lundi 21 mars 2016

Combien de "Molenbeek" en France ?

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

Salah Abdeslam, arrêté la semaine dernière, Amedy Coulibaly l'un des auteurs des attentats de janvier 2015 en France, le français Mehdi Nemmouche, revenu de Syrie avant d'attaquer le musée juif au cœur de Bruxelles, en mai 2014, le marocain Ayoub el-Khazzani, désarmé juste à temps, dans le TGV Amsterdam-Paris, en août dernier, Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attaques de Paris ont  tous  séjourné à Molenbeek.!
Déjà, en novembre dernier, je m'étonnais dans ce blog que les autorités et les médias semblaient tous au courant que Molenbeek était un lieu de recrutement et d'hébergement des terroristes islamistes. Ainsi, le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders reconnaissait lui-même l'existence de «cellules dormantes», sur la chaîne publique RTBF: «Ce n'est pas la première fois qu'on retombe sur les mêmes quartiers, dit-il, cette fois il faut engager le travail de fond et aller jusqu'au bout». La Belgique, six fois moins peuplée que l'Hexagone, fournit à l'État islamique un contingent qui pèse entre le tiers et la moitié des recrues dépêchées depuis la France !
L'arrestation de Salah Abdeslam dans cette commune de l'agglomération montre l'important foyer de terroristes qui y résident (et la complicité de la population). Comment l'homme le plus recherché d'Europe (soi-disant) a pu vivre au nez et à la barbe des policiers belges pendant près de trois mois ? Je pensais, naïvement, qu'une opération d'envergure avait été mené dans ce quartier au lendemain des attentats de Paris et après les lourdes menaces d'attentats qui ont pesées sur Bruxelles en début d'année.
Combien de Molenbeek existe-t-il en France ? Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie officiers (police), ce lundi dans Le Figaro, cite notamment Trappes, Roubaix, Le Mirail (Toulouse). Et combien d'autres communes encore Sevran, Lunel, Saint-Denis, Grigny, Longjumeau. Les élus locaux vont payer un prix d'or leurs reculades devant le communautarisme islamiste. Ce communautarisme que les biens pensants de la gauche refusent de voir se transformer en repli identitaire et en rejet de la civilisation occidentale et de la démocratie.
Qu'ont fait les autorités françaises pour lutter dans ces quartiers sensibles contre les foyers de l'islam radical ? On a prolongé l'état d'urgence (dont tout le monde se fout, il n'y a jamais eu autant de manifestations que ces dernières semaines), on a débattu sur la déchéance de la nationalité, on a expulsé quelques imams trop voyants et fermés quelques mosquées, bref du rafistolage et quelques effets de manches. Mais aucune opération d'envergure.
Le ministère de l’intérieur français a dénombré 360 zones « sensibles ». Dans ces zones vivent 4 millions d’habitants, qui ne sont pas tous djihadistes, pas tous trafiquants de drogue, pas tous anti-français. Certainement qu’une grande partie d’entre eux sont des victimes, pris en otages par ces minorités agissantes.
Alors il faut frapper fort pour reconquérir ces territoires.
Comment ?
Le président doit prendre les pleins pouvoirs comme l’autorise la Constitution et déclarer un couvre-feu sur l’ensemble du territoire.
Dans la nuit qui suit cette allocution, l’armée doit occuper ces territoires abandonnés. Epaulée de la police qui connait le terrain, chaque cave, chaque squat, chaque recoin des cages d’escaliers doivent être inspectés. Les arrestations doivent se multiplier pour contrôler la situation des interpellés. Des expulsions ou des incarcérations doivent être prononcées par des magistrats mobilisés dans cette action d’envergure. La gangrène est là, il faut couper le membre infecté. Nous verrons plus tard comment l’empêcher de revenir.
Ces mesures peuvent apparaître excessives. Peut-être. Le seront-elles si la prochaine série d’attentats fait des milliers de morts ? Et les derniers propos alarmistes du ministre de l'Intérieur sur les risques d'attentats en France semblent donner raison à une telle opération.
Pour ceux qui vont m'accuser (encore une fois) de vouloir un état policier et d'être liberticide, je leurs réponds: quelles libertés restent-ils aux victimes des attentats de 2015 ?

N'oublions pas.