"Je suis populiste et néo-réac... vous croyez que c'est grave ?"

Populiste et néo-réac décomplexé, je n'ai aucune chance d'appartenir à l'intelligentsia culturo-politico-médiatico-bourgeoise parisienne. Tant mieux.

Beaucoup de valets de cet intelligentsia ("Méchant Réac ! le blog" n'a pas encore assez de connections internets  quotidiennes pour mériter des attaques frontales) m'écrivent régulièrement. D'abord ils me donnaient des conseils, des informations. Le fils prodigue allait-il revenir ? Puis au fil des articles le ton est devenu plus ferme, plus directif. Et le ton monte encore un peu chaque jour (proportionnellement avec le nombre de mes "like")..
Parce qu'il faut bien voir que "chez ces gens-là" le débat d'idée n'existe qu'à partir du moment où tout le monde à la même. A les écouter ils sont les intellectuels; moi, je suis un réactionnaire. C'est à dire un divergeant. Un type qui pense beaucoup trop et surtout trop mal.

Alors c'est vrai que mes lectures je les ai trouvés plus chez Aron que chez Sartre et ma musique plus chez Sardou que Benabar. Intellectuellement je suis Brunet, Rioufol et Goldnadel plutôt que Guénolé, Apathie et Moix. Je passe plus de temps sur Clauser.fr que sur Médiapart. Dans ma famille de sang, je suis plus "mémé Emma" (ma grand-mère adorée) que "tata Ginette" (ma tante admirée).

Car l'intelligentsia est parisienne et de la "gauche de la gauche" (on ne dit pas extrême-gauche, d'extrême il n'y a que la droite). Elle est élitiste. Le populisme c'est pour la droite. L'intelligentsia sait mieux que le peuple ce qui est bon pour lui. D'ailleurs le peuple ne pense pas. Il travaille. Quand il pense, il pense mal et uniquement dans le but d'exploiter la partie du peuple qui écoute l'intelligentsia.

L'intelligentsia est islamophile et christianophobe. Le christianisme n'étant que la version religieuse du capitalisme et du colonialisme. Elle détermine également un vocabulaire précis de "on dit / on ne dit pas" (voir les exemples cliquant sur le liens).

Or cette élite paraît bien nerveuse ces derniers temps. Au point de dire tout et son contraire. Car le peuple se révolte. Au travers des réseaux sociaux, le peuple s'empare d'un canal de distribution de la pensée, d'un média incontrôlé par celle-ci (la presse écrite, l'audio-visuel étant sous la coupe de journalistes "de la gauche de la gauche"). Il donne son avis et se droitise (j'en suis une modeste expression).

Je suis populiste et néo-réac. Je ne crois pas que ce soit trop grave. En tout cas c'est contagieux. Nous sommes de plus en plus nombreux.

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