vendredi 25 mars 2016

Le coup de gueule de Jean-Paul Garraud – Ma colère face à l’inertie

En ce jour de deuil chez nos amis belges, nous devons nous recueillir et partager leur douleur dans la dignité, l’unité. Mais j’ai aussi la triste impression du déjà vu, du déjà entendu, du même scénario qui se reproduit et que personne ne maîtrise. Et j’avoue avoir beaucoup de mal à contenir ma colère face à l’inertie du monde politique qui n’a pas pris la mesure d’une situation pourtant prévisible.

Cela fait bien longtemps qu’en Belgique, en France et ailleurs, la montée des communautarismes et de revendications issues directement de la Charia allaient immanquablement menacer nos démocraties.

Au lieu d’anticiper et de prendre des mesures courageuses, les gouvernants et la classe bien-pensante se sont gargarisés d’extension tout azimut de l’Europe et de droits de l’hommisme dont la générosité se disputait à l’universalité.
Enfin, nous allions vivre dans la société idéale, sans frontières, peuplée d’êtres bons, de citoyens du monde toujours prêts à porter secours aux quatre coins de la planète aux peuples opprimés.

De l’ombre nous passions à la lumière, de la préhistoire incarnée par une droite ringarde, nous arrivions dans la société progressiste, celle du bonheur sur terre, du multiculturalisme, de la gauche triomphante composée de gens forcément intelligents puisque maniant des concepts plein de grandeur d’âme.

Seulement, la dure réalité s’est manifestée à nous et le rêve s’est brisé. A tel point que la gauche a été dans l’obligation d’effectuer une volte-face totale et de programmer des mesures affreusement « sécuritaires ».

Certains n’ont pas survécu comme C. Taubira, d’autres comme F.Hollande et M. Valls deviennent les hérauts d’une autorité de l’Etat indéfiniment réaffirmée après chaque attentat et, de fait, de moins en moins crédible.

Le vocabulaire guerrier n’y changera rien.

Tout le monde sait que l’Etat n’assure plus la sécurité, première des libertés…
Et les sondages s’effondrent pour nos « responsables »prochainement condamnés par le tribunal de l’Histoire.

Quant à l’Europe, véritable passoire, sans frontière interne et externe, vers laquelle se précipitent des malheureux mais aussi des terroristes et des kamikazes en puissance, elle a prouvé sa totale inefficacité.

Et maintenant, que faire?

On est dans une drôle de guerre, celle où il n’y a pas de mobilisation générale, celle où le combat se situe dans les mots et les images, de plus en plus forts et de moins en moins suivis d’effets.

En fait, on est incapable de se réformer, englué dans nos certitudes, nos modes de pensée, nos raisonnements foireux.

Nous sommes entrés de plein pied dans une nouvelle ère, un XXIe siècle tout aussi dangereux que le précédent qui avait pourtant connu deux guerres mondiales et une multitude de conflits meurtriers.

De sombres menaces planent au dessus de nos têteset se concrétisent parfois avec effroi à Paris, Bruxelles et ailleurs dans le monde presque chaque jour…

Alors maintenant qui va prendre la tête de la contre offensive en acceptant tous les risques y compris celui de perdre la vie? Car il faudra être prêt à tous les sacrifices y compris l’ultime.

Nous avons des ressources insoupçonnées et des gens valeureux
Regardez tous ces jeunes qui veulent s’engager dans l’armée et la police pour défendre nos valeurs et nos principes républicains !
  • Ils relèvent le flambeau,
  • ils portent le drapeau,
  • ils chantent spontanément la Marseillaise,
  • ils nous montrent la voie.
Il n’est jamais trop tard. Les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on a pas
menées et celles qui viennent seront décisives.


Jean-Paul Garraud

N'oublions pas.