumes du pays qui m'accueille. Pourquoi ne pourrais-je exiger la réciproque ?

Nous sommes à la veille d'une révolte de ces Français d'origine française qui en ont ras-le-bol d'être sous-considéré par un gouvernement irresponsable aveuglé soit par une idéologie anti-française (donc raciste si je leur retourne le compliment) soit guidé par une stratégie électorale imbécile qui consiste à éliminer la droite classique du second tour des présidentielles où le candidat socialiste se retrouverait face à Marine Le Pen. Mais 2017 ce n'est pas 2002, Marine Le Pen ce n'est pas son père, et François Hollande ce n'est pas Jacques Chirac.
Le terrorisme a fait son œuvre et des groupuscules d'extrême-droite n'hésitent plus à manifester dans les rues de Calais. Marine Le Pen dirige le premier parti de France et les électeurs du F.N. ne se cachent plus. François Hollande est le président le plus impopulaire de la Vème République et n'a pas le capital sympathie du président Chirac.

Certes, la droite n'a pas su faire vivre le sentiment national par manque de courage et malgré les alertes répétées de Nicolas Sarkozy. Mais le politiquement correct d'une bande de bobos parisiens ignorants et stupides a mis et met encore en danger la cohésion nationale.

N'oublions pas.